Benghebrit veut mettre fin à l’embourgeoisement des enseignants

Nouria Benghabrit
La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit. New Press

Par Sarah L. – Consciente de la grave dérive qui entache son secteur, la ministre de l’Education nationale a décidé d’imposer à tous les enseignants de signer un engagement sur l’honneur de ne pas s’adonner à des cours particuliers parallèlement à leur mission officielle au sein des établissements scolaires, et ce dans les trois paliers, primaire, moyen et secondaire.

On ne sait pas, cependant, si cette démarche, dont l’information a été rapportée par le quotidien arabophone Ennahar, pourrait donner lieu à des sanctions au cas où les signataires viendraient à ne pas s’y conformer.

Le phénomène des cours particuliers dont les prix atteignent des proportions exagérées – jusqu’à 3 000 DA l’heure pour certaines matières – a connu une expansion endémique ces dernières années. Les parents sont, ainsi, pris en otage par une nouvelle caste d’enseignants embourgeoisés qui profitent de la baisse du niveau – dont ils sont en partie responsables – pour profiter de ce filon que sont les cours parallèles dispensés «clandestinement» dans des locaux inappropriés ou à domicile.

Dans certains lycées, le niveau de vie de certains enseignants contraste de façon flagrante avec les salaires perçus par cette catégorie de fonctionnaires. La noble mission qui consiste à transmettre le savoir aux élèves a basculé pour devenir une source d’enrichissement illicite puisque les bénéfices engrangés par le biais de ces cours particuliers ne sont pas déclarés. Les enseignants s’adonnant ainsi à un travail au noir.

Il n’est pas sûr que la décision de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, puisse endiguer ce phénomène par une simple signature, les cours particuliers étant devenus, avec le temps, pour certains parents une sorte de faire-valoir de l’appartenance à une catégorie de la société capable d’offrir à ses enfants un enseignement «de qualité» en dehors du circuit officiel. Cette approche élitiste a encouragé des enseignants cupides qui n’ont pas cessé d’augmenter les tarifs de leurs prestations. D’autres font carrément du chantage à leurs élèves qui refusent de se soumettre à leur diktat, en sabotant leurs notes. Tout ceci, sous le regard impuissant de la tutelle.

S. L.

Comment (48)

    Aguellidh
    7 août 2018 - 7 h 19 min

    Tout ce qui est publique est un mangeoire pour peu d’alimentation pour beaucoup de bétail. L’enseignement est touché par cette optique de déliquescence au plus petit degré. Même aux Etats Unis, au Brésil, en France, l’école publique n’est pas aussi performante qu’on le pense. La drogue, les armes, les menaces groupusculaires, les gangs et jusqu’à ce jour on a presque pas ce genre de comportement à cause peut être de nos valeurs humaines de pudeurs et d’humilité. The homeschooling EST vogue actuellement dans le monde : ceux à qui l’école publique est un désastre mais ne peuvent se payer une école privée, enseignent simplement leurs enfants à la maison avec des programmes agrées par les académies pour passer les différents examens de passage. Mais généralement les deux parents sont hautement instruits et l’un d’eux ne travaille pas où bien le font alternativement. Alors chez nous la plupart des parents ne savent pas résoudre une équation à une inconnue ou connaître l’œuvre de Kant, Freud ou Platon. Ils ne savent que d’acheter des gandouras, claquettes, chemma et donner le mauvais exemple à leurs enfants. Parlons vrais et accepter nos défauts tout ira bien pour ce pays. Qui des parents lis des livres, des journaux etrangers, des magazines scientifiques: ils diront souvent que c’est cher mais ils se permettent de la cigarette chaque jour et aussi fumer devant ses enfants c’est à cause de benghebrit, manger un mouton en trois jours c’est benghebrit, dormir sans prendre sa douche c’est benghebrit, mettre les ustensiles dans la bibliothèque c’est benghebrit, critiquer des gens du matin au soir devant ses enfants c’est benghebrit… Il y a tout une culture à adopter pour éduquer un enfant. Benghebrit a bien élevé ses enfants bien avant qu’elle ne soit ministre. Elle est en avance par rapport…

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      Anonyme
      7 août 2018 - 11 h 54 min

      Il y a de nombreux enfants nés de parents analphabètes qui sont devenus des génies. La clé c’est l’éducation, autrement dit les valeurs positives pour pouvoir vivre dans ce monde. Benghebrit n’a pas de mérite particulier, elle a hérité d’une famille lettrée et instruite, alors que les autres algériens (plus de 97%) étaient analphabètes. Relativisons : un enfant d’analphabète devenant médecin a plus de courage que l’enfant que fut Madame Benghebrit. D’un coté un dépossédé et de l’autre une héritière. Relativisons.

      Bentolila
      7 août 2018 - 16 h 45 min

      Benghebrit est une intouchable comme Ould Abbas sanet bien d’autres

      Lynda
      17 août 2018 - 14 h 10 min

      Incroyable ceux qui volent des milliard de jour au lendemain est devenue riche sont jamais poursuivit mais le prof qui fait un effort supplimentaire pour amiliorer sa situation ça vous dérange … comme si le problème c’est les cours particuliers! Le vrai problème se situe dans les programme et la répartitions des matière et aussi l’impunité envers des élèves qui font comme beau leurs semble s’absenter comme ils veulent et ils déposent maladie quand ils veulent

    Anonyme
    6 août 2018 - 14 h 16 min

    La Ministre parle d’embourgeoisement des enseignants.Mais le problème de l’enseignement en Algérie n’est pas là mais se situe au niveau structurel lorsque des apprentis sorciers ont engagé notre système éducatif dans le tunnel idéologique sans issue où il ronronne actuellement.Sous la pression des forces obscurantistes et de la régression aucune réforme n’est possible pour sortir notre école de la médiocrité ambiante où elle est engluée.Malgré son échec patent les médiocres et autres parasites continuent à dicter leur loi car en fin de compte ça les arrange bien pour perpétuer leurs privilèges exorbitants.Une vidéo montrant un ancien président de l’APN défilant à Paris avec le drapeau français lorsque la France a gagné la coupe du monde de foot-ball en juillet dernier,illustre bien cette image de ces « cadres de la nation » rentrés chez eux après avoir fait leur travail de sape en Algérie.Ca continue de plus belle et les exemples de ce genre ne manquent pas.

      Anonyme
      7 août 2018 - 5 h 06 min

      bien parlé sauf que la photo montrant saidani défilant à paris est un montage photoshop publié par le journal satirique el manchar.. ce type est en train de bouffer l’argent qu’il a « gagné » dans le gros lot de « istislah al aradi » il n’a surement pas la tete au foot…il a d’autres moyens de se défouler et de s’éclater rien qu’en regardant les algériens galérer …il n’est pas le seul….

    Sabotage
    6 août 2018 - 4 h 27 min

    Elle voulait nous imposer la derdja comme langue nationale ! heureusement qu’elle a échouée malgré le soutien de d’Alain Bentolila.

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    elbiour
    6 août 2018 - 0 h 37 min

    Pourquoi s’acharner contre madame la ministre qui a tout a fait raison.j’ai déboursé 2400 da/mois pendant 03 mois pour des cours particuliers de math pour mon.fils qui finalement.a eu son bac avec 7 en math.et une moyenne de 10,.c’est de l’aberration.du vol caractérisé.que veulent ces enseignants qui be respectent pas la déontologie de l’éducation en lesant les eleves.ont-ils tous les capacités requises pour cette noble mission.mes excuses vont aux vrais enseignants et ils existent en nombre et en qualité.il faut revoir la copie de l’enseignant . normalement n’est pas enseignant qui veut et les principaux criteres sont : des test psychologiques de grand niveau d’evaluation en plus du niveau academique adequat,d’une presentation sociale de.l’individu.je vois mal un enseignant educateur dans la rue avec un bermuda et des ecouteurs branches a ses oreilles ou un autre qui vient a son travail en garant son tracteur agricole pres de son etablissement ou celui qui envoie un eleve lui acheter des cigarettes ou de la chique.au moins un minimum deontologique est exigé.les cours particuliers par ex:10 élèves a raison de 2400 da pendant 4 mois donnent environ 96 000 da.de quoi passer 15 jours de vacances en TUNISIE. C’est un peu tentant et ce n’est pas la fin du monde apres tout.il ya pire en d’autres lieux.il est utile de revenir au programme des années 1970 lequelle a donné les meillrurs résultats et les meilleurs laureats.espere ne pas me tromper et ce n’est qu’un avis…

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      Anonyme
      6 août 2018 - 13 h 26 min

      2400 da par mois c’est pas cher payé pour qu’un enseignant s’achète des voitures de luxe et construise des villas à plusieurs étages comme cela a été faussement rapporté par un autre commentateur….

    Anonyme
    5 août 2018 - 22 h 21 min

    Les cours particuliers individuels doivent être autorisés tandis que les cours particuliers collectifs doivent être sanctionnés et même interdits. Les enseignants doivent donner le maximum de leurs capacités en classe face à leurs élèves pour faire progresser les bons et les moins bons élèves. Il est inconcevable pour un professeur honnête d’accepter de donner des cours particuliers à des élèves dont il a la charge en classe. Certains professeurs et syndicats se battent pour avoir des classes moins surchargées ce qui à coup sûr diminuera drastiquement l’ampleur des cours particuliers. En dernier recours, il faudrait taxer fortement ces cours particuliers mais là je ne sais pas si les impôts (l’institution) est outillée pour.

    Nasser
    5 août 2018 - 21 h 23 min

    Plusieurs enseignants du secondaire pratiquants ces cours parallèles dans des garages (avec 40/50 élèves la plupart assis sur des madriers, jusque tard dans la nuit (généralement 22 heures), avouent que leur salaire d’enseignant au lycée est un « casse croûte » par rapport à ce qu’ils gagnent par ces cours. Le matin, au lycée, ils prodiguent leurs cours superficiellement du fait de leur épuisement………. des élèves nous ont rapporté que des enseignants sont très paresseux au lycée mais des « ingénieux » en cours particuliers. Les proviseurs et les inspecteurs doivent se ressaisir et faire leur travail correctement au lieu de ces comportements complices actuels! Les services de sécurité doivent sévir !
    Les pouvoirs publics sont les 1er responsables de la pagaille actuelle.

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    Anonyme
    5 août 2018 - 20 h 55 min

    Oui vous avez raison, il faut redéfinir les règles du jeu, toutes les règles du jeu, et cela doit concerner tout le monde: du simple quidam au plus haut cadre de la nation. Ceci entre dans le cadre de la refondation de l’état, mal parti depuis des lustres.
    Depuis 40 ans on a ouvert la voie à l' »infitah » , une espèce de libéralisme dégénéré, prédateur, inhumain qui incite les gens à faire de l’argent sans le moindre scrupule. Résultat des courses : des gens de plus en plus riches, incompétents, arrogants, et même parfois criminels et d’autres de plus en plus pauvres. Dans cette course honteuse à l’argent acquis malhonnêtement, il n’y a pas que les enseignants de l’éducation, il y a aussi des cabinards ( notaires, avocats, huissiers, experts en tous genres médecins, etc…) en passant par les rentiers de situation, les spécialistes de la spéculation, ceux qui ne paient pas leurs impôts, ne cotisent pas à la sécurité sociale, ceux qui profitent des subventions sur les produits de première nécessité etc…etc… N’oublions pas ceux qui ayant acquis un logement social pour une bouchée de pain et l’ont revendu 10 à 20 fois son prix, ou qui en font un hôtel pour vacanciers à 10000 DA la nuitée. Bref nous vivons dans l’informel, et la refondation de l’état est plus que jamais une nécessité vitale. L’Etat doit recouvrer ses attributs et ses pouvoirs régaliens, sinon nous irons tous au diable.

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    Anonyme
    5 août 2018 - 19 h 45 min

    et les ministres doivent également signer un engagement de ne pas s’adonner à l’usage de leurs pouvoirs et leur poste pour faire recruter leur progeniture à des postes qu’ils ne méritent pas ou dans des métiers pour lesquels ils n’ont aucune aptitude…

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    Sagesse
    5 août 2018 - 18 h 52 min

    Le sage dirait : « Le problème n’est dans l’embourgeoisement des enseignants mais dans l’endoctrinement des élèves ». Et là, je dirais que c’est ce qui as tué l’école, tué le sens de l’esprit critique et logique chez toutes les générations post-1980, conduit au bain de sang des années 1990-2000 et fait planer des bains de sang encore plus graves si l’école n’est pas mise à l’abri du politique et de l’idéologie. Une école dont la fonction essentielle devrait être d’enseigner l’art de la réflexion et de la libre pensée. Sinon, c’est un nouvel Afhano-Pakistan qui s’ouvre pour nous.

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      Anonyme
      5 août 2018 - 22 h 16 min

      Ca n’existe pas des enseignant riches. C’est quoi ce délire. Si ce metier était un metier qui paye bien, je serai la premiere à le garder. J’ai enseigné en lycée plusieurs années et je peux vous dire que j’étais pauvre. En plus de refaire le meme programme chaque année en plus d’avoir une paye minable.

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      Anonyme
      7 août 2018 - 8 h 18 min

      Depuis que l’école publique est devenue l’annexe de la mosquée d’à côté son objectif n’est pas de former le citoyen libre de demain.L’objectif qui lui est assigné est clair et il a dépassé toutes les prévisions.J’ai vu des « enseignants » incultes ….dire à leurs élèves de ne pas apprendre la langue des kouffars (le français).Par contre l’anglais n’est pas la langue des kouffars pour ces affidés du wahabisme. Signalons qu’en Arabie Saoudite les études sérieuses se font en anglais et paradoxalement ce royaume encore obscurantiste a demandé son adhésion à l’organisme de la francophonie.Mais les bédouins(nos modèles) sont tellement complexes qu’il ne faut pas fouiner…

    Anonyme
    5 août 2018 - 18 h 24 min

    La plupart gagnent plus que les DG des grandes entreprises, les walis, voire plus que les Ministres; entre 20 et 40 millions de centimes ( non déclarés car au noir) soit 11 à 22 fois le SMIG !!!

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      Anonyme
      5 août 2018 - 20 h 24 min

      pôvre malade ! soignes-toi au plus vite….

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        Nasser
        5 août 2018 - 21 h 02 min

        Soit tu es un de ces enseignants, soit tu es un naïf indolent!
        Je connais des enseignants de secondaire qui orientent leurs élèves vers les cours particuliers, pour ne pas répéter, (« si tu veux plus d’explications tu n’as qu’à venir faire les cours particulier » leurs lancent-ils) quand ses derniers leurs demandent qu’ils n’ont pas compris!
        Je les connais si bien qu’ils se permettent de belles voitures, l’achat au comptant d’un appartement et d’autre la construction d’une villa avec étages en moins de 4 ans!
        C’est donc toi qui nécessite des soins!

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          Anonyme
          6 août 2018 - 1 h 31 min

          …Un enseignant du secondaire fait un salaire de 36 000 da s’il possède une expérience de 10 ans…le jour ou il aura un salaire décent il n’aura pas besoin de donner des cours supplémentaires…parler de rouler carrosse et d’édifier des villas à étages (plusieurs milliards) en donnant des cours du soir, c’est des balivernes..Tu confonds avec un patron d’une école privée à grands succès qui brasse des millions mensuellement et qui mérite même d’acheter un boulevard à Alger puisqu’il gagne sa vie honnêtement…..Arrêtez de jalouser les gens bosseurs et honnêtes qui ne gagnent pas leur vie avec la coke ou la chitta. et la corruption…

    Honneur ... sourire
    5 août 2018 - 15 h 17 min

    …. signer un engagement sur l’honneur…. et ensuite comment allez vous contrôler que « l’engagement » est bien respecté?
    Sous d ‘autres cieux, les cours particuliers sont dispensés par des étudiants afin de… payer leurs études.
    Soupirs … vous nous avez rendu la vie amère, chapeau bas !

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    Mme CH
    5 août 2018 - 14 h 33 min

    Ya Hassrah…..au lieu de s’attaquer aux problèmes de fond, la ministresse nous sort encore cette histoire d’embourgeoisement des enseignants pour faire pression sur les enseignants et détourner les yeux de la réalité amère et de son échec cuisant ……ça fait rire et pleurer à la fois….! Quand les parents voient que leurs enfants sont bien pris en charge à l’école, ils n’iront pas payer pour des cours particuliers…!
    Et l’embourgeoisement (de différentes manières) de ses éléments au ministère….qu’est ce qu’elle en pense…! Puuuuufffff.! Dommage d’autres générations vont payer la facture, ajoutée à celles de Benbouzid, ce sera trooooooopppppp…!

    Peut être que le but est de faire sortir de l’école des incultes et des instruits analphabètes…..ça fera l’affaire de qui…??? Devinez..!

    Et puis maintenant « Un riche ignorant passe devant un pauvre savant. » ….encore une fois, le monde à l’envers..!

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    Argentroi
    5 août 2018 - 14 h 17 min

    Qu’on se rappelle ! Avant Benbouzid, les enseignants donnaient leurs cours particuliers au sein même de leurs établissement. Devant une grève assez dure, Benbouzid, conseillé par les professionnels en coercition, interdit cette pratique pourtant réglementée pour infléchir les enseignants grévistes. Et c’est cela qui ouvrit la voie aux cours particuliers actuels conformément au principe qui énonce que la nature a horreur du vide. Ces cours, qui en général ne sont pas particuliers, ne sont pas l’apanage de la seule Algérie puisqu’ils se pratiquent dans tous les pays avancés du monde ne font que pallier aux insuffisances du système éducatif algérien. Rares sont les professeurs qui donnent des exercices à faire et qui les corrigent en classe. Il n’y a plus de séances de travaux pratiques en physique-chimie ou en sciences naturelles, la majorité des profs les délaissent sans que la tutelle s’en offusque puisqu’elle-même n’est pas convaincue de leur efficience quand à la formation de l’esprit critique de l’élève. Vous ne verrez plus un professeur ramener une carte pour le cours de géographie ou d’histoire, alors utiliser l’internet, n’en parlons pas. Bref, tout cela n’est que la survivance du seul enseignement traditionnel des zaouïas que nos politiques reproduisent comme modèle d’efficacité puisque le seul qu’ils ont connu. Donc si Benghebrit veut rejoindre ces derniers en interdisant les cours particuliers, elle fera encore mieux en proposant aux élèves de réviser leurs leçons à la lueur des bougies comme aiment le répéter ces passéistes qui n’ont connu que l’enseignement des zaouïas qu’ils subliment du moment qu’il leur a permis d’accéder aux plus hautes sphères de l’état et d’en être les mentors idéologiques, du moins en matière d’enseignement.

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    Anonyme
    5 août 2018 - 13 h 42 min

    Je réitère en France l’enseignement public était autrefois de qualité maintenant c’est le privé qui prime écoles catho etc…. même les judéosionistes ont leurs propres écoles spécifiques avec enseignements judaïque voyage chez l’entité sioniste tout le prosélytisme qui va avec, les musulmans français peanuts pour changer !
    Allaient dans le privé autrefois les élèves virés de l’enseignement public.
    Maintenant le public ne vaut rien, ça vaut pour la fac où seules les grandes écoles et sélection par le fric priment.
    Bref, pour en revenir au soutien scolaire développer et créer de l’associatif j’ai fait du soutien scolaire en banlieues lyonnaises bénévolement je n’appartenais pas au système éducatif et je n’étais pas payé pour le soutien scolaire bénévole bon il faut un bon bagage pas sortir du bac …c’est très intéressant et hyper enrichissant, c’est là que j’au vu le niveau zéro des enseignants français avec des fautes de français partout et des démonstrations mathématiques qui prennent 2 lignes développées en 150 lignes …..du délire.
    Faire du bénévolat voir avec les universités les écoles de nombreux étudiants se porteront facilement volontaires et c’est intéressant et enrichissant j’insiste.
    Quant à ces prof véreux les sanctionner licencier.

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    Attention suppressions de postes !
    5 août 2018 - 13 h 39 min

    Derrière la suppression des langues étrangères au BAC se cache en réalité des suppressions de postes d’enseignants de ces langues, une astuce pour faire des économies du le dos des enfants du peuple qui passe comme une annonce pédagogique.
    Il suffit de lui poser la question que deviennent les enseignants de ces langues.
    C’est vicieux et criminel.

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    Anonyme
    5 août 2018 - 12 h 58 min

    Le plus urgent est de s atteler à la compétence des enseignants,à leur comportement civique,à leur tenue qui doit être correcte et pas de traîner des robes pour essuyer les sols,à des hommes bien rasés et bien propres fiers de leur métier et du rôle de transmission des savoirs à l enfant, à la suppression des cours d enseignement religieux qui bouffent du temps et le cerveau de nos enfants,à réduire l enseignement en arabe.
    Interdire aux enseignants le prosélytisme et les cours particuliers à ces propres élèves pour éviter un travail bâclé en classe.
    Devenir enseignant doit être une fierté en non une roue de secours pour éviter le chômage, actuellement nous retrouvons tous les recalés de l emploi … rares sont ceux qui le font par passion …
    Le salaire doit être une motivation pour accueillir les meilleurs .

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    Borfayor Lewwel
    5 août 2018 - 12 h 11 min

    Le vrai problème est l’arabisation de l’enseignement. Tant que durera l’arabisation il n’y aura pas de solution. Tout effort est futile tant qu’on ne s’adressera pas à l’arabisation, comme si on essayait de guérir un cancer avec un pansement.

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      Anonyme
      5 août 2018 - 12 h 48 min

      C’est 1/ irréaliste et/ou idéologique : l’arabe fait partie de notre peuple et de notre histoire. Ce serait amputer et agresser la majorité de notre peuple. Il faut non pas combattre la réalité par des présupposés idéologiques mais au contraire tenir compte du réel et faire avec en se montrant créatif.
      C’est 2/ poser la question à l’envers.
      Aucune langue ne doit être démonisée : une langue n’est qu’une langue. Ce sont nos jugements qui en font un débat politique et une crise idéologique. La vraie question est la pédagogie des langues. L’enseignement de la langue arabe est pas assez efficient – même le français ! même le berbère… – car il n’y a pas de pédagogie efficiente de la langue arabe, de la langue berbère et de la langue française. Benghebrit va à la facilité en supprimant les langues étrangères au Bac. Il faudrait au contraire lancer une opération de mise en place de pédagogies linguistiques.

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      PREDATOR
      5 août 2018 - 12 h 53 min

      Borfayor Lewwel
      5 août 2018 – 12 h 11 min

      l’arabe est l’âme de l’Algérie que tu le veuilles ou pas
      ce n’est pas ton dialecte sans queue ni tête qui va nous propulser

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        Borfayor Lewwel
        5 août 2018 - 13 h 41 min

        @Predator : Eh bien dansez maintenant avec l’arabe !… C’est à peu près tout ce qu’on peut faire avec, et très mal encore. C’est à cause de l’arabe que l’Algérie est à la pointe du progrès et que tous les étrangers rêvent de venir s’établir chez nous, n’est-ce pas ? Et de quel dialecte parles-tu ? J’ai mentionné un dialecte quelconque dans mon post ?

        @Anonyme : Tu dis « Aucune langue ne doit être démonisée : une langue n’est qu’une langue… » C’est vrai, bien sûr. Intrinséquement, aucune langue n’est meilleure qu’une autre. C’est comme les êtres humains, aucun d’entre nous n’est meilleur qu’un autre à sa naissance. C’est ce que nous faisons qui nous distingue les uns des autres. L’arabe est passé d’une langue de savoir à une langue inutile, et maintenant il passe au stade de langue nuisible. Je dis bien nuisible parce qu’il ne fait que véhiculer une idéologie nuisible. Il est indisociable de l’slamisme parce que tous ses pratiquants le sont à un degré ou un autre. Il est dépassé et dépassé pour de bon. Il ne regagnera jamais sa position d’avant. Aucun pays arabe n’enseigne la médecine ou la physique en arabe à partir d’un certain niveau. Aucun !

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          Anonyme
          5 août 2018 - 16 h 44 min

          Vicieux était ton commentaire, alors ne fais pas le malin

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      mouatène
      5 août 2018 - 13 h 54 min

      si vous n’arrivez pas à vous harmoniser avec l’ensemble de la société algérienne, il vous reste à vous installer dans la vallée du ruisseau ou sur les monts de kherrata.

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        Borfayor Lewwel
        5 août 2018 - 14 h 26 min

        @mouatene : Ah oui, j’oubliais cette belle harmonie de la société algérienne ! J’oubliais que partout règnent l’amour, le respect, l’entr’aide entre les algériens. Merci de me le rappeler, car j’avais presque oublié à quel point les algériens sont heureux de vivre les uns avec les autres. Les gens du Sud aiment ceux du Nord à la folie, les oranais aiment les constantinois à en perdre la tête, les kabyles et arabophones s’entendent à merveille et les islamistes adorent tout le monde ! Un pays dans lequel 250 000 personnes se font tuer par leurs compatriotes ne peut être qu’harmomieux et heureux. Un exemple pour le monde entier ! Et tout ça «grâce» à l’arabisation de notre chère société !

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    Anonyme
    5 août 2018 - 11 h 24 min

    Merci AP de laisser passer.
    Ce sont des méthodes de mauvaise foi inadmissibles pour une ministre de l’éducation en Algérie ?
    Elle nous prend pour des endormis ?
    Ce sujet dépasse la personne de Mme la Ministre.
    Ce sujet concerne la formation intellectuelle de nos enfants, de l' »armement mental » de notre peuple, de l’avenir de notre pays.
    Madame Benghebrit délire !
    Elle vient de démontrer une fois encore qu’elle ne maîtrise pas son sujet et que son rôle oscille entre des postures de compétences, des appels d’offre, des coups de bâtons et des reculades.
    L’embourgeoisement des enseignants n’existe pas en Algérie, sinon les enseignants ne donneraient aucun cours privé. CQFD !
    Ce qu’il faut, au contraire, c’est très bien les rémunérer avec une formation en béton, un code de déontologie clair et efficace (notamment – pourquoi pas – en leur limitant toute participation politique partisane tout le temps que durera leur carrière dans l’éducation nationale algérienne).
    Ils nous faut des enseignants, plus que jamais, mais des enseignants suffisamment payés pour qu’ils ne soient pas distraits par le commerce de leurs cours ou distraits par les idéologies politiques et, de plus, avec un cahier de charges de responsabilités.
    La seule façon de créer un corps enseignant efficace et responsable, c’est précisément de les payer à la hauteur de leur rôle dans la construction de la société de demain tout en les contraignant, au regard de leur contrat de travail, à ce qu’ils soient efficaces.
    Les cours privés ne servent à rien, c’est du temps de stress supplémentaire et crée des inégalités profondes entre les élèves au cœur même du service public de l’enseignement.
    C’est à l’école que les élèves doivent apprendre et non à l’extérieur.
    Ce que devrait faire madame la Ministre c’est précisément de demander à la population de rendre public aux autorités les noms des enseignants qui faussent le notes. Rien n’est plus facile à démontrer que des notes sont abusives, qu’elles soient trop pénalisantes ou trop laxistes. Les enseignants qui faussent les notes sont des délinquants, ni plus ni moins, c’est de la triche, sur le dos des services de l’État.

    Madame Benghebrit donne de plus en plus le sentiment de copier les éléments de langage utilisé dans l’éducation nationale française (dégraisser le mammouth, enseignant = classe privilégiée) et de ne pas faire preuve ni d’observation, ni d’analyse, ni de créativité au niveau du système éducatif algérien.

    Elle n’a qu’à ouvrir un numéro vert où les familles et les élèves peuvent faire état des enseignants fraudeurs et les crée un service pédagogique dévoué aux contrôles des notes faisant preuve de réclamation de la part des citoyens. Pas la peine d’avoir un doctorat en politique pour créer ces moyens de contrôle pédagogique. Et si les citoyens abusent ou diffament un enseignant, ils auront à en répondre. Ce n’est pas compliqué.

    Madame Benghebrit ne fait rien de précis, nous sommes dans la figuration et dans les effets d’annonce. Il faut un/e ministre plus énergique, plus créatif et dont les résultats sont observables dans la réalité et non dans les discours. Le surplace de Mme Benghebrit doit commencer à nous interroger.
    On se demande pourquoi elle ne fait pas appel à des compétences algériennes du terrain, comme par exemple Malika Boudia-Griffou que l’on devrait solliciter pour la question éducative en Algérie.
    Au lieu de cela Mme Benghebrit fait appel à Benjamin Stora, à Alain Bentolila…. ? C’est quoi ce délire ?
    Il n’existe aucun/e algérien/ne compétent/e dans ce domaine pédagogique dans tout son ministère ?

    Stop Madame Benghebrit, on attend les résultats de votre politique éducative.
    Aidez les enseignants à mieux faire au lieu de jouer ce jeu permanent de leur séduction et de leur mise à l’index dans la sphère publique. Vous prenez les choses trop personnellement alors que vous devriez effacer votre égo et vos habitudes intellectuelles pour le service de la nation algérienne.
    Vous nous faites faire du surplace : c’est la seule vérité perceptible.
    On attend vos résultats concrets d’amélioration du « saut qualitatif » qui ne vient toujours pas arriver après plus de 5 ans aux commandes.
    De plus, vous jouez un jeu dangereux en indexant les enseignants, sans faire votre travail de mise en coordination des compétences humaines (ce qui est de votre ressort et c’est ce pour quoi vous êtes payée). Car à indexer leur « embourgeoisement », nous sommes tentés de vous poser l’autre question : Et vous ? Combien êtes-vous payée pour si peu de résultats avec autant de moyens ?

    Merci AP de laisser passer ce message. L’éducation nationale est centrale pour notre développement collectif, ce n’est pas le champ exclusif de Mme Benghebrit, c’est notre affaire à tous et Mme Benghebrit commence sérieusement à exagérer ou à montrer les limites des ses propres compétences.

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      MELLO
      5 août 2018 - 14 h 02 min

      @Anonyme, votre analyse tient bien sa place dans ce contexe. En effet, madame la ministre s’imbrique dans des dedales sans fondement. Elle s’approprie une legitimite’ populiste dont le resultat n’est qu’un coup d.epee dans l’eau. Mais ouvrir un Numero vert au profit des parents afin de denoncer tout enseignant qui trafique les notes, c’est ouvrir la voie a tout reglement de comptes entre parents et enseignants. Vous savez bien que l’enseignant est comme un arbitre ,seul lui decide de la note a donner a l’eleve. Certe , les relations tendues ou conflictuelles dans un quartier, une ville ou un village ,entre l’enseignant et la famille de l’eleve peut engendrer ces modifications dans les notes, mais dans ce cas le role du Directeur, du censeur ou responsable des etudes peut s’averer indispensable. Le projet ,auquel doit s’atteler madame la ministre, est d’oter cette ecole de toutes ces mains retrogrades au niveau des directions, au niveau des academies et autres inspecteurs. Ce sont , beaucoup plus, ces responsables intermediaires qui font un travail d’alienation.

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        Anonyme
        5 août 2018 - 17 h 32 min

        Ce sera sûrement des règlements de compte au début, mais si chaque personne qui dénonce un enseignant tricheur sait qu’elle encourt très gros (des peines financières lourdes) en le diffamant, le système s’auto-régulera de facto.

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      PREDATOR
      5 août 2018 - 14 h 50 min

      Ah l’argent cet argent qui vous rend malade à en mourir
      vous oubliez l’amour du métier
      Dans les années 70 , les enseignements ne touchaient pas bcp de sous mais il faisait leur travail avec amour et abnégation
      Le problème c’est que le système en place a rendu la société avide d’argent

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        Anonyme
        5 août 2018 - 17 h 56 min

        Hélas nous ne sommes plus dans le passé. Le monde entier est vérolé par l’argent. L’art de la vraie politique c’est aussi de tenir compte du réel. Par conséquent que les enseignants soient excellemment formés, qu’ils continuent de se former, qu’ils ne fassent pas de politique partisane tant qu’ils sont profs, qu’ils se contentent d’enseigner avec excellence et donc payons-les à la hauteur. Attendre que les enseignants soient de bonnes sœurs et des curés à la vocation sacrificielle, c’est vivre dans le passé. Prenons acte du présent pourri dans lequel nous vivons, obsédé par le fric, et faisons-en une contrainte raisonnée pour que le salaire soit engageant pour des vocations réalistes mais responsables.

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      Mme CH
      5 août 2018 - 15 h 15 min

      Un grand Bravo et un grand Merci Anonyme pour cette très belle intervention..! Il n’y a rien à ajouter….!
      Cette ministresse commence à nous lasser avec ses sorties, ses caprices et ses désirs qu’elle prend pour des réalités, alors qu’il n’y a rien à l’horizon pour l’amélioration de ce secteur névralgique…! Nul n’est indispensable, surtout lorsqu’il a prouvé son incompétence…! Je ne sais pas si ses amis(es) d’outre mer sont contents ou mécontents de sa performance durant 4 ans…!

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    Moskosdz
    5 août 2018 - 10 h 44 min

    Depuis que l’enseignement de nos enfants a été prit en charge par des licenciés en Adeb El Ârabi ne sachant même pas quelles sont les principales villes d’Algérie,encore moins les capitales du monde,tout a été foutu en l’air.

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    MELLO
    5 août 2018 - 10 h 13 min

    Embourgeoisement: terme particulierement adapte’ a la seule ministre. Au lieu de reflechir a une refonte de l’education qui puisse anhiler ces cours particuliers, madame s’en prend a ces enseignants dont le niveau de vie reste au bas de l’echelle des valeurs. Cette histoire d’interdiction a bien ete tentee par son predecesseur BENBOUZID ,sans en recolter les fruits. De deux choses l’une, ou bien que les censeurs ( directeurs des etudes) ne font pas leur travail de suivi des cours assures, ou bien que les inpecteurs par matiere ne s’y melent pas. Voila le mal. Les parents d’eleves doivent en etre conscients.

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    Chantage au fisc
    5 août 2018 - 10 h 12 min

    Voila une méthode appliquée par les responsables maffieux quand il veulent détruire quelqu’un, le chantage au fisc.
    Ce n’est pas le rôle du ministère de l’éducation de vérifier l’origine de l’enrichissement d’un enseignant s’il y a vraiment enrichissement.
    Il y a chantage dans l’air.
    Tout les moyens sont bons pour empêcher toute contestations.

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    Anonyme
    5 août 2018 - 9 h 50 min

    Les carottes sont cuites. Quand on voit des enseignants saccager leur logement de fonction, faire du chantage à leurs élèves qui ne suivent pas de cours particuliers chez eux, gonflent les notes de ceux qui s’y adonnent et fermer les yeux sur la triche aux examens, il n y a plus rien à attendre d’eux. Alors, signer un engagement sur l’honneur ne va certainement pas les déranger.
    Il faut tester le niveau des profs et inspecteurs et en révoquer tous les incompétents, réformer les programme et les ouvrir sur l’universalité, noter les primes en fonctions des résultats individuels, faire des contrôles inopinés réguliers par les inspecteurs, etc.

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      Controle
      5 août 2018 - 10 h 00 min

      Commençons par les faux CV des ministres leurs proches casés à l’étranger qu’on nous balance sur internet, on aura des surprises au lieu de s’attaquer aux enseignants qui bouclent leurs mois difficilement.
      C’est vraiment une honte de s’attaquer aux enseignants de cette façon et passer sous silence les intouchables et leurs larcins qui se chiffres en milliards.

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    Anonyme
    5 août 2018 - 9 h 42 min

    Le corps enseignant même universitaire fait partie de la classe des pauvres.

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    Anonyme
    5 août 2018 - 9 h 30 min

    La pauvre,le soleil lui a tapé sur la tête.

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    Anonyme
    5 août 2018 - 9 h 25 min

    Ridicule, plutot que de mettre a’ niveau les cours en reformant la pedagogie- ex: plus d’ heures de sciences maths a’ la place de l’arabe et «  » charia »  » !Au meme temps revision etudes et suivi individualise’, mise a’ niveau des programmes et insegnants- apres midi en classe, moins de charlatans et plus de labos. La junte a ses enfants dans les ecoles europeenes et la masse doit se suffir e de diplomes en trompe-l’ oeil , c’ est les effets qu’ elle vise.

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    Ecran de fumée
    5 août 2018 - 9 h 21 min

    L’embourgeoisement de la classe politique est un tabou et on sait pourquoi, c’est là le problème.

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