Poêlée fumante

Zetchi FAF
Le président de la FAF, Kheïreddine Zetchi. New Press

Par M. Aït Amara – Il n’y a pas de juste milieu en Algérie. Soit il règne un calme plat à faire somnoler un chien sur sa déjection, soit c’est l’agitation dans tous les sens au point de provoquer un tourbillon de poussière aveuglant.

A l’APN, le feuilleton Bouhadja se poursuit et en est à son énième épisode sans que nous puissions deviner la fin du film qui se joue sous nos yeux et dont les acteurs s’ingénient à entretenir le suspense et à faire durer le plaisir. Partira ? Ne partira pas ? Les médias semblent n’attendre que l’annonce de la démission de celui sur lequel sont braqués tous les projecteurs depuis deux semaines, comme si le sort du pays dépendait du maintien ou du départ de Saïd Bouhadja et de son remplacement à la tête d’un Parlement croupion qui n’a jamais rejeté une loi ou en a imposé une.

A la Fédération algérienne de football, le sport roi tourne au pugilat. Les trois principaux joueurs au sein de cette instance – son président, le directeur technique national démissionnaire et le sélectionneur des Verts – disputent un match hors du carré vert, bottant en touche les véritables problèmes du football national, se rejetant la balle les uns les autres, sifflant la fin de la lune de miel entre ces trois protagonistes qu’aucun arbitre n’arrive à détourner de leur but. Saâdane accuse Zetchi et Belmadi de lui avoir porté des coups au-dessous de la ceinture ; Zetchi rétorque à «bébé» Saâdane qu’il n’est pas un «baby-sitter» (sic) qui doit constamment répondre à ses «areuh» ; Belmadi en veut au «cheikh» d’avoir irrité son père qui, à partir de Marseille, se demande quelle mouche a piqué son fils d’avoir accepté de se jeter dans la gueule du loup.

Hier, c’est l’interpellation d’un journaliste et le tintamarre assourdissant qui a suivi cette querelle de voisinage qui a achevé de désarçonner le citoyen qui goûte bien malgré lui à cette poêlée fumante dont il ignore les ingrédients et qui lui brûlent les lèvres après qu’il a perdu sa langue.

M. A.-A.

Comment (8)

    Loul
    10 octobre 2018 - 17 h 30 min

    Au point d’en oublier les 701 kilos de bicabonate de soude et la fonte des réserves.
    Autosuffisance alimentaire, mon œil !
    Des entraineurs à gogo (magouilles fafa) et l’EN qui s’est faite pulvériser en quelques jours.
    Offrir de si beaux logements à des gens qui viennent de bidonvilles, bonjour les commodités.
    Je n’en rajoute pas à notre douleur.
    Qu’attendre d’une institutrice envoilée comme enrichissement en culture générale (expériences) à part « la yadjouz »
    Regardez les chaînes asiatiques et vous verrez ezzine qui met les mains dans la glaise et travaille comme un rambo.
    Nous quand tu la regarde on a l’impression que c’est la première fois qu’elle voit un homme ou qu’elle a rencontré Jésus…

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    Anonyme
    10 octobre 2018 - 16 h 58 min

    Kheïreddine Zetchi sur la photo on dirait un garde corps de la famille Corléoné dans « Le Parrain ».

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      Anonyme
      10 octobre 2018 - 17 h 43 min

      Il met son flingue dans le dos pour aller régler des comptes aux mauvais payeurs.

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    Abou Stroff
    10 octobre 2018 - 11 h 37 min

    et pendant ce temps là, les algériens continuent à être dirigés par un (…) qui, semble t il, est prêt à entamer un cinquième mandat!
    vivement que Zaatar finisse sont stage de pilote de l’ascenseur spatial pour que nous (ceux qui veulent explorer l’espace intersidéral au moindre coup) puissions quitter cet univers où le pôvre Kafka perdrait son sens de l’humour.

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    Karamazov
    10 octobre 2018 - 9 h 33 min

    Moua, rien qu’en lisant le titre, je me suis dispensé du texte qui porte bien son titre.

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    Slam
    10 octobre 2018 - 8 h 16 min

    « Querelle de voisinage » donc. Bachir et Said se sont chamaillé par Ennahar interposé ? Le Drs qui montre ses muscles en kidnappant un journaliste comme au bon vieux temps. Et Said qui ordonne au procureur d’ordonner au Drs de relâcher le journaliste. Pour la forme Ennahar à déposé une plainte qui ne sera jamais suivie d’effet car chez nous on règle les problèmes de voisinage loin de la justice. Tout va bien.

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    Rabah
    10 octobre 2018 - 8 h 02 min

    La h’rira d’adieu de Bouteflika.

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    Zaatar
    10 octobre 2018 - 7 h 59 min

    SVP, epargnez nous ce genre d’article qui nous retracent des épisodes de feuilletons interminables sans queue ni tête et où les protagonistes dans leur rôle s’amusent à « amuser » la galerie. C’est beaucoup plus à pleurer quand on voit la situation de notre pays et la chape de plomb qu’il a sur lui à cause de personnes dont on ne va plus décrire les comportements qui sont connus de tous et dont rien n’étonne dans leurs agissements. A3yina, khlass, baraket…

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