Le cas Feraoun

Ntic Feraoun
La politique menée par Houda-Imane Feraoun pour le secteur est désastreuse. New Press

Par Karim Bouali – Houda-Imane Feraoun, qui avait promis de faire de son secteur un chantier pharaonique, s’est assise sur une Déclaration de politique sectorielle élaborée par des experts algériens émérites et applaudie par les institutions internationales les plus prestigieuses, et s’est adossée sur les vestiges surannés de ses prédécesseurs. Le miracle n’a pas eu lieu, et pour cause. Des compétences avérées avaient été écartées au profit de la jeune enseignante dont les résultats, depuis qu’elle est à la tête du secteur stratégique des télécommunications, sont tout simplement catastrophiques.

La véritable Déclaration de politique sectorielle, élaborée avec l’aide de la Banque mondiale et appliquée jusqu’à la fin 2005, a confié au ministère en charge du secteur la mission d’élaborer une réglementation adéquate, encourageante pour les investisseurs et  rassurante pour les opérateurs. Le ministère devait, sur la base de ce document de référence, veiller au respect de la législation et  d’une concurrence loyale entre les opérateurs et à l’égard des usagers et des obligations contenues dans leur cahier des charges. Sous la direction d’Amar Tou, le secteur des NTIC allait prendre son envol, mais les changements inappropriés opérés à sa tête par la suite ont freiné l’élan impulsé par les responsables dont les choix judicieux et courageux allaient permettre à l’Algérie de s’octroyer une place de choix dans ce domaine.

Il n’en fut rien. Et au vu de l’immense retard que l’Algérie accuse en raison d’une mauvaise gestion et de décisions répondant moins à une vision stratégique qu’à des lubies personnelles et des intérêts étroits, on est en droit de s’interroger sur l’opportunité même de ce ministère et, surtout, jusqu’à quand une situation aussi insensée que néfaste pour le pays va encore durer.

K. B.

Comment (14)

    arab louali
    22 juin 2018 - 15 h 41 min

    Pourquoi n’avoir pas tout simplement confisqué tous les téléphones des candidats ?

    MELLO
    21 juin 2018 - 12 h 23 min

    Malheureusement, il n’y a pas que ce cas de Feraoun, dans ce paysage anachronique de notre administration. Y a t-il un secteur d’activité où l’Algérie émerge ? Ce secteur des NTIC reste au bas de l’échelle, même, au niveau Africain, alors pourquoi tous les pays ,où le BAC est passé, ne suspendent pas Internet ? Chez nous l’incompétence décidé de tout, car Bengnabrit en collaboration avec Feraoun ont trouvé la parade de suspendre internet pour éviter toute fuite des sujets. C’est de l’inconsciense la plus totale que de penser à une telle opération. L’intervention du PDG de la SLC, Lotfi Nezzar est, en ne peu, plus claire, il a remis les pendule à l’heure.

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    LOUCIF
    21 juin 2018 - 11 h 36 min

    Les internautes sont en train de s’acharner impitoyablement et exclusivement sur la Ministre Feraoun et la montre comme seule responsable sur le plan de la décision alors que tout le monde sait qu’en Alégrie un ministre ne décide rien tout seul ! Donc il faut monter du doigt et responsabiliser d’abord et avant tout Bouteflika, puis Ouyahia , les gouvernements successifs, l’APN et le Sénat ! Pourquoi les innocenter ??? Il ne faut quand même pas exagérer car tout se que décide la Ministre Feraoun doit avoir ,d’abord et avant tout, l’aval du pouvoir ! La Ministre des TIC , comme tous les autres Ministres, ne décide rien toute seule et si les projets et la stratégie des TIC sont mal conçus et mal réalisés , ce n’est pas de la faute exclusive de tata Feraoun !!
    PS : si Bouteflika avait jugé Feraoun pas à la hauteur, il l’aurait virée manu militari ! Donc il faut regarder en haut, du côté du Boss , du Taulier avant de s’en prendre trop rapidement à tata Feraoun !

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      Mimi
      25 juin 2018 - 19 h 48 min

      Ici, ils ne s’en prennent qu’aux femmes alors que c’est leurs prédécesseurs qui ont malheureusement fait émerger la médiocrité dans les secteurs de l’éducation et des TICs. N’oublier pas que le copiage est devenu monnaie courante et que même des enseignants parasites font courir des comérages et laisser les élèves utiliser leur téléphones pendant les examens.

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    R.B
    20 juin 2018 - 21 h 55 min

    Dans notre cher pays, il n’y a pas de place pour les individus aux compétences avérées et reconnues, il y a de la place uniquement pour les incompétents, les arriérés, les pistonnés sans diplômes et expérience, l’anarchie tout court.
    On se regarde pas souvent devant le miroir de la vérité, on est loin dans le classement des pays émergents, hamdoulillah la diaspora sauve les meubles,
    Les compétences locales sont limitées mise à part qques exceptions …..

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    Anonyme
    20 juin 2018 - 19 h 26 min

    Un grand bravo à ceux qui ont propulsé cette femme jeune et inexpérimentée ministre dans un domaine qui n’est pas le sien et qui a fait de notre grand pays le dernier de la classe en Afrique en matière d’Internet ! Sa spécialité c’est les matériaux. A la rigueur à quelques réserves près ( expérience et compétence prouvée ) elle aurait peut-être pu être responsable dans le domaine des mines et de la métallurgie.
    Depuis que le monde est monde on apprend on apprend dès l’école primaire cette maxime : ‘ A chacun son métier, les vaches seront bien gardées

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    L'inspecteur
    20 juin 2018 - 17 h 28 min

    Vous finirez par mettre en colère le gourou Mr Bentolila du ministère de l’éducation nationale de Paris car il n’aime pas qu’on embête sa protégée..

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      Anonyme
      21 juin 2018 - 5 h 59 min

      Explique, car la suggestion n’est pas le meilleur moyen pour faire passer un message important, au contraire ça le dessert.

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    Mohamed
    20 juin 2018 - 14 h 09 min

    Cette  »ministre » mérite d’être limogé pour tout le mal du pays. Espérons qu’en 2019, on n’entendra plus des Feraoun, des Tliba, des Ould Abbès et cie et que l’Algérie sera dirigée par des patriotes qui souhaitent le bien du pays.

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    Mo
    20 juin 2018 - 12 h 11 min

    Le problème des TIC est plus profond en Algérie. Dans la dernière loi des finances de l’année dernière 2017, il a été décidé de l’augmentation du taxes douanières pour les importations de matériel informatique en plus de l’instauration de la Taxe intérieure de consommation ( encore TIC ) de 30% sur l’importation des ordinateurs. Comment en 2018 pense-t-on projeté un pays dans le futur sans l’informatique sans les TIC.
    Je me demande si nos décideurs sont conscients de ces enjeux stratégiques et capitaux surtout dans les domaines économique et aussi de recherche scientifique. Ces nouvelles taxes ralentissent les mises à niveau du parc informatique de toutes nos entreprises publiques et privées, ainsi que de l’administration en général, pour cause des augmentations non négligeables du coût d’acquisition de tout nouveau matériel.
    Les grandes avancées d’un pays émergeant pour combler ses retards pour être un partenaire attirant dans le ballet des nations, ne se fera à notre époque du tout connecté que par une politique soutenue par les pouvoirs publics dans ce domaine ultra-stratègique des technologies de l’information et de la communication.
    Pour mémoire, dans un passé très proche les gouvernements précédents avaient instauré un taux de taxes douanières qui était de 5%, alors qu’aujourd’hui il est de 30%.
    Nous voyions en effet la politique des pouvoirs publics dans le soutien du développement scientifique et du domaine des TIC de notre nation. Que s’est-il passé entre temps? La crise économique n’explique pas tout à elle-seule.

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    Anonyme
    20 juin 2018 - 10 h 48 min

    quand on connait les circonstances dans lesquelles elle a été nommée à son poste et par qui elle le fut on ne doit pas s’étonner que l’on soit, loin derrière les pays africains les plus retardataires au monde en matière de TIC….Ce pays est géré comme une épicerie familiale dans l’opacité et l’amateurisme le plus total…Heureusement que l’armée échappe à ce phénomène, sinon on aura l’air bien penaud en cas de conflit généralisé avec des comme elle au TIC et des comme Hasbellaoui à la santé……

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    Anonyme
    20 juin 2018 - 10 h 29 min

    Sur la photo elle a vraiment l’air d’etre très malade , c’est pour cela je crois qu’elle n’assume pas .

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      ???
      21 juin 2018 - 0 h 09 min

      oui malade de ne plus savoir choisir par quelle coiffeuse se faire suivre …

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    Anonyme
    20 juin 2018 - 10 h 05 min

    Ce qui est sidérant en matière de débit d’internet ,c’est que nous sommes loin derrière la Libye, pays en pleine guerre civile et plongé dans le chaos . N’en parlons pas du Maroc et de la Tunisie qui nous dépassent à des années lumières .

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