Epic d’Alger : le syndicat exige l’annulation de la suppression des indemnités de retraite et de décès

wilaya d'Alger Epic
Un bras de fer risque de s'engager entre Zoukh et la Coordination des EPIC d'Alger. New Press

La Coordination des entreprises publiques à caractère industriel et commercial (Epic), affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a réitéré, jeudi, sa revendication relative à l’annulation de la décision du wali d’Alger portant suppression des indemnités de départ à la retraite et de décès.

Lors d’une réunion tenue au siège de l’Union à Alger, rapporte l’APS, la Coordination a estimé que la décision de suppression des indemnités de départ à la retraite et de décès était «abusive et unilatérale», menaçant d’agrandir ses protestations en organisant un sit-in la veille de l’Aïd en cas de maintien de la décision qui a touché, selon elle, à la «teneur du protocole d’accord du 21 février 2013 qui a maintenu ces acquis, à savoir une indemnité de départ à la retraite (22 mois) et une indemnité de décès (150 000 DA)».

Exprimant leur «refus» de s’asseoir à la table des négociations «tant que cette décision n’est pas d’abord annulée», les membres de la Coordination ont affirmé que «les directeurs des Epic ont appliqué l’instruction du wali, privant des travailleurs partis à la retraite de l’allocation des 22 mois». Ils ont également menacé de recourir à une grève générale qui «verra la participation de toutes les collectivités locales, à l’instar des communes et des agences foncières» en cas de maintien de cette décision.

Rappelant le protocole d’accord du 21 février 2013 consacrant ces acquis (indemnités de départ à la retraite et de décès), la Coordination a souligné qu’aucune partie (UGTA et wali d’Alger) ne peut remettre en question, ni modifier ces acquis sans passer par la table des négociations.

Les membres de la Coordination ont indiqué avoir adressé, le 15 février 2018, une demande au directeur de l’administration, du contrôle de la gestion et de l’informatique à la wilaya d’Alger (partie en charge des négociations au nom du wali d’Alger dans le protocole) pour la reprise du dialogue et des négociations concernant le reste des revendications des travailleurs des entreprises publiques au titre du protocole d’accord du 21 février 2013, précisant qu’ils n’ont reçu pour réponse que «l’instruction prévoyant la suppression de l’indemnité de départ à la retraite et de la prime de décès pour les travailleurs des entreprises publiques de la wilaya d’Alger».

Dans une déclaration à l’APS, le secrétaire général de l’Union de wilaya d’Alger UGTA, Amar Takjout, a précisé que tous les directeurs des entreprises de la wilaya d’Alger appliquaient l’instruction du wali alors que celle-ci ne saurait être appliquée en l’absence d’accord entre les deux parties. «Il faut privilégier la négociation et le dialogue», a-t-il soutenu.

La décision rendue par le wali d’Alger, le 4 mai 2018, annule l’octroi de l’indemnité de départ à la retraite de 22 mois, avec la condition de la convertir en pension de retraite entre un et trois mois maximum, en fonction des années de service, tout en procédant à des ponctions sur «les profits de ces entreprises». Quant à l’indemnité de décès, il a été décidé de sa ponction sur les œuvres sociales, soit «sur les salaires des travailleurs».

R. N.

Commentaires

    MELLO
    8 juin 2018 - 15 h 34 min

    Un protocole d’accord, est signé entre deux entités morales et seules ces deux entités peuvent le remettre en cause. Le Wali n’est qu’un commis de l’État, il n’à pas annuler les termes d’un protocole d’accord prévoyant des indemnités de départ à la retraite et des indemnités de décès. Ce genre d’opérations existe partout dans les entreprises et dans les administrations, pourquoi voudrait remettre en cause des acquis de travailleurs qui ont donné et se sont sacrifiés pour le bien être des citoyens.




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