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Islamistes réalité
L'islamisation des pays arabes est de plus en plus criante. D. R.

Par Bachir Medjahed – Il est une réalité qu’aucun pays arabe qui dit s’inscrire dans une transition vers la démocratie n’a réussi à ne pas déraper sur cette voie. Plus l’avancée dans ce processus est dite palpable et plus il se confirme que c’est plutôt l’islamisation qui l’est. Il est une réalité qu’il n’y a aucunement du côté des pouvoirs successifs la conviction qu’il faudrait aller vers l’islamisation du système politique. Il est également une réalité qu’il n’y a aucun pouvoir parmi tous ceux qui se sont succédé qui a la conviction qu’il faudrait aller vers une réelle démocratie.

Ni islamisation ni démocratisation. Les deux voies mènent vers la chute du pouvoir en place. Sachant qu’il n’existe aucun pouvoir en place qui affectionne pour lui le droit à l’euthanasie, on en déduit qu’en réalité il ne reste plus pour survivre politiquement que la reconduction du même système politique, cependant soumis à quelques réformes politiques caractérisées par une prudence stratégique.

Alors, d’année en année, le même constat sera fait et refait. Tout le monde sait qu’en fait, il sera toujours fait le même constat, que se reproduiront les mêmes discours, que s’imposeront encore et toujours les mêmes décisions et qu’il sera à chaque fois refait le même constat. A chaque fois que se manifestent des volontés nationales et des recommandations internationales à relancer le processus de démocratisation sur des bases sérieuses, il y en aura toujours qui sauront multiplier les manœuvres dilatoires pour changer la trajectoire de ce processus, et même pour en changer la nature.

La dernière manœuvre dilatoire en date est la réponse donnée à ceux qui, à partir de l’étranger, en appellent à l’urgente obligation d’aller directement vers la démocratie. Quelle réponse ? Celle d’une démocratie «spécifique». Une démocratie «conforme à nos valeurs».

Dans ces conditions, tout devient confus. Qui aura le monopole de la définition d’un tel concept ? Qui aura à définir ces valeurs ? Qui aura à les imposer ? Qui aura à garantir que l’Algérie n’aura pas à en dévier le cours ? Qui aura à saisir le Conseil constitutionnel si celui-ci ne s’autosaisit pas ? Que faudrait-il et que ne faudrait-il pas faire pour ceux qui sont mobilisés pour la démocratie ?

B. M.

Comment (14)

    Anonyme
    2 novembre 2018 - 21 h 26 min

    Maintenant, avec les rakamazov et les Alou Banji, Apophis est devenu très célèbre. Il va aussi être célébré à deux dates distinctes. La première en 2029 et la seconde en 2036. Les raisons sont simples et elles sont l’oeuvre de rakamazov et d’Alou Banji. Le premier affirme à juste raison que les intellectuels n’arrêtent pas d’interpréter le monde alors qu’il s’agit de le transformer, le second demontre que la gangrène est le fait de faire germer l’ivraie. Comment de ce fait ne pas célébrer Apophis ?

    MELLO
    2 novembre 2018 - 20 h 12 min

    Mais alors , on est vraiment dans la mélasse, si d’un côté ou de l’autre on s’embourbe dans nos fantasmes. Les pouvoirs des pays arabes ont trouvé le vrai mode d’emploi pour se maintenir en place. Avec l’arabisation aidant, une dose de cet islam lié à l’arabe par sa formulation , jamais renié par quiconque, voilà que les peuples sont enchaînés sans effort. Se placer en porte à faux sur la religion , c’est blasphématoire , un sacrilège que beaucoup n’ose imaginer. L’arabe et la religion , intimement lié,un duo explosif qui se déchaîne et nous enchaîne. La démocratie ne s’octroie pas, elle est éducation, respect de l’autre, respect des libertés fondamentales de l’être humain; la démocratie n’impose pas, elle tolère en respectant les minorités, toutes les minorités. La solution ? Reformuler le projet de société. ..

    Patauge
    2 novembre 2018 - 18 h 44 min

    Démocratislamisme ! Laissez-moi rire !

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    Felfel Har
    2 novembre 2018 - 14 h 14 min

    Serions-nous ignorants à ce point des évènements douloureux qui ont enfanté la démocratie en algérie et dans le monde pour accepter une telle ineptie, l’islamisation du système politique? Le salut viendra le jour où on comprendra (enfin) que la religion n’a rien à voir avec la politique et que sa pratique ne doit pas sortir de la sphère privée. Un pouvoir, soucieux de faire respecter intégralement la Constitution, devrait se faire fort de rappeler le caractère laïc de la république. Qu’on lui rafraîchisse la mémoire en lui rappelant les terribles souffrances imposées au peuple, quand les ecclésiastiques imposaient leurs vues dans la gestion de la Cité et de la Nation et s’immiscaient dans la vie intime des paisibles citoyens pour ensuite les contrôler!
    Permettre à un nouveau « clergé » de se réincarner en Algérie, c’est déjà semer les germes de la discorde et, à terme, de la guerre civile. Ne jouons pas à la roulette russe quand le barillet est complètement chargé!

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    Vector
    2 novembre 2018 - 13 h 36 min

    Tout pouvoir recherche des bouc émissaires pour cacher ses incompétence, et si le peuple tombe dans le panneau, c’est de sa faute !
    En France, le bouc émissaire pour l’ouvrier français au chômage sont les arabo-musulmans, et si l’ouvrier français tombe dans le panneau, c’est lui le coupable !
    En Algérie, le bouc émissaire est le non-musulman (femme non-voilé, LGBT, buveur d’alcool, couple non mariés, non-jeûneur, etc), si le chômeur algérien tombe dans le piège, il est coupable !
    Un État doit être neutre sur les question de mœurs !
    Celle qui veut porter un niqab, qu’elle porte un niqab !
    Celle qui veut porter un bikini, qu’elle porte un bikini !

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    karimdz
    2 novembre 2018 - 11 h 38 min

    Démocratie ou pas, le pouvoir sera toujours concentrée entre les mains d’un petit nombre de personnes.

    Dans les pays occidentaux, la référence, on peut constater qu’en amérique, un président peut être élu par une minorité de voix, c est le cas de trump, le vote étant indirect, les américains choisissent des grands electeurs, qui votent pour le candidat de leur choix. En Europe, c est l abstention qui prédomine, faisant le jeu des partis extrémistes. La démocratie est de façade, puisque le système perdure.

    Diriger le pays selon la religion poserait problème, ceux qui dirigeraient, ne seraient pas choisis par le peuple, ce sont des chefs de guerre qui vont s imposer, il n y a pas de structure qui permettrait au peuple de choisir ses dirigeants, et encore, seule une caste pourrait prétendre au vote, en général des religieux (imams etc…). Les doctrines des uns et des autres, entretiendront la tension, la division et finalement les combats. Il faudrait pour unifier tout ce beau monde, un homme qui a du charisme, cela n est plus possible depuis la mort du Prophète Mohamed, sur lui paix et prière, et ses compagnons, dans l’attente bien entendu du Mahdi.

    Les pays musulmans tiennent à leurs valeurs, c est normal, mais en meme temps les gens aspirent à vivrent dans la justice, le bien être, en paix etc…

    Il faut donc trouver une voie alternative entre ceux deux systèmes, une démocratie musulmane, à l instar de la démocratie chrétienne, qui permettra de garantir nos valeurs et la souveraineté du peuple. Et ma foi, c’est possible.

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    Zaatar
    2 novembre 2018 - 11 h 07 min

    A la lecture de l’article de Monsieur Medjahed, On en déduit que le dicton de chez nous est donc vrai et qui dit que « Idha 3ouribet Khouribet ». Ne devrez t’on pas s’extirper de cette « notion  » d’arabe ? D’autant plus qu’on a des raisons et des arguments.

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      Karamazov
      2 novembre 2018 - 13 h 15 min

      Nighak a Zaatar,

      Avec une société comme la nôtre on ne peut aller ni vers un pouvoir islamiste ni vers la démocratie. C’est l’entre deux de la crise : le temps de la tératogenèse prolifique où les monstres pullulent.

      Mais je crois, ya Akhi Zaa3tar la3ziz, que nous ne sommes pas à quelques encablures de sa 3arvisation .

      Amounavi le temps n’est plus au « ida » 3ouribète, car 3ourbète dija ou khouribète jusqu’à l’os.

      Donc il n’y a plus de choix entre la démocratie et l’islamisme mais un non-choix : ni démocratie ni islamisme.
      Donc faute d’extirpage de l’a3ravisme comme tu le suggères si savamment, d’une révolution culturelle et sociétale, que je dirais moua, que faire ?

      Soit on fait comme les grenouilles de La Fontaine : On fait d’un bellaridj un roi. Soit une dictature éclairée pendant au moins une éternité, le temps qu’on expie notre a3ravo-islamisme. Ou alors tu joins tes prières aux miennes pour attirer Apophis.

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        Zaatar
        2 novembre 2018 - 17 h 29 min

        (…) On a le système qui règne sur le pays et qui nous fait subir sa loi et puis les sous systèmes ou chacun des qu’il peut se prouver quelque chose il n’hésite pas.. Tant pis pour le reste. Ainsi va la vie, Et on l’accepte.

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    Slam
    2 novembre 2018 - 11 h 04 min

    En somme, vous demandez au pouvoir actuel de se faire hara-kiri, de se suicider pour les beaux yeux de la démocratie. Un pouvoir dont la raison d’être est aux antipodes de tout critère démocratique. C’est bien de rêver. Le réveil sera brutal.
    La démocratie, comme la liberté, ne s’octroie pas, ne se décrète pas, elle s’arrache, souvent par la force, parfois pacifiquement.

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    Moulay Chentouf.
    2 novembre 2018 - 9 h 57 min

    Bachir Medjahed,
    A toutes vos questionnements :
    « Qui aura le monopole de la définition d’un tel concept ? Qui aura à définir ces valeurs? Qui aura à les imposer ? Qui aura à garantir que l’Algérie n’aura pas à en dévier le cours ? Qui aura à saisir le Conseil constitutionnel si celui-ci ne s’autosaisit pas ? Que faudrait-il et que ne faudrait-il pas faire pour ceux qui sont mobilisés pour la démocratie ? »
    Qui aura le monopole de la définition d’un tel concept ? Qui aura à définir ces valeurs ? Qui aura à les imposer ? Qui aura à garantir que l’Algérie n’aura pas à en dévier le cours ? Qui aura à saisir le Conseil constitutionnel si celui-ci ne s’autosaisit pas ? Que faudrait-il et que ne faudrait-il pas faire pour ceux qui sont mobilisés pour la démocratie ?

    Je profite de cette occasion que vous me donnez à travers cette article, pour vous rappeler les principales propositions de sortie de crise du PLD :
    1- Transition nationale décrétée par le président de la république avec toutes les forces vives du Pays, le plus tôt-possible,
    2- L’ANP doit être garante du caractère pacifique et démocratique de cette transition,
    3- Nomination d’un gouvernement de combat républicain pour gérer la transition,
    4- Arrêt du processus actuel avec la dissolution de toutes les institutions « élues » ou désignées (Sénat, APN, APW, APC), ainsi que tous les syndicats et associations « maison » (UGTA, UNPA, UNEA, UNFA, …),
    5- Adoption d’un projet de loi pour une nouvelle constitution afin d’aboutir à un projet de société pour que l’Algérie devienne une RÉPUBLIQUE, DÉMOCRATIQUE, MODERNE, SOCIALE et LAÏQUE,
    6- Adoption d’un projet de loi sur les partis politiques et leur financement, pour le renouvellement de la classe politique,
    7- Organiser les premières élections libres et démocratiques (législatives, communales, et présidentielles).

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      Anonyme
      2 novembre 2018 - 15 h 51 min

      « Transition nationale DECRETEE PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE avec toutes les forces vives du Pays, LE PLUTÔT POSSIBLE ».

      Charrions un peu nous aussi. vous êtes sérieux quand vous écrivez ça? Vous croyez vraiment à la possibilité d’un tel événement?

      « Décrétée par le président de la république »? Vous allez lui faire décréter ça comment ?

      Ipi: sikwa « le plutôt possible » ? C’est igzactma combien de temps ?

      Et franchement , vous croyez que que tous ceux qui tiennent un bout de système vont s’autodissoudre comme ça, pour laisser la place , à des gens qui vont changer complètement le système dont ils s’abreuvent ?

      Vous n’avez pas tout faux , mais il faut faire comme Abou Karl El marksi a fait à la philosophie de Hegel: il faut retourner vos arguments et les remettre sur la tête.

      L’armi devrait renverser ce gouvernement, dissoudre toutes les représentations, confier l’Etat à des technocrates non impliqués politiquement. Rédiger une constitution sans entrer dans l’arnaque de la constituante , car vous savez bien que les chats font toujours des chats et les chiens des chiots et allez vers une constituante  » souveraine » cher3iya comme on disait à San Egidio , c’est tout simplement remettre le pouvoir aux islamistes vu l’état d’islamisation de la société.

      Ou braire, braire d’impuissance et d’indignation.

      Ou se rendre à l’évidence comme un Sadou indien, tout nu sur sa mule, et abdiquer toute forme de réflexion.

      Sinon, faites comme nous: priez, priez pour qu’Apophis vienne régler tout ça!

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        Alou Banji
        2 novembre 2018 - 18 h 25 min

        Nigha a Karamzov  : si j’ai reconnu ton style plein de spiritualité,

        lehlek ivded s’irif yel id youfa ath ihez. Safidir que la gangraine s’est metastasée , elle s’est généralisée.

        Autarma comment ces swa disant ex-marxistes ont-ils été réduits à des incantations ? Ce texte ressemble à une invocation exorciste.

        S’il m’était permis d’ajouter un commentaire FMR, ou tranistwar, en attendant Godot, ou le Bellaridj, un commentaire d’outragé, moua qui ne suis plus marxiste lhemdoullah 3fa rebbi 3liya, mais je citerais kamim Abou karl El Marksi, juste parcque je n’ai pas trouvé un hadith équivalent, alors je dirais : Les intiliktuwels n’arrêtent pas d’interpréter le monde alors qu’il s’agit de le transformer.

        Je krwa que je vais suivre ton conseil, je vais harnaché ma mule, j’enlève le haut et le bas, et je m’en vais a Varanasi m’immoler sur le Gange.

          Alou Banji
          2 novembre 2018 - 18 h 33 min

          Atansyou « gangraine » sipa une phote. C’est l’ivraie qui a germé.

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