Bouhadja va demander à Bouteflika un avis clair et définitif sur son sort

Bouhadja APN Bouteflika
Saïd Bouhadja est-il toujours le président de l'APN ? D. R.

Par R. Mahmoudi – La majorité parlementaire poursuit tranquillement ses formalités de destitution du président de l’APN, Saïd Bouhadja, comme si tout le processus était régulier. Ainsi, sans surprise, la commission des affaires juridiques, composés de membres loyaux, vient d’entériner la vacance du poste de président, «constatée» la veille par le bureau de l’Assemblée, constitués des huit vice-présidents, mais sans la présence du président.

Ladite commission devrait élaborer un rapport, qu’on imagine déjà prêt, qu’elle va soumettre, dans une semaine, pour adoption en Assemblée générale. Suite à quoi, un nouveau président de l’APN sera élu dans un délai de 15 jours, comme le veut le règlement intérieur de l’Assemblée.

La question est maintenant de savoir ce que fera entre-temps Saïd Bouhadja, lui qui conteste foncièrement la décision prise par la majorité depuis le début et qui, certainement, ne va pas rester les bras croisés. Parallèlement aux recours traditionnels qu’il a prévus, dont un au Conseil constitutionnel et une plainte devant la justice, bien que, selon certains constitutionnalistes, les actes parlementaires ne soient pas reçus par la justice, Saïd Bouhadja compte, selon des sources recoupées, s’adresser directement au président de la République pour lui demander un avis clair et définitif sur son sort : doit-il partir ou rester ?

Bouhadja a affirmé avoir déjà envoyé un rapport sur la situation qui prévaut au sein de l’institution qu’il présidait (la préside-t-il toujours ?), mais par l’intermédiaire de tierces personnes qu’il n’a jamais citées. Cette fois-ci, il peut s’adresser au Président par le biais d’une lettre ouverte, une façon de prendre à témoin l’opinion publique ou alors à travers un message qu’il peut lire lors d’une conférence de presse.

Si Saïd Bouhadja reste à ce point suspendu au verdict du chef de l’Etat, après tout ce qui s’est passé, c’est qu’il est, logiquement, décidé à ne pas reconnaître les résultats de l’élection programmée pour la nomination d’un nouveau président du Parlement. D’où le risque, pour les députés, de se retrouver dans une Assemblée bicéphale.

R. M.

Comment (34)

    anti khafafich
    19 octobre 2018 - 22 h 23 min

    M. Bouhadja a sollicité l’appui du peuple en allant s’immiscer avec lui dans les cafés publics, ce soi disant peuple qui vomît les « baggara » de l’ANP, hélas il n’a ramassé que quelques selfies. On a baggarisé le gâchis à travers la politique de consommation (à travers même les soi disant chaines de tv). eddipitia se sentent plus en assurance dans leur baggarisme maintenant. Sahit ya si El Hadj pour la tentative quand même.

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    Azedine BELAHCENE
    19 octobre 2018 - 21 h 03 min

    Qui de nous accepterait
    qu’on empêche un travailleur, quel qu’il soit, de rejoindre son poste de travail et que le lendemain le déclarer en abandon de poste?
    L’accepter pour le Président de l’APN, demain, c’est l’accepter pour CHACUN de nous!

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    bedraham
    19 octobre 2018 - 18 h 58 min

    ma bkate hata achra erfed sebatek ouemchi….

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    elhadj
    19 octobre 2018 - 18 h 35 min

    c est curieux que le 3 eme personnage de l Etat ne peut qu établir un rapport pour le faire parvenir au président alors qu il est censé de par sa fonction de s entretenir en tète a tète avec lui .une telle missive va atterrir au cabinet de la présidence dont on sait que c est la même personnage qui a illégalement et au mépris de la loi fondamentale exigé le départ de M BOUHADJA assure les fonctions de directeur du cabinet,premier ministre et secrétaire general du parti frondeur le RND. on prend les citoyens pour des canards boiteux et on expose le pays a toutes les dérives possibles a un moment ou tous les ingrédients et risques de débordement font l actualité peu de respect pour les institutions, pour le peuple et son pays devenus la risée du monde en l absence prolongée d un président actif et présent physiquement sur la scène politique. ceux qui sont en train de créer a dessein le désordre au sein de cette institution risquent d entraîner le pays a un avenir incertain.

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    Abou Langi
    19 octobre 2018 - 16 h 31 min

    Bardou kamim.

    J’va pas vous laisser dire que je suis entré par effraction dans ce débat ou que j’ai piqué kichose en sortant .
    Mi je trouve que Bouhadja ne pense qu’à lwimim. Il va demander son avis à Fakhamatouhou sur son sort. Pas celwi de Fakhamatouhou, celui de Bouhadja, qu’on se comprenne.

    J’imagine que Bouhadja ne veut pas être dissolvé avec l’assemblée ? ipitite qu’il veut être cryogénisé . Enfin vous avez noté que son avenir le préoccupe beaucoup, presque plus que celui de Fakhamatouhou et de l’Algérie.

    Ps: Aidons Boutef : envoyons lui du dissolvant d’apyène!

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      Said
      19 octobre 2018 - 17 h 19 min

      Je vais poser une question naïve (pas si naïve que ça), lui le troisième homme de l’état, président de l’assemblée nationale( jusqu’ au nouvel ordre) ne peut-il pas être reçu par le président, c’est pour ce qu’il est contrain de lui écrire ? Si c’est oui, pourquoi donc?

      Zaatar
      19 octobre 2018 - 18 h 33 min

      @Abou Langi,

      Mais l’avis doit être clair comme de l’eau de roche. Tu t’imagines un peu un avis pollué ? Un avis avec du mercure par exemple ne pourra jamais être levé ni soulevé. Ça sera un avis rampant. Pour la cryogenie je crois que fakhamatouhou à de bonnes astuces la dessus et je crois même qu’il prépare un bain d’azote liquide à l’APN.

    DYHIA-DZ
    19 octobre 2018 - 15 h 03 min

    Ce que j’ai compris (?).
    Bouhadja veut faire passer le message suivant:
    Le vote des dipitis n’a jamais compté et qu’il a été élu par le président de la république. À cet effet, il ne reconnait pas les décisions de ceux qui n’ont rien à avoir avec sa nomination au poste du président de l’APN.
    BOUHADJA s’inclinera à la décision d’une seule personne…Celle qui l’avait mis à ce poste.

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    Les Dés sont Pipés
    19 octobre 2018 - 14 h 38 min

    Autant demander avis à mère Theresa.

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    Rascasse
    19 octobre 2018 - 14 h 10 min

    Tous les mêmes lpouvoir lkorssi les affaires et tfariine, chacun veut sa part du gâteau , L’Algérie comme un butin de guerre

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    zigzag
    19 octobre 2018 - 13 h 38 min

    Quand ce cirque va finir son spectacle, nous, les spectateurs, on va assister à la suite, c’est à dire au renvoi de tous ces « dipitis » (car on ne peut pas décemment qualifier ces énergumènes de « députés » au sens politique du terme) par le biais d’un décret présidentiel portant dissolution de cette assemblée et rira bien qui rira le dernier !

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    Anonyme
    19 octobre 2018 - 13 h 22 min

    Il va demander l’avis de Fakhamatouhou SOUBHANAHOU WA TA3LA

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    Felfel Har
    19 octobre 2018 - 12 h 58 min

    Bouhadja se trompe de destinataire car il s’adresse à Bouteflika, le président, complètement hors du coup. C’est l’autre, le conseiller et le tireur de ficelles, l’homme de tous les dérapages qu’il faut solliciter pour l’obliger à se démasquer. Il est le vrai décideur et tant que personne ne lui rappelera qu’il n’a pas été investi de fonctions officielles, ses décisions et manipulations (en général, le marionnettiste se cache derrière les rideaux pour n’exposer que son pantin) devraient être caduques, nulles et non avenues. L’heure est venue de signifier à tous ceux qui ont piraté les institutions du pays de s’en aller.

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    Chibl
    19 octobre 2018 - 12 h 50 min

    il demande a Bouteflika s’il le vire ou pas, aucune dignité,walou, des tetes a claques 86 ans YA SIDI RABI !!!

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    Nasser
    19 octobre 2018 - 12 h 27 min

    La seule possibilité où le président doit intervenir légalement, conformément à la Constitution, est de dissoudre l’APN en cas de blocage!
    Obliger un président d’APN à démissionner, par pétition des députés de la majorité, est illégal et ce sera un précédent qui prouvera encore plus la bouffonnerie et la fausseté de cette Institution!
    La plupart sont élus grâce aux sacs de billets versés à certains partis pour être classés en tête de liste!
    Il est plus difficile de dégommer des députés criminels que de renvoyer un Président de l’Assemblée qui a agit dans le cadre de ses prérogatives? Clowneries !!
    Il est temps de changer toute l’APN!

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      salim
      19 octobre 2018 - 15 h 08 min

      N’oublies pas que le président de l’APN est élu par les parlementaires de l’assemblée, personne ne lui fait confiance… il est temps qu’il dégage avec dignité et n’attend pas un coup de pied au cul

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    bedraham
    19 octobre 2018 - 12 h 09 min

    son tort est de permettre la levee de l’imunite parlementaire d’un depute RND pris en flagrant delit de corruption, il fallait couvrir les corrompus…il serait jusqu’a present a son poste.

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      Anonyme
      19 octobre 2018 - 20 h 00 min

      C’est de la poudre aux yeux,99;99 % des députés sont des corrompus et des corrupteurs y compris leur chef;il se fait de vérifier
      les tètes de listes de la FLN élections législative exemple.wilayas,Annaba,Tebessa; et Skikda;et des personnes venant du parti FIS,et le jour ou le lendemain ils deviennent des tètes de listes FLN;existe bien un problème et certainement pas pour leurs beaux yeux,plutot pour leurs argent sale;demandez a Mr Bouhadja il est bien ou courant

    Abou langi
    19 octobre 2018 - 12 h 09 min

    Pardon je me suis trompé d’article, le post précédent est destiné à la contribution de M. Ghedia.

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      Ghedia Aziz
      19 octobre 2018 - 14 h 14 min

      Ce n’est pas grave Abou Langi, les deux articles concernent l’APN.

    Abou Langi
    19 octobre 2018 - 12 h 05 min

    Ikskizi ce resquillage car n’étant ni intellectuel avisé , ni un homme politique, je ne suis pas zotorizi à commenter ce qui se passe à lapyène et encore moins cet article tellement soubhanek ya 3adhim echène je ne peux y regarder sans perdre ma chéchia.

    Si jvoudis ça sipas que je suis vexé que j’en sois pas. Oula za3ma avec tout sek on a dit ma3emarlouche 3inou et qu’on mérite mimpas de passer la savonnette aux teyabète el hammam. Alla khati, je ne veux pas qu’on dise que je ne suis pas courageux alors que c’est juste parce que je n’ai rien dire que je ne donne pas mounavi sur un sujet qui ne me concerne pas.

    Finalma jiswi konta de n’être qu’un wahed brouti qui ne s’y connaît pas, pour qu’on aille pas dit que je n’ai rien dit quand il fallait parler.

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    Lghoul
    19 octobre 2018 - 11 h 22 min

    Et après ? Que fera un président absent sur tous les fronts ? Cela est simplement une affirmation forte et claire d’un état voyou dirigé par des voyoux. Une voyoucratie au service de ses poches et ses proches est née. Voila ou nous en sommes en 2018. Pour le peuple, l’effet Pavlov marche encore car son esprit est concentré sur une distribution prochaine … de quoi ? De quelque chose tout de même. Ca me fait penser a une analogie avec les anciens souk el fellah aux étagères vides. A la moindre rumeur, les gens font la chaine. Et si quelqu’un demande pourquoi ils font la chaine ?On va lui répondra probabalement: « On ne sait pas; mais on verra car apparemment ils vont certainement distribuer quelque chose ». mme tubes digestifs bien entrainés, sous serons donc, en attente perpetuelle pendant que les hyènes du FLN et du RND se partagent le pays et ses institutions. Sans savoir que demain sera pire qu’aujourd’hui, nous méritons tout ce qui nous arrive.

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    El Kendy
    19 octobre 2018 - 11 h 09 min

    Je ne crois pas que Bouhedja soit naif. Il voulait simplement faire des réformes et nettoyer les écuries
    d’Augias. mais en Algérie ce n’est pas facile d’être reformateur il vaut mieux être spectateur et applaudir.
    Monsieur le président: avons nous besoin d’une Assemblée qui ne respecte pas les lois de la république?
    déstituez la! Laisser gouverner par ordonnances et décréter les éléctions parlementaires en 2019 avec
    l’élection présidentielle et tout le monde sera « peut-être » content.

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    Vangelis
    19 octobre 2018 - 10 h 53 min

    Le foutoir continue, après un rapport à fakhamatouhoum voilà que le président de l’APN lui demande un avis « clair et précis ». Il n’ose pas lui demander de dissoudre l’assemblée alors que c’est la seule solution pour sortir de ce blocage.

    En effet et par référence à la loi fondamentale, la seule possibilité qui met fin à ce cirque est la dissolution de cette assemblée qui vraiment fait honte au pays qui ne mérite pas cela, lui qui a déjà une image dégradée par la corruption atteignant même l’ANP, à supposer que derrière ces manœuvres, il n’y aurait pas de nettoyage des opposants au 5ème mandat.

    Tous ces cinémas sont montés de sorte que les algériens oublient leur quotidien alors même qu’ils sont tenus dans l’ignorance des tenants et des aboutissants, comme disent les zootorités.

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    Anonyme
    19 octobre 2018 - 10 h 51 min

    inutile de déranger son excellence le président il est souffrant moi je vais te dire ce qu il reste a faire tu es déboulonner mais avant d aller planter des fleurs dans ton jardin ,tu rend la monnaie de sa pince a ould abbas ,et sa clic,,tu tape une courrier a tout les medias et remonte en surface les dossier sales de celui qui t a traiter de moins que rien l heure de la vengeance a sonner ,,pas de quartier sinon je te conseil les agapanthes c est la saison

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    LE CAVALIER
    19 octobre 2018 - 10 h 10 min

    Monsieur,Bouhadja vous révez beaucoup,comme un adolescent de quatre vingt six ans et vos réves ne seront jamais réalisés;car vous etes fait rouler comme un débutant en politique,par le clan d’Oujda;vous ignorez aussi que Monsieur,Ould abbès et le porte parole et l’homme de confiance de votre Président et son clan;Monsieur Bouhadja vous avez fait trop de mal et d’injustice dans votre région de naissance;et vous le payer aujourd’hui;vous avez perdu sur tout les terrains sauf seul d’ l’injustice et les magouilles,que Dieu tout puissant punis les injustes et les corrompus pileurs des richèsses du peuple

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    benchikh
    19 octobre 2018 - 9 h 31 min

    Mr Bouhadja a essayé de mettre de l’ordre à ces sois disant sénats,diminuer les frais,leur présence quotidienne au parlement ,.. Mais la situation actuelle ne permette pas ce genre de risque, on est pas loin du scrutin du 5ème mandat présidentielle. Il fallait calmer pas allumer les esprits . ça veut dire que les sénats ne pensent qu’à leurs poches .Et il fallait que le peuple dit son mot ???!!!!

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    Djeha Dz.
    19 octobre 2018 - 9 h 10 min

    Qu’attendez-vous au juste du président ou du système ?
    Arrivée à ce stade de crise cette situation incongrue, n’aurait jamais eu lieu sans l’assentiment de fakhamatouhou.
    Je ne pense pas Mr Bouhadja que vous êtes aussi naïf pour ne pas l’avoir compris .
    J’aurai plutôt tendance à penser que votre entêtement, ténacité et courage, ont plus de l’action héroïque, tout suicidaire qu’ils soient.
    Ou tout aussi par calcul politique et défi personnel, sachant déjà le sort qui vous attend, alors autant que cette lutte et ce harakiri le soient par fierté ou pour une cause encore mystérieuse.
    Cela restera toutefois un pied-de-nez au pouvoir et à ces larbins.
    Rien que pour ça vous avez tout mon respect.

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    Mohamed
    19 octobre 2018 - 8 h 46 min

    Salam aleikoum

    Hors sujet
    Je cherche (pour « Mohamed ») signé : une algérienne, peut être que c’est la patiente zéro de la paranoïa.

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      Anonyme
      19 octobre 2018 - 13 h 55 min

      Mohamed
      Va demander une ROQIA chez BELHAMAR.
      ou va consulter un psychologue.

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        Mohamed
        19 octobre 2018 - 14 h 09 min

        Je ne sais pas pourquoi quand la poule pond c’est le coq qui a mal au (…).

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          Anonyme
          19 octobre 2018 - 19 h 52 min

          toi ton…est a la place de ta tete pour venir ici polluer ce site de cette facon

    nectar
    19 octobre 2018 - 8 h 40 min

    « Carnaval fi dechra » les pitres du système de la chkara n’en finissent pas de donner une image hideuse du pays. Qui peut faire confiance à une bande de prédateurs sans foi ni loi, à part ceux qui les ont autoproclamé des représentants du système mafieux.

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    Mourad
    19 octobre 2018 - 8 h 26 min

    L’APN cherche désormais à compléter sa liste de voyous, ainsi le puzzle sera formé et servira avec dévouement et loyauté ALI BABA et les 40 Mafieux.

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