Contribution – Deux ou trois choses à reprocher au Congrès de la Soummam

Congrès Soummam
La maison qui a abrité le Congrès de la Soummam. D. R.

Par Saadeddine Kouidri – Le premier reproche à faire au Congrès de la Soummam est l’absence de la femme de cette liste des 17 titulaires et autant de suppléants, c’est-à-dire des 34 membres désignés au Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA). Dans une contribution qui avait pour titre «Non, le Congrès de la Soummam n’est plus un exemple» qui remonte à août 2012, j’écrivais : «On peut constater qu’au Conseil national de la Révolution algérienne, le CNRA, issu du Congrès de la Soummam tenu le 20 août 1956, qu’il n’y a pas un seul membre issu d’une autre communauté que musulmane. Il n’y a pas de représentant des minorités politiques ou civiles, jusqu’à l’absence du communiste Amar Ouzeggane qui avait été exclu du Parti communiste algérien (PCA) en 1948 et arrêté en janvier 1958 pour son action au sein du FLN et qui a été un des principaux rédacteurs de la plateforme. Avec de telles exclusions, on veut faire croire que le congrès peut être encore une référence pour les jeunes d’aujourd’hui. Tous les CNRA qui suivirent prendront exemple sur le premier et resteront fermés aux minorités y compris à Frantz Fanon, pour ne pas parler de l’écrivain et poète Jean El-Mouhoub Amrouche, de l’abbé Alfred Bérenguer ou de Pierre Chaulet, ces noms parmi d’autres qui étaient tous impliqués dans la guerre à de hauts niveaux de responsabilité sans qu’aucun d’eux n’ait été membre du CNRA».

Il se trouve que la majorité du peuple était ainsi absente. Sans critique, ce congrès ne peut pas rester un exemple à cause de ces deux raisons. A ces deux raison s’ajoute la raison majeure, la troisième, celle qui nous est soufflée par Hachemi Cherif dans son livre Enjeux en jeu, paru en 1993 aux éditions Impact : «Les textes de la Révolution n’ont abordé ces questions (identitaire et projet de société) qu’à mi-chemin (…) Ces textes ont été immédiatement des textes politiques plutôt que des textes fondamentaux constitutifs de la nation. En ce sens, ils ont contribué à fonder une identité posée davantage comme démarcation vis-à-vis de l’autre, comme attitude d’opposition à cet autre et donc négative, plutôt qu’une identité formulée comme affirmation de soi, positive».

Sur le site de la Présidence, que reprend celui du RCD à la veille de la célébration du cinquantième anniversaire de l’Indépendance, le document de la plateforme de la Soummam – dont la version originelle intégrale reste inaccessible –, avait été modifiée ainsi : le mot «socialisme» a été remplacé «féodalisme». Cette trituration vise non seulement à continuer à enseigner, à propager l’idée que la guerre de Libération nationale a été initiée par les oulémas, mais aussi et à crédibiliser les arrivants tardifs à la Révolution.

On comprend mieux pourquoi on cherche, à ce jour, à évacuer le débat de fond qui reste le projet de société contenu dans les documents du FLN et qui mutilait l’identité nationale. L’absence de critiques sur les faiblesses du Congrès de la Soummam, à savoir la marginalisation de la femme et des minorités du CNRA et l’absence de débat sur l’identité et le projet de société, ont eu pour conséquence l’exclusion de la gent féminine ainsi que de l’écrasante majorité du peuple de la scène politique. Une exclusion qui risque de rendre caduque la plateforme aux yeux des générations futures, laquelle demeurera une carte politicienne aux mains du pouvoir et de l’opposition.

S. K.

Comment (47)

    Aguellidh
    31 août 2018 - 23 h 26 min

    Il faut s’asseoir sur un kanoune de braises pour mesurer la chaleur et le feu de la guerre. Laissez les Martyrs de reposer, ils nous donné un territoire de 2 millions 500.000km2 et nous avons fait une décharge publique ou la corruption, la drogue, le passe droit sont les maîtres mots. Gloire à nos martyrs vive l’Algerie, grand champs au parfum du Paradis, Novembre et Juillet vous êtes mes mois préférés.

    Anonyme
    31 août 2018 - 1 h 17 min

    Oui,62 ans après,plus d’un million d’étudiants,des centaines de milliers diplomes’ universitaires.. Mais Mr kouidri en 56 en pleine guerre au cœur des maquis,des guerriero qui ont à peine le bac pour certains.. Vous en demandez trop. Où en sommes nous en 2018 ,àvec c centaines de milliers universitaires,experts…?? Le fln fonctionne t il comme un parti normal?? Les partis de l’opposition ont ils droit aux médias télés comme FLN RND…?? Le pouvoir tient-il compte de leurs propositions,de celles des experts non soumis?? Imposer des quotas femmes,vous pensez que c bien?? On écoute Bentounes arkoun l’imam benchikh..ou chikh ennahar ??

    ANONYMOUS
    27 août 2018 - 10 h 48 min

    En mai 1957, il y a eu le premier coup d’Etat algérien, car l’esprit de la Plateforme de la Soummam a été violé par Boussouf qui a décidé, sans organiser des assises, faire rentrer à la réunion du Conseil national de la Révolution algérienne, au Caire, des gens qui n’avaient rien à voir avec le CNRA, comme Boumediène. Boussouf a exploité le différend qui existait entre Abane Ramdane et Krim Belkacem pour devenir le principal acteur de ce coup d’Etat qui a remis en cause des décisions du Congrès de la Soummam tenu le 20 août 1956 à Ifri Ouzellaguène, dans la wilaya de Béjaïa. Jusqu’en 1956, l’autorité de Boussouf était vraiment insignifiante. Le bilan politique et militaire a été adopté, tandis que l’esprit du texte de la Soummam a été violé. Le document de la Soummam condamne les Berbéristes au même titre que les Messalistes. C’était une erreur politique et une faute morale, car les Berbéristes n’étaient pas contre la Révolution alors que les Messalistes étaient violemment opposés au déclenchement de la guerre. Ils ont même été armés par la France. Boumediène a tout fait pour éliminer la Plateforme de la Soummam qui a de tout temps été manipulée par le pouvoir. On ne peut pas construire un Etat sur le mensonge. Avec les 1000 milliards de dollars dépensés depuis l’arrivée de Bouteflika, on pouvait développer toute l’Afrique.

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    Abou loune
    27 août 2018 - 8 h 01 min

    Mais qu’est ce qui arrive? Une société n’a pas le droit d’évoluer?. On doit rester cloîtrés dans celle fondée pour la vie par certains?. La plate-forme de la Soummam a été rédigée pour que le pays retrouve son indépendance dans un contexte de lutte contre l’occupant. Le congrès de la Soummam s’est érigé pour un but précis. Maintenant on en fait un fond de commerce et pour certains on la conjugue avec l’esprit de Novembre pour se légitimer soi même ou délégitimer les autres. Notre problème, et c’est la réalité, c’est qu’on n’arrive pas à monter un projet de société auquel aspiraient les hommes du congrès de la soummam, ceux là même qui sont tombés par la suite à cause de l’emprise du système qui s’est érigé d’une façon illégitime…tout le monde connait l’histoire. Aussi il nous parait limpide que l’évolution de la société comme celle aspiraient nos valeureux chouhadas ne s’effectuera qu’après un siècle ou plus. Il faudrait une totale transformation cérébrale pour asseoir une grosse révolution culturelle qui conduira à une évolution sur tous les plans en faisant abstraction de tout le passé jusque là.

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    sourire kabyle
    26 août 2018 - 21 h 24 min

    CORRECTION
    Suite à mon précédent commentaire……
    Je m’adresse à vous Madame, Sarra Lina, en lisant votre article j’ai l’impression que vous êtes une féministe..tant mieux si c’est le cas, je tiens à vous dire si on suit votre logique on peut reprocher aussi à la délégation du FLN conduite par Krim Belkacem au moment des négociations des Accord d’Evian l’absence de femmes aux cotés des membres de la délégation et reprocher aussi à la partie adverse que de Gaulle n’a pas exiger une personnalité féminine au sain de sa délégation qui le représente, à l’image de Simone Veil etc…
    On peut remonter aussi dans le temps comme par exemple la Conférence de Yalta où se déroulait la réunion des chefs des 3 grandes puissances, les grands vainqueurs sur la barbarie nazie et préparer le Nouvel ordre mondial, on voyait pas le moindre ombre d’une femme sur la table de négociations et ni sur la fameuse photo des 3 grands : Cherchull, Roosevelt et Staline et pourtant un pays comme les État-Unis qui a fourni le plus grand effort de guerre, matériel, humain et financier a sa tête le président Roosevelt avec son poids pouvait exiger la présence des femmes dans la conférence si sa femme Eleanor Roosevelt une grande féministe de première heure l’avait influencé pour inclure cette idée… même elle était totalement invisible durant les différentes conférences..

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    Kamel
    26 août 2018 - 17 h 13 min

    Il est facile et aisé pour jacasser en toute quiétude sur un événement qui avait eu lieu il y a 60 ans, alors que l’ensemble du territoire algérien était sous domination administrative et militaire de la France. Les glorieux qui avaient relevé le défi irréalisable n’avaient même pas le BAC. Ia révolution algérienne a partir de ses résolutions et orientations avait libéré le pays et hâté la fin du colonialisme en Afrique et en Asie. On se demandera puisque c’est permis pourquoi l’ALN n’avait pas utilisé les transmissions satellitaires chiffrées, les drones et les missiles. Un peu d’humilité pour ceux qui en plus du travail intellectuel sont restes sur le champ de bataille. C’est les islamistes qui sont en train d’avancer la thèse selon laquelle le congres de la Soummam est un coup d’État laïc contre la nature islamiste de la révolution, alors que l’association des oulemas n’avait adhère a la révolution armée qu’en 1956 ou 57

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    lhadi
    26 août 2018 - 11 h 08 min

    De par son histoire ancienne et proche, l’Algérie, entité politique délimité par un territoire, a enfanté un peuple de lions malheureusement mené, au jour d’aujourd’hui, par des ânes arqués sur leurs privilèges et ne voulant surtout pas ouvrir la porte à l’individu innovant.

    Imaginons ce que serait l’Algérie si elle était à l’image de sa jeunesse : cette force vive de la nation qui veut vivre son temps, bâtir son avenir tout en bâtissant l’avenir du pays. Imaginons ce que serait l’Algérie si la puissance publique renonçait aux clientélisme et aux conservatisme. et se concentrait sur les grands enjeux de ce siècle.

    L’Algérie n’est pas gouvernée. Elle est administrée par des hommes d’avidité et de cupidité qui privilégient leurs intérêts au détriment des intérêts les plus élevés de la nation algérienne.

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    Anti GMG
    26 août 2018 - 10 h 38 min

    On a qu’à ajouter les 3 points (ou plus) qui manquent. Après tout, le contexte est le même aujourd’hui, on est en guerre! Le peuple s’exprimera, comme il l’a fait dans les années 90 pour voter le doustour, par un OUI ou un NON, à la mise à jour des principes fondateurs du pays. Pas besoin de héros pour se faire, ah non surtout pas (on a déjà du mal à trouver un Rais). Rabi yerhem chouhada qui nous ont déjà offert la liberté et la démocratie.

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    صالح/ الجزائر
    26 août 2018 - 7 h 45 min

    Le diable se cache derrière les détails ( The devil is in the detail ) .

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    Med
    26 août 2018 - 7 h 40 min

    Le Prophète Mohamed, a été celui qui, après son exil vers Médine, a rassemblé au moyen d’une « Sahifa » les différents groupes qui composaient la société de Médine et au sein de laquelle Il y avait des musulmans, des chrétiens, des juifs et des païens. La « Sahifa » a été la première constitution instituée dans le monde. Rapportée à l’époque, cette constitution fut un acte politique révolutionnaire qui instituait un modèle de coexistence et un projet de société qui transcendait toute appartenance religieuse, sociale ou ethnique.
    Le Congrès de la Soummam fut pour l’Algérie de la même manière un acte politique révolutionnaire, lequel dessinait un projet de société et délimitait les contours d’une nation future et traçait la voie à suivre pendant et après la guerre de libération. Un appel a été lancé en direction des juifs algériens, qui nombreux ont participé à cette guerre de libération à l’instar des chrétiens ou des athées. Les femmes n’ont pas tardé à y apporter leur contribution ô combien précieuse. Le peuple entier en fut après le protagoniste. Mais ce qui primait à cette époque était l’indépendance du pays.
    Après la 2. Guerre Mondiale, certains pays européens (Italie etc. ) ont voté une constitution nouvelle certes, mais en temps de paix et non pas sous les bombes.
    Le Congrès de la Soummam a réalisé cela en temps de guerre. Le travail intellectuel et politique qui a été élaboré à cette époque par nos Abane, Ben Mhidi, Ait-Ahmed, Mhamed Yazid etc., est d’une valeur incommensurable. Le colonialisme nous avait laissé dans l’obscurité totale en matière d’instruction, d’éducation, de formation.
    Ceci dit, une constitution ne peut être éternelle et peut être amendable quand les conditions historiques sont propices. Y apporter des changements ne peut que répondre aux exigences du temps et de la société.

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      mouatène
      26 août 2018 - 11 h 02 min

      ya si Mohamed bonjour. merci pour la leçon. Aidek Moubarek oua koul aam ouanta bi aléf khéir.

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        Med
        26 août 2018 - 12 h 19 min

        À Mouatène.
        Loin de vouloir donner des lecons, c’est plus par souci de remettre les choses à leur place.

        Merci et Aid Mabrouk à vous aussi.

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      MOHAMMED BEKADDOUR
      26 août 2018 - 11 h 59 min

      @Med
      26 août 2018 – 7 h 40 min
      Le colonialisme nous avait laissé dans l’obscurité totale en matière d’instruction, d’éducation, de formation.
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      Ô COMBIEN tu es à bonne hauteur ! ILS (Vatican, épiscopat de France, et tout le reste de La Cohorte) ont éteint tout ce que nous fûmes, et ce Congrès là exprima ce qui nous restait de feu vivant, un feu qui a suffi pour éteindre Une France égarée, BARBARE, malgré sa puissance de feu, comment ne pas aimer ceux qui nous ont offert cette Indépendance, à ne pas corrompre !

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    MOHAMMED BEKADDOUR
    25 août 2018 - 20 h 56 min

    Un fait accompli du passé est soit à objectiver, soit à en faire matière à littérature, et la littérature ouvre un champ infini. Ce Congrès là fut ce qu’il fut, dans des circonstances, des conditions et un contexte précis, il est un élément de ce qui nous vaut de parcourir notre territoire en admirant les ruines des colons, alors dis moi S.K quelles sont les mille et une choses que tu reproches à l’Indépendance de ta patrie, je t’écris ça en souriant, vois-tu sur cette Terre certains vont jusqu’à reprocher au Coran, et à Son Auteur d’exister. La vraie question est là, MAINTENANT car nous en participons, fussions-nous réduit juste à écrire et en parler. Notre histoire a besoin d’un Ibn Khaldoun, d’un « Gratte-ciel », qui s’est élevé à la hauteur d’où il voit Le Film… Cordialement.

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    jokerpic
    25 août 2018 - 18 h 58 min

    le congrès de la soummam est un exploit car tenu pendant un moment de guerre intense Aout 56 en toute sécurité avec une organisation exemplaire si l’Algérie l’avait suivi a la lettre nous serions aussi développé que le japon ou au moins la corée.
    Nous aurions eu beaucoup plus de réserve de change(moins de détournement de fond) le politique sur le militaire et l’intérieur sur l’extérieur .Tout les partis regroupés sous la bannière du front de libération national.
    La femme s’était beaucoup émancipé en ces temp la passant de la couture (femme au foyer) a la médecine dans les maquis(infirmière ,pharmacienne ) certaines n’avait pas encore immergé (malika gaid, bouattoura,hassiba ben bouali)
    Non seulement ce congé resteras gravé dans l’histoire même si certain faussaire tente de l’écarter.
    On ne peux pas changer l’histoire ou la travestire .

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    yabdas
    25 août 2018 - 18 h 17 min

    qu’il est facile de philosopher,assis tranquillement,sans etre expose a aucuns risques ni menaces ni epee de democles.

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    Macluff
    25 août 2018 - 16 h 01 min

    Je ne disserterai pas longuement, j’irai au plus court. Oui, blablater, éreinter des géants, essayez donc d’en faire autant ou mieux, la critique est aisée mais l’art est difficile. Non, je ne parle pas de leur plateforme qui tient de la gageure, mais d’un machin à votre niveau, à la dimension de votre condition. Chiche, je vous mets au défi d’élaborer et de faire entériner, là où vous résidez, une petite charte conseil de quartier qui prône la vertu civique et ce, en temps de paix. Le conseil devra respecter, autant que faire se peut, la parité entre hommes et femmes et représenter équitablement toutes les composantes de la société : citadins/campagnards,
    arabophones/berbérophones/francophones/étrangers/migrants, Vieux/jeunes, traditionnalistes/modernistes, islamistes/nationalistes/démocrates/sans couleur politique, musulmans/chrétiens et autres/sans religion, riches/pauvres, propriétaires/locataires et j’en oublie ! Comment procéderiez-vous concrètement ? La tâche est ardue sinon impossible, je vous souhaite bien du plaisir !

    Si je ne me revendique pas du Soummamisme béat, je me garderai bien d’égratigner le seul fait marquant majeur de la Révolution algérienne qu’on aurait pu bonifier.

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    co5
    25 août 2018 - 15 h 52 min

    « Deux ou trois choses à reprocher au Congrès de la Soummam » c’est fait à monsieur le contributeur , les morts ne peuvent se défendre contre les « futilités » déclamées après 56 ans d’errements des détrousseurs du congrès de la Soummam et des collabos de ….qui se manifestent en ces temps de « paix » où les  » démocrates » de salon se décarcassent, pour se laisser des « contributions » alors que la partie concernée est absente.???merci pour la diffusion AP

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    LOUCIF
    25 août 2018 - 14 h 55 min

    Si les internautes qui cassent du Abane Ramdane et du Ben M’hidi, ou qui rejettent dans le fond et dans la forme le Congrès de la Soummam et sa Plate-Forme , fassent un peu l’effort de lire les articles du Traité de la Tafna (qu’on peut trouver sur Internet), ce traité signé entre l’Emir Abdelker et Bugeaud , ils vont pleurer tout le reste de leur vie et voir autrement la statue de l’Emir Abdelkader de la rue Larbi Ben M’hidi !

    PS : Il y a qui vont dire encore: oh oui, mais ya si @LOUCIF, il faut connaître le contexte de l’époque, ya sahbi !! Eh ben oui , moi aussi je leur répond la même chose pour le Congrès de la Soummam. Encore que la profondeur politique et la vision de ce Congrès sont sans commune mesure (et de loin au dessus) par rapport à celles du Traité de la Tafna ! Alors que la situation des forces en présence à l’époque ne le justifiaient pas , dans la mesure ou beaucoup de poches de résistance contre la France étaient encore présentes, eh bien l’Emir Abdelkader n’a fait que laisser la pleine souveraineté de l’Algérie à la France, laisser beaucoup de privilèges à la France et mettre à la disposition de la France tout le territoire algérien sauf une partie de la région Ouest que la France lui a laissé pour l’autoriser à exercer son influence religieuse sur ses propres tribus, qui lui faisaient allégeance ! Que ceux qui lirons ou qui ont déjà lu le traité de la Tafna, me disent ce qu’ils en pensent et si je me trompe de beaucoup ! Bon courage à nous tous ALGÉRIENS !

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      Anonyme
      27 août 2018 - 8 h 39 min

      L’Emir Abdelkader Allah Ya Rahmou avait combattu le colonialisme de 1830 a 1848 avec des resources tres limites alors que le reste de l’Algerie ne suivait pas a l’exception de quelques tribus. La Kabylie sous les Mokrani etait l’alliee des colonialistes et le regime marocain lui avait tourne le dos. Mokrani pere etait l’ami de Napoleon 3 et il lui rendait souvent visite pendant que le peuple algerien brulait dans les grottes, c’est lui qui a aide les colonialistes a ouvrir les Porte de Fer dans la bataille de Constantine. A la mort de Mokrani pere, en 1853, les colonialistes n’ayant pus besoin de son alliance avait retire tous les privileges a ses fils, ce qui provoqua leurs revoltes mais seulement en 1871 et qui ne dura qu’une annee. Abdelkader n’avait pas le choix et etait force de se replier dans sa region a cause de la trahison des Mokrani et autres Bengana.

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    politico
    25 août 2018 - 14 h 22 min

    Plus un demi-siècle plus tard, l’Algérie se trouve confrontée au même défi, mais elle refuse de tirer les leçons les plus évidentes du Congrès de la Soummam.Elle refuse de voir que le Congrès de la Soummam a été une étape qualitative dans la structuration du mouvement national, étape décisive certes, mais une étape qui en appelait d’autres.Quand, par miracle, on échappe à ces querelles primaires, on bute sur d’autres polémiques tout aussi inutiles. Entre ceux qui veulent faire du Congrès de la Soummam un événement plus important que le 1er Novembre et ceux qui en contestent la légitimité, entre ceux qui le considèrent comme une déviation par rapport à la ligne historique du 1er Novembre et ceux qui estiment qu’il a corrigé les erreurs commises par les pères fondateurs de la Révolution, il y a des fossés que le temps n’a pas comblés. Bien au contraire, ils ont été élargis par les appétits de pouvoir, chaque groupe, chaque clan essayant de légitimer son accession ou son maintien au pouvoir en cherchant dans l’histoire des motifs de légitimité.N oublions pas qu en pleine guerre, dans la clandestinité, le Congrès de la Soummam a réussi à apporter les réponses à ces questions centrales qui se posaient alors au pays. Aujourd’hui, la seule commémoration qui en vaille la peine, la seule manière d’honorer ces géants qui ont adopté la plateforme de la Soummam, est celle qui permettrait de débattre de ces questions, d’élaborer des réponses et d’en engager la réalisation. Le reste, tout le reste, n’est qu’un rituel djahilien destiné à contrer le sens de l’Histoire.

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    Felfel Har
    25 août 2018 - 13 h 25 min

    Mais que signifie donc cette levée de boucliers contre les architectes du Congrés de la Soummam, 62 ans aprés sa tenue? Il est facile aujourd’hui de critiquer tel ou tel aspect , de mettre l’accent sur telle ou telle lacune pour saper les fondements mêmes de ce que je considére comme étant l’acte de naissance de notre pays. Ce qui motive ceux qui tirent à boulets rouges sur ledit rassemblement de tous les patriotes authentiques (pas ceux importés de Taïwan), c’est le désir de faire accepter l’idée que le « coup d’état permanent » réalisé par les militaires depuis 1956 a « corrigé » les erreurs du congrés. Autrement dit, que ceux qui ont confisqué le pouvoir aux civils ont eu raison de le faire pour, tenez-vous bien, le salut de la patrie. Et cette fumisterie dure encore!!! Ceux qui plaident pour un 5ème mandat ne font qu’entériner cette vision, pourvu que cela dure. Un pouvoir militaire ganté de démocratie! CQFD

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    LOUCIF
    25 août 2018 - 12 h 51 min

    Cher compatriote @ Karamazov 25 août 2018 – 11 h 32 min , dans votre réponse à une internaute femme @Anonyme 25 août 2018 – 8 h 52 min , vous lui dîtes : « la plate forme de la Soummam, n’est pas sacrée. »

    Oh mon Dieu qu’est-ce que j’aurai pu posé plusieurs baisers sur votre front ou votre chèche ou chachya, si vous avez ajouté aussi: « l’appel du 1er Novembre n’est pas sacré » !

    Cher Monsieur @ Karamazov , si dès l’indépendance en 1962 on avait tenu compte et de la Plate Forme de la Soummam et de l’Appel du 1er Novembre , notre ALGÉRIE ALGÉRIENNE ACTUELLE, notre Algérie chérie, serait tout autre ! Si on avait su faire une synthèse de ces deux textes fondateurs de la nation algérienne née de laguerre d’indépendance contre le colonialisme, notre pays composé de berbères amazigh ( kabyles, chaouis, mozabites, targuis …), d’arabes, de musulmans, de croyants, d’athées, de chrétiens, d’agnostiques ou de je ne qui, n’en serait pas encore en état de disserter sur ce que nous sommes, qui nous sommes et pourquoi nous sommes là tous ensemble et entre nous, depuis Alger jusqu’à In Guezzâm, depuis Ghazaouet jusqu’à El Kala !

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      Karamazov
      25 août 2018 - 18 h 14 min

      En effet ya Si Loucif ! J’aurais pu ajouter des tas de slogans , de promesses, de fantasmes , de lubies dont on nous a gavés qui non seulement ne sont pas sacrés mais qui ont été piétinés par leurs prêcheurs alors que moi je n’ai fait que ne pas rejoindre le cortège des bigoteurs,

      On nous dit ici et là que nous avions pas le droit de douter et que nous autres nous sommes incapables d’écrire ne serait-ce qu’une ligne qui contribuerait à la théologie de notre Grandissime Nation.

      Wah ya Akhi la3ziz , qu’est-ce qu’on n’ena pas entendu des sentences comme celle-là ! Safidir si je suis pas cuisinier je n’aurais qu’à manger des couleuvres et apprécier même si à mon goût elle ne sont pas ragoutantes.

      Il y avait comme ça un temps où on avait zigouillé tous les poètes et les zoizos qui chantaient à contre-chant. Et on a dit à ceux qui écoutaient : voilà la vérité céleste , voyez sa beauté, personne n’est capable de produire ne serait-ce qu’un ver qui l’égalerait.

      Té pour une fois un proverbe arabophone venant de moua qui ne le suis pas  ; moul lebni yebni moul eddar ya3ref, couplé à un proverbe de chimoua qui lui fait pendant et qui dit yefkeyes akham i Mouh yevnayes akham selouh( kifidir apipri ; il a fait confiance a Moh Il lui a construit une maison en sable.

      Je vous dis que je doute , vous me dites c’est parce que mata3refch tselli ! Il faut que je fasse comme l’homme de Pascal, que je me mette à genoux et que je fasse semblant de prier pour finir par croire comme tout le monde sinon je suis banni. Dija 26 contre deux pour. Mais mieux vaut être seul que…

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    sourire kabyle
    25 août 2018 - 12 h 47 min

    Le Congrès de la Soummam, a été organisé à la va-vite et dans la foulée de la guerre en 1956, deux ans plus tard après le déclenchent de l’insurrection. La révolution mal armée, mal organisée parfois anarchique avait besoin des lois, des règlements strictes, organisation territoriale (wilayas), des commissaires politiques, des chefs avec des grades, un organe de presse, une délégation qui la représente à l’extérieur etc. Avant de tenir ce congrès Abane l’un de ses initiateurs pratique une politique de réconciliation et d’union national…tache très difficile pour lui car il faudrait réunir tous les membres, les pour et les contres, les radicaux et les modérés etc, parmi eux des membres de la délégation extérieurs, des chefs des régions du pays, ainsi que les éléments de la Fédération de France, tout ce monde doit effectuer un long parcours jusqu’en Kabylie encerclée par l’armée française, truffée d’agents de renseignement dans ce contexte de guerre qui fait déjà rage et sans pitié, la révolution avait besoin en urgence d’une organisation et vous vous me parlez de femmes et des non musulmans. Les congressistes… la France le leur laisse pas le choix, il avaient pas le temps pour penser à l’humanisme, le temps presse au détriment de la révolution…Il faut reconnaître quand même que malgré le chemin semé d’embuches jusqu’en Kabylie, l’armée française qui ratissent, bombarde les maquis, le congrès il a eu lieu secrètement au coeur de la Kabylie à la barbe et au nez de l’armée française qui encercle la région et pas à l’extérieur du pays, dans un autre pays etranger, un défi contre la France, les congressistes ont réussi en espace de 1 mois, du 19 aout au 20 septembre 1956 a se mettre d’accord : primauté du politique sur le militaire, de l’intérieur sur l’extérieur, réorganisation des structure de l’ALN, en créant des zones et des régions (wilayas), des grades, un Comité de coordination et d’exécution (CCE), la Zone autonome d’Alger (ZAA), l’idée est venue de ce congrès
    de porter la guerre au coeur de la capitale, et c’est la Kabylie qui a fourni à Alger, les armes, les munitions et les moyens humains pour déclencher le terrorisme urbain dans la capitale d’où la bataille d’Alger.

    Certains « chefs historiques », et de la délégation extérieur du Caire, comme Ben Bella qui n’ont pas pu ou pas voulu rentrer en Algérie, ils avaient peur de prendre le risque de venir jusqu’au en Kabylie
    rejettent les conclusion du Congrès de la Soummam et auraient même d’envisager la tenue d’un congrès antagonistes soutenu par Nasser..L’histoire l’a prouvé 6 ans plus tard, c’est à dire en 1962
    ces antagonistes (Clan d’Oujda et compagnie à leurs têtele tandem Ben Bella- Boumédiène ) du Congrès de la Soummam qui ont pris le pouvoir par la force des mitraillettes et c’est leurs descendant qui dirige encore l’Algérie
    DONC NOUS SOYONS PAS INGRATS, TOUT LE RESTE C’EST DU GARGARISME

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      Anonyme
      27 août 2018 - 15 h 00 min

      La Kabylie ne pouvait contribuer quoi que ce soit a la Bataile d’Alger pour la simple raison que la wilaya 3 n’avait commence les hostilites qu’en 1955 contrairement aux autres wilayas du pays qui s’etaient engagees le 1e Novembre 1954. La wilaya 3, la seule a avaler le piege du capitaine Leger dans l’operation bleuite passait son temps a egorger les etudiants grevistes qui avaient la malchance de tenter de renforcer leur region d’origine.

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    Anonyme
    25 août 2018 - 12 h 10 min

    déjà organiser un congrès a cette époque et le sécuriser bien comme il faut en plein bastion de la quatrième puissance mondiale il faut avoir de l’audace et du courage sincèrement ces gens ont de putains de couilles pour réaliser cet événement sans incident on leurs doivent beaucoup de respect et de gratitude a l’opposé de l’article qui reproche l’absence de ceux qui assassinent les militants du FLN

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    LOUCIF
    25 août 2018 - 11 h 57 min

    Ya si Saadeddine Kouidri , pardon je n’ai pas tout dit ! Pour votre gouverne voici ce que dis la Plate Forme de la Soummam sur …. la femme :

    « Nous saluons avec émotion, avec admiration, l’exaltant courage révolutionnaire des jeunes filles et des jeunes femmes, des épouses et des mères ; de toutes nos sœurs « moudjahidates » qui participent activement, et parfois les armes à la main, à la lutte sacrée pour la libération de la Patrie. » …. et plus loin dans le texte : il faut ….. « multiplier les comités de femmes et les mobiliser pour exiger le rappel de leurs maris. » etc..etc…

    Bref, il y a à boire et à manger dans la Plate Forme , il faut juste savoir la lire calmement, avec objectivité et se mettre en peu dans le contexte de l’époque où l’Algérie était dans une situation culturelle qu’on connait, dans une situation de misère économique prononcée, que la prise de conscience de la notion de « NATION ALGÉRIENNE » était encore en gestation ! N’oublions pas qu’on est en Aout 1956, dans un pays où la colonialisme a déjà sévi 124 ans auparavant !

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    LOUCIF
    25 août 2018 - 11 h 34 min

    Ok, on doit accepter et admettre toutes les critiques, c’est normal et çà la démocratie. Mais ces reproches faits par l’auteur de l’article Saadeddine Kouidri me paraissent un peu tirés par les cheveux !

    Par exemple, dire que pour que le Congrès soit irréprochable il aurait fallu obligatoirement faire participer Amar Ouzeggane et qu’il aurait fallu intégrer dans le CNRA et Frantz Fanon et Jean El-Mouhoub Amrouche et l’abbé Alfred Bérenguer et Pierre Chaulet …et ….et .., c’est ne pas reconnaître les difficultés politiques, sécuritaires et matérielles de l’époque … On est en 1956, ya sahbi . Et puis c’est quoi çà, il faut attendre tranquillement que TOUT LE MONDE soit d’accord pour organiser la révolution ???! Si c’était le cas peut-être que l’indépendance serait venue beaucoup plus tard !!! Et en plus, pour pouvoir réunir en congrès tout ce monde que chacun souhaite voir participer (Congrès de la Soummam, CNRA …), il aurait fallu un palais du type celui du Palais des Nations actuel du club des pins ! Pour ceux qui reprochent qu’il y ait des « absents » au Congrès de la Soummam , au CNRA, il faut savoir qu’il n’était pas possible d’attendre que tout le monde soit d’accord, que tout le monde accorde ses violons pour décider de la date et du lieu. Non mais où on va !! Il y avait urgence à mettre de l’ordre dans la maison de la révolution algérienne. Ceux qui étaient en mesure politiquement et physiquement de venir et qui étaient d’accord sont venus. De plus, avec beaucoup plus de monde, il aurait fallu au Colonel Amirouche chargé d’assurer la sécurité du congrès non pas seulement ses propres hommes mais toute l’armée de l’OTAN !

    On peut deviner quelque part que l’auteur de l’article ne soit pas content que le Congrès de la Soummam ait reproché au PCA algérien (sous tutelle du PCF français à l’époque) d’avoir une position ambiguë durant les premières années de la guerre d’indépendance ! Voici ce qu’on y lit dans un paragraphe de la plate-forme : « La direction communiste, bureaucratique, sans aucun contact avec le peuple, n’a pas été capable d’analyser correctement la situation révolutionnaire. C’est pourquoi elle a condamné le «terrorisme» et ordonné dès les premiers mois de l’insurrection aux militants des Aurès, venus à Alger chercher des directives, de ne pas prendre les arme « . Très dur, c’est vrai et çà fait mal ! Moi-même qui était proche du PAGS ( parti communiste né après indépendance) dès la fin des années 60- début des années 70 , quand j’ai lu ce passage je me suis dis dommage pour le PCA algérien de l’époque même s’il a su changé très vite ses positions vis à vis de la justesse de l’insurrection algérienne ! C’est quelque part comme le cas des Ouléma qui ont mis du temps pour comprendre conscience de la nécessité urgente de s’engager dans la lutte ! Mais bon l’important c’est d’en prendre conscience un jour ou l’autre même en retard !

    Le Congrès de la Soummam ne cherchait pas à exclure « X » ou « Y » mais au contraire il avait pour objectif ultime de rassembler toutes les consciences anti-colonialistes et pro indépendance. On y lit dans la Plate Forme ceci : … il faut … « convaincre avec patiente et persévérance les éléments retardataires, encourager les hésitants, les faibles, les modérés, éclairer les inconscients ». ….rechercher … « l’alliance des éléments libéraux, d’origine européenne ou juive, même si leur action est encore timide ou neutraliste. » …

    Les reproches de l’auteur de l’article me rappellent les critiques des nationalistes algériens panarabiques et panislamiques (les Ben Bella, Boumediène, Boussouf, Bouteflika, Mahsas, Ali Kafi ..etc..) qui faisait la propagande selon laquelle le Congrès de la Soummam et Abane Ramdane étaient anti-musulmans et anti-arabes, alors qu’on lit dans le paragraphe intitulé « l’Algérie dans le monde » ceci : … . » La langue arabe, langue nationale de l’immense majorité, a été systématiquement étouffée. Son enseignement supérieur a disparu dès la conquête par la dispersion des maîtres et des élèves, la fermeture des universités, la destruction des bibliothèques, le vol des donations pieuses. La religion islamique est bafouée, son personnel est domestiqué, choisi et payé par l’administration colonialiste. » Alors, Abane Ramdane anti arabe, anti musulman ???

    Bref, ce n’est pas en trois petits paragraphes qu’on pense pouvoir tout dire tout sur le Congrès de la Soummam ou qu’on pense faire facilement tomber de leur piédestal des monuments historiques comme Abane Ramdane ou Larbi ben M’hidi et bien d’autres encore que je n’ai pas besoin de citer !

    Remarque ultime : Comment se fait -il que l’auteur de l’article nous dise que la version originelle intégrale reste inaccessible, alors qu’il accuse directement ou indirectement le RCD d’avoir modifié quelque part « la version originelle » en remplaçant le mot «socialisme» par «féodalisme». ? Sur quelle version originale se base t-il ? S’il dit qu’il a vu ou lu la version originale, qu’il la publie donc ! Où est-elle ? On aimerait bien qu’il la publie, si il est aussi sûr de lui ! Pardon d’avoir été aussi long ! A bon courage à tous les ALGÉRIENS !

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      MOTUS ET BOUCHE DECOUSUE
      25 août 2018 - 18 h 52 min

      @LOUCIF
      25 août 2018 – 11 h 34 min
      ——————————————————————-
      Très bonne réplique, avec des vérités, des rappels, une lecture rétrospective équitable, la contribution de S.K aura donc été utile !

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    Karamazov
    25 août 2018 - 11 h 32 min

    Marci Ya Madème Anonyme pour votre contribution de haute volée au rééquilibrage du chwari mal chargé de notre histoire ; Pardonnez-moua donc de ne pas pouvoir m’élever à votre niveau, et pardonnez aussi à AP de donner du grain à moudre aux mauvais moulins que nous sommes. Un proverbe de chinou : dit itsmoudou rebbi irden i yar thoughmass. Safidir apipri : ya3ti rebbi elguemh lelfermach,

    Mais kistivou a Madème , hada hewa leqmech !

    Wamma Ba3d !

    Amounavi il y a du vrai dans ce que vous dites et j’y souscris complètement. Mais moua avec les trois neurones retraités et à peine valides qui me restent je vois sous des oppositions apparentes une parfaite synthèse entre ce que dit l’auteur de l’article et ce que vous lui opposez.
    L’auteur ne dit pas qu’il faut jeter la plate forme dans les oubliettes de l’histoire mais il relève de son point de vue des lacunes.

    Rien n’est parfait Madame , et cela inclus la plate forme de la Soummam. Vous oubliez de dire que même parmi les révolutionnaires les plus engagés elle n’a pas fait l’unanimité et que l’un de ses principaux artisans a été éliminé par ses compagnons d’armes qui lui reprochaient son hégémonisme et qui ne la considéraient déjà pas comme une panacée

    Malgré toutes les justifications que vous pourriez apporter , le contexte politique , idéologique, culturel et social, de son temps, la plate forme de la Soummam, n’est pas sacrée. Surtout quand c’est de notre temps qu’on la regarde. Ontoulika moua; malgré le respect que je lui dois, je n’ai pas encore trouvé en elle de quoi l’idolâtrer

    Pensez-vous que cette plate-forme aurait été rédigée de la même manière aujourd’hui ?

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    Gatt M'digouti
    25 août 2018 - 11 h 15 min

    Mais c’est un brulot que vous nous offrez là ! Il faut s’y mettre et analyser le contexte de l’époque !
    Quatre ans après le déclenchement de la plus noble des révolutions, il fallait une plate forme pour structurer et organiser la révolution, lui donner une assise nationale et révolutionnaire et lui assurer une présence sur le plan international.
    Et c’était déjà les assises d’un État, qui pouvaient être modifiées dans le temps en fonction de l’évolution des événements. Ce n’était pas fige et ce n’étaient pas non plus paroles d’évangiles.
    Vous parlez de l’absence de femmes ? Les femmes étaient présentes, elles avaient enfanté ces braves, ces formidables guerriers dont elles étaient fières n’est ce pas ?
    L’heure actuelle est grave, pour qu’on puisse s’occuper de ça ! Laissons le soin aux historiens. Pour le moment le défi crucial qui nous préoccupe et là, je rejoins Djillo, qu’allons nous laisser aux générations futures !

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    Djillo
    25 août 2018 - 10 h 26 min

    Monsieur Kouidri,
    En 2018, vous jugez des Hommes pour ce qu’ils ont fait en 1956!!!!. Je me permet de vous apprendre, moi, natif de l’annee de l’independance, que ces Hommes, avec toutes leurs erreurs et leurs fautes (ce ne sont que des etres hummains finalement) m’ont offert l’INDEPEDENCE en faisant juste leur… devoir.
    La plateforme de la Soumamm pouvait et devait etre sujet a correction durant les annees de liberte (elle n’a rien de sacre) et ne pouvait jamais etre prise telle qu’elle a ete faite initialement.
    Sachez aussi que le monde bouge et entre les generation de nos enfants nes en 2018 et cette platforme de 1956, la distance sera de taille.
    A mon humble avis, nous devons plutot nous concentrer sur ce que nous, generation actuelle, avons fait et faisons pour ces generations futures.
    Laissons ceux qui nous ont offert cette chere independance tranquilles et cessons de les juger.

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      Halli
      25 août 2018 - 11 h 02 min

      Le révisionnisme ambiant s’attèle a dénaturer le combat libérateur de nos parents, ce qui me rapproche du congres de la soumam, ces quelques choses comme le courage, le patriotisme, l’abnégation des organisateurs et des anonymes qui ont veillé inlassablement a sa réussite.

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    Anonyme
    25 août 2018 - 10 h 04 min

    Les reproches que vous faites au congrée de la Soumam, ceux que vous mentionnez dans votre articles, sont révélateurs d’un anti soumamisme primaire. A vous entendre, on croirait que dés l’indépendance, on s’est attelé à appliquer les recommandations issues de la Soumam, ce qui explique, vue leurs tares originelles, le chaos, l’exclusion, et tout le gâchis post indépendance.
    Lorsqu’on a fondé la plus grande nation des siècles derniers, dont les citoyens femmes sont les plus émancipés du monde, les États Unis d’Amérique, y’ avait-il des femmes parmi les fondateurs?. Les minorités, amérindienne et afro américaines, étaient-elles représentées? L’Amérique actuelle, malgré les tares que vous pouvez trouver à leur textes fondateurs, s’en référent avec fierté, glorifient les pères fondateurs, continuent de construire leur nation sur les bases et principes légués par les fondateurs.
    …. on a besoin de lisibilité, d’honnêteté, valeurs qui peuvent nous faire sortir du tunnel noir sans issue dans lequel on est entré dés l’indépendance.

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    Kaci Mohand
    25 août 2018 - 9 h 46 min

    Ahhh OUI!! C’est un véritable scandale! Je suis PARFAITEMENT d’accord cher monsieur! Et d’ailleurs on aurait du aussi ouvrir les portes du congrès de la Soumam aux homosexuels, aux transgenres, au anarchistes, aux juifs, a d’éventuels migrants subsahariens siphilitiques…. là ont aurait été bon pour une VRAIE révolution algérienne, n’est-ce pas ?
    quand Malek Bennabi parlait de colonisabilité des esprits, ils ne se doutait pas a quel point il avait RAISON!

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    Abou Langi
    25 août 2018 - 9 h 30 min

    Je ne comprends pas pourquoi une génération peut se prévaloir d’être « fondatrice » d’une société et considérer que cela est fait pour l’éternité. Nous voyons bien que les sociétés évoluent aussi bien dans le bon sens que comme dans le mauvais.

    La plate-forme de la Soummam a été rédigée dans un contexte particulier , celui de la lutte pour l’indépendance , elle s’est constitué comme il est ici souligné ici plus dans un esprit d’opposition et d’exclusion que celui d’intégration.

    De nos jour elle est un fond de commerce : pour certains pour délégitimer ou au contraire pour légitimer alors que d’autres ne la reconnaissent pas, comme si les trois générations qui ont suivi l’indépendance n’avaient aucun droit.

    La question qui reste posée c’est celle du projet de société qui commence pour certains par l’élection d’une constituante. Or dans l’état actuel de notre société cela conduira forcément à l’enterrement du projet de société nourri par certain, à supposer que son idée soit réaliste ou même seulement envisageable.

    La réalité c’est qu’il y a deux projets radicalement opposés qui s’affrontent sur le terrain et dont la partie est définitivement perdue pour ceux qui nourrissent le rêve d’une société laïque et moderniste puisque les islamo-conservateurs ont gagné la société.

    Tandis que les uns fantasment encore sur une sortie les autres n’ont qu’à laisser pourrir. Ce ne sera qu’après l’achèvement du processus , d’ici un siècle ou plus que la conscience de la nécessité d’une révolution culturelle apparaîtra. Et cette transformation culturelle ne viendra que d’un bouleversement des structures des cerveaux , d’une évolution darwinienne, d’un cataclysme Big-one, sur le plan matériel et d’une rupture de type oeidipien avec l’histoire telle qu’elle nous est racontée et non de la venue de Godot.

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    Karim
    25 août 2018 - 9 h 25 min

    Il faut retourner dans contexte des années 50 je vous rappel que les femmes en France pays soit disant des droit de l’homme les femmes ont eux droit d’avoir un compte bancaire sans l’accord de leur mari que en 1967 avant ça les femmes Française devaient joindre un accord écrit et signé par leur mari dans le dossier de demande de création de compte bancaire. Malheureusement en ce temps la dans presque toute la planète les femmes n’avaient pas de place dans les haut rangs de la politique.

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    Anonyme
    25 août 2018 - 9 h 21 min

    Le véritable point noir du « Congrès de la Soummam » fut la déclaration de guerre aux « berbéristes messalistes et autres contre révolutionnaires ». Cette déclaration de guerre avait conduit à l’éradication ou presque des voix « berbéristes » et une lute armée avec le MNA qui avait fait quelques 35 morts. Cette déclaration de guerre et la tyrannie FLNesque qui ‘est abattu sur tout algériens non soumis au dictat de cette organisation qui s’est autoproclamé comme étant la seule légitime par la force et la lame des égorgeurs avait aussi et surtout conduit des centaines de milliers d’algériens à l’origine patriotes et indépendantistes à se jeter dans les bras du colonisateur comme harki, seule issue de survie pour eux. C’est ça le « Congrès de la Soummam ».

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    Ifri
    25 août 2018 - 9 h 07 min

    Comme le texte du 1er novembre, le seul objectif était l’indépendance et tout autre sujet était secondaire et évacué. C’est un peu comme aujourd’hui sauf que notre opposition n’a pas la hauteur d’esprit pour s’unir sur l’essentiel comme à cette époque. Ceci étant les plus grand perdants de cette union sacrée sont les berbèrophones et notamment chaouis et kabyles qui ont porté l’essentiel de la révolution pour se retrouver dans un pays qui a nié jusqu’à leur existence.

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    Anonyme
    25 août 2018 - 8 h 52 min

    Cet article est très grave de conséquences et participent à la casse ambiante des efforts patriotiques du passé. Il est d’un niveau de connaissances historiques assez faible. Étonnant pour un journal comme AP… Les minorités dont vous parlez, eh bien parlons-en :

    – les femmes d’abord (j’en suis une) : c’est en 1945 que le droit de femmes a été donné par exemple en France. Vous omettez de parler du contexte historique. Sans compter que vous omettez de contextualiser de dire que ce n’était pas une minorité mais que cette époque passé avait une autre organisation sociale, qui plus est sous plus d’un siècle de politique coloniale d’analphabétisation, qui plus est les femmes étaient les victimes les plus exposées de la colonisation, notamment par la politique d’expropriation et d’appauvrissement extrême de la population. En effet, elles étaient si exposées que la politique coloniale a même su créer des quartiers réservés et des BMC (Bordels militaires de campagne) pour favoriser la prostitution coloniale et c’est cette angoisse qui a poussé les clans et les familles à plus de sévérité dans le controle des femmes car le pays était sous contrôle colonial !!

    – Les minorités maintenant.

    Frantz Fanon n’était pas un français d’Algérie, mais un Martiniquais ayant été en métropole pour faire ses études de psychiatrie, ayant par ailleurs combattu le nazisme lors de son engagement militaire et ayant découvert le racisme en France a tout simplement découvert le combat anti-colonial des algériens. En 1952 il travaille alors à l’hôpital de Blida, en 1956 a lieu le congres de la Soumman. Seulement 4 ans !

    Un adolescent de 15 ans comprendrait qu’il faut du temps pour qu’une organisation secrète de libération nationale consolide une relation de confiance. Ce même adolescent comprendrait qu’une organisation secrète de lutte pour la libération nationale s’entoure de protection avant de s’ouvrir aux autres.

    L’engagement de Fanon a été reconnu et il est considéré désormais comme un Algérien de valeur pour son engagement et son cœur même s’il est de souche martiniquaise. Son fils est d’ailleurs algérien et représente l’Algérie dans une ambassade de grande importance.

    – La minorité juive maintenant. L’extrême majorité a accepté le décret de Crémieux – avec plaisir – lui donnant des droits qui en enlevaient aux algériens musulmans. Cette minorité s’est solidarisée avec les algériens musulmans contre le décret Crémieux de 1871 ? Non, elle a pris cette opportunité pour profiter du nouveau système politique – colonial – et ne s’est plus soucié du sort des « indigènes musulmans ». Exception faite de quelques-uns bien rares il faut l’avouer, pour une raison simple : le système colonial les avantageait et ils pouvaient ainsi ne pas être les boucs-émissaires du moment. Les boucs-émissaires étaient les « indigènes musulmans », en d’autre termes les populations de souche étaient reléguées à une situation de servitude sur leur propre sol national !

    – Jean-Mouhouv El Amrouche maintenant. Il faut connaître l’histoire première de la christianisation de cette famille. C´est une histoire familiale tragique qui est devenue une histoire politique. La grand-mère de celui-ci a eu des « démélés » avec sa famille (la société kabyle traditionnelle était très rigide sur les codes de comportement en société et certains écarts vous valait le rejet de vos propres frères. Ce n’est pas un jugement mais une explication) . Le rejet de celle-ci a fait que la mère d’Amrouche – née d’une relation illégitime – a été prise en charge par des sœurs catholiques (qui ont profité de toutes les situations pour évangéliser la population kabyle sous couvert de charité chrétienne… mais très politisée. Son grand-père paternel Hacène Amrouche était interprète chez les Spahis (forces supplétives composés d’indigènes au service de la France coloniale) et c’est lui qui a donné son petit-fils Belkacem aux Pères-Blancs pour le protéger de conflits familiaux (Hacène Amrouche étant devenu « riche » après avoir servi pendant 21 ans comme Spahi, ayant participé à la guerre de Crimée et y ayant survécu il était même appelé le « Père de Sébastopol »). Ce rappel pour dire que n’importe qui réfléchirait à deux fois, s’il se veut un libérateur de l’Algérie du pouvoir colonial de s’allier à des personnes dont la famille a aidé, a collaboré (avec), a soutenu la France colonial. Il en est de même récemment pour le débat concernant Bengana, dont la fortune a augmenté durant l’épisode colonial. Il n’empeche que Jean Mouhoub Amrouche reste un Algérien, mais est resté longtemps, de part son histoire familial, en faveur d’une permanence franco-algérienne. Sachant qu’elle ne profitait nullement à l’ecrasante majorité (les indigènes musulmans), il a finalement servi de mise en lien entre le FLN et le Général de Gaulle et en a payé le prix fort de sa mise à mort professionnel par sa mise au ban de la radio francaise RTF.

    – Les européens d’Algérie, exception faite d’une minorité, souvent communiste, mais aussi chrétiens, ils étaient tous pour l’Algérie francaise, pour le colonialisme. Ils n’avaient aucun intérêt à quitter leur place de « voleurs de terres » (qu’est ce qu’un colon ou un colonialiste, si ce n’est le voleur de la terre appartenant à autrui ?) au profit de natifs expropriés, appauvris.

    Ce que ne dit pas l’article, c’est que c’est une minorité (alphabétisée et consciente de l’histoire algérienne) qui a agi et non toutes les autres minorités. C’est une minorité de personnes, conscientes du scandale historique que constituait le colonialisme français en Algérie, mais une minorité décidée, actrice et agissante. L’auteur de l’article serait plus complet s’il faisait état de cette minorité qui a simplement décidé de décider contre le colonialisme française. C’est de cette petite minorité d’algériens de souche, agissant dans la clandestinité tant le flicage colonial était permanent et les conséquences graves sur leurs vies et celles de leurs familles, mais inspirée par un besoin de justice, que nous tirons, nous, la majorité du peuple algérien le droit à vivre indépendant sur notre terre ancestrale.

    Si ce congrès de la Soummam est pris en otage par le gouvernement actuel, c’est le problème honteux de ce gouvernement, en aucun cas il ne faut confondre le gouvernement actuel (qui profite du combat de cette minorité agissante) et le congrès de la Soummam. C’est comme comparer le corbeau et l’aigle… C’est incomparable.

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      le Terroir
      25 août 2018 - 10 h 01 min

      Bravo madame!

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        Kaci Mohand
        25 août 2018 - 10 h 13 min

        Madame, j’ADMIRE votre réponse! Veuillez accepter l’idée que je me fait de vous a travers ma lecture, vous êtes une dame valeureuse! Mes respects

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      Anonyme
      25 août 2018 - 10 h 09 min

      benbadis etait pour la colonisation pourvu que l’on lui reconnaissait la patrie-potesta sur les musulmans, une feodalité othomane que tous les kouliglis avaient soutenu dès l’emir abdelk qui a signé le traité de Tafna- qui fait rougir les traitres de tout bord-. En effet c’est De Gaulle qui imposera la clique actuelle: changement de forme continuité de fond…

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        Anonyme
        25 août 2018 - 11 h 57 min

        Bien dit. Messali aussi a ete utilise’. Au caire ils ont decide’ l’ arabislamisme. Un compromis sur l’ identite’ c’ est le gage de l’ occultation/occupation. Resultat il faut demander au monde arabe s ‘il nous concedera de parler notre langue. Un colonialisme cache un autre…

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        2
    Anonyme
    25 août 2018 - 8 h 01 min

    Un congres à la va vite et avec les moyens du bord. Beaucoup d’erreurs et de chevauchement qui portent en soi sa faiblesse. C’est l’exemple de cette recherche de compromis politique qui touchent la sphère du peuple. En faire de ce congres un acte constitutif de la nation algérienne est une folie. La constitution intériorisée en Kabylie fonctionne depuis toujours avec son ethique sens d’Etat au quotidien. Il aurait suffit repprendre ses axes comme réferences. Lui avoir supérposé un compromis en guise d’identité nouvelle est illegitime. C’est le cas d’une « algerie dans le cadre islamique ». Une aberration, alors qu’en Kabylie il y eut toujours la liberté de culte et beaucoup de musulmans mais jamais on vous imposerait l’appartenance à la kabylité en fonction de votre islamité. Introduire une incertitude identitaire a tué l’autonomie. En effet en ouvrant la porte au cheval de Troie ceci a donné la possibilité aux agents du Caire d’effacer le doute, aller vers le feodalisme islamique et arabe. C’est dans les couloirs qu’ils ont désarmé le congres de la Soummam en introduisant la primauté du militaire et de l’extérieur, ce qui fit de trait d’union à boumediene et l’armée des frontieres armée jusqu’aux dents d’attendre que soit libéré le pays pour prendre le pouvoir de force.
    L’ALN a été battue et la dictature a donc pris le pouvoir jusqu’à nos jours….
    Ce qui nait d’un mensonge ne peut germer en verité.

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    awrassi
    25 août 2018 - 7 h 55 min

    Si vous cherchez à construire l’avenir de l’Algérie sur son passé, vous nous menez l’Enfer … Le FLN historique a fait de son mieux à son époque. Nous sommes indépendants, grâce à sa décision de nous libérer par les armes. Mais en réalité, l’impérialisme n’est pas uniquement militaire: il est surtout financier. L’exemple du retrait des sociétés européennes de l’Iran illustre mon propos. Cherchez à savoir qui nous dirige actuellement, qui tient notre banque centrale. Les lieux où se nichent les ennemis de notre pays … Votre volonté de regarder le passé est romantique et donc inutile !

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