Qui est derrière l’interdiction d’un concert de musique raï à Béjaïa ?

chanteur Béjaïa
Dans quel intérêt cette annulation ? D. R.

Par Rabah A. – La direction de la maison de la culture Taos-Amrouche de la ville de Béjaïa vient d’annuler la programmation d’uns soirée musicale prévue samedi prochain, sous la double pression des autorités locales et de nombreux internautes qui menaient campagne depuis quelques jours pour appeler au boycott de ce gala sous prétexte qu’il est animé par des «chanteurs de cabarets», synonymes pour eux d’«impureté» et de «dissolution des mœurs». Certains internautes ont même appelé à empêcher la tenue de cette soirée prévue avec le chanteur Cheikh Mamidou.

Dans une communiqué rendu public et dont nous détenons une copie, la direction de la Maison de la culture a confirmé l’annulation dudit spectacle, mais en donne une autre justification. Le communiqué évoque une programmation effectuée par une agence de production, New Life, «sans autorisation préalable» de la direction de l’établissement.

D’aucuns à Béjaïa contestent cette nouvelle forme d’intolérance qui semble, curieusement, bénéficier du soutien d’un large éventail de la classe dirigeante, y compris des assemblées élues, et estiment que ce genre de campagne fait, indirectement, le jeu des salafistes. Ces derniers ont, pour rappel, déjà réussi, il y a trois années, à faire annuler tous les spectacles nocturnes sur l’esplanade de la même Maison de la culture, sans aucune réaction des autorités ou de la société civile locale.

Selon nos informations, un groupe de nervis salafistes s’activent ces jours-ci pour obtenir des autorités l’annulation des soirées chaâbi organisées chaque année durant le mois de Ramadhan sur la terrasse d’un café populaire en haute-ville, sous prétexte que cette activité parasiterait le bon déroulement de la prière dans une mosquée mitoyenne. Argument fallacieux, puisque, d’après nos sources, ces soirées sont organisées bien après la prière des tarawih.

R. A.

Comment (21)

    anonymaoui
    31 mai 2018 - 23 h 32 min

    Quelle catastrophe, nous assistons à une convergence des extrémismes religieux et xénophobe et son lot d’interdits et de dictats. Que ce soient des chanteurs de cabarets, homosexuels, noirs, obèses ou autre, de quoi je me mêle, je n’ai qu’à ne pas y assister. C’est ça la tolérance dont se gagarisent nos pseudo démocrates à sens unique.
    Partir en guerre contre les chanteurs de cabarets alors que Béjaïa est réputée pour ses boîtes de nuit, discothèques et bars avec entraineuses est très suspect.

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    sidsli
    25 mai 2018 - 21 h 20 min

    Et puis quoi encore, faire chanter des chanteurs de cabarets de plus PD, ce n’est pas de la culture, c’est de la décadence, faut pas être salafiste pour rejeter cette cochonnerie, j’aime bien votre journal, mais vous commencez à défendre ce qui porte atteinte à notre identité et à nôtre dignité, faudra enlever le terme Patriotique du nom de votre journal.

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    Anonyme
    25 mai 2018 - 5 h 26 min

    C’est bizarre comme même. Il n’y a pas de polémique sur des « mangeurs de Ramadan ». A-t-elle était changé cette année par la « Culture Cabaret » avec le/la maestro chab/chaba, Cheikh/chiekha « Chitana » ?.

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    lol
    25 mai 2018 - 4 h 50 min

    Pourquoi pas du Madona et du Lady gaga aussi !

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    anti khafafich
    24 mai 2018 - 15 h 45 min

    désolé mais ce n’est pas de la musique Rai, c’est de la musique Cabaret. il ne faut pas tuer le Rai en qualifiant ces ringards sans foi ni loi de chanteurs Rai. Les mokokos nous volent nos vraies vedettes de Rai et vous, vous qualifiez ces hurleurs …. de chanteurs Rai, NON NON et NON !

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    ChitaDZ le meilleur
    24 mai 2018 - 15 h 35 min

    Qu’elle tristesse de voir mon Algérie encore se prendre la tête si telle ou telle chanteur doit représenter
    la soirée !
    C’est vraiment un retour aux années les plus obscurs quand les Barbus et autre cinglé du c’est moi qui a raison je connais tout les hadiths et je fais 18 prières surérogatoires donc tu dois te taire à jamais devant moi L’Algérie vaut quand mieux que ça !!??
    Ou alors c’est les islamistes qui nous donnerons leur visions de leur idées !!! qu’ils restent dans leur mosquées si ils ne veulent pas entendre de musique ! .

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      Sabrina-DZ
      25 mai 2018 - 1 h 46 min

      NON Monsieur, il ne faut pas confondre entre chanteur professionnel et un client des cabarets.
      Deux niveaux différents.
      Il ne faut jamais confondre la culture constructive et la saleté des cabarets.
      En plus, ce sont ces chanteurs des cabarets de CASA Bordel qui viennent nous chanter l’ouverture des frontières et le makhreb united.
      Un modèle de m… qui ose parler au nom de l’Algérie.
      La diplomatie des cabarets. FOUTAISE.

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    Anonyme
    24 mai 2018 - 15 h 25 min

    Faut pas se cacher derrière cabaret ou la religion ; vs aimez pas tt ce qui apparente a l arabe point barre , c est plus clair ; pkoi la prostitution l alcool la drogue le sexe et les vices n existent pas chez vous ; l impureté c est qd ca vs arrange; vous triez ou sélectionner. le Rai c est le pire c est ca donc c est du racisme déguisé ? .Enfin certains lecteurs ici sur des sujets AP concernant le rai si il appartenait au Maroc ou à l Algérie pour l Unesco ; ses mêmes lecteurs d AP ils se reconnaitrons criait au vol ; l aujour dhui disent le contraire concernant le rai ds leurs propres régions en Algérie dont Bejaia? c est tt simplement du régionalisme à deux balles comme on a l habitude d entendre depuis le début de notre indépendance et partt en Algérie.

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      Didouche
      24 mai 2018 - 18 h 45 min

      les préjugés et les mauvaises intentions c’est comme les billets de banque,quand on en pas on en prête pas.le racisme et le régionalisme sont plutôt dans votre esprit.les kabyles apprécient la chanson qui véhicule un message, qu’elle soit en kabyle,en arabe ou en d’autres langues.Dahmane,Guerouabi el anqa,hssissen , kamel messaoudi ,pour ne citer que ceux la ,chantent en arabe et ils sont aimés et écoutés en Kabylie.alors gardez votre régionalisme et vos mauvaises intentions pour vous.

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        Anonyme
        24 mai 2018 - 20 h 52 min

        si les gens meme qd ils ont pas d argent vont emprunter pour vivent au dessus de leurs moyens part en vce alors que loyer n est pas payer pr bcps tu vois c est l inverse aujour dhui donc pr le billet de banque prd un autre exemple ; c est sélectif qd meme bref U2 ou un groupe occidental vs l aurez surement pas refusé . le régionalisme existe partt en Algérie je ne parlai pas seulement de la Kabylie ; ft pas se sentir visé ainsi. la musique c est universel il y en a pour tt les gouts.

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      Tinhinane-DZ
      24 mai 2018 - 22 h 17 min

      Ils veulent faire de cette saleté des cabarets un emblème national. C’est ça l’image de l’Algérie en 2018. Des charlots politiques en haut et des locataires de cabaret en bas. NON, STOP, ça suffit !!
      Les chansons Kabyles véhiculent et transmettent de la sagesse. Un message pour la société !
      Va écouter les chansons de Ait-Menguelette, IDIR, Na-Chriffa, Matoub, Malika Doumrane…etc.

      Ces chansons de cabarets doivent rester dans la poubelle des cabarets.
      On ne veut pas de (…) sur les chaines TV.
      Il ya des limites à tout.

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    sourire kabyle
    24 mai 2018 - 14 h 55 min

    Durant la terrible « décennie noire » la Kabylie était le dernier bastion de tolérance et de résistance contre l’intolérance et la barbarie islamiste, on se promenait même la nuit avec des canettes de bière à la main, alors que dans les autres régions du pays, l’algérien se fait égorger comme un lapin à midi devant les siens..20 ans plus tard je reconnais plus cette Kabylie « belle et rebelle » avec l’apparition des extrémistes MAKak et les salafistes, (peste et choléra)

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    Mme CH
    24 mai 2018 - 14 h 55 min

    Je salue les citoyens de Bejaïa comme j’ai salué auparavant les citoyens de Constantine pour leur sens élevé de citoyenneté et de civisme…! Alors, on veut intégrer les citoyens à une « culture de Cabaret », une culture toxique qui handicape le peuple sur tous les plans…! Il ne faut pas imposer aux gens des goûts, des couleurs et des airs qu’ils n’aiment pas, surtout en ce mois sacré.
    Aussi, je ne comprends pas pourquoi à chaque fois que des citoyens refusent des choses pas très jolies, on fait directement le lien avec les salafistes. et autres…! Pourquoi, un citoyen lambda bien éduqué, bien cultivé, qui possède des valeurs morales, qui n’aime pas avaler n’importe quelle pilule et acheter n’importe quelle marchandise, n’a pas le droit de manifester son désaccord avec tel ou tel programme, telle ou telle action..etc…sans qu’il soit salafiste ou autre…??? Arrêtons de faire des amalgames pour semer la confusion dans les esprits qui refusent d’être manipulés par un côté ou l’autre…!!
    Si par exemple; quelqu’un s’élève contre l’alcool, la drogue ou la prostitution..etc..etc…, il sera traité de quoi ? ça va faire le jeu de qui? et ça ne va pas faire le jeu de qui..??? Et la je reprends une phrase de Tinhinane-DZ: « C’est la clochardisation totale de la société Algérienne. ».
    Selon Ibn Khaldoun: « L’étude d’une société implique en conséquence que ces trois dimensions de la société soient analysées conjointement : la dimension économique, les besoins des groupes humains et la manière de les satisfaire ; la dimension culturelle qui comprend la régulation des rapports sociaux en référence, bien sûr, à la norme religieuse, mais aussi l’usage des techniques, les arts et la science ; enfin, la dimension politique, le pouvoir au sein des groupes et le pouvoir central au niveau de ce que Georges Gurvitch appellera la société globale. »

    Saha Ftorkom.

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    Kahina-DZ
    24 mai 2018 - 14 h 30 min

    Le cabaret est devenu une culture en Algérie.
    Quelle dégradation.

    La jeunesse Algérienne vacille entre le wahhabsime et le cabaret.
    Il n’y’a pas un 3eme choix ??

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    Anonyme
    24 mai 2018 - 14 h 15 min

    En tout cas, les chaines Enahhar et Echorouk font la promotion de ces chanteurs de cabarets. Regardez les cameras cachées du ramadan 2018. Un fiasco total !
    Le charlatanisme religieux, la violence et les chanteurs de cabarets occupent l’écran.
    .

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    Anonyme
    24 mai 2018 - 13 h 15 min

    mimidou est la jeunesse du rotary groupe.

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    Tinhinane-DZ
    24 mai 2018 - 12 h 58 min

     »la maison de la culture Taos-Amrouche ». Quelle dégradation. La maison de la culture se transforme en maison de cabarets ?? Il n’ya plus de limites dans ce pays. Les charlatans religieux et les cabarets font la loi. C’est la clochardisation totale de la société Algérienne.

    Nous avons une belle culture que beaucoup de pays sont en train de piller.

    Ils offrent notre vraie et belle culture aux ennemis pour la remplacer par des chanteurs de cabarets ?? Où est la logique dans tout ça ?
    Que le chanteur de cabarets reste dans son cabaret…Loin des familles Algériennes.

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    Anonyme
    24 mai 2018 - 11 h 35 min

    On veut du Chahbi !!!!

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    Abou Stroff
    24 mai 2018 - 11 h 15 min

    « Qui est derrière l’interdiction d’un concert de musique raï à Béjaïa ? » s’interroge R. A..
    je pense que cette interdiction va dans le sens de toute mon argumentation concernant l’alliance objective et subjective entre la marabunta qui nous gouverne et la vermine islamiste.
    en effet, depuis la soi disant réconciliation de boutef, les algériens lambda notent qu’il est de plus en plus difficile de différencier entre un quelconque membre de la marabunta et un quelconque membre de la vermine. en fait, il semble bien que nous assistons à une « fusion » entre la marabunta » et la vermine; ce qui expliquerait pourquoi la vermine ne réclame plus l’érection de la dawla islamia. en effet, si la marabunta réalise les projets de la vermine, cette dernière se retrouve déculottée et ne peut qu’applaudir et soutenir la politique de la première.
    moralité de l’histoire: la marabunta a besoin, pour se maintenir au pouvoir de droguer la populace et quoi de plus approprié que la religion, drogue dure la plus dure parmi les drogues dures.

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    DYHIA_DZ
    24 mai 2018 - 11 h 11 min

    Malheureusement, la jeunesse Algérienne a le choix entre la barbe salafo-wahhabite et les chanteurs de cabarets.
    Ce cheikh Mamidou n’est pas un bon exemple pour notre jeunesse.
    Ils auraient pu inviter un autre chanteur de RAI plus propre et plus décent qui appartient à la nature humaine.
    Si je comprends bien les commentaires des réseaux sociaux, ce mimidou est un PD réclamé sans honte ni hachma.
    NON NON pas à ce point.

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    APULEE DE SALDAE
    24 mai 2018 - 10 h 16 min

    Les soirées chaabies organisées par ce café ,existent depuis des décennies et même pendant celle appelée noire elles ont eu lieu. Ils y’a aussi des soirées qui sont organisées sur la placette même. Les Soirées débutent toujours après les prières de tarawih.Les mêmes personnes qui étaient à la mosquée , prennent place et devant un thé /kalbelouz savourent avec, les mélodies du chaabi et de l’andalous. Cette place  » de SIDI SOUFI » est le coeur des bougiotes et l’ambiance est conviviale.

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