Le général Nezzar raconte les derniers moments de la vie de Benyahia (II)

Nezzar Benyahia
Le général à la retraite Khaled Nezzar. New Press

L’ancien ministre de la Défense nationale explique, dans ce passage extrait du second tome de son recueil de mémoires à paraître en octobre prochain, pourquoi il était impossible que les Israéliens soient derrière l’assassinat de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed-Seddik Benyahia, car ce dernier avait changé son itinéraire à la dernière minute pour des raisons familiales. Il répond ainsi à ceux qui ont réagi à son premier témoignage publié vendredi par Algeriepatriotique.

Le général à la retraite Khaled Nezzar a également tenu à préciser que les propos tenus par feu Bachir Boumaâza au sujet de Saddam Hussein ont été repris d’un hommage que le journaliste Ammar Belhimer a rendu au ministre chahid à l’occasion du trentième anniversaire de sa mort.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles il «n’aborde le sujet de l’assassinat de Mohamed-Seddik Benyahia qu’aujourd’hui», le général Nezzar a répondu qu’au moment du déroulement des faits, il était un simple officier de l’ANP et que, de ce fait, il était loin des décisions politiques prises par le président Chadli et son gouvernement. «Durant les années qui ont suivi, comme tout le monde le sait, j’étais pris par les événements douloureux qu’a vécus le pays et la situation d’extrême urgence à laquelle nous devions faire face», a-t-il expliqué, serein.

M. A.-A.

La suite du témoignage du général Khaled Nezzar :

«J’ai connu feu Mohamed-Seddik Benyahia lors du voyage présidentiel qui nous a menés à Belgrade, New-Delhi et Pékin, puis aux Emirats arabes unis. Ce voyage de près d’un mois est instructif à plus d’un titre mais, au fond, sans aucun intérêt pour notre pays. Le seul dossier traité au cours de ce voyage concerne la réalisation d’une usine d’armement et une autre de munitions. Les prix obtenus auprès des Chinois sont quatre fois moins chers que ceux proposés par nos ‘’amis’’ serbes.

Dès notre arrivée à Belgrade, les Serbes nous annoncent qu’ils ne prennent à leurs frais que dix personnes, soit uniquement les membres de la délégation officielle. Les autres, environ 115 personnes, sont à notre charge. Salah Goudjil, chargé des discussions avec nos ‘’hôtes’’, leur rappelle que nous avons vidé, lorsque M. Tito est venu à Alger pour la Conférence afro-asiatique, la totalité de l’hôtel El-Aurassi. Ils répondent sans sourciller : ‘’Vous l’avez bien voulu. Nous, on ne vous a rien demandé !’’

L’Inde et la Chine agissent de la même façon envers nous. Aux Emirats, par contre, nous retrouvons la générosité et l’hospitalité des Arabes.

Sur le chemin du retour en Algérie et alors que je me trouve assis à côté de Benyahia, ce dernier s’ouvre à moi pour dire : ‘’Il était prévu que je me rende en Iran à partir des Emirats, mon avion m’attend là-bas, mais comme je suis resté trop longtemps absent, ma fille me manque, je rentre donc avec vous et je repartirai de là-bas.’’ En arrivant aux Emirats, alors que nous roulions sur le tarmac, j’aperçois le Grumman ainsi que notre ambassadeur en Iran, M. Gherieb, parmi le comité d’accueil. Une semaine après notre retour, j’apprends la triste nouvelle : l’avion de notre ministre des Affaires étrangères est abattu au-dessus de l’Irak. Aucun survivant parmi la délégation et l’équipage. Que Dieu ait leur âme !

Mais revenons à cette rencontre avec les chouyoukh.

Je me demande si le cheikh, en face, ne se paye pas ma tête quand il me dit vouloir aller sauver Saddam. Qu’importe ! J’opte pour l’explication patiente. Un cours de géostratégie : l’éloignement, l’hostilité des voisins de l’Irak, la politique des grandes puissances occidentales et les possibilités réelles de l’Algérie. Abassi revient à la charge avec de grandes amplitudes. Pendant qu’il plane, je repense à la ruée sur les casernes provoquée par Ben Bella, en 1963, lors de la brève Guerre des sables qui oppose l’Algérie et le Maroc, et les difficultés de tout ordre – logistiques principalement – qui en découlent. La caserne Ali-Khodja, sur les hauts d’Alger, est submergée par un raz-de-marée de peuple. L’odyssée des quelques centaines de volontaires retenus est chaotique et pénible. Mais les situations ne sont pas les mêmes. Ces gens, en face de moi, ont d’autres arrière-pensées. Du côté de Lamtares, dans le Belezma, à la périphérie ouest de l’Aurès, d’où je suis natif, on raconte beaucoup d’histoires de lions. Un fauve, en mal de chair fraîche, propose un marché léonin à un modeste herbivore : ‘’Je te donne un quintal d’orge, mais je te dévore après.’’ Les chouyoukh se méprennent sur le sens de mon sourire. Ali Benhadj fait dans le théâtre. Des citations coraniques, des dires de grands érudits et de belles sentences de son cru, avec force moulinets des avant-bras et de l’index. Il se croit dans un meeting. La conclusion de la diatribe de l’idole des mosquées militantes d’Alger est à la mesure de la réputation du personnage. ‘’Si, dans trois jours, nous n’obtenons pas satisfaction, nous agirons !’’ Un ultimatum ? ‘’Oui !’’ martèle Benhadj.

Abassi se rejette en arrière, visiblement effrayé par l’audace de son compagnon. Les autres chouyoukh baissent la tête. Le silence devient assourdissant. Je maîtrise ma colère. Je me lève, marquant la fin de l’entretien. Les autres font de même. ‘’Dans trois jours, alors ?’’ Ali Benhadj confirme : ‘’Dans trois jours !’’ Je hoche la tête de haut en bas. Une façon de leur dire que j’ai tout compris. J’appuie sur un bouton. Un planton vient raccompagner l’état-major du FIS.

Si les chefs intégristes avaient une connaissance moins approximative des causes et des effets des crises qui émaillent la vie politique algérienne depuis 1962, ils sauraient que l’une des raisons du coup d’Etat du 19 juin 1965 est la tentative de constitution, par Ahmed Ben Bella, d’une milice populaire pour inverser le rapport des forces en sa faveur face à une ANP entièrement entre les mains de Houari Boumediene.

Ce ne sont ni les jeunes recrues du FIS qui bombent le torse au passage des cortèges officiels, en agitant la banderole «bel vote oue’la bel be’lot» ni les rodomontades d’Abassi relatives aux déboires des armées russes en Tchétchénie qui m’inquiétaient, mais la capacité des intégristes à mobiliser la rue. Le souvenir des heures tragiques d’octobre 1988 est encore présent dans toutes les mémoires.

Il faut, en octobre 1988, des prodiges de valeur aux éléments d’intervention pour parer au feu qui monte de toute part. Les gros porteurs de l’armée de l’air volent sans désemparer d’un point à l’autre du territoire pour déverser leurs lots de gendarmes épuisés par le manque de sommeil.

La foule est une machine de guerre

Les foules déchaînées sont une machine de guerre. A la longue, lorsque le pouvoir, en face, répugne à verser le sang, elles ont toujours le dernier mot.

La pression sur Bendjedid pour l’amener le plus vite possible vers la ‘’formalité’’ du vote devient permanente.

Alger a une place importante dans la stratégie du FIS. L’exemple iranien a fait bonne école. Tout ce qui se passe dans la capitale est immédiatement visible par les médias et les diplomates étrangers qui informent leurs gouvernements.

Les organisateurs des manifestations procèdent, contre rétribution, à des déplacements massifs de sympathisants des zones rurales vers Alger. Les mosquées qui maillent les quartiers populaires répercutent les appels à la mobilisation. Les militants les plus aguerris, structurés à l’échelle de l’immeuble, de la rue et du quartier, sont aux commandes. Leur détermination et leur maîtrise de l’organisation assurent un large succès aux opérations.

Pour fanatiser davantage ses partisans, Abassi Madani fait intervenir directement Dieu en faveur de son parti. En mai 1990, au plus fort de la campagne électorale pour les municipales, au-dessus d’un stade comble de la capitale, au moment où, après forces dévotions, le leader intégriste évoque le nom d’Allah, les lettres qui composent le cri de ralliement des djihadistes du monde entier – ‘’Allah Akbar’’ – apparaissent en motifs de lumière sur l’écran bas des nuages. Ce qui procède d’une utilisation grossière du laser soulève une immense clameur hystérique. ‘’Le miracle divin’’ fait tomber en catalepsie des milliers de jeunes. L’inqualifiable manipulation psychologique montre à quel degré d’avilissement de l’islam les intégristes s’adonnent pour obtenir le ralliement des foules.

Un mois plus tard, le FIS emporte la majorité des communes. Il fait main basse sur les fichiers électoraux. Dans chaque district, il sait qui est qui. Ses militants font le tri. Des centaines de milliers de cartes électorales sont détruites. Les budgets ainsi que les moyens matériels et humains de ces collectivités passent sous leur coupe. Ils vont être mis à la disposition des groupes paramilitaires qui préparent les offensives terroristes qui vont embraser l’Algérie au cours de la décennie 1990. Au mépris de la Constitution et de la loi, la devise de la République ‘’Par le peuple et pour le peuple’’ est effacée du fronton des communes et remplacée par ‘’Baladiya islamiya’’ (commune islamique). Les murs croulent sous les inscriptions coraniques qui appellent à la mobilisation des croyants contre les ‘’mécréants’’, au djihad et à la ‘’purification des mœurs’’.

Des nervis aux ordres régentent la société par la terreur. La musique est déclarée blasphématoire. Les conservatoires sont occupés et les instruments de musique brisés. Des spectacles sont interdits par la violence.

Sous le prétexte qu’ils ont organisé des réveillons de fin d’année, hôtels et restaurants sont saccagés. Des chanteurs populaires, tels Meskoud ou Aït Menguellat sont sommés, alors qu’ils sont sur scène, d’interrompre leur récital. La police anti-émeute doit intervenir pour protéger les artistes et leur public. Le sport n’est plus permis aux filles. Des baigneuses sont poursuivies et violentées sur les plages. De jeunes couples sont interpellés et brutalisés. Les femmes sont particulièrement ciblées.

Avec la conquête des communes, les islamistes disposent désormais d’un solide tremplin administratif pour sauter plus loin. Le ‘’calme’’ dont se félicite Mouloud Hamrouche au moment où le chaos est à son paroxysme est-il une preuve de cécité ou de cynisme ?».

Comment (27)

    L
    18 septembre 2018 - 1 h 45 min

    …Saddam Hussein est innocent et les sionistes sont derrières ces magouilles crapuleuses anti Algérie depuis l’indépendance!!!4

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    Anonyme
    17 septembre 2018 - 13 h 59 min

    Le general doit savoir ce qu’ est la victoire de Pyrrhus. Sans votre arabisation les islamistes n’ auraient jamais pu ceuillir le pays comme inighmen! ( figues seches.). Mais le regime sait avoir raison comme le roi de la foret!

    Noureddine
    17 septembre 2018 - 6 h 43 min

    C’est preuve de courage de témoigner et d ‘ecrire sur les événements qui ont endeuillées des familles algeriennes.mais à mon sens il faut aussi avoir cette lucidité de temoigner au bon moment pour éviter les situations d’impasse. J aurai souhaité ses écrits mon général sur cette gouvernance qui nous est servie depuis 1999 et qui dépasse de loin tous les errements du passé. Votre point de vue et votre éclairage aurait été un apport encore plu percutant sur le devenir de ce pays.

    Vroum Vroum 😤
    17 septembre 2018 - 0 h 03 min

    Mes respects mon Général !!…merci pour tout ce que vous avez fait…seuls les aigris vous tiennent rigueur..des revanchards mal léché..ouste ! le Fis , dehors

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    Mohand
    16 septembre 2018 - 23 h 27 min

    Titre hors sujet. La suite montre la compromission du pourvoir avec les islamistes. J’ai un respect et une considération sans faille envers vous général, mais je n’ai jamais compris pourquoi vous avez reçu ces renégats. Je lirai votre livre si ça m’éclaire. Je suis un algérien vivant à l’étranger depuis une trentaine d’années. Mais je visite mon pays et mes parents au moins une fois par an. Mon pays a beaucoup changé, la barbe et le voile sont de plus en plus omniprésent. Le paraitre prend le pas sur l’être. On compte le hassanates. Le bigot vaut mieux que l’intellectuel. Franchement, j’y crois plus.

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    jokerpic
    16 septembre 2018 - 23 h 19 min

    A ma connaissance Feux benyahia parlé divers 6 langues , très intelligent et expérimenté par sa participation aux accords d’envian et a la libération des diplomates de l’ambassade américaine a Téhéran à l’époque de Khomeini .si le missile au n de série russe percute l’avion dieu seule sait qui l’a tiré .Si c’est l’Irak de « Saddam »justice a été faite mais cela m’étonnerais fort même a l’époque de feu chadli .l’irak aurait t’elle laissé la commission d’enquête de Mr ghoudjil conclure a un missile Irankien ? plutôt l’iran pour faire croire a l’Irak .Ou bien une autre entité ennemie ?il est temp que la vérité éclate et que les langues se délient .

    Cette analyse du développement de l’intégrisme et claire la Base du FIS a pris le pouvoir sur le parti sinon comment expliquer que des justisso-integristes voient le jour decident de tout.
    Ce produit du FLN de l’époque pour contre carré les laico-democrates qui remettez en cause la nomenclatura

    En faite ça na pas changé mais seulement aujourd’hui l’intégrisme est vaincus mais ses restes sont toujours dans la société algérienne avec moins de virulence et d’arrogance mais en stand by .il n’a que les lois de la république pour stopper cela.

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      LeilatElKadr
      17 septembre 2018 - 0 h 18 min

      @koperjic
      Le régime sous Chadli a utilisé les islamistes proliférer pour contrer ,etouffér les démocrates tout comme le fait aujourd’hui,le regime de Bouteflika.Meme les occidentaux ont sui vi l’exemple des regimes algériens en utilisant,armant,soutenant des islamistes reux,opportunistes pour faire sombrer dans le chaos les pays arabes progressistes,tolerants tournés vers le modernisme.

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    NIBOUCHE
    16 septembre 2018 - 21 h 47 min

    Monsieur le ministre feu Mohammed BENYAHIA que Dieu ait son âme n’avait pas de fille mais un seul fils prénommé SALEM qu’il a laissé orphelin à l’âge de 2 ans.

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    Tredouane
    16 septembre 2018 - 20 h 54 min

    La plus grande question,comment croire à une affirmation quant nous n’avons pas tout les éléments.
    D’autre part et très certainement les gens se surpassent dans ce qu’ils entreprennent ,personne n’a dit que Mr Benyahia que Dieu ai sont âme est le pilier de la Diplomatie Algérienne de l’époque , juste que c’etais un grand homme;les circonstances de son décce tragique et de ces compagnons suscitent toujours des questions, car la est la raison d’ETAT ,à mon humble sens.
    Second point,une question pour quoi a t on attribuer un agrément a une association a caractère politique malgré qu’il y avais une opposition a cette démarche?
    Personnellement ,je ne voue aucune haine a la tendance dite islamique,je pense que ca contribution en un sens peut être très benniffique mais en politique c.a.d l’accé au pouvoir peut s’avérer très dangereuse,car tout simplement nous n’avons pas de super musulman ( ina akramakoum inda lahi atkakoum ).
    Soyons tous en état de comprendre nos différents nos différences,combattons le sous développement car c est le vraie ennemie mortel,sachons que l’ALGERIE EST ÉTERNEL PAS NOUS.

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    Djillo
    16 septembre 2018 - 20 h 14 min

    A mon General : bien que le sujet est sur notre regrette Benyahia, je me permet de vous presenter mes respets et mes sinceres remerciements pour avoir sauve notre pays des mains des assassins et a leur tete abbasi madani qui porte la responsabilite de ce qui nous ronge jusqu’a maintenant. Lui qui vit des jours heureux au Qatar (je parle en connaissance de cause connaissant bien Doha) avec ses d’enfants qui se sont enrichis avec l’argent de la « chkara » recolte par leurs assassins durant les annees de sang et qui developpent avec leur business entre le Qatar et la Malysie.

    Encore une fois, je vous tire mon chapeau mon General.

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    Jupiter
    16 septembre 2018 - 17 h 08 min

    puisque nous somme dans une démocratie et étant un citoyen Algérien qui paye ses impôts, alors j’ai le droit de me poser des questions et d’avoir des réponses, pourquoi les Moudjahidines de l’intérieur et ceux des frontières ce sont entre tués en 62, pourquoi ils ne répondent pas aux accusations de Melouk Benyoucef concernant des Moudjahidines faussaires, pourquoi on ne veut pas réaliser le film de l’Emir Abdelkader et enfin pourquoi nos militaires ont fêté le 14 Juillet en France

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    Anonyme
    16 septembre 2018 - 17 h 05 min

    Merci Général Nezzar de rappeler à beaucoup d’amnésiques la terrible période qui a vu les hordes intégristes du FIS arriver aux portes du pouvoir.Tous nous nous rappelons de ce meeting du stade du 5 Juillet livré à l’hystérie et au machiavélisme des barbus qui ont inscrit dans le ciel avec un laser ramené à grands frais « Allah Akbar ».Malheureusement beaucoup de débiles on cru et croient toujours à ce sacrilèges qui consiste à faire croire que c’est une manifestation de Dieu lui-même.Sous d’autres cieux ces manipulateurs seraient disqualifiés pour l’éternité et auraient rendu compte de cette grossière manipulation des foules.On y a même vu le fils d’Ali Benhadj à peine âgé de 5 ans prononcer un discours politique car chez ces gens-là on manipule même l’innocence des enfants pour arriver à ses fins.Tout un programme…

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      Argentroi
      17 septembre 2018 - 6 h 27 min

      @ Anonyme du16 septembre 2018 – 17 h 05 min.
      On ne devinera jamais qui a aidé à cette époque le FIS à introduire en Algérie le laser pour mystifier les foules !

    fatigué
    16 septembre 2018 - 15 h 46 min

    Les USA pour contrecarrer l’URSS ont encouragé l’intégrisme islamiste………
    le pouvoir algérien a fait idem pour contrecarrer les progressistes laïcs.

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    Moskosdz
    16 septembre 2018 - 14 h 10 min

    Un ou deux responsables,le reste n’est qu’une virée gratuite des cousins,cousines et amis,entièrement d’accord avec les Serbes sur ce point de vue,115 personnes pour une délégation,cela fait de trop.

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      Larnaque
      16 septembre 2018 - 16 h 25 min

      Erreur ya Si Mosksdz. C’est 115 personnes EN PLUS de la délégation officielle de 10 personnes. Mr. Nezzar pouvez-vous nous éclairer sur le(s) rôle(s) de ces 115 personnes/accompagnateurs? C’est beaucoup trop pour des journalistes. Des amis du parti?

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    Anonymeplus
    16 septembre 2018 - 14 h 02 min

    Le drame de l’Algérie sous chadli était le manque flagrant de vision pour le pays.
    Boumedienne nous a ramené des repris de justice égyptiens, des cordonniers syriens et autres campagnards irakiens pour arabiser de force (comble de la débilité profonde de ce système) la jeunesse algérienne.
    Chadli a formidablement continué le massacre jusqu’au pourrissement de la situation avec l’avènement du « fis » de Satan qui a renvoyé l’Algérie a l’âge de pierre, intellectuellement parlant.
    Quand dans les années 60, l’Algérie était connue pour être la Mecque des révolutionnaires, elle est devenue aujourd’hui, par la bêtise de ce système une république bannière, tout juste capable d’acheter la paix sociale, avec une navigation à vue sans aucune perspective.
    Gouverner c’est prévoir dit l’adage, force est de constater que l’Algérie regorge d’apprentits politiques qui n’ont absolument rien prévu pour ce peuple si ce n’est pour leur progéniture qui sont pires qu’eux à voir les scandales dans lesquels ils sont impliqués.
    La malédiction algérienne vient du sommet de l’état qui n’a de sommet que le nom.
    Chacuns de ses lascars paiera pour les crimes commis, il est criminel d’occuper un poste de responsabilité pour se servir et servir sa famille quand on sait que toutes les administrations algériennes, tous les ministères, toutes les institutions étatiques fonctionnent de la sorte.
    Pas étonnant que le fis, le fida, le gia, le gspc, l’ais et tant d’autres ont pu s’implanter en Algérie et y faire la loi, parce que le système, occupé à se servir et à servir sa progéniture a oublié les fonctions régaliennes pour lesquelles il était investi, du moins pour lesquelles il s’est investi par la force, certainement pas par l’intelligence, ce dernier qualificatif est inexistant dans la panoplie du « responsable » de la dechra Algérie.
    Voilà un pays qui au lendemain de l’indépendance avait tous les atouts pour devenir la superpuissance économique de l’Afrique et du monde arabe et qui est devenu la lanterne rouge du tiers monde, quel gachi !
    Le topic est hors sujet, je le sais.

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      A Anonymeplus
      16 septembre 2018 - 19 h 19 min

      Les pseudo enseignants égyptiens ont été ramenés à grands frais par Ben Bella : fourgués par Nasser qui s’est débarrassé de ses indésirables frères musulmans, et partant de quelques cordonniers pratiquants à peu près l’arabe.

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        Anonymeplus
        16 septembre 2018 - 21 h 14 min

        Ben bella, Boumedienne et Chadli ont tous contribué à leur niveau au massacre de centaines de milliers de générations francophone sur l’autel de l’arabisation débilisante.
        Aujourd’hui qu’avons nous construit dans nos écoles, des élèves complètement lobotomisés par le parcoeurisme, , des étudiants qui ne sont pas foutu de faire une phrase sans fautes d’orthographes et des licenciés qui arrivent sur le marché dont le seul objectif est de voler un maximum d’argent dans un délais très court sans se faire prendre.
        Voilà le bilan de ces 3 présidents qui pour faire plaisir aux enturbanés, ont joué l’avenir de l’Algérie à la roulette russe.

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    Rayés Al Bahriya
    16 septembre 2018 - 13 h 57 min

    L’histoire de la manipulation au laser , c’était passé lors de la désobéissance civile, en juin 1991, lors d un des meetings du p.fis et ses sbires endiablés, au stade 5 juillet.
    Mais que nuls n’oublies, Hamrouche et ses réformateurs, manipulants chadli à bon escient, et la maraboutique p.ffs et son allié du P.S français, à leurs tête François Mitterrand, et ses ouled frança dans les rouages de l’état algérien, on donné au fis le pays, comme un taureau offert à son boureau , pour faire son off-fis ( son office )…..
    Voilà le coup de grâce des réformateurs et leurs gourou du p.ffs….
    Vive l’Algérie républicaine…

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    Argentroi
    16 septembre 2018 - 13 h 35 min

    J’ai en mémoire le serment solennel de Chadli Benjdid à la télé de faire et dire toute la vérité sur l’assassinat de Benyahia. Il n’en fut rien ! Il ne faut pas être grand clerc pour déduire que c’est le puissant lobby des baathistes au sein du pouvoir qui l’en dissuada pour nous cacher la vérité qui était pourtant criarde. Ces baathistes vénéraient Saddam au point de sacrifier l’Algérie sur l’autel du panarabisme en prétextant qu’il ne fallait pas porter atteinte à l’unité arabe.

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    Aile brisée
    16 septembre 2018 - 12 h 58 min

    Nos augustes dirigeants dès qu’ils quittent le pouvoir deviennent des saints!

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    Slam
    16 septembre 2018 - 12 h 27 min

    L’histoire retiendra que vous les militaires, à travers votre police politique SM, Drs, avez fabriqué et encouragé la vermine islamiste dans les facs pour contenir les mouvements estudiantins laïcs. Vous avez nourri le monstre et attendu qu’il soit bien dodu pour essayer de le tuer. Mais vous avez décidé de le tuer seulement quand il menaçait de prendre vos places, pas quand il régnait sur la populace. Vous avez perdu car l’idéologie islamiste à gagné les esprits. C’est la triste vérité et vous en portez la responsabilité !!

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    karimdz
    16 septembre 2018 - 11 h 21 min

    Feu Benyahia, a été comme Feu Boumédienne, des grands hommes algériens qui font l histoire de l Algérie. La diplomatie algérienne a agit dans pour contrecarrer le piège de la division dans lequel était tombé l irak, dont l ancien président en a chèrement payé le prix et faire subir à son peuple des douleurs immenses.

    Et pourtant, c est cela meme, qui a empoisonné l ancien Président Feu Boumédienne, qui a également donné l ordre de tirer sur l avion du ministre algérien Benyahia, paix à leur âme.

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      Abou Loune
      16 septembre 2018 - 11 h 46 min

      T’as compris quelque chose dans ce que tu as écris? je crois bien que là aussi tu ne perds rien pour attendre dans la compréhension de tes phrases…

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        Anonyme
        16 septembre 2018 - 22 h 24 min

        Tu es Un autre marocain sur notre site. Degages.

    Anonyme
    16 septembre 2018 - 10 h 01 min

    L’histoire tragique de l’Algérie à ce jour est le résultat de l’incompétence, la médiocrité, le népotisme, le régionalisme et la corruption des hommes politiques algériens mais aussi de l’ANP qui a sa part de responsabilité. A cela il faut rajouter la prise en otage de notre éducation nationale par les dogmatiques de tout bords, la falsification de notre identité, la censure culturelle, la manipulation de l’Islam et les privations de libertés et vous avez le résultat que l’on a aujourd’hui. Une Algérie à la dérive, mutante transformé en tube digestif incapable de se renouveler, de se remettre en question, d’évoluer , d »épouser son siècle jusqu’au ridicule de réclamer un 5ème mandat d’un Président impotent, malade et inaudible incapable de Présider. Alors après ce constat, pourquoi pas avoir Toufik en candidat potentiel? Au point ou en en ait, sa candidature ne serait pas moins pertinente que celle de notre Président actuel!!!!!!!!!!!

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