Le film sur Larbi Ben M’hidi définitivement interdit de projection

Ben M'hidi, scène
Bachir Derraïs dirigeant une scène du film sur Larbi Ben M'hidi. D. R.

Par Sarah L. – Le ministère de la Culture a définitivement interdit la projection du film sur le chahid Larbi Ben M’hidi, rapporte la chaîne de télévision privée Dzaïr News.

Le réalisateur et les institutions officielles ne semblent donc pas avoir trouvé un compromis, Bachir Derraïs ayant refusé de revoir certaines scènes du film qui a coûté 45 milliards de centimes à l’Etat.

Le réalisateur avait déclaré à Algeriepatriotique qu’il ne comprenait pas les raisons de cette levée de boucliers contre son film, d’autant plus, avait-il précisé, que ni le ministère de la Culture ni celui des Moudjahidine n’avaient émis une quelconque réserve durant le tournage.

«J’ai l’impression que le pouvoir – enfin, le gouvernement – n’est pas prêt à dévoiler certaines choses. Il continue à cacher certains aspects de l’histoire algérienne, certains tabous. Ç’aurait été compréhensible dans les années 1960 ou 1970, mais, aujourd’hui, il n’y a aucune raison de censurer l’histoire ou d’éviter de parler de certaines choses qui fâchent», avait confié le réalisateur dans un entretien à notre site. «Ceux qui ont fait la Révolution sont avant tout des êtres humains, avec leurs qualités et leurs défauts. Aussi, je ne vois pas pourquoi on devrait s’autocensurer ou subir la censure», avait-il objecté, en ajoutant qu’il a réalisé le film «avec beaucoup de recul» en se basant «sur des faits historiques réels, sur des livres, sur des récits et sur des témoignages».

«J’estime, avait-il assuré, que je n’ai commis aucune erreur historique, contrairement à ce que certains essayent de faire croire. Toutes les scènes qui ont été tournées sont vérifiées et authentifiées par les témoins et les livres. Tout ce qu’il y a, c’est que le système algérien ne veut pas qu’on parle de certaines choses».

Pour sa part, la sœur de Larbi Ben M’hidi avait affirmé qu’elle aurait «préféré» que Bachir Derraïs ne réalise pas le film sur son frère. «Je lui ai parlé plusieurs fois au téléphone et je lui ai dit que son film était truffé d’erreurs», avait affirmé Mme Drifa Ben M’hidi sur El-Djazaïria TV.

La sœur du héros de la guerre de Libération nationale avait rappelé que François Mitterrand en personne avait ordonné l’exécution de Larbi Ben M’hidi et que ce dernier n’était pas uniquement un homme politique, mais aussi un combattant dans les rangs de l’ALN, contrairement à ce que laisse entendre le réalisateur du film controversé dont la projection n’aura donc jamais lieu.

S. L.

Comment (44)

    Med
    8 décembre 2018 - 9 h 52 min

    Dans un pays où les salles de cinéma se comptent sur les doigts d’une main, un film relatant l’histoire d’un héros national et international, Larbi Ben M’hidi, vient d’être interdit de projection par ses ministères de la Culture et des Anciens Moudjahidines qui, ce faisant, privent le réalisateur de sa liberté d’expression artistique, le peuple de son libre-arbitre et prétendent à la possession de la vérité historique.
    Mais aussi bien le réalisateur, à travers sa fiction et quelque soit sa force cinématographique, que les ministères, à travers leurs anathèmes et leur censure ne peuvent se substituer aux travaux d’historiens basés sur la méthode scientifique, transcendant toute idéologie et toute appartenance politique.

    noname
    7 décembre 2018 - 9 h 45 min

    @Souk-Ahras
    6 décembre 2018 – 15 h 54 min

    Cher ami internaute ton commentaire était très clair et montrait le comportement sournois et honteux d’une caste gouvernante qui a peur que la vérité vienne les éclabousser de « leur vivant » comme tu le dis si bien.
    Malheureusement celui qui t’a répondu et qui intervient ici sous trois pseudos différents n’a rien compris de ton commentaire. j’irais encore plus loin que toi en disant que certains intervenants ne sont pas seulement aveugles ils sont des c..s en puissance.

    Message aux brosseurs !
    6 décembre 2018 - 19 h 18 min

    Les internautes doivent savoir que le courageux et compétent réalisateur Bachir Derraïs a déjà lui-même donné l’une des grandes raisons de la censure du film par le pouvoir et le FLN de 62. Arrêtons donc les spéculations assassines, puisqu’il a déjà révélé que la commission a désapprouvé l’accent mis sur les dissensions internes entre les chefs du Front de libération nationale (FLN) de l’époque, ainsi que la guerre de leadership qui avait opposé d’un côté Ahmed Ben Bella et la délégation extérieure et de l’autre Larbi Ben M’Hidi, Abane Ramdane et le CCE (Comité de coordination et d’exécution).Tout est dit !

    Il ne faut donc plus chercher midi à 14 heures, ou chercher à réprimander Bachir Derraïs pour le faire passer pour un traître au service de l’ennemi, de la France et pour une falsification l’histoire de la révolution algérienne ! Ce sont ceux qui sont du côté du pouvoir (et il y a beaucoup d’internautes ici sur AP), qui défendent le pouvoir et le FLN de 62, qui cherchent à falsifier l’histoire et qui évoquent des allégations et des accusations gratuites et mensongères sur le réalisateur !

    Ces gens là, je leur dit remettez vos couteaux de bouchers et vos épées dans vos fourreaux car Bachir Derraïs a déjà décidé de tourner la page face à ce pouvoir autiste de 62 qui refuse de voir et de reconnaître l’histoire de la révolution en face. Il est déjà parti exercé son métier ailleurs, là où existent des gens sérieux et professionnels ! Et donc foutez lui la paix, oubliez-le définitivement. Cesser votre langue de bois surannée du FLN de 62 ! Merci à vous.

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    ZORO
    6 décembre 2018 - 18 h 49 min

    De quelle histoire parlez vous messieurs puisque sur ce meme site ils sont nombreux ceux qui avancent que c est grace a eux que notre independance est acquise,et parmi eux le fils de Amirouche qui renie le chiffre de 1.5 million de chahid et le reduit dans son bon vouloir a 400.000 allant dans le meme sens que les bourreaux de celui qui lui a donné naissance .Sans oublier ceux qui considerent BENBELLA a travers son discours en 63 d avoir ete a l origine de l arabisation de l Algerie qui etait amazigh: il leur manque a dire que le coran fut revelé en kabyle pour ecrire le scenario d un film qu il projetteront dans leurs cinemas;
    SIGNEZORO…Z….

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      MELLO
      7 décembre 2018 - 19 h 34 min

      Cesse de jouer à ce jeu dangereux, l’histoire est déjà assez dévoyée par ceux qui ne veulent jamais que ce peuple ne soit éclairé. Ne te place pas de ce côté mesquin , car l’histoire creuse des sillons qui ne s’effacent jamais. Nous sommes tous concernés par ce cours de l’histoire de la révolution Algérienne et des révélations se font chaque jour .  » l’être humain n’est que de passage ici bas. La vie est brève , nous devons tous disparaître un jour  » dit doucement Mohammed Boudiaf , assis à la tribune du palais de la culture de Annaba. Et son visage , jusqu’ici souriant, devient grave . Intrigué, le Président suspend sa phrase et il tourne la tête vers les coulisses, ses flashe pour la dernière fois celui qui a tiré sur lui. L’histoire reste suspendue à ce jour .

      Algerianos
      9 décembre 2018 - 9 h 56 min

      Chaque nation a ses mythes fondateurs. Maintenant 400.000 ou 1.5 millions, ce qui est sûr c’est que ceux qui ont payé le plus lourd tribut sont les Aurès et le Djurdjura. Quant à certains, ils disaient encore en 1958 « wash bihoum leqbaîl m3a frança », pour eux la révolution s’était le 19 mars 1962.
      Quant à Benbella, qui se repentira en 1981 en avouant qu’il est berbère, je ne sais pas s’il avait précisé qu’il était un berbère marocain, sa fameuse phrase « nous sommes arabes » était le deuxième dérapage de la révolution après la constitution bricolé dans un cinéma et l’éviction du GPRA et des hommes de la trempe de ABBAS et BENKHEDDA pour ne citer que ceux-là , et nous imposer des inconnus incultes.
      Pour terminer avec ce qui te tiens à cœur, le déni de la réalité algérienne et cette arabité imposée, je te défi de trouver une seule trace de dynastie ou d’une quelconque mouvance arabe dans notre histoire, avant la venue de la france qui nous a imposé l’indigénat et les bureaux arabes.
      D’ailleurs si tu n’étais pas si borné que ça, tu aurais médité le fait que l’Algérie est le berceau de l’humanité et que forcément tout est parti d’ici, même les arabes.
      Enfin, contrairement à toi et à ton racisme primaire, j’ai le plus grand respect pour les vrais arabes (pas ceux qui nient leur race et font une fixation sur une appartenance qui n’est que linguistique et qui l’islam politique et le système aidant, s’est étendue à 80% du pays). Je te préciserai aussi que l’arabe, en tant que langue, est aussi mienne car c’est la langue de l’islam et des musulmans, ceci sans renier la langue de mes ancêtres et sans me couper de l’universalité et des langues du savoir.

    elhadj
    6 décembre 2018 - 18 h 04 min

    ce qui est révoltant c est le fait d avoir gaspille inutilement et impunément 45 milliards .qui est responsable de cette gabegie,sera t il sanctionne,cela révèle la triste réalité sur la façon dont sont gérées les ressources du pays a un moment ou une majorité de citoyens n arrivent pas a joindre les 2 bouts.vivement un changement radical de ce système qui a mené le pays a la faillite,a l importation de détritus ménagers a coup de devises,de cocaïne, a la corruption,

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    Souk-Ahras
    6 décembre 2018 - 15 h 54 min

    C’est une infamie qui vient se rajouter à toutes les précédentes.
    Les mensonges et falsifications concernant notre guerre d’indépendance ont bukérisé l’illégitimité historique régnante qui se croit ainsi protégée des « attaques » de l’authenticité jusqu’à la fin des temps.
    Cette illégitimité historique régnante ne peut pas souffrir que l’on puisse traiter de notre guerre d’indépendance en dehors des barouds effectués en son nom (guerre) et sans l’y associer. Là résident son indignité et sa peur que les vérités sur cette douloureuse partie de notre histoire n’émergent de son vivant.

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      Un intrenaute intrigué
      6 décembre 2018 - 18 h 31 min

      @Souk-Ahras – 15 h 54 min , on ne comprends rien à ce que tu insinues, soit clair STP ! On ne sait pas si tu es pour ou contre la censure cinématographique. Explique nous ce que tu veux dire par … : « Cette illégitimité historique régnante ne peut pas souffrir que l’on puisse traiter de notre guerre d’indépendance en dehors des barouds effectués en son nom (guerre????!!!) et sans l’y associer. » Tu désignes qui , quoi ???

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        Souk-Ahras
        6 décembre 2018 - 19 h 06 min

        @Un Internaute Intrigué,

        Ton commentaire est bien agressif, il existe d’autres moyens de demander un éclaircissement. Il n’y a pas l’ombre d’une intrigue dans mon commentaire.
        C’est une explication de texte que tu demandes, n’est-ce-pas ?
        Primo, bien que je n’aie pas à me justifier, je te réponds quand même : je me suis toujours insurgé, depuis bien longtemps sur ce site, contre toute sorte de censure.
        Secundo, j’ai évoqué dans mon com la « guerre d’indépendance », et pour ne pas me répéter, j’ai noté pour plus de précision et de compréhension (guerre) sous entendu d’indépendance.
        Qu’aurait été ton questionnement si j’avais posté en japonais ?

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          Souk-Ahras
          6 décembre 2018 - 21 h 38 min

          @Un Internaute Intrigué,

          Je rajouterai pour affermir ta compréhension que l’infamie déclamée concerne l’interdiction de projection du film de Derraïs.
          Des fois, je me demande à quoi ça sert d’écrire quand on sait le nombre d’aveugles (pour éviter de dire une insanité) qui vont lire.
          J’espère que tu sauras comprendre que ton agressivité a suscité la mienne en retour.

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          MELLO
          7 décembre 2018 - 19 h 49 min

          La compréhension est un exercice qui ne s’apprend pas. Tu as beau expliquer ou « re-narrer » tes pensées, la guerre de libération , comme toute guerre engendre des domaines collatéraux. Citons que la période de la bleuite, le colonel Amirouche n’avait pas hésité à sacrifier quelques moudjahidines pour éviter que toute l’ALN ne subisse une hécatombe. Nous sommes tous des fils, des petits fils ou des arrières petits fils de cette révolution , nous sommes en droit de connaître tous les événements sans exception, et le réalisateur Bachir Derrais mérite tout notre soutien pour en avoir révélé certains dessous qui continuent à faire mal à certains faiseurs de l’histoire.

    Anonyme
    6 décembre 2018 - 15 h 47 min

    Du cinéma dans un pays qui pirate tout ce qui bouge ? Du cinéma dans un pays sans salles de cinéma ? Du cinéma dans un pays où des energumes manifestent et interdisent qu’on montre un drapeau colonial dans un film sur la colonisation ? Du cinéma dans un pays où on préfère montrer que des bonnes femmes au foyer dans leur cuisine ? Du cinéma dans un pays où il faut 150 autorisations pour tourner un film et que des bureaucrates ignares doivent valider chaque séquence ?
    Nous sommes déjà un cinéma en temps réel, pourquoi dépenser de l’argent pour montrer notre débilité nationale ?.

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    MOHAMMED BEKADDOUR
    6 décembre 2018 - 15 h 19 min

    Puisque la soeur elle même de Sidi Larbi Ben M’Hidi s’est opposée à ce film, attendons le bon. Ceci dit, une vieilles femme est entrée dans Un Hammam, et dans la salle réservée au déshabillage a commencé à sze dévêtir, un « homme » est intervenu pour lui signifier que c’était « Jour d’hommes », elle lui a répliqué : « Pourquoi ? Il y a Larbi Ben M’Hidi et ses pairs ??? ». Le prochain réalisateur du film exact devra écrire cette « histoire » en exergue, car Ben M’Hidi fut Un Homme. Point.,

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    Karim Boumendjel
    6 décembre 2018 - 14 h 16 min

    @Farid1 – 23 h 44 min et @Passager – 9 h 13 min, vous n’avez même pas vu le film puisqu’il n’est pas encore diffusé, vous ne connaissez même pas la controverse entre le pouvoir et le très professionnel Bachir Derraïs, connu pour son honnêteté intellectuelle, son patriotisme et vous êtes d’accord avec cette censure. Tout le monde est unanime pour dire que Bachir Derraïs a fait en amont tout un travail sérieux de recherche, d’interview avec des personnalités algériennes de renom avant de faire le scénario et de réaliser ce film sur Ben Mh’idi. Mais voilà qu’on évoque la Madame la France, le grain de sel de la France pour justifier cette censure ! Moi je m’en fiche de ce que fait la France ou le Maroc ou ammi ali ! C’est mon pays qui m’intéresse et si beaucoup d’internautes voient dans la France ou le Maroc des exemples à prendre ou qu’ils trouvent avec ces pays des points de repère ou de comparaison, c’est leur problème !

    Quand @Farid1, @Passager et d’autres internautes verront le film et nous diront exactement la vraie cause de la censure, on peut alors parler, discuter, évoquer ce que fait la France (ou les Iles Fidji) en pareil cas! Moi je suis peut-être subjectif à mort, mais je suis convaincu que le pouvoir, dont tout le monde connait les méthodes, ne veut pas que certaines scènes apparaissent, celles qui peuvent les compromettre quelque part ou viser quelques uns d’entre eux ! Moi je suis d’accord avec @Hakikatoune pour l’autorisation de la programmation de ce film quitte à le critiquer par la suite par les algériens, les personnalités historiques, les historiens. Le pouvoir politique algérien a les moyens médiatiques et matériels pour organiser et engager ce type de débat public mais il a peur des débats démocratiques et libres ! D’après ses propres déclarations et interviews, Bachir Derraïs a affirmé qu’il existe juste une ou deux scènes qu’il refuse d’enlever car il a des preuves que cela s’est passé comme cela durant la révolution. Mais le pouvoir ne veut pas l’entendre de cette oroeille et à censurer carrément tout le film. C’est du pouvoir algérien de 1962 craché ! Bachir Derraïs a déclaré que se ne sont pas ces « une ou deux petites scènes » sur Ben M’hidi qui peuvent porter atteinte à l’honneur des algériens, à sa révolution, à sa souveraineté, à sa sécurité ou à la vérité historique concernant le colonialisme français. Si ces scènes sont fausses et ne retracent pas la vérité historique eh bien on va tous (nous citoyens, historiens, partis politiques, chercheurs, anciens moudjahid réunis) taper en chœur sur le crâne de Bachir Derraïs ! Ok ?

    Signe Karim Boumendjel, descendant de Ali Boumendjel, avocat et militant politique algérien, torturé et exécuté par les parachutistes du général Massu.

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      Farid1
      6 décembre 2018 - 23 h 29 min

      «  » »vous êtes d’accord avec cette censure. » » »
      Je m’excuse Monsieur mais je n’ai jamais écrit que j’étais pour la censure…Au contraire

    Karim Boumendjel
    6 décembre 2018 - 13 h 31 min

    @karimdz 20 h 00 min, cher internaute évitez d’être contradictoire car cela ne vous profite pas ici sur AP ! D’un côté, vous dîtes : « Dommage, j’aurai bien aimé voir le film», et un peu plus loin vous nous dites : « On veut effacer tout ce qui fait la fierté des Algériens, leur patrimoine culturel historique et leur révolution ».

    Dire une chose et son contraire en moins de 5 minutes, c’est problématique! Il y a quelque chose de pas normal dans les synapses du cerveau ! Alors, dites-nous une fois pour toute, voulez ou ne voulez-vous pas voir le film sur Ben Mhidi, ne serait-ce que pour , au moins, voir votre cousin lointain comme vous dîtes ???

    Signe Karim Boumendjel, descendant de Ali Boumendjel, avocat et militant politique algérien, torturé et exécuté par les parachutistes du général Massu.

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    Anonyme
    6 décembre 2018 - 12 h 11 min

    Chuuuut ! toute vérité n’est pas bonne à dire. Le système veut continuer à inventer et entretenir les mythes pour mieux contrôler la populace et avoir accès aux richesses. Lorsque je vois un Ould Abbas ou un Saidani parler de Ben Mhidi, ou encore le planqué au mali faire référence à la révolution j’ai envie de vomir

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    Kahina-DZ
    6 décembre 2018 - 10 h 34 min

    Au moment où macron honore ses harkis biens aimés, en Algérie on fait tout pour humilier nos valeureux chouhadas et leur noble révolution…On dépense des sommes colossales pour déformer et assombrir la révolution Algérienne. Au diable …
    On veut effacer tout ce qui fait la fierté des Algériens: Leur patrimoine culturel-historique et leur révolution.
    On dirait que c’est bien planifié….

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      Anonyme
      6 décembre 2018 - 10 h 58 min

      Ça fait partie aussi du pacte de marrakech
      dénuer l’être humain de sa fierté et de son passé glorieux.

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      Anonyme
      6 décembre 2018 - 12 h 32 min

      La fierté d’être ne peut en aucuns cas se CONSTRUIRE autour et sur le DÉNI de soi et des autres…Le sentiment de fierté ne trouve son expression que si et seulement si l’on se met face au miroir d’une réalité nationale…56 ans après, 40 millions d’âmes, sauve qui peut, la harga fait rage et ravage…et L’ALGÉRIE les meilleurs des enfants d’après 62 font le bonheur et donne le meilleur d’eux mêmes outre-océans et mers…

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    Anonyme
    6 décembre 2018 - 6 h 25 min

    Tout le système algérien épais par son ignorance génétique s’est construit -depuis la nuit des temps- sur un MONSENGE HISTORIQUEMENT D’UNE EFFROYABLE ET EFFRAYANTE ÉPAISSEUR !!! Il ne tient debout que par le DÉNI la PEUR et la BRUTALITÉ !!! Un système AVILISSANT OMNIBULÉ par une obsession viscérale UNIQUE :TAIRE toute voix dissonante ÉTOUFFER toute expression libre!! Ce système liberticide à fait de notre BEAU PAYS UNE PRISON À CIEL OUVERT!!!

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    Anonyme
    6 décembre 2018 - 3 h 14 min

    45 Milliards dépensés en Tunisie pour ternir l’image de nos Chouhadas.
    Quel gachis !
    Où va l’Algérie avec toute cette anarchie qui gère le pays. FOUTAISE.

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    Anonyme
    5 décembre 2018 - 23 h 19 min

    lorsque les francais font des films sur leurs héros, de napoléon à jean-moulin ils s’en foutent d’égratigner la réalité historique pourvu qu’ils présentent leurs héros sous leurs meilleurs jours, gommant leurs défauts et exagérant leurs qualités…L’essentiel est de faire aimer les hommes qui ont fait l’histoire par les générations qui se succèdent…Chez nous tous nos héros finissent par être taxés de quelque chose …L’Émir Abdelkader un « mrendi » et peut-être franc-maçon, Abane ramdane exécuté pour « intelligence avec l’ennemi », larbi ben m’hidi trop politique qui n’aurait jamais été au casse-pipe, etc.;; faites-nous des films qui nous font bomber les torses de fierté,qui,nous font rêver et au diable vos vérités historiques.;;;

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    Iwen
    5 décembre 2018 - 22 h 58 min

    Ben M’Hedi, que dieu ait son âme!
    Mais si cela devait continuer, on risque de voir des portraits de tous et de n’importe qui, alors, on en reste là et il n y a qu’un seul Héro, c’est le peuple et personne d’autre !

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    Le Drame !
    5 décembre 2018 - 22 h 04 min

    Même dans l’Histoire de notre pays on insuffle une dose de clanisme. Tout ce qui se construit sur du mensonge s’écroulera. Bi Idhni Allah !

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    Hakikatoune
    5 décembre 2018 - 22 h 01 min

    Dans un pays « normal » , dans un pays civilisé , on laisse la libre projection du film et on organise des débats libres, des tables rondes, des émissions télévisées avec des historiens, des personnalités politiques, des chercheurs, des membres de la famille de Ben M’hidi, des anciens moudjahid, des anciens moussabilines, etc… etc… pour critiquer le film du bon et du mauvais côté ! Mais on n’interdit pas un film parce que certaines scènes ou dialogues ne plaisent pas au pouvoir politique ! C’est inadmissible mais il ne fallait pas s’attendre à une attitude intelligente du pouvoir !

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      Farid1
      5 décembre 2018 - 23 h 44 min

      Pourtant la France est un pays « civilisé » (je crois) ça ne l’a pas empêchée d’interdire  » la bataille d’Alger »

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        passager
        6 décembre 2018 - 9 h 13 min

        la france a interdit la bataille d’Alger par ce que le film met en evidence les crimes de l’Etat francais en Algerie , ils essayent de proteger l’image de leur pays en usant de méthodes non démocratique …alors que chez nous on interdit ce film de Larbi ben M’hidi pour la simple raison qu’il montre quelques discussions houleuses entre dirigeant de la révolution et notamment quand Larbi Ben Mhidi répond sechement à Benbella…oui protegeons notre histoire même en usant de censures, mais ne censurons pas des faits qui ne touchent pas la grandeurs de la révolution mais qui montrent de simples divergences entre nos dirigeants , est ce mechant les divergeances…c’est humain , ou bien vous voulez nous renvoyez à une époque ou il étais interdit d’évoquer Boudiaf , krim, benkheda,abane ,..et même Benbella ..je fais partie de cette génération à qui on a résumé l’histoire de la révolution en évoquant uniquement les martyres : Didouche , benmhidi ,Zighoud ,Si El Haoues ,Amirouche..etc et les moudjahines vivants et faisant partie du pouvoir…tous le reste a été occulté et croyez moi , l’histoire reprendra le dessus…j’ai été étonné de savoir en 1991/1992 que Boudiaf le coodinateur de 06 historiques ( et par la suite des 09 ) était toujours vivant et j’ai été encore plus étonné de savoir que ce coordinateur a été emprisonné en 1963 à bechar pour trahison , ooooh alors là !! Alors messieurs un divergence entre tel ou tel n’est pas si mechante , c’est même positif car notre révolution et le fruit de la grande mésentente centralistes , messalistes….

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      Anonyme
      6 décembre 2018 - 16 h 12 min

      @Hakikatoune. Ah si tu savais mon ami à quel point tu te trompes, ils sont pernicieux, la censure est telle dans ces contrées civilisées dont tu parles qu’on en la mentionne même pas. Il ne faut pas croire à ce qu’ils racontent sur eux mêmes.

    Anonyme
    5 décembre 2018 - 21 h 41 min

    il fallait faire le film a l’etranger surtout un film historique les tenants du pouvoir en Algerie refuse jusqu’a present de reconnaitre certains faits reels ayant survenues lors de la bataille d’Alget telle que decrite par les concernes ..

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    Metek
    5 décembre 2018 - 21 h 29 min

    C’était previsible…2 petites scenes du film ont remis en cause toute la mystication et la falsification de l’histoire
    1. Ben M’hidi qui sermonne Ben Bella sur son allegeance a Nasser et se prenant déjà pour le chef
    2. Boudiaf qui revele les tergiversations des oulémas a rejoindre la revolution 2 ans apres son declenchement
    Tot ou tard la verité jaillira au grand jour ma iydoum Ghir essah
    Gloire a nos martyrs… when to free tahya el DZaier

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    Le Berbère
    5 décembre 2018 - 21 h 23 min

    Bloqué un film qui retrace la vie et le sacrifice d’un grand héro national de la grande guerre de libération de notre pays est une insulte à notre glorieuse révolution de 1954-1962 et aussi une insulte à ceux qui ont fait cette révolution . Jour après jour ce pouvoir nous montre son vrai visage de harki bourré de haine et de mépris envers tout ce qui Algérien. Ben M’hidi ne meura jamais dans les esprits et les coeurs des authentiques algériens . Ceux qui ont gardé les ossements de défunt chahid le grand colonel Ammirouche ( Allah yerhou) dans une boite en carton pendant des longues années après l’indépendance dans une brigade de gendarmerie dans la wilaya d’Alger sont les mêmes qui refusent aujourd’hui la difusion de film de chahid Ben M’hidi Allah yerhmou…CE QUI SE CONSTRUIT SUR LE MENSONGE, NE PEUT PAS DURER ..

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    MELLO
    5 décembre 2018 - 21 h 01 min

    Le fond du fond du problème, c’est cette vision , en ne plus claire du réalisateur. En effet, durant la guerre de libération , il existait des écarts entre les différents responsables , ce qui nous a été occulté par ces tenants du pouvoir afin de s’octroyer tous les privilèges . Bachir Derrais a voulu retracer la vérité, mais cette vérité fait mal à certains , à tous ceux qui font de la révolution Algérienne leur fond de commerce. Ce film , j’en suis persuadé, aura sa place à l’avenir dans une Algérie apaisée.

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      MELLO
      7 décembre 2018 - 20 h 02 min

      Je lance un appel à tous ces responsables qui veulent censurer le film de Bachir Derrais, de bien vouloir le remettre en salle , simultanément à Oran, Tlemcen,Alger , Constantine et Annaba pour nous permettre , nous petit peuple, de donner notre avis , de le juger, de le critiquer afin de mieux cerner cette histoire de NOTRE révolution. Ne dit on pas  » La révolution par le peuple et pour le peuple  » ?

    Corso
    5 décembre 2018 - 20 h 56 min

    Les gens ne sont pas des mineurs pour les soumettre à un tuteurage étatique. Ils sont suffisamment mûrs pour faire le distinguo entre les bons grains et l’ivraie. D’autant plus qu’il y a des historiens et des intellectuels qui savent décortiquer les informations.C »est le meilleur moyen de dépoussiérer l’Histoire et le nettoyer des sédiments qui se sont incrustés au fil du temps. In fin c’est à la plèbe que revient le jugement.
    Or dans un système monochrome, la pensée unique est le socle de la légitimité. Seule la version officielle qui est retenue et entretenue pour des fins que tout le monde connait. Une espèce de religion sacrée et dont les préceptes seraient irréfragables et que seul l’oracle détient le pouvoir, la faculté et la légitimité d’interpréter.

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    Précision
    5 décembre 2018 - 20 h 29 min

    Allah yarham echouhada même morts les traitres responsables politiques et réalisateurs continuent a s’enrichir sur leurs cadavres, les charognards !

    Tout les responsables concernés et certains réalisateurs qui prenaient tout les prétextes pour tourner des scènes a l’étranger n’étaient en réalité qu’un prétexte d’avoir des devises pour gonfler les factures pour encaisser leurs parts à l’étranger, d’où la préférence de faire appel a des réalisateurs vivant hors d’Algérie, pourtant l’Algérie possède de très bons cinéastes et techniciens pour réaliser des films en Algérie sans dépenser un en centime en devises a l’étranger.

    Derrière l’emploi des techniciens et réalisateurs notamment Tunisiens et Moyen Orientaux se cachent des détournements de fonds

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      Djaffar
      5 décembre 2018 - 22 h 33 min

      Merci pour ces précisions, une ex ministre de la culture qui n’a jamais travaillée a l’étranger est devenue par miracle propriétaire d’un appartement a Paris grâce aux( co-productions) franco algériennes quelle confiait a des franco algériens pour produire des navets financés en grande partie par l’Algérie, elle n’est pas la seule dans ce cas.

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    Anonyme
    5 décembre 2018 - 20 h 26 min

    Bonjour
    Apres 45 milliards de centimes à l’Etat. ces ministres de patates interdissent ce film, quel gâchis. Bref les braves qui ont combattus sont morts les traitres harkis sont encore vivant. Il faut que ce ministres démissionnent.

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      Précision
      6 décembre 2018 - 0 h 49 min

      Dés le départ tout le monde savait ce qu’il faisait.
      Les devises sont partis dans les poches de tout ce monde de complices et l’interdiction du film les arrange même s’ils font semblant de se chamailler devant nous.

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    Abou Langi
    5 décembre 2018 - 20 h 15 min

    Finalement, il n’y a pas que KD qu’on censure. Si Qeddour et YB savent de qui il tiennent.

    Où en est le vaisseaux spatial ya Si Zaatar ?

    Remarque c’est vrai, l’acteur principal ne ressemble pas du tout à ben M’hidi .

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    Allah yarhamou
    5 décembre 2018 - 20 h 07 min

    Allah yarhamou Ben M’hidi et tous les chouhadas.
    Ben M’hidi. Leur fait de l’ombre au faux chouhadas, c’est la raison pour laquelle il ne veulent pas que les projecteurs soient braquer que sur lui.
    D’où cet acharnement de le faire oublier de l’histoire.
    La jalousie les rongent de l’intérieur .

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    […] Le film sur Larbi Ben M’hidi définitivement interdit de projection est apparu en premier sur Algérie […]

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    karimdz
    5 décembre 2018 - 20 h 00 min

    Dommage, j aurai bien aimé voir l histoire d’un cousin lointain. Mais ce qui m a dégouté pour être franc, c est de voir le film tourné en Tunisie alors qu il aurait été plus authentique de le faire en Algérie.

    Allah Yarhamou.

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