El-Islah rallie le camp présidentiel : coup dur pour le MSP

Mokri El-Islah
Abderrazak Mokri trahi ? ©Toufik Doudou/PPAgency

Par R. Mahmoudi – Contre toute attente, et au moment où les formations d’obédience islamiste tentent de se regrouper pour appréhender les prochaines échéances, le Mouvement El-Islah annonce son soutien à la candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour un nouveau mandat, en justifiant cette position par les vertus de la stabilité et «le besoin de parachever la marche de développement et de renforcer le front populaire uni pour faire face aux différents périls qui guettent l’Algérie», indique un communiqué de ce parti.

Ce parti ne se contente pas d’afficher son choix pour la prochaine élection présidentielle mais appelle aussi toutes les autres forces politiques à adhérer à cette dynamique.

Né en 1999 d’une scission du parti Ennahda fondé par Abdallah Djaballah, le Mouvement El-Islah a évolué dans une sorte de ballotage entre la mouvance islamiste traditionnelle, dominée par les Frères musulmans, et les partis de l’alliance présidentielle.

Vu de l’intérieur, ce basculement dans le camp présidentiel d’un parti qui prône l’idéologie islamiste porte un coup dur à la cohésion du bloc islamiste, qui veut peser de tout son poids à la veille de l’élection de 2019, pour imposer son option, définie par le MSP dans son initiative dite «pour le consensus national» et qu’il maintient toujours. Cette initiative propose d’asseoir une période transition, qui serait accompagnée par l’institution militaire, avec un Président et un gouvernement consensuel.

Dans une déclaration, samedi, le chef de ce parti, Abderrazak Mokri, a réitéré son offre, en s’engageant, cette fois-ci, à renoncer à toute participation à la prochaine présidentielle, si «les décideurs» adhéraient à son projet.

Il ne se doutait, sûrement pas, qu’un parti de son propre camp allait prendre, le même jour, la direction inverse !

R. M.  

Comment (19)

    Anonyme
    4 novembre 2018 - 20 h 05 min

    Un bon homme de consensus serait Benbitour. Docteur en economie,ancien du budget,ancien 1er ministre,ni de l’ouest ni de l’est ni kabyle ni mozabite..il est cham’bi compétent intégré et à du caractère puisqu’il a démissionné de son poste de 1er ministre pour désaccord. Un homme juste du juste milieu: bon musulman mais ouvert et démocrate.

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      Tredouane
      4 novembre 2018 - 20 h 47 min

      Tiens,une idée inédite,certainement,je voterais pour lui.Fraternellement.

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        SPEED
        5 novembre 2018 - 5 h 54 min

        Mr benbitour,Il était déja aux commandes,qu-es-qu’il a fait de bien,c’est un crocodile comme les autres,il nous faut des nouveaux responsables;vivant a l’étranger qu’ils ne sont pas atteint de la maladie Algérienne,(la folie des grandeurs)

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      Erracham
      5 novembre 2018 - 1 h 13 min

      Désolé de ruiner votre parade, il traîne des casseroles. Qu’il nous dise comment il a fait pour pour payer les études de ses enfants au Canada quand il était ministre du budget. Devinez! Il n’est guère différent des Ch3amba qui vouent aux Mozabites une haine sans limite.
      L’homme du consensus ne sortira pas du sérail, tous pareils, tous pourris. Cherchons ailleurs.

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        Tredouane
        5 novembre 2018 - 16 h 52 min

        J’estime que l’on peut être d’accord ou pas,c’est le fondement de la liberté d’expression,mais par égard au respect de la vie privé de tous et/ou proliféré des accusions qu’on ne peut prouvé n’est pas vraiment une démarche objectif,je vous invites à proposer des nom,comme à fait Anonyme simplement.Fraternellement.

    Tredouane
    4 novembre 2018 - 18 h 49 min

    El Islah vous dite et rallier,sans la moindre crédibilité politique et intensifiant du point
    de vue adhérents, سكت دهرا و ,نطق جهلا

      Tredouane
      4 novembre 2018 - 20 h 53 min

      Excusez moi,insignifiant je voulais écrire.

    Anonyme
    4 novembre 2018 - 18 h 02 min

    «le besoin de parachever la marche de développement et de renforcer le front populaire uni pour faire face aux différents périls qui guettent l’Algérie»

    Le péril c’est vous ya les Satans.
    Pour assurer la marche arrière de l’Algérie, Il faut sauvegarder le moyennage qui a fait de vous un parti de dieu Lucifer et de l’obscurantisme.

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    Felfel Har
    4 novembre 2018 - 17 h 52 min

    El Islah comme ses adeptes, mayesselhou el wallou. Ils sont tous juste bons à jouer de la ghaïta et du tbel, comme Baba Salem pour glaner quelques pièces le jour du Souk. Honnêtement, que pèse ce parti sur l’échiquier politique? En mathématiques, on l’appelle un ensemble vide!

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    Anonyme
    4 novembre 2018 - 15 h 02 min

    Bouteflika serait le seul à faire consensus. Pourquoi et pour qui ?
    Si ce système voulait le bien de l’Algérie, si ce n’est que pour sauver la forme et nous éviter d’être encore la risée du monde, il laisserai Bouteflika mourir en paix auprès des siens.
    Il ferait encore mieux en choisissant un homme compétent et sans casseroles, comme Lamamra ou un autre, parmi les centaines d’autres de même profil, et essayerait de redresser la barre avant de rentrer dans le mur.
    Mais voyez-vous, leurs intérêts bassement matériel passent avant l’Algérie et pire, tous les incompétents et filous se considèrent déjà comme apte à prendre les commandes, d’où ce consensus autour du statut-quo.

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    rabah
    4 novembre 2018 - 14 h 39 min

    L »appel de la gamelle est le plus fort.
    Les islamistes (hamas, taj ou nahda ou zaouias)) ont de tout temps été des traitres. Ils vont toujours du côté du plus fort.
    Ce sont des va-nu-pieds qui ont goûté au luxe et au lucre. Ils ne courront jamais le risque de revenir à l’essentiel: Prêcher le bon comportement.

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    Ayweel
    4 novembre 2018 - 14 h 14 min

    Tous les partis et associations qui prônent l’islam et l’arabisation comme constantes et identité sont enfantes par l’association des aoulamas. Et je vous invite à lire l’historique de cette association et de ses relations avec les autorités coloniales pour bien comprendre le comportement de ces pseudos partis wahabistes….

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    Anonyme
    4 novembre 2018 - 14 h 02 min

    ça y est le MSP commence à apprécier le gout raffiné de la rente ,il ne peut plus s’en passer en espérant plus avec l’exploitation du gaz de schiste

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    Vérité
    4 novembre 2018 - 13 h 49 min

    Je me demandais pourquoi y’avaient autant de Harkis et d’ex collabos pendant la guerre de libération,si demain une guerre se déclare,ils auraient des millions de Harkis et Collabos, parfois je me demande es ce que la religion et la politique sont compatibles.impossible qu’un vrai croyant peut faire de la politique en Algérie,le Dieu de Abdellah c’est bien pour le moment le FLN et le Dinars, pour comprendre si Abdellah il faut connaître son passé,il est du même école d’ould Abbes et les autres opportunistes

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    lhadi
    4 novembre 2018 - 13 h 49 min

    Tous ceux qui rallient le camp présidentiel ne portent pas l’Algérie dans leur coeur.

    Ceux qui aiment l’Algérie comme ils aiment leurs parents ne peuvent cautionner les erreurs, les errements et les échecs de celui qui considère l’Algérie adamantine comme son latifundium.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    UMERI
    4 novembre 2018 - 12 h 12 min

    Mokri, n’a cure des problème que vit le peuple algérien, mais cherche a se caser, dans le gouvernement, post élection présidentielle de 2019. Il ne veut pas être doublé, par ses « frères » comme djabala et Cie. Ces opportunistes, cherchent en fait, a arracher une part du gâteau, que se partage, Ould Abbas et ses acolytes du F L N et R N D.

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    Fellag
    4 novembre 2018 - 9 h 23 min

    Les chiens de sang commencent a se montré;bientot ça sera le tour des crocodiles braconniers a versé des larmes

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    صالح/ الجزائر
    4 novembre 2018 - 8 h 53 min

    Mais El-Islah c’est qui ? il fallait préciser .
    Un quotidien national rapportait , le 15 Mai 2016 , que pour , le secrétaire général du mouvement Islah , F. Ghouini, «Il y a panique au sein du pouvoir» , et que la dernière réforme constitutionnelle (du 7 février 2016 ) «n’est qu’une diversion pour détourner l’attention des Algériens de l’échec du pouvoir dans la redynamisation de l’économie nationale et la création d’un développement juste et équitable et des véritables problèmes dans lesquels ils pataugent».
    Un autre quotidien national écrit , le 04 Novembre 2018 , que le SG du parti El-Islah , D. Younsi , doute, comme beaucoup d’autres chefs de parti, que ce soit le Président , Abdelaziz Bouteflika , qui ait rédigé la lettre, à travers laquelle il a proféré des menaces contre l’opposition et la presse . Il estime que “La lettre attribuée au chef de l’État trahit son rédacteur”. Younsi évoque la grogne sociale née après la décision d’exploiter le gaz de schiste. “C’est un problème éminemment politique contre lequel le pouvoir répond par le mépris, le silence et la dérobade” .
    Celui qui a trahi une fois , son maitre , peut trahir plusieurs fois ses élèves .

    Gatt M'digouti
    4 novembre 2018 - 8 h 06 min

    L’appel de la rente ! espérons que les Algériens qui croient encore à ces charlatans se réveillent de leur léthargies et comprennent une fois pour toute que leur destin est entre leurs mains et non entre les mains de ces tartufes!!!!!

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