Tizi Ouzou : signature des statuts de la société mixte algéro-indienne Vijai Electricals Algérie

Vija Tizi Ouzou
Lors de la signature de l'accord à Tizi Ouzou entre Sonelgaz et Vijai Electricals Limited. D. R.

La signature des statuts de la société mixte algéro-indienne Vijai Electricals Algérie (de droit algérien) pour la fabrication de transformateurs de grande puissance a eu lieu dimanche au siège de la wilaya de Tizi Ouzou.

La signature de ces statuts par les associés, à savoir l’entreprise algérienne de droit public électro-industrie d’Azazga (filiale du groupe Elec El-Djazair) d’Azazga qui détient 45% du capital de Vijai Electricals Algérie, l’entreprise indienne Vijai Electricals Limited (40% du capital) et la société nationale électricité de gaz (Sonelgaz, 15% du capital), marque l’acte de constitution de cette nouvelle unité industrielle. La création de cette SPA fait suite au protocole d’accord signé, en décembre 2017 à Alger, entre l’entreprise publique spécialisée dans la fabrication, la commercialisation et la distribution de transformateurs et moteurs électriques, électro-industrie et le groupe indien Vijai Electricals Limited, en présence des présidents-directeurs généraux de ces deux entités industrielles, respectivement Djilali Bentaha et Dasari Jai Ramesh, et du PDG du groupe Elec El-Djazair, Kinane El-Djilali, ainsi que du représentant de Sonelgaz.

Le capital social de Vijai Electricals Algérie, qui sera construite sur un site de 33 ha propriété d’électro-industrie dans un délai de 22 mois, est fixé à 1 400,98 milliards de dinars. Elle permettra la création de 358 emplois permanents, selon sa fiche technique communiquée à la presse. Son taux d’intégration industrielle sera de 45 à 60% sur 5 à 6 ans, a-t-on expliqué lors de cette cérémonie de signature des statuts.

L’entreprise, qui sera dotée d’une capacité de production de 115 unités/an avec une puissance totale de 8 300 MVA, va permettre à l’Algérie de fabriquer des transformateurs de différentes puissances de 40-60-120 et de 300 méga volts Ampères (MVA) et tensions de 60/200 et 400 Kilovolt Ampères (KVA), a indiqué le délégué de Vijai Electricals limited en Algérie, Mostefai Farid.

La production de cette nouvelle usine «qui sera la première du genre en Afrique», puisqu’elle va atteindre des puissances qui ne sont pas produites en Afrique du Sud, sera destinée au marché national, notamment la Sonelgaz qui importe au prix fort ce type de transformateurs dont le coût du transport représente, à lui seul, entre 20 et 25% du coût total du produit. Il sera aussi destiné aux marchés africain et moyen-oriental, a déclaré le délégué de Mostefai qui n’a pas exclu la possibilité d’exportation des transformateurs qui seront fabriqués en Algérie vers l’Europe.

Le président-directeur général d’électro-industrie, Djilali Bentaha, intervenant lors de cette cérémonie, a précisé que la nouvelle usine va utiliser le même circuit d’approvisionnement, de distribution et d’exportation de Vijai Electricals Limited. Il a insisté sur le transfert de technologie en soulignant, à ce titre, que le partenaire indien a prévu la réalisation d’un centre de formation à Azazga.

Le PDG de Vijai Electricals Limited a insisté sur la «grande expérience» de son entreprise dans la fabrication de transformateurs de grande puissance et sur la qualité de ceux qui seront fabriqués en Algérie qui sera la même que celle des produits qui sortent de l’usine indienne. Le wali de Tizi Ouzou, Mohammed Bouderbali, a observé que ce projet rappelle l’effort engagé au niveau local pour encourager l’investissement aussi bien public que privé, créateur de richesses et d’emplois. Des emplois qui sont destinés à une catégorie particulière de demandeurs, à savoir les universitaires. Il a rappelé que la wilaya de Tizi Ouzou est attractive pour les investisseurs, notamment pour sa ressource humaine de qualité.

Quant à la contrainte de disponibilité du foncier industriel, «des efforts sont fournis afin d’exploiter de la manière la plus rationnelle possible toutes les potentialités de la wilaya», a-t-il ajouté.

R. E.

Comment (10)

    Anonyme
    25 juillet 2018 - 8 h 08 min

    Faire attention qu´on ne produise pas des transformateurs utilisant askarel ( PCB: Polychlorobiphényles et PCT: Polychloroterphényles) pour leur refroisissement ) qui ne sont plus produits ailleurs dans le monde, car très nocifs pour la santé et l´environnement!!!

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    degdoug
    25 juillet 2018 - 8 h 07 min

    Faire attention qu´on ne produise pas des transformateurs utilisant askarel ( PCB: Polychlorobiphényles et PCT: Polychloroterphényles) pour leur refroisissement ) qui ne sont plus produits ailleurs dans le monde, car très nocifs pour la santé et l´environnement!!!

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    Emchi Emchi !!!
    23 juillet 2018 - 10 h 13 min

    Attention, il ne s’agit là que de la signature des statuts par les associés. Il n’y a même pas la garantie de trouver un terrain pour faire une telle usine. Le foncier n’est pas encore réglé sion en juge par la déclaration du wali de Tizi Ouzou, Mohammed Bouderbali :  » Quant à la contrainte de disponibilité du foncier industriel, des efforts sont fournis afin d’exploiter de la manière la plus rationnelle possible toutes les potentialités de la wilaya  » ! Tiens donc mazal ! la question du foncier n’est pas encore réglée ! Aya emmaa !!!

    Donc, ya les Tizi-Ouziens n’attendez pas trop une décision concrète dans un futur proche aussi bien pour le centre de formation que pour l’usine car rien n’est encore décidé ! On signe les protocoles et après on verra !

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      MELLO
      23 juillet 2018 - 13 h 42 min

      Lorsqu’on ignore la realite du terrain , mieux vaut eviter d’ecrire n’importe quoi. Cette nouvelle unite’ sera implantee au sein du site meme de l’ex ENEL – Electro-industrie qui dispose d’une superficie de 33 000 m2 pour en attribuer 10 000 a cette nouvelle unite’. Electro Industrie dispose de structures approvisionnement, commercialisation et production sur lesquelles cette nouvelle unite pourra se reposer. Sans oublier des capacites humaines fort appreciables.

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        Mabrouk
        26 juillet 2018 - 9 h 48 min

        waach @MELLO tu parles à la place du Wali maintenant ? Lis bien ce qu’a déclaré le Wali ! Maintenant si tu es sûr de toi et que c’est toi qui t’occupe de ce projet, tu lui écris pour le corriger pour lui dire qu’il dit n’importe quoi !!

    Merzak
    23 juillet 2018 - 0 h 03 min

    Est ce que vraiment ces transformateurs seront fabriqués en Algérie? Ou bien juste coller une Made in Algeria étiquette comme on le fait pour nos produits électroniques ou nos voitures. Le détournement des devises et les pot de vins ne sont possible qu’avec des contrats avec des compagnies étrangères. Pourquoi ne pas aider ou laisser nos ingénieurs faire leur travail pour développer les industries qu’on nécessite. l’arnaque ca s’arrête quand?

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      MELLO
      24 juillet 2018 - 13 h 17 min

      Comparativement aux unites implantees a Oran pour les voitures , les complexes de Oued Aissi – ENIEM – et d’ Azazga – ENEL – disposent de chaines de fabrications allant de la transformation plastque et metallique aux chaines de production en passant par les ateliers de traitement de surface avec gavanisation, emaillage, peinture et moussage. L’integration dans ces complexes depassent les 70 % . Ayez une intention d’aller visiter ces complexes comme j’ai eu l’occasion de le faire.

    Yeoman
    22 juillet 2018 - 20 h 17 min

    Je ne sais pas mais je trouve que le bureau où a eu lieu cette signature m’a l’air un peu déprimant. Ça sent le bricolage érigé par nos responsables en mode d’action. Les businessmans indiens, sans doute habitués à un peu plus de considération, auraient signé sans trop de conviction.

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      Chibl
      22 juillet 2018 - 21 h 33 min

      hahhahhahah oui parfaitement raison.

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      MELLO
      24 juillet 2018 - 11 h 07 min

      C’est le bureau du DRH Electro-industrie, ce bureau frequente’ par l’ensemble des ouvriers du complexe. En fait tous les contrats signes dans des conditions fastes, avec la presence des officiels, ne sont jamais realises.
      En Kabylie, le plus important c’est ce qu’il y a dans la tete et non dans le decors du bureau.

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