Wall Street

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Ahmed Ouyahia. New Press

Par M. Aït-Amara – Oui, M. Ouyahia, nous savons que nous n’avons pas Wall Street et que nous ne l’aurons pas tant que vous perpétuerez le système tel que vous le concevez. Car votre système ne nous mènera pas au-delà de votre vision étriquée du progrès. Vous volez au secours de votre ministre Feraoun qui a trouvé la parade pour contourner la fraude au baccalauréat en fermant les vannes, en interdisant, en supprimant, en effaçant.

C’est l’essence même de votre système. Interdire faute d’avoir les moyens intellectuels suffisants pour penser les vraies solutions. Regardez autour de vous, M. Ouyahia ! N’allez pas très loin ! Regardez par la fenêtre de votre bureau, juste en face du siège de votre parti à Ben Aknoun. Vous y verrez un lycée français qui accueille des élèves algériens privilégiés – ou pas, d’ailleurs, puisqu’il suffit de payer la somme modeste de 25 000 ou 30 000 dinars pour pouvoir passer le bac français en candidat libre. Demandez-leur, à ces Français, comment se déroulent les épreuves du baccalauréat chez eux ! Ils vous expliqueront que chez eux, tout est informatisé et que les copies sont scannées instantanément, envoyées à des correcteurs disséminés à travers tous les pays où la France compte des lycées et corrigées dans les heures qui suivent l’examen.

Interdire. Voilà le maître mot. Interdire de stationner sans offrir d’alternative. Interdire d’ouvrir des bureaux de change sans pouvoir sauver le dinar de la dérive. Interdire de croire à un avenir meilleur sans que vous soyez accrochés aux leviers du pouvoir d’où vous n’avez pas déménagé depuis des décennies.

Oui, M. Ouyahia, nous n’avons pas Wall Street, mais nos enfants ont de la jugeote et leur génie dépasse de loin celui de la ministre Feraoun à laquelle vous offrez un blanc-seing, quitte à ramener le pays plusieurs années en arrière. Quant à la société, elle continuera d’avancer, même en traînant le boulet de votre pesanteur hautaine.

M. A.-A.

Comment (14)

    CYTOYEN
    25 juin 2018 - 18 h 51 min

    oui il faut reconnaître que ce procédé utilisé contre la fraude et tout de même un procédé barbare . Il est bien reconnut que le pouvoir use ce qui inhibe l’imagination dynamique .




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    Zaatar
    25 juin 2018 - 7 h 49 min

    Bonjour Monsieur Ait Amara,

    Je me suis fendu la gueule en lisant votre article, surtout pour Ouyahia lekhla, mais je suis vite revenu à la réalité de notre pays…j’ai dit dommage pour tout ce gâchis. Bien à vous l’ami.




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    Kenza
    24 juin 2018 - 23 h 08 min

    Mr Aït Amara, il est INTERDIT de critiquer le système!




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    Anonymeplus
    24 juin 2018 - 22 h 36 min

    Mamenouââ, tel est le leitmotiv du système depuis l’indépendance, tout est interdit.
    Libérez les énergies, voilà la bête noire de ce système incapable d’élever le niveau et qui se perpétue dans la médiocrité.
    La spirale infernale de la nullité tire l’Algerie vers les abysses du despotisme et de l’autoritarisme du tiers monde, celui du zaamisme à 2 balles.
    Une nouvelle révolution serait le salut de l’Algérie, mais voilà, il n’y a plus d’élites dans ce pays pour faire la révolution, on a uniformiser tout le peuple vers un seul et unique moule, celui de l’ignorance et de l’inculture.
    Du coup, il y a dehors, 42 millions de zombies, tout juste capable de voler, mentir et se reproduire.
    Le système à réussi à faire de l’Algérie, un pays bananier géré par procuration, un comble pour un pays qui aujourd’hui pouvait rivaliser avec les brics si l’Algérie avait des hommes en lieu et place des marionnettes qu’on nous sert depuis 1962.
    L’Algérie est maudit de part de ses richesses, si on avait de l’eau à la place du pétrole et du gaz, il n’y aurait rien à voler, aucune convoitise, aucune jalousie, aucun coup bas, bref peut-être même que ce ouyahia aurait servi son pays dignement…




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    lhadi
    24 juin 2018 - 21 h 31 min

    De par son histoire ancienne et proche, l’Algérie, entité politique délimitée par un territoire, a enfanté un peuple de lions malheureusement mené, au jour d’aujourd’hui, par des ânes arqués sur leurs privilèges et ne voulant surtout pas ouvrir la porte à l’individu innovant.

    Imaginons ce que serait l’Algérie si elle était à l’image de sa jeunesse : cette force vive de la nation qui veut vivre son temps, bâtir son avenir tout en bâtissant l’avenir du pays. Imaginons ce que serait l’Algérie si la puissance publique renonçait au clientélisme et au conservatisme. et se concentrait sur les grands enjeux de ce siècle.

    L’Algérie n’est pas gouvernée. Elle est administrée par des hommes d’avidité et de cupidité qui privilégient leurs intérêts au détriment des intérêts les plus élevés de la nation algérienne

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    008
    24 juin 2018 - 21 h 08 min

    Feraoune était étudiante en France avec une bourse d’étude à faire pâlir un professeur d’université chez nous et ne fréquentait que des Marocaines et Marocains.




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    Bonjour
    24 juin 2018 - 21 h 07 min

    Feraoune était étudiante en France avec une bourse d’étude à faire pâlir un professeur d’université chez nous et ne fréquentait que des Marocaines et Marocains.




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    MELLO
    24 juin 2018 - 21 h 06 min

    Je retiens, avec un grand intérêt le chapitre : interdire, voilà le maître mot. Les interdits sont monnaies courantes de ce système qui s’interdit des changements pour permettre à notre pays de se retrouver au niveau des pays comme le Portugal, l’Espagne et tant d’autres qui étaient moins lotis que nous durant les années 70. Les interdits ont tout bloqué, au point de pousser des jeunes à se jeter dans cet interdit qu’est la harragua.




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    Anonyme
    24 juin 2018 - 19 h 09 min

    D’où justement la fameuse expression populaire parmi les jeunes algériens lorsqu’ils veulent exprimer la frustration qui leur est imposée par une quelconque autorité : «Ychebbah l sens interdit !» («Il ressemble à un sens interdit»).
    Et ma foi, Ouyahia incarne bien, à lui seul et en tous points d’ailleurs, toute la dimension de cette belle et très intelligente expression.




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    Karim
    24 juin 2018 - 18 h 13 min

    Wall street ? Vous voulez dire la mafia financière américaine ? La moitié de la planète essai de se libérer de wall street et vous vous demandez un accès a cette mafia financière ? mais qui a écrit ce torchon ? il a rien compris le pauvre mec.




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      Anonyme
      25 juin 2018 - 15 h 33 min

      Pompeux, ridicule!




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    Zobiri
    24 juin 2018 - 17 h 47 min

    Merci M. Ait Amara pour l’édito, bien dit.




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    Nasser
    24 juin 2018 - 17 h 23 min

    Oui tout à fait. Je crois que le plus grave c’est que c’est revendiqué. Haut et fort. Nous n’avons pas Wall street. On a un embryon de bourse qui tourne autour d’elle même. Depuis des décennies. Sans interpeller aucun ministre. Pourquoi faire d’un Wall street et le square est la brassant des milliards au noir, d’un dinar gagné au noir par des gens aux noirs dessins.




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      L'inspecteur
      24 juin 2018 - 23 h 09 min

      Non, ceux qui échangent de très grosses sommes de dinar en devises ne les gagnent pas au noir mais ils les prennent directement et gratuitement du Trésor public.
      C’est pour raison qu’ils sont contre tout changement.




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