Crise à l’équipe nationale : la FAF recadre sévèrement Mustapha Berraf

FAF Berraf
Mustapha Beraf, président du COA. New Press

Par R. Mahmoudi – Dans un communiqué diffusé lundi sur son site officiel, la Fédération algérienne de football (FAF) s’en est de nouveau prise, sans le nommer, au président du Comité olympique algérien, Mustapha Berraf, en lui déniant le droit de dicter la marche à suivre au sujet de l’équipe nationale, suite à ses revers successifs.

Le bureau fédéral de la FAF affirme à ce sujet : «Des voix non autorisées se sont élevées pour réclamer des changements dans la gestion technique de l’équipe nationale A, notamment au lendemain de la défaite en match amical face au Cap-Vert.» Et de poursuivre : «Le président de la Fédération algérienne de football et son bureau fédéral et, tout en respectant les avis des uns et des autres, rappelle à l’opinion publique que toutes les décisions engageant l’avenir du football national et de l’équipe nationale sont de la seule et unique souveraineté du bureau fédéral de la FAF, comme stipulé dans l’article 36 des statuts de la Fédération algérienne de football.»

A noter que Mustpaha Berraf avait, la veille, annoncé sur la chaîne Ennahar TV que le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, «prendra des mesures fermes concernant l’équipe nationale».

Prenant la défense de Rabah Madjer, qui subit depuis quelques jours une salve de critiques dans les médias et sur les réseaux sociaux, suite à la lancinante défaites face à la modeste sélection du Cap-Vert, le président de la FAF et les membres du bureau fédéral dénoncent «une campagne d’acharnement menée contre la personne du sélectionneur national, surtout à la veille d’une rencontre amicale aussi importante contre le Portugal, ce jeudi 7 juin à Lisbonne», conclut le communiqué.

Ce quiproquo entre la FAF et le président du COA vient raviver les tensions au niveau des principales instances sportives algériennes et démontre les assurances affichées il y a quelques mois par Berraf. Ce dernier, dans un entretien à un quotidien national, avait assuré, lundi à Alger, que «la relation» de son instance avec le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) était «revenue à la normale» depuis l’arrivée du nouveau ministre des Sports, Mohamed Hattab. «Désormais, tout est rentré dans l’ordre et nous travaillons la main dans la main pour le bien du sport algérien», avait affirmé Berraf.

Les relations étaient devenues conflictuelles entre le COA et le MJS à l’époque de l’ancien ministre El-Hadi Ould Ali, ce qui avait divisé certaines fédérations importantes et s’est répercuté négativement sur leur fonctionnement et leur rendement.

R. M.

Comment (7)

    Razika OULMANE
    7 juin 2018 - 15 h 20 min

    … Pourquoi est-il toujours en place ? C’est la grande question. Mystère…




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    MELLO
    6 juin 2018 - 14 h 29 min

    Une jaccasserie de personne à personne, ces gens là usent et abusent de leur titre pour entraîner les institutions (si institution il y a) au gré de leurs humeurs. Tout ce personnel doit être viré et mis dehors: Berraf, Zetchi , Madjer, ainsi que le ministre qui les coiffe. Le football et le sport en général n’ont plus droit de citer, tellement la clochardisation à atteind son apogée , car comment ne pas arriver à avoir 25 joueurs valables de notre championnat pour constituer une vraie Équipe NATIONALE ? Notre championnat est le plus faible au monde, pourtant il est l’un des plus chers. 200 à 300 Millions par mois pour un joueur qui ne sait pas bloquer ou conduire un ballon. Où va t on ? Des stades où des supporters ne trouvent que des dalles de béton pour s’assoire et suivre 22 individus qui courrent après une balle, sous l’oeil d’un homme en noir qui décide ,à lui seul du résultat final. Évitez nous des crises ,alors partez tous.




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    Anonyme
    5 juin 2018 - 11 h 35 min

    Berraf est à l’ origine de la décadence du sport dans notre pays toute discipline confondues et a ce titre il est devenu le maitre incontesté sur le terrain pour imposer son dictat jusqu’à ignorer le Ministre …c’est ainsi qu’on recompense les ennemis du pays…?




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    alimo
    5 juin 2018 - 9 h 40 min

    madjer doit faire ses preuves dans un club’avant de lui confier EN.la fierte de EN est la propriete des supporters algerien. et non exclusivement de la FAF. qui a demontre l’utilisation de madjer a se a la FAF. pour utiliser les joueurs plus particulierement de Paradou et autrs.




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    Lghoul
    5 juin 2018 - 7 h 19 min

    Il ne restait plus que le football a ruiner. C’est fait. Le seul problème maintenant est comment trouver un artifice pour meubler le temps vide de la jeunesse eternellement au chômage. Ali Benhaj pourra venir a la rescousse pour commencer a nous parler de promesses de paradis et de bonnes choses dans l’au delā puisqu’il a eu son laissez passer d’en haut pour nous rappeler qu’on va mourir, donc on n’a pas besoin de se casser la tête. Une société transformée en théatre en plein air.




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    Anonyme
    5 juin 2018 - 6 h 56 min

    L’équipe nationale est une fierté pour tout le peuple Algerien.N’ayant rien contre Madjer c’était un grand joueur mais tous les grands joueurs ne deviennent pas de grands entraîneurs à part quelques exceptions. Laissant à Madjer une derniere chance contre le Portugal ensuite une décision doit être prise sans état d’âme.




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    Ashtough
    5 juin 2018 - 3 h 29 min

    Ali baba et les 40 imbéciles . Quand on défend l indéfendable , on est forcément complice de cette berezina. Il n est pas difficile de savoir le degré de nullité d un supposé dirigeant, la gestuelle , la manière de se tenir , de se adresser au public , les mots utilisés pour construire une simple phrase sont déjà des indices qui vous renseigne sur la valeur intrinsèque d un être humain, et dans notre contexte actuel avoir un soi disant sélectionneur avec une arrogance incroyable, un parvenu à la tête du comite olympique et un intrus par je ne sait quelle magouille et limite’ intellectuellement au niveau du football nationale , vous osez ouvrir le clapet . Quelle honte, nous marchons à contre sens du monde , et jusqu a quand. Ou est ce pays qui faisait notre fierté , ou est il .




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