Bouhadja fait durer le suspense et joue avec les nerfs de ses opposants

Rapport
Saïd Bouhadja. D. R.

Par R. Mahmoudi – Quelques heures après avoir laissé entendre qu’il s’était enfin résolu à démissionner «dans les toutes prochaines heures», le président de l’APN a continué à entretenir le suspense, en sortant, dimanche en début de soirée, du siège de l’APN, sans piper mot, au moment où la presse attendait qu’il annonce sa démission. Ce qui n’a pas empêché les journalistes sur place d’interpréter cette attitude aussi inexpliquée qu’inattendue de la part de Saïd Bouhadja comme «un aveu de défaite» après deux semaines de «résistance», ponctués de moments de tergiversations et de manœuvres dilatoires de part et d’autre.

Or, selon certaines sources, Saïd Bouhadja sortait alors d’une réunion avec certains de ses partisans, dont notamment des militants du FLN venus de Skikda, sa ville natale où il compterait de nombreux fidèles. Ce qui laissait croire que Bouhadja était réellement poussé dans ses derniers retranchements. La journée de dimanche avait connu de nouveaux rebondissements, puisque l’indétrônable président du Parlement était, d’après des sources médiatiques, en négociation avec des représentants de l’ANR, formation pourtant partie prenante de la majorité parlementaire qui veut déboulonner Bouhadja, pour une éventuelle «médiation». Dans son initiative, le parti de l’ex-ministre Belkacem Sahli propose d’arrêter immédiatement toute attaque mutuelle, puis de s’asseoir à la table de négociations et de faire enfin des concessions.

Déjà, la veille, Saïd Bouhadja avait exigé le retrait de toutes les accusations qui étaient portées contre lui par les députés de la majorité et une sorte de réhabilitation politique claire et précise, avant de déposer sa démission.

R. M.

Comment (18)

    Anonyme
    9 octobre 2018 - 8 h 30 min

    DÉMISSION ?? peut être bien que oui peut être bien que non

    Anonyme
    8 octobre 2018 - 19 h 54 min

    Bouhadja tient tête à cette meute lancée à ses basques depuis déjà 10 jours . Que du bonheur et tant pis pour la gueule de ses ennemis !

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    Anonyme
    8 octobre 2018 - 18 h 56 min

    quand ils veulent viré un général , cela est facile, un coup de fil est le militaire est mise en retraite.

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    algerian
    8 octobre 2018 - 17 h 47 min

    Cette crise prouve que, a la veille de l’élection présidentielle, la guerre entre les 2 puissants clans(Ouest et Est) fait rage pour le contrôle des différents leviers institutionnels du pays et peser sur cette élection ou éventuellement sur la désignation du successeur de l’actuel locataire d’El Mouradia.
    Apres l’institution militaire et sécuritaire, c’est au tour de l’institution législative – qui semble avoir déjà basculé dans l’escarcelle clan de l’Est – de faire l’objet d’une d’OPA hostile de la part du clan présidentiel, a travers le FLN et le RND, pour la remettre dans son giron.
    L’issue de cette crise nous renseignera surement sur l’évolution du rapport de force, mais déjà, on peut déduire qu’un président d’Assemblée Nationale qui n’obéit plus aux injonctions du clan présidentiel, donc du président, en dit long sur les intentions du clan de l’Est.
    Une chose est sure, le clan présidentiel n’est pas aussi dominant qu’on a bien voulu nous le faire croire, et quelque soit ses intentions futures, il ne pourra rien entreprendre sans un compromis avec le clan de l’Est.

      Yes
      9 octobre 2018 - 19 h 44 min

      Oui à,gerian,tu as peut être raison,mais Ya partout des larbins,a l’est à l’ouest au centre au sud… C vrai que les postes clefs sont de l’ouest: justice,conseil constitutionnel présidence..mais Ya gaid salah Yousfi bedoui ouyahia sidi said Haddad …qui ne sont pas de l’ouest!! C les institutions qui sont faussées en mettant tous les pouvoirs aux mains du president qui designe le sg de l’ugta,du FLN,du RND,de l’armée….et meme du Drs!! Celui qui a detruit la liberté des médias c Grine de biskra ! Hamrouche avait ouvert le champ médias pour que tous puissent s’exprimer et débattre.. Le parti de ghozali n’a pas été agréé… Tu vois que ce n’est pas seulement histoire de régionalisme,c histoire d’HOMMES qui se font rares pour refuser la soumission la corruption le déshonneur le larbinisme… Er redjla wa3ra et les gens cèdent à la peur,à l’accès aux privileges..  » Ali!! Mout waguef ! » Yen a plus.

    Mehsis
    8 octobre 2018 - 17 h 32 min

    L’exemple de Karim Younes lui suffit

    Anonyme
    8 octobre 2018 - 15 h 25 min

    Lorsque les textes de là République sont écrits en arabe, y compris la Constitution, il n’est pas étonnant que la compréhension et l’application soient inertes. Quant au Moudjahid Bouhadja, il ne démissionnera pas afin d’enfoncer ce clou de ce pouvoir qui mine nos institutions. Il a compris qu’il est au centre d’une bataille politique entre les clans. Peu importe son clan, il doit résister à ces vautours de chefs de groupes parlementaires des partis au pouvoir.

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    CITOYEN
    8 octobre 2018 - 14 h 10 min

    je pense que cet affaire de la crise de l’APN ; dans sa déraison va finir par aboutir à la raison à savoir la restitution du FLN à la nation .Ce qui le libérera de ses politiciens squatteurs et par la même l’évincement de tout le personnel politique qui a démontrer son incompétence à mettre le pays sur la voie du progrès et qui ont dilapider tout le capital de la révolution .Heureusement que les vrais moudjahidines sincères veillent .
    Il faut tout de même reconnaître que le gel de l’activité de l’APN par des députés frondeurs est un fait ,le moins qu’on puisse dire , saugrenu .Em effet nous assistons à une flagrante violation de la lois par ceux là même qui l’ont portée par leur vote en ce qui concerne la constitution ou qui l’ont élaborée en ce qui concerne le règlement intérieur de l’institution .Le comble de l’outrecuidance c’est que ses députés sont tous issus des partis au gouvernail .
    Et comme nous sommes dans l’absurde je me permet une question absurde : ses députés grévistes auront ils droit ,comme l’exige le code du travail , à une retenue sur salaire ?

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    karimdz
    8 octobre 2018 - 11 h 19 min

    Son départ lui permettra de faire un second hadj, et ainsi, on le surnommera Bou Hadjtine…

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    Reste à ta place
    8 octobre 2018 - 10 h 41 min

    NE DÉMISSIONNE PAS.
    C’EST UN SALE COUP MONTER CONTRE L’ALGÉRIE ET SON PEUPLE. ……..

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    Anonyme
    8 octobre 2018 - 10 h 36 min

    Bouhadja en homme du systeme sait que le FLN et le RND sont actuellement bâtis sur du vent du systeme ! il sait aussi qu a travavers les reseaux sociaux que le peuple n aime pas ni ould abbes ni ouyahia ni les khobsistes de lAPN comme naima salhi ou benhamou ; et il joue sur du velours du moment que les textes sont de son cotè ! Et que maintenant les algérien le prennent en sympathie face a ces khobsistes il va certainement aller jusqu au bout a la dissolution de ce parlement tam tam qui fera le bonheur des (5eme mandat ) ! et puis si bouhadja aujourd’hui dans cette situation pour s en sortir n a qu a prononcer une phrase simple qui fera de lui un héro national  » ouyahia et ould abbes partez les premiers puisque le peuple le demande , et je vous suivrai « 

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    Droit Au But
    8 octobre 2018 - 10 h 02 min

    Laissons Bouhadja de côté un petit moment.
    Dans un État de droit, La fonction de président de l’APN,est une fonction protégée par la constitution.
    Dans ce cas précis, les députés frondeurs sont des hors la loi, même si Bouhadja n’a pas été nommé par décret. C’est anticonstitutionnel de forcer un président d’APN à la démission. Aucun article dans la constitution dans ce sens. Bouhadja le sait, c’est pour cela qu’il résiste.

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    Zaatar
    8 octobre 2018 - 8 h 10 min

    Il ne fait pas durer le suspense le bonhomme. Il essaie simplement de conserver les avantages que lui procure son poste le plus longtemps possible. Et pour cela il doit rester en poste le plus longtemps possible. Peut être attend il une indemnité qui devra lui être versée et qui est fonction d’une durée au poste. Ou bien, doit il boucler l’année pour pouvoir prétendre à une prime exceptionnelle. Au sein de ces zigotos rapaces et voraces, ça ne calcule pas plus loin que ça…le reste…tout le reste, n’est que foutaise sans intérêts à leurs yeux.

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      Souk-Ahras
      8 octobre 2018 - 11 h 00 min

      Que dit la constitution ?
      La dernière constitution, triturée au gré du souverain en poste, dit des tas de choses théoriques qui sont, en grande partie, rendues non applicables par le fait de la légitimité historique abusive.
      Les us et coutumes, les comportements, les actes dénués de toute logique, de notre gérontocratie gouvernante, sont des faits qui peuvent être assimilables à des théories du chaos : il n’y a plus unité de personne, de lieu, d’époque, ni même de domaine raisonnable ou sensé, et encore moins de dévouement pour l’intérêt du peuple.
      La farandole en cours en est l’illustration, et les lunettes qu’elle apporte, si essentielles qu’elles soient, y compris du point de vue de l’honorabilité, de l’intégrité, de la dignité humaine, ne vont pas changer la compréhension de notre vie quotidienne.
      Les théories du chaos traitent de l’infiniment petit à l’infiniment grand… et cela inclut la dimension humaine. Bizarre, non ? Je m’abstiendrai de donner la voix à la philosophie des événements courants, c’est un exercice rébarbatif. On comprendrait mieux et plus facilement si on s’adressait directement à E. T. ses semblables.
      Disons tout simplement que nous sommes contemplateurs blasés de l’Acte 1, scène 1.
      Nous voulons une bonne suite, genre dissolution de l’APN, du sénat, atomisation de l’UGTA, du FLN et consorts, des partis islamistes, de tous les partis. Tout effacer et réécrire à nouveau, mais uniquement sous la dictée du peuple.

      Désolé cher ami, je rêvais à voix haute.

        foutaise
        8 octobre 2018 - 13 h 01 min

        Tout à fait, je le pense aussi,,,,,,

        Zaatar
        8 octobre 2018 - 14 h 41 min

        @Souk Ahras,

        Mais on a tous le droit de rêver un peu, et c’est tout à fait normal. Dit d’une autre manière plus condensée et dans un langage en rapport avec les temps modernes, ce pays a besoin d’un formatage complet suivi de l’installation neuve de tout le système d’exploitation et de toutes les plateformes de gestion.

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    Anonyme
    8 octobre 2018 - 7 h 13 min

    Bouhadja apparatchik du FLN se sert même du régionalisme pour s’accrocher au koursi. C’est plus fort que lui car chez ces gens là ce n’est pas l’intérêt du pays qui prime mais leurs égôts démesurés. Après moi le déluge doivent se dire ces malades du koursi qui ne veulent pas comprendre que le pays dont ils ont la charge coule à cause d’eux surtout et qu’on n’arrête pas l’horloge du temps.

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      Anonyme
      8 octobre 2018 - 13 h 18 min

      aich tchouf!!! ce qu’on entend et voit est lamentable, les hautes institutions sont devenues des histoires de famille, de copains et j’en passe… çà s’appelle la démesure!!

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