Le président de l’APN Saïd Bouhadja est-il en train de piéger la majorité ?

Bouhadja majorité
Saïd Bouhadja tient tête à ses opposants. PPAgency

Par R. Mahmoudi –  Après s’être engagé, deux fois en deux jours, à déposer sa démission dans un délai ne devant pas dépasser «deux jours», sans avoir tenu sa parole, le président de l’APN donne l’impression de vouloir piéger la majorité parlementaire qui, poussée par la direction du FLN, le presse chaque jour depuis maintenant une semaine pour annoncer sa démission.

A chaque fois que les nombreux porte-parole du FLN annoncent à la presse «un dénouement imminent», la situation se corse davantage. N’ayant rien à perdre, maintenant qu’il est bruyamment lâché par son parti, Saïd Bouhadja a aujourd’hui toutes les cartes entre les mains – dont, notamment, celle de la légitimité – pour se venger, en entretenant l’impasse jusqu’à provoquer la dissolution du Parlement par le président de la République. Son revirement de dernière minute laisse croire, en effet, qu’il n’aurait pas jusque-là reçu, comme exigé par lui, une demande officielle de la présidence de la République pour démissionner.

Cet attentisme de la Présidence peut signifier deux choses : soit une volonté de rester à l’écart d’un conflit qui, à certains égards, reflète les luttes intestines qui minent le FLN, soit une tactique destinée à entretenir le pourrissement pour justifier, in fine, la dissolution de l’Assemblée, dont on ne sait pas si elle est sur les tablettes du chef de l’Etat, mais qui pourrait bien servir à occuper la scène politique pour au moins trois mois.

Il se trouve que les députés de la majorité, en décidant de geler leurs activités au sein de l’Assemblée pour accentuer les pressions sur le président qui s’est révélé un dur à cuir, sont tombés dans le même piège, dans un sens où une telle décision, si elle dure dans le temps, justifiera l’urgence d’une dissolution pure et simple de l’APN, surtout que le temps joue contre eux.

R. M.

Comment (20)

    Anonyme
    2 octobre 2018 - 23 h 02 min

    C faux deputes’ vont baisser les bras ,pour une fois,car ils ont peur de la dissolution qui veut dire perte de leurs sièges et priviléges. Ils vont se coucher et le clan qui soutient bouhadja va s’occuper d’eux.

    Rascasse
    2 octobre 2018 - 19 h 36 min

    De deux choses l’une : soit bouhadja applique la maxime maaza walawe tarette, soit il se rend compte finalement que la voix n’existe plus, prendre de tels risques il faut vraiment avoir les reins solides, ce bouhadja a foutu la pagaille dans lestablischement…et si c’est le début de la fin??

    Nad
    2 octobre 2018 - 18 h 39 min

    Un pourrissement qui entrainerait la dissolution de l’assemblée nationale qui entrainerait le report des élections présidentielles qui maintiendra le statu-quo …..pourquoi pas?

    khelifa
    2 octobre 2018 - 17 h 07 min

    ça sent le roussi le pourri et le brûlé en même temps.génial ce Bouhadja il les a tous piégé comme des rats c’est en fait lui qui va demander la tête de ces lascards et je suppose que dans cette luttes intestine le président … est avec lui  » celui qui se tait y consent » comme la mariée.Une bonne occase pour Bouteflika de nettoyer les écuries d’Augias une aubaine qui tombe du ciel.
    voila la politique à deux sous où ça mène des apprentis sorciers l’ amateurisme ironisant et degoulinant.
    en tout état de cause même juridiquement ils ne peuvent pas le déboulonner aucun argument ne tient la route.Nous allons vers une dissolution de APN avec cette fois ci un filtrage de tous ces macaques qui ont piége les instituions et pourtant tout le monde sait que le soldat Bouhadja fait partie de la garde prétorienne depuis plus de 20 ans .donc il faut sauver le soldat Bouhadja et tout de suite .

    nectar
    2 octobre 2018 - 16 h 54 min

    Une assemblée qui fait la gréve, c’est du jamais vu. Il faut appliquer la loi qui s’applique aux travailleurs..Une grève non autorisée débouche par une commission de discipline et l’exclusion pure et simple de ces morpions du système, pour refus de travail sans raison et une radiation définitive de la politique. Ils sont des commis de l’état et un commis n’a pas le droit de s’opposer au système qui l’a adoubé, à part démissionner….

      Anonyme
      2 octobre 2018 - 19 h 23 min

       » …. refus de travail  » ? Depuis quand lever la main assis confortablement dans un fauteuil peut être assimilé à du travail ?

    FIBALI
    2 octobre 2018 - 15 h 19 min

    ENCORE UNE RUSE POUR TROMPER ENCORE UNE FOIS LE PEUPLE ALGÉRIEN. UN PEUPLE MINÉ, USÉ ET CORRODÉ PAR UN ÉNIÈME ÉPISODE DU CINÉMA BURLESQUE ENTRETENU DEPUIS PLUS D’UN DEMI-SIÈCLE. CES MESSIEURS QU’ON A NOMMÉ GRAND-MINABLE NOUS FONT PLEURER AVEC UNE SUCCESSION DE GAGS À RÉPÉTITION, DE MALADRESSES, D’AMBIGUÏTÉ, DU CHOIX DU CADR…AGE ET DES SORNETTES DE TOUTES SORTES DE FRÉQUENCES. LE TOUT ÉVIDEMMENT À LA CHARLOT À LA CHARLIE CHAPLIN, SAUF QUE LÀ ON NE RIT PAS CAR IL S’AGIT DU DEVENIR DE NOTRE PATRIE DE NOTRE ALGÉRIE, DE L’ALGÉRIE NOS ANCÊTRES.
    LE MOMENT EST VENU DE REMETTRE DE L’ORDRE DANS CE GRAND BAZAR GÉRÉ PAR DES DOUKTOURS TOMBÉS DE LA DERNIÈRE PLUIE NICHÉS ET DRAPÉS DU SIGLE DU PARTI DE BENBOULAID, ABANE, BOUDIAF, ZIGHOUT, AMIROUCHE ET …AUTRES BENMHIDI QUE DIEU AIT LEUR ÂME.

    صالح/ الجزائر
    2 octobre 2018 - 13 h 47 min

    La meilleure solution est dans la dissolution de l’Assemblée , la tasshihyates dans les FLN , RND , TAJ et UDR … .

      Anonyme
      2 octobre 2018 - 15 h 30 min

      Il a été placé par le President,et c’est le président qui décidera de son sort.
      À mon humble avis,c’est un manœuvre clanique pour dégommer le chef du Fln qui devient très encombrant et également de beaucoup de députés des partis proches du président qui trempent dans des affaires louches.Résultats:Dissolution de l’APN et poursuites judiciaires contre ces députés véreux.
      Mr Bouhadja tenez tête à ces fraudeurs.

    Anonyme
    2 octobre 2018 - 11 h 43 min

    La vacance du pouvoir legislatif annonce une periode de transit et une prolongation de l equilibre des clans luttant pour leur survie.

      Gatt M'digouti
      2 octobre 2018 - 13 h 09 min

      Ils ne s’y attendaient nullement à l’affaire cocaïne qui les a pris par surprise et des conséquences qui s’en suivirent.
      Donc ce vide du pouvoir législatif annonçant une période opaque et trouble leur permettra de régler toutes leurs affaires avant départ fuite définitive du pays.
      Personne ne croit au 5 eme mandat déjà torpillé par l’ex ambassadeur de France Bernard Bajolet.

    yabdas
    2 octobre 2018 - 11 h 03 min

    tout baigne dans l’illegalite comme a l’accoutumee….de quel droit ould abbas et ses militants se reclament-ils pour exiger le depart de bouhadja????le texte fondamental,a leurs yeux,n’a aucune valeur!!!!

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    Karamazov
    2 octobre 2018 - 10 h 56 min

    Non! Ce n’est pas lui qui a piégé l’assemblée . On a voulu le piéger et on est tombé dedans.

    Aaah ! El harbou khida3a ! Bouhadja ne fait qu’appliquer cette règle . S’il coule il emmène tout le monde avec lui. Avec moi c’est le déluge. Ya3ni au nom de quoi , on voudrait le dégommer ? Il est atteint par la limite d’âge ? Il a arrêté de chiter dans le sens du poil ? Il a défroqué des bigots à Fakhamatouhou ? Il a soutenu un autre candidat ? Il a changé de qibla ? En quoi son dégommage de la présidence de l’assemblée modifierait-elle la donne ? Vouzali kamim pas nous faire croire que c’est là bas qu’elle est la cuisine où se décide le destin du piyi kamim ? Et sa voix n’est nullement prépondérante à l’assemblée. C’est m^me pas lui qui remplacera fakhamatou en cas de vacance du pouvwar. Alors wech m’le coup d’Etat hada ?

    Monsieur Bouhadja , il ne faut pas vous laisser faire, moi je vous soutiens !

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      Abou Stroff
      2 octobre 2018 - 15 h 29 min

      moua ossé, je soutiens bouhadja! en effet, un grand philosophe a soutenu que la pourriture était le laboratoire de la vie (K. M. pour ne pas le nommer). par conséquent, plus ça pourrit et plus ça sent la pourriture, plus la probabilité que la vie remplace la mort dans laquelle nous nous complaisons est proche de l’unité.

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    K. DZ
    2 octobre 2018 - 9 h 25 min

    Si Bouhadja agit ainsi, c’est qu’il y a un clan puissant derrière lui qui lui ordonne de résister. Le combat n’est pas entre Bouhadja#Ould Abbas, il est ailleurs. Le temps nous le dira.

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    Etoic
    2 octobre 2018 - 8 h 35 min

    BON DÉBARRAS CE SERA UNE GRANDE ECONOMIE POUR LE TRÉSOR.

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    Anonyme
    2 octobre 2018 - 8 h 33 min

    Said Bouhedja peut à juste titre se revendiquer du FLN historique en sa qualité d’ancien moudjahid. Mais de quelle légitimité peuvent se prévaloir aujourd’hui ses ennemis qui veulent sa tête ? Aucune ! La grande majorité des Algériens savent qu’ils n’ont mandaté aucun de ces pétitionnaires contre Bouhedja pour les représenter à l’APN. Ces indus occupants à l’APN ne doivent leurs sièges qu’à la politique des quotas.
    Said Bouhedja qui fait de la résistance devient de plus en plus sympathique aux yeux de la population. Vivement la dissolution de cette assemblée de béni oui oui incompétents. Bon débarras !. Et si cela devait se produire on inscrira sur les tablettes que Said Bouhedja a été l’homme qui a donné le coup de pied dans la fourmilière.

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    Anonyme
    2 octobre 2018 - 8 h 26 min

    j approuve,entièrement (peut être comme des millions d algériens) et avec mes respects l allusion tout a fait justifié du président de république en ce qui concerne la dissolution de l assemblé

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    Zaatar
    2 octobre 2018 - 8 h 06 min

    Dans notre pays, une assemblée peut en cacher une autre…comme d’habitude…

    Apache
    2 octobre 2018 - 7 h 03 min

    Vivement la dissolution de cette assemblée de crapules qui ne sert à rien. Plus de Ould Abbès, plus de Tiba, plus de Naïma Salhi, quel bonheur!

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