Crise à l’APN : les députés islamistes du MSP proposent leur médiation

Mokri MSP
Les islamistes veulent mettre leur grain de sel à la crise qui secoue l'APN. New Press

Par R. Mahmoudi – Se voyant écarté du jeu depuis le début de la crise qui secoue l’APN, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) veut jouer un rôle, en se disant prêt à proposer ses bons offices entre les deux parties en conflit, à savoir le président du Parlement, Saïd Bouhadja, et la majorité parlementaire inspirée par la direction du FLN.

C’est le chef du groupe parlementaire du MSP, Ahemd Sadok, qui en fait l’annonce, en affirmant, dans une déclaration à la presse, jeudi, que sa formation était disposée à «conduire une médiation et faire tout son possible pour résoudre la crise et préserver les institutions de l’Etat».

Au même moment, le groupe parlementaire du parti islamiste rendait publique une déclaration dans laquelle ses membres affirment qu’ils ne sentaient pas concernés par ce conflit et que, par conséquent, ils maintenaient leur activités au sein de l’Assemblée, en annonçant que ses représentants au sein des commissions parlementaires n’avaient pas pris part à la réunion durant laquelle leurs présidents respectifs avaient décidé de geler leurs activités.

Jouant la carte de la neutralité dans ce conflit qui les dépasse, les députés du MSP déclarent : «Si nous ne sentons pas concernés par les querelles partisanes qui ont fini par hypothéquer l’Assemblée populaire nationale, la stabilité, la crédibilité et l’indépendance de l’institution législative nous interpellent directement.»

Sur leur lancée, les députés du MSP estiment que ce qui se passe à l’APN «est à la fois une atteinte à l’image de l’Algérie et à la crédibilité des institutions de l’Etat, une menace pour leur stabilité et une diversion», tout en appelant à trouver une solution urgente susceptible de mettre fin à la crise et de permettre à l’Assemblée d’accomplir ses missions constitutionnelles».

Plus loin dans la déclaration, le groupe parlementaire du MSP invite les protagonistes de la crise à «dire la vérité à l’opinion publique sur les raisons et les motivations réelles» de cette crise, tout en leur reprochant d’avoir déplacé leurs «querelles partisanes et conflits politiques ou personnels vers les institutions de l’Etat».

R. M.

Comment (9)

    Tinhinane-DZ
    5 octobre 2018 - 12 h 21 min

    Mokri parle au nom de qui. Est-ce-que c’est Qatar ou Erdogan qui proposent leur médiation ??
    Tais toi ya Mokri, tu rendras service au pays.

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    Anonyme
    5 octobre 2018 - 12 h 05 min

    Oullalala!!!!! On veut nous refaire le coup de l après 05 Octobre 1988,laisser les islamistes du MSP,filiale du FLN remettre de l ordre!!!!
    Attention,attention….danger…gros danger…le parti FLN est prêt à tout pour garder son pouvoir,même à nous revendre aux frères musulmans du MSP…

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    1
    Anonyme
    5 octobre 2018 - 10 h 18 min

    de quoi je me mêle?? le choix appartiens a la communauté t c est déjà fait

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    Anonyme
    5 octobre 2018 - 10 h 15 min

    de quoi je me mêle??

    1
    1
    Anonyme
    5 octobre 2018 - 9 h 30 min

    Sur leur lancée, les députés du MSP estiment que ce qui se passe à l’APN  » …………..tout en appelant à trouver une solution urgente susceptible de mettre fin à la crise et de permettre à l’Assemblée d’accomplir ses missions constitutionnelles».
    La bonne blague ! De quelles missions constitutionnelles parlent-ils , si ce n’est celles qui leur permettent de se gaver jusqu’à l’overdose ?
    En réalité c’est une éventuelle dissolution de cette assemblée croupion qui leur fait peur car ils y perdraient leurs immenses privilèges ( 400 millions de prime d’installation, 40 millions par mois pendant 60 mois, 400 millions de départ , 3 à 5 voitures, énormes frais de missions, voyages à l’étranger ….. ainsi que d’autres privilèges et une pension de retraite de 32 millions par mois ! ). Des privilèges qui donneraient le vertige et feraient tourner la tête à n’importe quel quidam !

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      Yes
      6 octobre 2018 - 1 h 07 min

      Mokri,taisez vous. Laissez dissoudre l’apn une apnée croupion. Yen a marre de c privilèges. Les partis opposition n’ont jamais dévoilé ou dénoncé c privilèges.
      En france député gagne 8000€, smig 1200€ c.-à-d. 7 fois le smig. Chez nous c 40/1,8 c.-à-d. 20 fois le smig plus les privileges,c révoltant.

    صالح/ الجزائر
    5 octobre 2018 - 9 h 28 min

    «conduire une médiation et faire tout son possible pour résoudre la crise et préserver les institutions de l’Etat» c’est bien , mais exprimer clairement son point de vue , comme l’ont fait par exemple le président du RCD et L’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) , c’est encore mieux , car tenir le bâton par le milieu ne rend service à aucune institution et encore moins à personne , sauf peut être à la formation politique héritée du défunt Mahfoud Nahnah .
    .

    Gatt M'digouti
    5 octobre 2018 - 7 h 11 min

    La menace de la dissolution plane. La peur au ventre ! fini le salaire faramineux, fini les privilèges, véhicules et carburants gratis, hébergement et nourriture dans des hôtels huppés gratis, missions à l’étranger ne servant à rien sauf a percevoir des devises, fini le titre pompeux de « dipiti » !!!
    C’est tout à fait normal, que ce parti illégal doit tout faire pour garantir sa survie que j’espère éphémère.
    La prise de la bastille est proche.

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    awrassi
    5 octobre 2018 - 7 h 08 min

    L' »indépendance de l’institution législative » ! Comme si les députés étaient indépendants ? Ils ne sont que les toutous de partis, eux-mêmes toutous du dinar …

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