Une histoire d’amitié (1)

Amitié
C'est là que naît une belle amitié entre un enfant et un animal... New Press

Par Kaddour Naïmi – Cette histoire d’amitié nécessite un éclaircissement ; elle a suscité deux sortes de réaction : compréhension et approbation, d’une part, mais, aussi, d’autre part, perplexité quand pas rejet, aussi bien de la part de lecteurs algériens que français. On reprocha à l’histoire son invraisemblance. Cependant, les faits relatés sont quasi autobiographiques, à l’exception de l’épilogue tragique. Concernant ce genre de fête dite du «sacrifice» (Aïd El-Kébir : grande fête), seule la méconnaissance de la réalité pourrait laisser croire à une non conformité avec les faits.

On contesta également la proposition de deux épilogues opposés. Or, il m’a semblé intéressant de laisser le destinataire participer, en choisissant librement un final lui offrant l’occasion de réfléchir au fait relaté. En outre, une nouvelle de Maupassant, dont le titre m’échappe, employa un procédé identique. Et même si la littérature n’a jamais eut recours à ce procédé, quelle «loi» littéraire interdirait de l’inventer ? Sans transgression, ou plutôt sans innovation, la littérature ne serait-elle pas restée à Homère ou à l’Ancien Testament, faisant des auteurs venus après simplement des copieurs-reproducteurs ?…

S’il faut tout expliquer, voici la justification du double épilogue : le premier suggère ce qui, malheureusement, aurait pu et pourrait arriver ; le second propose ce qui est à espérer.

Une lectrice française a parlé de «pathétique outré». Encore là, je n’ai fait que reporter fidèlement la réalité, me permettant uniquement de la «romancer» pour en extraire une production littéraire. En son temps, et toute proportion gardée, que n’a-t-on reproché aux Misérables de Victor Hugo, à ce propos ? Ce n’est pas l’auteur qui est pathétique, c’est, hélas, la réalité.

Durant l’occupation nazie à Paris, Picasso fut convoqué chez le chef allemand de la Gestapo. Celui-ci indiqua au peintre une reproduction de son œuvre Guernica et lui demanda rudement : «Qui a fait ça ?» Picasso répondit calmement : «Vous !» L’auteur authentique ne fait que communiquer la réalité avec fidélité, sans tenir compte des impératifs de la mode dominante.

Voici, alors, le texte de la nouvelle.

Enfin, un esprit cantonné dans une interprétation littérale, et sans  «ijtihâd el-kabir» (grand effort, à savoir intellectuel) du message coranique, pourrait voir une critique de l’islam dans certains propos tenus par un enfant. Or, celui-ci se limite simplement à employer sa raison, en évoquant la Miséricorde divine telle que l’innocente bonté enfantine peut la concevoir.

Commémoration

La fête approchait… Pour l’enfant de cinq ans, c’était la plus belle des nouvelles. Au moins, ainsi, pour quelques jours, il oubliera l’insuffisance de la nourriture à la maison, et, si le père disposerait d’un peu d’argent, il lui achèterait un bel habit à mettre le jour du grand Aïd, la grande fête musulmane.

«Ah, quelle joie ! Quel bonheur !» pensa Karim. Ses parents lui avaient donné ce beau nom ; il signifie «généreux». Dans la rue, l’enfant vit quelques moutons marcher gaîment, guidés par un berger. «Oh ! Comme ils sont jolis !» s’émerveilla Karim. C’était la première fois qu’il voyait autant de moutons. Il s’en approcha. En les suivant, sa petite main se tendit vers l’un deux et le caressa, avec douceur, longuement. «Eh ! Eloigne-toi !» lui enjoignit le berger. L’enfant écarta sa main puis demanda :

– Où les emmènes-tu ?

– Au marché ! répondit l’autre en rigolant.

– Et pourquoi ?

– Mais pour l’Aïd !… Ton papa, lui aussi, devrait en acheter un.

Cette information excita l’enfant. Tout joyeux, il courut à la maison. Sa mère l’accueillit.

– Maman, ça va être l’Aïd, n’est-ce pas ?

– Bien sûr.

– Alors, papa achètera un mouton ?!

Une légère mélancolie assombrit les yeux de la femme, marrons clairs, grands et doux. Depuis que le petit était né, à chaque fête, le salaire du père, simple ouvrier dans une entreprise de ferraille, n’avait permis d’acheter qu’un peu, un tout petit peu de viande.

– Papa, insista l’enfant, nous achètera un mouton, n’est-ce pas ?

La mère connaissait son fils. Il fallait lui répondre, sinon il ne la laisserait pas tranquille. Elle répliqua, pour le calmer :

– Quand il reviendra du travail, on le saura.

A peine celui-ci revenu à la maison, dans ses habits de travail, un peu salis par les différents produits manipulés, Karim se précipita vers lui, tout content :

– Papa ! Tu nous achèteras un mouton, n’est-ce pas ?

L’homme fut surpris par la question. Trop de soucis lui avaient fait oublier la fête prochaine : le loyer mensuel à payer, les prochaines factures d’eau et d’électricité… L’évocation de la fête n’eut comme effet que de lui rappeler un problème supplémentaire : le prix de la viande allait inexorablement augmenter, pour satisfaire la cupidité des marchands. C’était, pour ainsi dire, leur manière de célébrer la fête et de manifester leur croyance religieuse.

– Dis, papa ! Alors, tu nous l’achèteras !?

Le père regarda son enfant avec embarras. Le maigre salaire lui permettait d’acheter seulement quelques parties d’un mouton, un kilo ou deux, tout au plus, et des morceaux d’intestins. Mais, il constatait l’enthousiasme de son petit. Il aimait tant ce garçon unique, au corps frêle, aux yeux beaux comme ceux de sa mère, intelligents et chaleureux. Le père ne sut pas résister. Il voulait contrebalancer sa vie, tellement pénible, par un plaisir à offrir à son enfant. Alors, il répondit, sans trop s’attarder à réfléchir :

– D’accord, mon trésor ! Pour fêter tes cinq ans, j’achèterai un tout joli petit agneau.

L’enfant sautilla de joie ; il enlaça son père qui le prit dans ses puissants bras, le souleva et le serra délicatement contre lui. La mère, très émue, contempla ce tendre tableau familial. Sa main alla instinctivement à une mèche rebelle de ses cheveux, la remit en place. La femme désirait, en ce moment, être belle pour son enfant et son mari. Le couple s’aimait profondément. La naissance de leur enfant a renforcé encore plus le doux sentiment conjugal. Aux durs moments, quand l’argent manquait pour satisfaire une nécessité indispensable, ce fut à chaque fois cet amour entre l’homme et la femme, et l’affection pour le produit de cet amour, Karim, qui avait permis d’affronter les difficultés, en espérant des jours meilleurs. L’optimisme régnait dans le foyer, malgré tout ou, plus exactement, en dépit de tout.

Le plus beau des sentiments

Un beau matin de ciel bleu, ensoleillé et doux, l’enfant vit arriver ce qu’il attendait avec impatience : un tout jeune agneau ! Son corps était un peu maigre mais bien proportionné ; le blanc soyeux de sa laine brillait ; les yeux, étonnamment grands et clairs, semblaient sourire. De tout ce petit être émanaient une touchante sérénité et une agréable harmonie. «Oh ! Comme il est beau !» constata Karim, le visage rayonnant de joie. Des yeux de l’agneau se dégageaient une luminosité et une tendresse qui touchaient profondément l’enfant. Jamais, en présence d’un animal, il n’avait connu auparavant un tel sentiment de bonheur. Tout à coup, le nouveau venu bêla allègrement, en remuant comiquement la tête et en regardant vers plusieurs directions. Karim se tourna vers son père :

– Qu’est-ce qu’il cherche, papa ?

Celui-ci sourit sans répondre. La mère intervint :

– Je crois qu’il cherche sa maman. Il était probablement avec elle, au marché, avant d’être acheté par ton papa, et donc séparé d’elle.

– Oui, c’est vrai, reconnut le mari.

A ces paroles, Karim s’attrista, puis interrogea :

– Mais pourquoi séparer la maman de son petit ?… Moi, je ne voudrais jamais être séparé de ma maman et de mon papa !

Ces derniers en furent amusés.

– Ce n’est pas la même chose, dit le père.

– Pourquoi ? demanda l’enfant.

– Lui est un animal.

– Et alors ? objecta Karim.

– Tu comprendras quand tu seras plus grand, conclut la mère.

L’enfant se mit à examiner attentivement le petit animal. Il finit par s’en approcher lentement. Il posa doucement ses deux mains sur sa toison, la caressa avec une excitation qui l’enchanta. Son cœur se mit à battre plus fort. Les magnifiques yeux de l’agneau se levèrent et rencontrèrent ceux de l’enfant. Les deux regards communiquèrent… Celui de l’animal avait une telle expression qu’il semblait parler ; plus exactement, il parlait à sa manière. Les deux nouveaux amis se comprenaient !

Karim était encore trop petit pour connaître un fait. Depuis la nuit des temps, l’agneau a été partout le symbole de la douceur, de l’innocence et de la pureté ; mais, par un mystère que la science n’a pu encore expliquer, ces merveilleuses qualités le condamnaient. Les êtres humains y ont vu un motif pour transformer cette magnifique et paisible créature en… victime à sacrifier, avec l’illusion de laver leurs péchés dans le sang le plus candide en ce monde ! Karim courut vers sa mère :

– Maman ! Je voudrais laver mon ami !

– Ton ami ?!… s’écria-t-elle, surprise et amusée.

– Oui, mon ami !

Et il indiqua l’agneau. La mère éclata de rire. Puis :

– Vous êtes devenus amis ?

– Oh, oui !

– Ah ! fit la mère, contente. Mais pourquoi veux-tu le laver ?

– J’ai remarqué que sa laine est un peu sale. Elle doit être toute blanche, toute propre, comme ça, il sera tout beau !

Il ajouta :

– Surtout pour le jour de la fête !

L’Aïd El-Kébir était prévu quatre jours après. L’enfant les a tous consacrés à approfondir la connaissance entre lui et son nouveau compagnon. L’affection du premier envers le second devint, à chaque rencontre, plus profonde, plus intense. L’enfant ne dormait presque plus normalement. Il pensait tout le temps à son merveilleux ami, il ne voulait être qu’avec lui pour jouir à le regarder, à le caresser, à lui parler, à entendre ses joyeux bêlements… Et il semblait à l’enfant que son interlocuteur éprouvait le même plaisir, les mêmes émotions. Karim lui parlait à chaque occasion. Il aimait lui donner, personnellement, à manger, à boire ; il se plaisait à laver le parterre de ses rejets biologiques. La mère aurait voulu s’en charger elle-même, mais son fils accomplissait ce travail convenablement.  Le soir, il attendait de voir l’ami s’endormir, avant de rejoindre le lit. Mais, comme l’agneau restait dressé sur ses quatre pattes, l’enfant demeurait en sa compagnie.

A travers les yeux des ces deux êtres, leurs âmes communiquaient. L’enfant disposait également des paroles et des caresses, tandis que son ami avait recours à ses bêlements, à ses regards et aux mouvements délicats de son charmant museau. Quand l’un donnait une caresse ou murmurait de jolis mots, l’autre penchait délicatement sa tête vers la droite ou vers la gauche, et fixait son camarade de ses yeux étincelants de plaisir. Plusieurs fois, l’enfant posa délicatement sa joue sur la laine de son ami, et la caressa tout en se laissant cajoler par elle. Pour l’enfant, son ami comprenait tout ; la seule différence était qu’il l’exprimait avec son propre langage, et l’enfant était persuadé de le discerner. Ces deux créatures jouissaient de toute la signification contenue dans le mot amitié. Alors, la mère arrivait :

– Que fais-tu encore ici ? Tu sais qu’il te faut dormir.

– Mais, maman, je voudrais y aller quand lui dormira.

– Il dormira bien plus tard que toi. Inutile de l’attendre. Allez, viens, mon chéri !

L’enfant se détachait avec peine de son ami, qui le regardait partir. Une fois, l’agneau bêla. L’enfant s’arrêta net.

– Tu vois ! dit-il à sa mère. Il ne veut pas que je parte.

La femme resta perplexe un instant, puis expliqua, d’un ton de plaisanterie :

– Non, il te salue. Il te souhaite une bonne nuit !

L’enfant retourna vers son ami :

– Bonne nuit à toi aussi, Doudou !

– Qu’as-tu dit ? interrogea la mère, surprise.

– Je l’ai appelé par le nom que je lui ai choisi.

– Pourquoi ce nom ?

– Mon ami est doux. Alors, en pensant bien, m’est venu Doudou.

La mère éclata de rire. Karim se tourna vers l’agneau et lui murmura joyeusement :

– Doudou !

L’agneau bêla en tendant vers l’enfant son charmant museau ; Karim le caressa. Il voulut l’embrasser quand la mère le retint vivement :

– Non ! Non !

– Pourquoi ?

– Cela ne se fait pas, expliqua-t-elle, attendrie.

– Pourquoi cela ne se fait pas ?

– C’est un animal.

– Et alors ?… C’est mon ami !

– C’est une question d’hygiène.

– S’il te plaît, maman, je voudrais l’embrasser sur la joue.

Elle le dévisagea, hésitante. L’enfant sautilla avec son plus beau sourire :

– S’il te plaît, maman ! S’il te plaît !

Elle acquiesça. Karim déposa un baiser plein de délicatesse sur la joue de son ami. Ce dernier secoua légèrement la tête, comme pour exprimer sa gratitude,

– Tu as vu, maman ? Il est content !

Les jours suivants, à chaque rencontre, l’enfant constatait les progrès dans la manière manifestée par Doudou pour l’accueillir. Son corps trémoussait de joie, ses pattes semblaient danser, ses yeux brillaient plus intensément, et, parfois, il faisait entendre un joyeux bêlement. Tout en lui manifestait le ravissement de revoir son compagnon. Karim avait de longues conversations avec Doudou. En réalité, c’étaient des monologues : l’un utilisait des mots, pendant que l’autre le fixait avec ses yeux vivaces, en bêlant de temps en temps. Cela induisait l’enfant à croire que l’agneau comprenait et répliquait à sa manière. Karim arriva jusqu’à ajouter au nom à son ami l’appellation «habibi» (mon chéri). En l’apprenant, les parents éclatèrent de rire. Ils employaient ce très beau terme de temps à autre vis-à-vis de leur précieux enfant.

Un jour, Karim s’approcha de Doudou et lui tendit la main. L’autre le regarda, sans réagir. La petite main s’approcha davantage de la patte droite ; elle la toucha doucement. Doudou resta immobile, calme. Alors, Karim serra délicatement la patte, puis la souleva un peu, la secoua légèrement en disant :

– Salam (paix), habibi !

L’aimé se laissa faire, en semblant prendre plaisir à ce jeu. Karim en fut tout heureux. Il courut à sa maman et lui annonça la bonne nouvelle :

– J’ai appris à Doudou à serrer la main pour saluer !

Les yeux de la mère s’écarquillèrent d’étonnement :

– Mais l’agneau n’a pas de main ! s’écria-t-elle.

– Si, maman, si ! Sa patte, c’est sa main.

Elle éclata de rire.

– Viens voir ! insista Karim.

Il la prit par la main et l’emmena jusqu’à l’agneau.

Karim approcha de nouveau sa main droite vers la patte correspondante de son ami, la secoua et prononça, avec son plus beau sourire :

– Salam, habibi !

La tête de Doudou bougea de droite à gauche, par deux fois.

Karim tourna les yeux vers sa mère :

– Tu vois, maman ! Il a compris ! Il salue !

Encore une fois, la mère réagit par un éclat de rire. Puis elle observa attentivement son garçon. Elle fut très émue de constater combien il était tendre, communicatif, empathique. Soudain, elle le prit dans ses bras, le souleva et le serra contre sa poitrine.

– Quand tu seras un homme, lui confia-t-elle, encore émue, je crois que la femme que tu épouseras sera heureuse ! Et tes enfants aussi !

Le père et la mère furent très contents de constater la joie de leur petit. «Tu as bien fait d’acheter cet agneau !» reconnut l’épouse. «Oui !» admit le mari.

– Alors, tout va bien avec ton copain ? demanda une fois le père.

– Oh, oui ! Merci, papa ! Et Doudou, lui aussi, est content et te remercie !

Quand l’enfant ne conversait pas avec celui qu’il adorait, il restait assis, le regard chaleureusement fixé sur son museau et ses yeux. Ce dernier observait le premier de son air innocent et gentil. Il souriait même ; c’est du moins l’impression qu’en avait Karim.

Pourquoi ?

La veille du jour de fête, l’enfant entendit son père déclarer tranquillement à sa mère : «Demain, on l’égorgera.»

– Vous égorgerez quoi ? voulut savoir le petit.

– L’agneau, précisa simplement le père.

Le visage de Karim s’immobilisa, pétrifié ; il sentit le sang se glacer dans ses veines, ses cheveux se dresser sur sa tête, le cerveau ébranlé par un vertige. Les parents remarquèrent la brusque pâleur sur le visage de leur fils.

– Qu’as-tu ? s’inquiéta la mère.

– Papa a…

Karim ne put continuer, la voix lui manqua.

– Eh bien, lui lança le père joyeusement, demain c’est Aïd El Adha (la fête du sacrifice) ; on doit, par conséquent, égorger l’agneau.

L’enfant ne comprit pas.

– Qu’est-ce que ça veut dire ? Pourquoi tuer mon ami ?

– Pour rendre hommage à Dieu, expliqua le père.

– Mais pourquoi tuer Doudou ? répéta Karim.

Le père resta surpris, ne sachant quoi répondre. La mère intervint :

– Chaque année, par tradition, nous devons sacrifier un agneau par reconnaissance à Dieu.

– Mais pourquoi tuer mon ami ? insista l’enfant.

– Parce qu’il le faut, affirma-t-elle.

En avançant cette réponse, la femme, au fond d’elle-même, se posa la même question : «Oui, pourquoi il le faut ?» Elle n’y avait jamais pensé auparavant. Pour elle, c’était tout naturel, cela faisait partie de la tradition. Mais elle garda l’interrogation pour elle. Elle craignait, en l’exprimant, d’embarrasser son mari, pis, de blasphémer.

– Pourquoi il le faut ? s’entêta l’enfant.

– C’est Dieu qui le veut ! trancha le père, d’un ton convaincu.

(A suivre)

K. N.

Comment (2)

    Djanet
    18 août 2018 - 17 h 27 min

    Je ne vois pas en quoi c’est pathétique.
    En France, j’étais plus âgé que Karim, au collège, j’accompagnais mon père pour l’abattage de l’agneau chez le paysan à la cambrousse, un homme remarquable et son épouse idem de vrais agriculteurs qui aiment leurs bêtes.
    Il a pour coutume de donner à chacun un nom et dès qu’il les appellent les moutons viennent à la reconnaissance de leur nom.
    Mon père choisi un agneau, le paysan fait ressortir toutes les bêtes de l’étable…les renvoie au champ brouter. Et un mouton se plante devant l’enclos et nous regarde, je demande au paysan qu’a ce mouton à nous regarder ainsi et il me répond c’est sa mère j’ai d’abord cru à une blague et boen non c’était effectivement sa mère.
    Juste pour rappel, l’animal par l’abattage musulman est moins stressé qu’à l’abattoir et la viande de meilleure qualité (cf. Scientifiquement prouvé).
    Donc pour certains ça paraît archaïque mais avez-vous idée de comment sont traités les bêtes dont vous achetez la viande à la boucherie etc… poissons d’élevage poulet d’élevage etc..
    Le rituel musulman est sain donc cessez de stigmatiser.
    Je trouve honteux que les vendeurs fassent monter les prix les nécessiteux ou les bourses à faible revenus devraient pouvoir y avoir accès car ce type de pratique mercantile va à l’encontre même de l’islam.
    Faire la sakat et offrir à une famille dans le besoin une partie de la viande.
    Dans les campagnes auvergnates ils égorgent le cochon sur la place publique er festoyent.

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    inculture générale :
    18 août 2018 - 12 h 14 min

    si ce n’était cette histoire de ventre à remplir, de brochettes à « dévorer » et cette histoire d’Ego diabolique pour faire mieux que le voisin, que le cousin, etc, trés peu de gens s’acquitteraient de ce « rituel » ! c’est dommage… mais ça se passe comme ça là où l’inculture généralisée règne en maître absolu !

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