Intérêts divergents

opposition opposants
Des députés de l'opposition. PPAgency

Par Bachir Medjahed – Quand les opposants s’affolent et estiment que le pays se situe dans une impasse dangereuse, quand bien même ils partageraient pour la première fois les mêmes concepts alarmistes, ils se retrouvent à diverger sur la nature de la crise et, bien sûr, encore une fois, sur les premières mesures à prendre pour en sortir.

Le peuple dans la bouche des islamistes n’est pas le même peuple dans celle des démocrates. Comment, alors, pouvoir espérer réduire les écarts idéologiques entre les opposants – ou les oppositions – s’il est impossible, vraiment impossible, de les concilier, surtout de les réconcilier ?

Bien évidemment qu’on ne peut pas créditer le camp du pouvoir d’une parfaite communion, mais devant l’impossibilité de faire traverser le camp de l’opposition ne serait-ce que du moindre souffle de rassemblement devant ce qu’elle considère comme une impasse dangereuse, ce qu’on appelle la majorité présidentielle se trouve logée à meilleure enseigne.

Non pas que les écarts idéologiques au sein du pouvoir soient beaucoup moindres que ceux qui existent dans le camp de l’opposition, mais le rattachement aux intérêts qui découlent d’une position de pouvoir est plus fort que dans le camp d’en face.

C’est le pouvoir – parce qu’il a les moyens de pouvoir – qui dispose de la capacité et du choix de l’initiative, alors que l’opposition se crée des obstacles qui ne lui permettent guère de progresser et de marquer des points. L’opposition n’a pas que des composantes loyales. Le MSP ne s’est jamais considéré tout à fait dans l’opposition. Ce parti est prêt à plonger du côté du ballon. Le baiser de Judas.

B. M.

Comment (6)

    MELLO
    6 décembre 2018 - 20 h 43 min

    Mr Medjahed, vous n’êtes pas sans savoir que tous ces partis , partis du pouvoir et/ou partis de l’opposition sont l’émanation de ce peuple hétéroclite qui s’entre-déchire quand il s’agit de débattre ,par Algérie patriotique interposé . Et puis comment osé t on parler de cette mouvance islamiste qui reste une création de ce pouvoir , à l’effet de la présenter comme seule alternative politique. Les partis du camp démocratique sont purement et simplement laminés pour les rendre insignifiants vis à vis du peuple . Les intérêts , en effet, divergent, si du côté du pouvoir et ses satellites, mouvance islamiste y compris, les intérêts sont clairs à savoir la répartition de la rente,, du côté des partis démocratiques les seuls intérêts sont ceux du peuple avec ses droits et ses devoirs. Mais, mais et mille fois mais, la corporation des journalistes, assise sur deux chaises , voudrait defendre cette classe de democrates , mais ne veut pas perdre tous les acquis octroyés par ce pouvoir corrompu et corrupteur. Au final , la politique n’à pas le même sens pour les uns et les autres.

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    Tarass Boulba
    6 décembre 2018 - 19 h 38 min

    Bachir Medjahed , les avertis savent déjà que le général-major à la retraite Ali Ghediri, celui qui vient d’adresser une lettre ouverte au président de la République pour lui conseiller de prendre sa retraite politique est en accointance directe avec la mouvance islamistes, particulièrement Makri du MSP en personne ! Makri rêve d’une dissolution de l’APN pour espérer avoir encore plus de députés à l’APN et aussi pour récolter des dividendes à partir de la situation politique délétère actuelle !

    Boubekeur Redjdal
    6 décembre 2018 - 16 h 36 min

    l’opposition ne peut venir que des intellectuels et du peuple et ded personnalites politiques issues de partis (mais sui n’ont jamais participé dans ce systeme ) . Les partis dits d’opposition sont soit alliés du regime ( des liévres ) soit des opportunistes qui attendent des miettes tomber . À 4 mois des elections , nius devins tous agir pour créer un authentique mouvement citoyen .

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      ? et ?
      6 décembre 2018 - 19 h 52 min

      @Boubekeur Redjdal , tu veux parler du FIS ??

    DJILLO
    6 décembre 2018 - 8 h 17 min

    Etre dans l’opposition a un actuel system gouvernant signifie, a mon avis, avoir un programme représentant une vision, une stratégie et un mode d’application qui contredisent ou corrigent ou apportent un plus au programme officiel mis en place. Le system actuel se targue d’avoir son propre programme, ce qui est louable, celui de son cheikh nomme « le programme du president », mémé si, au fait, personne n’a jamais vu les couleurs. Y a-t-il un parti soit disant de l’opposition qui a un programme a défendre a part des critiques verbales jamais constructives prises de la bouche d’un simple citoyen lambda ? Je n’en suis pas certain. Peut-on parler dans ce cas de l’existence d’une opposition ?

    Fellag
    6 décembre 2018 - 7 h 54 min

    Pourquoi cacher le soleil avec des Tamis, lorsque la majorité de la population savaient que nos dirigeants et aussi députés et sénateurs, ont un passé douteux et certains Eux ou leurs parents ou grand parents étaient des collabos de l’occupant et contre l’indépendance de la nation, comment voulez vous une nation puisse avancé avec son histoire falsifié, impossible qu’un ennemi d’une nation puisse contribuer à son développement, avant qu’un coup de balai sur les traîtres,le pays va de pire en pire est nous le vivant aujourd’hui

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