Béji Caid Essebsi reconnaît : «L’aide sécuritaire de l’Algérie est salutaire»

Ennahdha
Le président tunisien, Béji Caid Essebsi. D. R.

Par R. Mahmoudi Dans un entretien à la chaîne Nesma, le président tunisien, Béji Caid Essebsi, a confirmé l’information reprise par certains organes de presse, selon laquelle l’Algérie s’était spontanément proposée au lendemain de l’attentat du 8 juillet dernier à Jendouba, qui a coûté la vie à six gendarmes tunisiens, pour aider la Tunisie à combattre efficacement les groupes terroristes qui infestent les zones frontalières.

Essebsi a déclaré que l’Algérie «s’est mobilisée et a pris des mesures sécuritaires salutaires pour traquer les terroristes», sans donner d’autres précisions. Dans le même sillage, le chef d’Etat tunisien a loué le niveau de coopération entre les deux pays dans le domaine sécuritaire, qui s’est illustrée suite à cette attaque terroriste près des frontières algéro-tunisiennes.

Selon des sources concordantes, une importante délégation militaire algérienne s’est rendue, mercredi dernier, à Tunis où elle a rencontré de hauts responsables tunisiens chargés de la lutte antiterroriste. Les deux parties ont passé en revue la situation sur les frontières entre les deux pays et mis au point un nouveau plan de coordination entre les services de sécurité des deux pays pour venir à bout des groupuscules terroristes qui infestent ces zones frontalières.

Ce plan prévoit, d’après les mêmes sources, la mise en place d’un centre d’opération militaire et sécuritaire mixte et d’une ligne de contact direct entre les chefs opérationnels. Les Tunisiens se sont plaints d’un manque de moyens pour assurer une surveillance efficace des frontières. La partie algérienne s’est engagée, pour ce qui la concerne, à augmenter l’aide logistique aux forces tunisiennes stationnées près des frontières.

R. M.

Comment (15)

    ONG ORDONNE LOL
    19 juillet 2018 - 1 h 10 min

    Quatre ONG ont appelé mercredi les autorités tunisiennes à autoriser l’accostage d’un navire commercial ayant secouru une quarantaine de migrants partis de Libye, après un refus de les accueillir à Malte, en Italie et en France, selon elles.

    Perdus en mer à bord de leur embarcation pneumatique depuis cinq jours, ces migrants -originaire d’Afrique subsaharienne et d’Égypte- ont été repérés à une date non précisée par le navire Caroline III envoyé par les gardes-côtes maltais, ont affirmé dans un communiqué ces ONG, parmi lesquelles le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES).

    Ce bateau a lui-même appelé les gardes-côtes italiens, français et maltais, «qui ont refusé d’accueillir ces rescapés prétextant que les ports les plus proches étaient en Tunisie», ont-elles précisé.

    Les migrants, parmi lesquels huit femmes, ont finalement été pris en charge par le Sarost 5, un navire d’approvisionnement battant pavillon tunisien, qui patiente depuis lundi soir au large de Zarzis (sud de la Tunisie).

    «L’entrée au port lui a été refusée par les autorités tunisiennes qui affirment qu’une décision définitive n’a pas encore été prise», ont indiqué les ONG.

    La Tunisie doit «se conformer urgemment aux obligations qui leur incombent au regard» des conventions internationales, ont-elles plaidé.

    Contactés par l’AFP, les autorités tunisiennes (Intérieur, Défense et Affaires étrangères) n’ont pas donné davantage d’informations.

    Dans leur communiqué, les ONG tunisiennes ont aussi dénoncé l’attitude «des gouvernements italiens, maltais et français dans cette situation d’urgence».

    L’Italie du ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, chef de file de l’extrême droite, refuse systématiquement les arrivées de bateaux de migrants. L’île de Malte n’accepte en général que les migrants secourus dans ses eaux territoriales, ou les urgences médicales. Le mois dernier, la France a elle refusé d’accueillir le navire Aquarius, avec 650 migrants à bord, malgré la proximité de l’île de Corse.

    «Tout renvoi du navire non dûment justifié revient à contrevenir au principe de non-refoulement des personnes à bord», ont rappelé mercredi les quatre ONG, en exprimant leur «refus que la Tunisie soit mise face au fait accompli des nouveaux choix européens d’externalisation de leurs frontières».

    La Tunisie fait partie des pays cités comme possible localisation des centres d’accueil de migrants ou des «plateformes de débarquement hors de l’Europe», décidés par les 28 pays membres de l’Union européenne lors d’un Conseil européen à Bruxelles.

    karimdz
    17 juillet 2018 - 21 h 00 min

    L Algérie doit assurer sa frontière ouest, et cela passe par une coopération avec la Tunisie qui connait hélas depuis des années, une situation sécuritaire dégradée.

    Si nous le faisons pas, ce sont des milliers de terroristes que nous aurions à notre frontière.

    Il est clair, que ce terrorisme est planifié par des pays comme la France et certains monarchies sionisées, pas question de s aventurer hors de nos frontières ou de faire le travail de ceux qui ont semé le chaos, mais la défense de nos frontières est un devoir.

    Anonyme
    17 juillet 2018 - 17 h 23 min

    D’un coté y a ça
    « Lutte antiterroriste : l’UE loue l’«immense expérience de l’Algérie »
    et de l’autre cité y a ça
    « Béji Caid Essebsi reconnaît : «L’aide sécuritaire de l’Algérie est salutaire»
    Quand je disais qu’il faut faire TRES ATTENTION aux félicitations des occidentaux envers l’Algérie……..sentez vous le début du piège maintenant.

    missile
    17 juillet 2018 - 17 h 04 min

    C EST TOUTE L AFRIQUE QUI PROFITE DES LARGESSES DE L ALGERIE.LES DETTES AFRICAINES ON ETAIT EFFACÉ..CADEAU..TOUS LES DONS ENVOYÉS PAR AVION CARGO.LES SOUTIENS POLITIQUES DE L ALGÉRIE A L AFRIQUE.FAUT ÊTRE CLAIR L ALGERIE NE PEUT SUPPORTER LA MISÈRE DE L AFRIQUE NOUS AVONS NOS PROPRE PROBLÈME.PENDANT LES MALHEUREUX ÉVÉNEMENT QU’A TRAVERSER L ALGERIE.LE MONDE IL ETAIT OÙ.TOUJOURS LES MÊMES ON DONNEUR DE LEÇON.LIBERTÉ.ÉGALITÉ.FRATERNITÉ..MON C..C EST DIFFICILE POUR EUX DE PERDRE L AFRIQUE.QUAND SE N AI PLUS A LEUR CONVENANCE ON TE CHERCHE DES POUX. ALGÉRIE VIGILANCE

    Moskosdz
    17 juillet 2018 - 16 h 53 min

    Pourquoi donc ces barbares sous/couverts »soit-disant »d’islam s’attaquent-ils uniquement à l’Algérie et Tunisie sans jamais que le Maroc ne soit touché? est-il protégé par son entité Juive et son lien avec Israël?.

    Kahina-DZ
    17 juillet 2018 - 14 h 36 min

    On fait tout pour occuper l’armée Algérienne au delà des frontières.

    C'EST UN PIÈGE !!
    17 juillet 2018 - 14 h 07 min

    Tant que l’Algérie ne construita pas des murs autour de nos frontières comme au koweit l’Algérie subira des pièges comme celui que l’on essaient de nous tendre avec la Tunisie de la part de l’occident.

    PIEGE !!!
    17 juillet 2018 - 14 h 01 min

    Comment l’Algérie va t’elle se faire piéger, la Tunisie est devenu comme le Maroc soumis au pays étranger j’en veux pour preuve que des bases Américaines se trouvent actuellement en Tunisie et au Maroc …. et il n’y a pas que l’Amérique qui y fait la loi ! Donc tant que la Tunisie et le Maroc ne retrouverons pas leurs souveraineté totale avec aucune bases étrangere sur leurs sol, on pourra prononcer le mot ALGÉRIE !

    Henin
    17 juillet 2018 - 13 h 51 min

    De Gaulle l’a dit et ses successeurs l’on appliqué,
    semer la zizanie entre les trois pays, qu’ils se bouffent le nez et nous arbitrons les conflits. Les plus vulnérables pour ça c’est bien évidemment les deux ailes. Alors marchons seuls, nous sommes déjà aguerris.

    Giz
    17 juillet 2018 - 10 h 40 min

    Il faut crée un Accord d’Auto-Défence Algérie Tunisie Libye et envoyer des Soldat Touareg d’élite Contrôler le Sud
    Pour Blocker les route Migratoire,Combattre les groupe terroriste et les trafic.
    Il faut que l’Algérie en Partenariat avec la Russie Sécurise les voie d’acheminement d’hydrocarbure et les routes commercial Saharienne.

      Anonyme
      19 juillet 2018 - 1 h 13 min

      La Tunisie et la Libye est infiltré par des militaires étranger donc faut faire autrement !

    Rayés Al Bahriya
    17 juillet 2018 - 10 h 05 min

    Tourisme oblige.

    En tout cas, l’ancien ministre tunisien avait tenu des propos graves après le passage du tsunami
    Sarkozy là bas..
    On se rappel quand il disait que la Tunisie se trouve mal entourée par deux pays…Algérie et Libye.
    Ma3lich hedjra men3and el hbib teffaha

    Anonyme
    17 juillet 2018 - 10 h 02 min

    La Tunisie a fait les mauvais choix …on ne peut construire l avenir avec des hommes presque centenaires…la science l a prouve..les capacites mentales et intellectuelles diminuent…..avec l absence de volonte politique ..
    2019 sera de tous les dangers…..si la classe politique n aura pas pris d autres directions comme celle du rajeunissement,du modernisme et de la laicite. …..

    Yeoman
    17 juillet 2018 - 7 h 49 min

    J’aimerais dire aux tunisiens (les marocains n’en parlons pas) que leur pays restera une sous-nation aussi longtemps qu’ils persistent à vouloir qu’il reste une sous-nation, c’est-à-dire tant qu’ils vénéreront l’Occident et tant que leur premier soucis serait de s’entendre décrire par la France entre autres comme des gens plus civilisés, plus éduqués, plus instruits que leurs voisins. Vous n’êtes rien de tout ça, malheureusement. Bien au contraire, et je connais très bien les tunisiens parmi lesquels je compte beaucoup d’amis, vous êtes loin d’être meilleurs que nous autres « affreux » algériens. La preuve? Ce sont toujours eux qui volent à votre secours et jamais le contraire. Un peu d’humilité, une dose de réalisme, un peu moins de temps passé la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés devant les écrans télé européens vous feront le plus grand bien. Au début de l’opération SERVAL au Mali, j’avais reçu un coup de téléphone d’un collègue malien que je croyais très lucide et très perspicace, politiquement parlant. Je croyais qu’il allait critiquer l’intervention étrangère dans son pays. A ma grande surprise, il se lança dans un monologue aussi long que délirant sur … tout le mal que l’Algérie aurait fait à son pays. Bien sûr, en l’écoutant, j’avais vite deviné qu’il venait de s’offrir une bonne cure de TF1. Il en va exactement de même des tunisiens, des marocains et maintenant des libyens. Un seul responsable: l’ignorance.

      selma
      17 juillet 2018 - 12 h 36 min

      tout à fait d’accord ils sont accrochés au saint label du « politiquement correct » mais le mal est aussi ailleurs de mauvais choix pris au lendemain de la soi-disant « révolution du jasmin » quant à l’identité même de leur printemps puisqu’il s’est décoloré au profit d’une identité proche orientale vu le profil des commanditaires de ce funeste tsunami Qataro-émirati

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