Pourquoi l’interprétation du devoir de réserve dans l’armée est inefficace

offciers expression
Priver les officiers de parole est un non-sens. New Press

Nous republions les extraits d’une étude réalisée par un officier de haut rang de l’Ecole de guerre de Paris sur la liberté d’expression chez les militaires qui est, selon lui, «une liberté au service de la nation». Ecrite par le colonel de la Marine française Eric Mailly, l’analyse met en avant l’impérieuse nécessité de faire participer les officiers de haut rang au débat et de ne pas les priver de la libre expression. Seul le secret-défense ne doit pas être divulgué. Encore que ce secret est limité à des situations précises. Dans le cas algérien, interdire aux officiers de haut rang de s’exprimer est d’autant plus aberrant que seule la politique a poussé ceux d’entre eux qui sont issus de l’ALN à rejoindre la Révolution de Novembre 1954. Les priver de parole est un non-sens.

«Une nation qui fait une grande distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles». Il y a 2 500 ans déjà, Thucydide nous mettait en garde contre la tentation de confiner le guerrier dans un rôle d’exécutant, de technicien de la chose militaire. Tentation assez naturelle, tant l’appareil militaire représente un instrument indispensable à l’exercice du pouvoir politique, mais aussi un risque potentiel pour celui-ci. En effet, de l’analyse critique à la désobéissance, l’écart semble parfois trop mince pour le pouvoir politique, notamment en France, où le traumatisme de la crise algérienne reste très présent. Ce poids historique et une certaine culture institutionnelle ont créé les conditions d’une interprétation trop restrictive du devoir de réserve, qui ne sert qu’en apparence les intérêts de la nation.

A l’heure où, selon Bertrand Badie, l’usage de la puissance ne produit plus systématiquement les effets attendus, il devient aussi urgent d’investir dans la matière grise militaire que dans le renforcement des moyens. Il est également nécessaire de reconsidérer l’interprétation du devoir de réserve. La création d’un cadre favorable, qui encourage les militaires à la réflexion personnelle et à la publication des fruits de cette réflexion, permettra alors le renouvellement de la pensée militaire. En effet, si on ne favorise pas, aujourd’hui, l’émergence des Beaufre et de Gaulle du XXIe siècle, sur quels stratèges la France pourra-t-elle compter demain pour gagner ses batailles ?

Pourquoi est-il urgent d’investir dans la matière grise des militaires ?

Le champ d’expression des militaires est vaste : il s’étend du récit d’expériences vécues en opérations, à la pensée stratégique, en passant par la défense du statut et la condition du personnel. Chacun de ces registres d’expression aborde un aspect du métier des armes qu’il est utile de faire connaître à la nation. En effet, la dégradation du lien armée-nation s’est accentuée avec la fin de conscription et ne peut être compensée sans un effort d’explication accru des particularités du métier des armes et des enjeux de défense. Les militaires ont toute légitimité pour en être les acteurs majeurs en usant de leur liberté d’expression. (…)

(…) Ces témoignages sont indispensables, car ils contribuent à donner sa place au soldat et au fait militaire dans la vie de la cité, qui lui reconnaît alors sa légitimité. Des écrits de grande qualité existent d’ailleurs, comme ceux du chef de bataillon Erbland , à la fois récit de guerre et réflexion sur la guerre comme expérience intérieure et expérience de commandement. Ces démarches contribuent également à renforcer la résilience d’une population, qui n’a pas connu la guerre sur son territoire, en lui rappelant, selon la formule d’Aron, que «l’histoire est tragique». Ainsi, le militaire partage l’expérience de la guerre et prend sa place dans la cité.

Au-delà du témoignage, les militaires, en tant que praticiens de l’art de la guerre, doivent pouvoir contribuer librement aux débats sur les enjeux de défense. En 1963, Liddel Hart, dans sa préface à l’introduction à la stratégie, rappelait combien la pensée stratégique du général Beaufre s’appuyait sur son expérience opérationnelle : «Cette extraordinaire variété d’expériences fournit au profond penseur qu’est ce soldat une base exceptionnelle de réflexions pour étudier la conception et l’application de la stratégie à des situations et à des opérations réelles».

La présence visible des militaires au cœur des débats sur les sujets de défense contribuerait à légitimer l’effort financier important consenti par la nation dans la défense. Par ailleurs, l’histoire nous apprend également que la réflexion stratégique développée dans les états-majors, doit être mise au défi par la réflexion indépendante des militaires, sous peine d’entraîner l’appareil de défense dans une sclérose intellectuelle fatale pour son efficacité. Marc Bloch dénonçait déjà ce phénomène dans l’étrange défaite expliquant qu’il procédait avant tout d’une faillite intellectuelle des chefs militaires. Encore faut-il que ces chefs aient été incités au cours de leur carrière à développer une réflexion personnelle et à l’exprimer librement. (…)

(…) A notre époque, où la sémantique de la guerre est omniprésente dans le discours politico-médiatique, quelle part effective les militaires prennent-ils à la réflexion stratégique développée en dehors du cadre institutionnel ? Le devoir de réserve est-il un frein à cette expression ?

Devoir de réserve : de quoi parle-t-on ?

L’expression «devoir de réserve» est en soi problématique car elle ne figure dans aucun texte régissant les droits et devoirs des militaires. Il n’existe donc pas à proprement parler de «devoir de réserve». (…)

(…) S’agissant d’une liberté fondamentale inscrite dans la Constitution, il est nécessaire d’identifier précisément les justes limites à fixer sur l’expression des militaires, en évaluant les risques associés pour les armées et la nation. Or, les limites associées au devoir de réserve ne sont pas clairement identifiées. Il est généralement reproché de «dépasser les limites imposées par le devoir de réserve» sans que l’on connaisse précisément les critères qui permettent de définir ce devoir.

Un lien permanent est (…) fait entre deux éléments distincts, la notion de réserve d’une part et les exigences statutaires des militaires d’autre part, pour cantonner la liberté d’expression dans le périmètre étroit de la parole institutionnelle. On renonce à donner des limites précises à cette liberté d’expression sur laquelle pèse constamment la menace d’une lettre de cachet timbrée des libellés «loyalisme et neutralité». (…) Or, quel est l’intérêt d’une prise de parole si elle n’est qu’une reformulation de la ligne de pensée officielle ? (…)

La prise de parole critique des militaires, quand bien même elle se veut constructive et vise l’intérêt général, est considérée, d’une part comme une atteinte au dogme d’une certaine infaillibilité institutionnelle, et d’autre part comme la remise en cause d’un monopole de la légitimité à définir une politique de défense. Dès lors, dans cet environnement hostile à l’expression des militaires, ces derniers s’expriment peu sur les enjeux de défense. Il en résulte une certaine atrophie de la pensée militaire. (…)

Changer de paradigme ?

En préservant l’institution, le devoir de réserve est fondamentalement destiné à protéger la nation et ses intérêts supérieurs. (…) Si la libre expression des militaires n’a pas vocation à déstabiliser une institution, le devoir de réserve n’a pas non plus pour vocation de protéger les intérêts d’un parti ou d’un courant politique. (…) Il est nécessaire d’accepter que l’expression publique des militaires puisse, dans le cadre d’un débat d’idées, interroger des visions, des choix, notamment lorsque ceux-ci s’avèrent susceptibles de porter atteinte à l’intérêt de la nation. C’est une question d’éthique et de courage, au service de la nation.

Le loyalisme ne doit pas être compris comme une injonction d’alignement inconditionnel. Ana Beduschi-Ortiz, propose de le définir comme «le lien de fidélité absolue qui peut exister entre l’agent public et l’Etat ou celui qui l’incarne». Cette fidélité est effectivement indispensable pour le bon fonctionnement des institutions. Cependant, seule une fidélité «vivante» peut réellement servir à la fois la nation et l’Etat, comme le suggérait Bernanos : «Je crois qu’on ne saurait réellement servir qu’en gardant vis-à-vis de ce que l’on sert une indépendance de jugement absolue. C’est la règle des fidélités sans conformisme, c’est-à-dire des fidélités vivantes». Si l’on exige des militaires une fidélité de principe en toute circonstance, comment attendre d’eux qu’ils développent le discernement nécessaire pour, «aux heures troubles de l’histoire», faire le choix de l’autorité légitime, qui ne sera peut-être pas l’autorité légale ? Un exemple éclairant réside dans l’ouvrage du colonel Mc Master, de l’US Army, Dereliction of duty. Il montre comment un alignement inconditionnel du militaire sur le politique peut constituer finalement un «manquement au devoir», susceptible d’aboutir aux pires fiascos politiques. Les généraux en charge de la conduite des opérations au Vietnam ont manqué de relever l’incohérence et le flou des buts de guerre assignés par les décideurs politiques : Mac Namara et L. Johnson. Au contraire, ils se sont appliqués à produire des comptes rendus de terrain entretenant faussement l’espoir d’un possible succès militaire, contribuant ainsi à prolonger inutilement ce conflit.

Enfin, l’expression des militaires est un gage de transparence sur le fonctionnement des armées et les débats qui les animent, bien plus qu’une censure excessive qui incite finalement au contournement. (…)

Quelle ambition pour l’expression des militaires ?

L’histoire plaide en faveur du rôle des militaires comme acteurs de la cité. Il faut sortir d’une vision caricaturale de l’action miliaire présupposée autoritaire, qui vise à le cantonner dans un état de minorité citoyenne. (…) Certes, l’expression des militaires ne doit pas nuire à l’efficacité opérationnelle des armées ni porter atteinte à sa cohésion à travers un prosélytisme politique, religieux ou idéologique déstabilisateur. Mais une approche trop coercitive rigide du devoir de réserve a stérilisé la production intellectuelle des militaires sans pour autant préserver les armées. La méfiance historique à l’égard des militaires n’a plus de raison d’être. Les prises de parole publiques récentes des militaires ont été guidées par le souci de l’intérêt général, formulées dans des termes modérés, selon un argumentaire solide et ne reprenant que des informations accessibles à tous.

En réinvestissant le débat public sur les questions de défense, les militaires contribuent à légitimer l’effort consenti par la nation, tout en renforçant la transparence sur le fonctionnement de leur institution. En s’exprimant, ils manifestent la loyauté que la nation attend d’eux mais témoignent également de leur participation active à la défense de ses intérêts. Non seulement l’interprétation actuelle du devoir de réserve est inefficace, mais elle est contre-productive. Elle prive la nation de la seule ressource stratégique non soumise à des contingences budgétaires : la matière grise des officiers. Or, plus le rythme des évolutions technologiques et des opérations s’accélère, comme dans la période actuelle, plus nous avons besoin d’audace dans la pensée militaire, celle des praticiens, car elle conditionne le renouvellement plus rapide des concepts stratégiques. La libre expression des militaires est un signe de vitalité démocratique et le plus sûr auxiliaire de la victoire.

Eric Mailly

Capitaine de corvette»

Publié une première fois le 22 octobre 2018

Comment (55)

    OEDOR
    1 janvier 2019 - 20 h 23 min

    la prochaine APN que j’espère démocratique doit immédiatement plancher sur le retrait de cette loi interdisant aux militaires retraités surtout les hauts gradés d’émettre des opinions politiques sans bien entendu toucher au secret défense du pays.

    Bir Djebah
    1 janvier 2019 - 3 h 14 min

    J’ai lu le texte de l’ANP en réponse Ali Ghediri , général en retraite et j’ai été choqué.
    la réponse en question était inutilement longue, d’abord. ce général, qui a le droit, vu qu’il est en retraite d’exprimer son inquiétude quant à l’avenir de son pays, a exprimé une opinion de citoyen. a t-il fauté en faisant appel à gaid salah explicitement, non pas pour s’emparer du pouvoir mais à peser en tant que chef de l’institution militaire à contribuer en tant que pilier de la république à sortir enfin vers la lumière. les déclarations de Ghediri destinées aux militaires, personnellement en tant que simple citoyen, ne m’intéressent pas. mais, il est où le problème. j’aurais préféré voir des gens pareils, général en retraite, étaler leurs pensées sous forme d’un essai par exemple, sur les défis posés à une armée républicaine dans un pays comme le notre, face à l’exigence historique de la démocratique et la citoyenneté. avec une publication de ce type, le chef d’état major, n’aurait jamais osé le traiter (sans le nommer) de comploteur mesquin embusqué. Ce que j’ai trouvé de plus déplorable dans la réaction de l’institution militaire, c’est ce manque de sérénité face à un ancien général qui n’est pas bête malgré tout qu’elle n’a pas hésité à présenter sous des aspects trop simplistes non pas pour des besoins de vérité mais plus par dépit. c’est du moins, ce que j’ai ressenti. un simple malentendu, j’espère.

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    Anonyme
    1 janvier 2019 - 2 h 01 min

    Il est urgent d’ Investir dans la matière grise militaire dites vous, et comment, c’est plus qu’urgent même, l’Algerie n’a que trop tardé ! Qu’Allah assiste les patriotes !
    Vive l’Algerie, le peuple et l’armée algerienne

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    djamel
    1 janvier 2019 - 0 h 52 min

    monsieur salim fethi votre article il fallait le publier sur un site français pas algérien
    notre pays n a rien à voir avec la France

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    Med
    31 décembre 2018 - 23 h 39 min

    Gaid Salah joue le meme jeux que Boumediene. If faut lui rappeler que l’Algérie a été libérer par des hommes qui croient a la liberté d’expression. Son chef pendant la revolution a la tete de Wilaya 2 historique Salah Boubnider était un grand baroudeur et un grand démocrate. L’Algerie n’est pas une propreté priver de Gaid Salah. Les Ali la pinte, Zighout, Abane, Amrouche et Hassiba ont sacrifier leurs vies pour que tous les Algeriens soient libre.

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    Nadim
    31 décembre 2018 - 23 h 29 min

    Ce soir,sur une chaine TV privée(?),un colonel en retraite attaque un général-major en retraite pour avoir exprimé publiquement son avis sur la situation politique du pays ….et lui dénie ce droit à la liberté d’expression…..Kafkaïen!

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    Tinhinane-DZ
    31 décembre 2018 - 23 h 19 min

    VIVE L’ALGÉRIE ET SON ARMÉE !
    Le bien de l’Algérie doit être le seul objectif de notre armée.

    TOLGA
    31 décembre 2018 - 22 h 29 min

    A mon humble avis, et je ne suis pas spécialiste de la question, loin s’en faut. Je pense qu’un militaire fût-il un haut gradé qui devient retraité, cela signifie qu’en quittant le corps militaire, il redevient un citoyen comme tous nous autres avec des droits et des devoirs de simple citoyen envers son pays et sa société. C’est parfaitement clair et qu’il peut s’exprimer et donner son point de vue sur tout problème qui « agite » sa société.
    Néanmoins, et du fait, de ses précédentes fonctions au sein de l’Armée Nationale Populaire et des Responsabilités qu’il y exerçait, IL EST TENU PAR LES SECRETS LIÉS A LA DÉFENSE NATIONALE !!! Ce qui est tout à fait normal.
    Il y a juste cette notion, ou cette frontière entre son ACTUEL STATUT de CIVIL et SON ANCIEN STATUT de MILITAIRE avec tous les ….. SECRETS DE DÉFENSE NATIONALE pour lesquels – IL EST ET DOIT ÊTRE TENU PAR CETTE NOTION D’OBLIGATION DE RÉSERVE – c’est tout. Autrement, à présent qu’il est un civil, IL A LE DROIT et l’OBLIGATION CIVIQUE de (pouvoir) participer aux affaires politiques, sociales, économiques, culturelles….. comme tout autre citoyen civil concerné au plus haut point par les affaires de la cité.
    Ce n’est qu’un humble point de vue tout à fait personnel d’un citoyen lambda.

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    Anonyme
    31 décembre 2018 - 20 h 29 min

    Le bon sens, la clairvoyance, la modération, la sagesse, et la vision stratégique à long terme
    Des interets supremes du pays, pour faire sortir le pays de la crise des blocages, de l’instabilité
    Qui discréditent gravement ses institutions malades, et son économie rentière-pétrolière très fragile
    En passe très difficile
    Le peuple patient, pacifique, responsable, et sage attend avec beaucoup d’espoir, et de sagesse
    La sortie de crise institutionnelle, et économique du pays
    L’Algérie a besoin de l’unité, et de la sagesse de tout ses fils, et de toutes ses filles pour la paix,
    La stabilité , le progrès, et la prospérité du pays

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    Ch'ha
    31 décembre 2018 - 20 h 13 min

    Quel baratin …l’armée au service de la nation ….donc du peuple …matière grise …la bonne blague ! Qu’a fait l’armée française si ce n’est me harceler et persécuter. Donc pour la matière grise mec tu repasseras ! Quant à garantir la souveraineté nationale et la défense nationale… cf. Bataclan les militaires français ont laissé faire ne sont pas intervenus. Vous ordonnez ils exécutent.
    VIVE L’ANP QU’ALLAH PROTÈGE LA MÈRE PATRIE ALGÉRIE SON PEUPLE ET SON ANP.

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    UMERI
    31 décembre 2018 - 20 h 02 min

    C’est vrai que chacun, retraité militaire ou civil, a le droit de s’exprimer,sur la situation politique du pays, mais, se sont les girouettes du F L N ,qui font fonction de parlementaires, lesquels ont toujours vanté les mérites de notre A N P, de ses officiers et ses soldats,pourquoi, qui sont responsables de l’adoption, de la loi, sur le devoir de réserve, des officiers supérieurs en retraite. Le M D N, à travers le message du vice ministre de la défense, le Général Gaid Salah, s’en tient strictement à l’application de cette loi. Alors,loin d’accuser qui que se soit, ils faut s’en prendre, aux députés de la majorité Flnistes, qui votent, sans même lire et comprendre, les projets de loi, présenté par le gouvernement.

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    Algerian
    31 décembre 2018 - 19 h 37 min

    C est le reflet du peuple,en France,beaucoup d Algériens dénigrent l Algérie a tout étranger qu ils trouvent sur son passage a cause de son estomac contaminé par la famine financière (euro),tout y passe,les arabes,le president,la justice,l armee (generaux),la compagnie aerienne,le FLN……etc,je comprend mieux les raisons de nos humiliations quotidiens dont nos médias font le relais.Le seul responsable de ces manoeuvres malfaisantes,est notre arrogance.

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    Soldat Schweik
    31 décembre 2018 - 19 h 10 min

    Un militaire en retraite ou ayant quitté volontairement l’armée, quel que soit son grade, redevient un citoyen civil avec ses droits et ses devoirs comme tout autre citoyen. La seule restriction est de ne pas devoiler des secrets defenses ou d’etats pouvant nuire a la securité de la nation et dont il a pu connaissance durant sa fonction dans les rangs de l’armée.
    Concernant la gestion de la cité et la politique il jouit de tout les droits que confere la constitution a tout citoyen Algerien, entre autres la liberté d’expression sur tout les sujets.
    Tout autre restriction est un abus dictatorial d’un pouvoir maffieux en panique et aux abois.
    That’s all folks

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    M.B
    31 décembre 2018 - 19 h 09 min

    Ce texte est magnifique, il importe peu qu’il ne soit pas d’un militaire algérien, un militaire algérien en est capable, et en est capable tout vrai militaire de n’importe quel pays, qui en effet est le mieux concerné par sa patrie autre qu’un militaire authentique, autrement dit un non mercenaire. Le militaire vrai évolue avec discipline, alors que les civils…L’idéal c’est une société clairement militarisée, dans tous les domaines, détente chez soi dans l’intimité, dehors élèves, enseignants, ouvriers, cadres, taxis, bus, commerçants, au garde-à-vous, mais je rêve… Car la vie de « Clochards » est la préférée, quand on a pitié des microbes, quand on a exclu la virilité, la sueur, la justice, l’ordre. Chez nous, Le Microbe est « Un Grand Meussieu » !

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    Tredouane
    31 décembre 2018 - 18 h 57 min

    L’opinion du militaire politisé sur les questions géopolitiques et/ ou politiques dois être au cœur de la notion de la défense globale,certainement que lier par le droit de réserve et de la retenu il conviens tout de même que le militaire reste citoyens aussi.

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    صالح/ الجزائر
    31 décembre 2018 - 18 h 49 min

    «… les principes immuables qui ont, de tout temps, guidés l’Armée Nationale Populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, font d’elle une institution au service du seul peuple algérien, lequel voit en elle ce rempart inébranlable qui protège l’Algérie contre tous les dangers et lui assure la sérénité et la quiétude» .
    Il faudrait insister sur  » au service du seul peuple algérien  » , et uniquement  » au service du seul peuple algérien « , et insister sur « contre tous les dangers « , et précisément  » contre tous ces dangers  » , qui pourraient venir de l’extérieur ou même de l’intérieur du pays .
    Il ne faut pas oublier que le danger , qui a ravagé des pays comme l’Irak , la Lybie et la Syrie … , venait essentiellement de l’intérieur de ces États qui étaient plus monarchiques que républicains , où la corruption , les passe-droits , la loyauté même sans intégrité ni compétence sont devenus des institutions de gouvernance.

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    Citoyen
    31 décembre 2018 - 18 h 21 min

    Qui seime le vent recolte la tempete
    Ca s’appelle l’effet bomrang

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    Esprit de sel
    31 décembre 2018 - 17 h 42 min

    Le système n’admet pas un autre son de cloche que le sien, après avoir abruti le peuple par la corruption, le goût de l’arrivisme et de la cupidité, un enseignement bon pour les bourricots, bâillonné toutes formes de critique venant de la société civile, il s’est attaqué par une loi injuste et inopportune au dernier rempart – les anciens cadres de l’ANP- qui pouvait réellement contribuer avec crédibilité et force sur la scène politique nationale. Ce n’est pas la première fois qu’on accuse les voix discordantes, d’être au service d’intelligence étrangère. C’est devenu un classique..

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    Med
    31 décembre 2018 - 17 h 35 min

    Notre ANP, à laquelle on doit le salut de notre pays face à la menace islamiste – j’ajouterai aussi les patriotes- provient, comme chacun le sait, de notre glorieuse ALN. Dans les sociétés musulmanes le pouvoir réel a été et est, depuis l’époque du prophète jusqu’à nos jours, toujours entre les mains des militaires et se confond souvent avec le pouvoir civil (Algérie, Tunisie etc.), avec le pouvoir religieux ou avec les deux (Arabie Saoudite, Maroc etc.). Le principe de la « primauté du politique sur le militaire » n’a pas fonctionné en Algérie pour des raisons historiques. La structure de notre société découle de la structure familiale algérienne qui est de type communautaire autoritaire et très souvent endogame. Les principes qui régissent cette structure familiale de type autoritaire, sont transposés, d’une part dans le système basé sur la rente pétrolière et d’autre part dans les institutions de l’État voire même au sein des partis politiques (gouvernement et opposition). C’est le verrouillage total. Le conflit entre le Pouvoir et Rabrab en est une illustration, en d’autres termes le fils qui veut s’émanciper de l’autorité paternelle. Le système de la rente ne fait que pérenniser cette logique.

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      Med
      1 janvier 2019 - 7 h 48 min

      Je signale que le commentaire apparu sous le nom « Med » en date du 31 décembre 2018 – 23 h 39 min ne m’appartient pas.
      Sur le comment cette usurpation de nom, volens nolens, puisse se produire , j’invite la rédaction d’Algérie Patriotique à porter l’éclairage nécessaire et mettre fin à cette confusion. Sans porter aucun jugement de valeur sur l’auteur de ce commentaire, les lecteurs avertis sauront apprécier la différence dans le type d’analyse, le type d’argumentation et le style.
      Sur ce je souhaite à toutes et à tous une Bonne Année 2019.

    Anonyme
    31 décembre 2018 - 17 h 33 min

    Réformes démocratiques des institutions malades, et de l’économie rentière-pétrolière en faillite du pays,
    Changements, et alternance démocratiques, et pacifiques, dans la paix, et la stabilité
    La Justice, et la Transparence sont la priorité des priorités pour sortir le pays de sa crise grave, et profonde

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    lhadi
    31 décembre 2018 - 17 h 03 min

    L’armée n’est qu’un bras du gouvernement. Ce dernier, lui-même qui n’est que le moyen choisi par un peuple pour exécuter sa volonté, est également susceptible d’être trompé et perverti avant que le peuple puisse agir par son truchement. En témoigne, l’oeuvre d’un nombre d’individus qui se servent du gouvernement comme d’un outil personnel ; car le peuple n’a pas consenti à cette mesure au début.

    Nous devons tous l’admettre. Le césarisme algérien n’a jamais de lui-même favorisé la moindre initiative, sinon par l’alacrité avec laquelle il s’est dévoyé. Il n’est pas apte à anticiper et à favoriser les reformes nécessaires parce qu’il ne chérit les sages, les compétences et n’encourage pas les citoyens à rester en alerte pour lui signaler ses fautes et à mieux faire.

    Le caractère inhérents au peuple algérien aurait accompli sans aucun doute énormément de choses si la gouvernance actuelle ne lui fait pas obstacle.

    Pour parler pratiquement et en citoyen, à la différence de ceux qui se baptisent antigouvernementaux, je réclame, non une absence immédiate de gouvernement, mais immédiatement un meilleur gouvernement. Que chacun publie quel serait le genre de gouvernement qu’il respecterait et nous aurions fait un pas vers sa réalisation.

    En réalité, tous ceux qui, tout en critiquant le type et les décisions du gouvernement actuel, lui donnent leur allégeance et leur soutien sont assurément ses soutiens les plus scrupuleux et donc souvent les obstacles les plus sérieux au changement.

    En d’autres termes, j’affirme que ceux qui ne sont pas vendus à la société de l’injustice, ceux qui ne lui doivent pas leur richesse, ceux qui ne craignent ni pour leur confort ni pour leurs enfants peuvent se payer le luxe de rejeter la mal gouvernance actuelle qui obère tout développement d’un Etat fort, d’une république solide d’une Algérie apaisée, moderne plus solidaire et fraternelle parce qu’ils sont l’exact contraire d’un Calliclès.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    Kahina-DZ
    31 décembre 2018 - 16 h 55 min

    Les intervenants islamistes sur youtube ( Zitout et ses Frères) se vantent de détenir la vérité sur l’Algérie…Ces barbus se vantent d’avoir accès à l’information secrète même au niveau de l’ANP ???
    Ce que je considère comme une attaque pour déstabiliser l’Algérie de l’intérieur.

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    Anonyme
    31 décembre 2018 - 16 h 55 min

    a mon sens le chef d’etat major n’a pas peur des generaux en retraite qui se sont exprimes sur les elections presidentielles de 2019 mais il avertit que le loup est dans la bergerie.

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    selim
    31 décembre 2018 - 16 h 45 min

    je comprends pas pourquoi il faille aller chercher des références chez la france ancienne puissance coloniale
    Vive notre ANP

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    kheiralamjilette
    31 décembre 2018 - 16 h 05 min

    Je pense qu’il est malvenu de reproduire une lettre rédigée par un militaire français, qui est présentée ainsi comme une « réflexion étalon » qui servirait à « évaluer » la portée et l’opportunité de la réaction du Haut commandement de l’armée algérienne aux propos d’un officier général à la retraite. Les contextes historiques des soldats français et des soldats algériens sont totalement différents pour ne pas dire divergents. Par ailleurs, il y a la loi relative à l’obligation de réserve à laquelle sont tenus tous les fonctionnaires y compris les militaires et l’Algérie n’est pas le seul pays à avoir un tel texte. Aussi quelle que soit l’opinion que chacun peut avoir à son sujet, ces dispositions existent et elles doivent être appliquées, sinon à quoi serviraient-elles ? Ajoutons que les propos de l’officier français traitent de la « réflexion » autour de sujets essentiellement militaires, même si le « politique » est sous entendu et se référencient, pour une large part, à des écrits états-uniens et à peu de ses compatriotes « gaulois ». Continuons notre remarque en rappelant à propos de la « réflexion » des militaires « à la française » qu’il vaut mieux, pour nous Algériens, s’en éloigner, même s’il ne faut pas l’ignorer, car il est permis de douter de son efficacité. L’histoire nous apprend en effet que la France, tout en étant belliqueuse (comptons toutes les guerres qu’elle a mené en Europe même depuis qu’elle existe comme entité politique et ailleurs dans le monde, et le nombre des soldats français envoyés, encore de nos jours, aux quatre coins de la planète) ne sort presque jamais victorieuse de ses aventures militaires. Aussi, prendre comme référence la « réflexion » d’un marin français, fut il un officier, ne me semble pas être la meilleure démarche pour alimenter le débat doctrinal sur ce sujet en contexte algérien !

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    Anonyme
    31 décembre 2018 - 15 h 49 min

    Il faut avoir une justice FORTE NEUTRE CRÉDIBLE.

    DYHIA-DZ
    31 décembre 2018 - 15 h 47 min

    Mon avis:

    Le rôle de l’armée ne se limite pas juste à garantir la sécurité du territoire, mais aussi à protéger le pays contre tout dérapage politique au niveau de l’ÉTAT qui peut nuire au pays.
    L’armée doit garantir aussi le bon fonctionnement de l’ÉTAT et le respect de la constitution. C’est la seule institution qui peut le faire.
    Il ne faut pas se leurrer, dans le monde entier l’armée est une partie intégrante dans le fonctionnement d’un ÉTAT.

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    Notre armée est spécifique
    31 décembre 2018 - 15 h 16 min

    Je suis d’accord avec cette réflexion d’un militaire français sauf que là, cela concerne l’armée algérienne qui a un profil totalement différent. Notre armée a toujours interféré dans la politique et elle est la vrai détentrice du pouvoir politique à ce jour quoi que l’on en dise. De plus durant ces 20 dernières années, elle a fait dans le mélange des genres à savoir s’occuper et faire du Business. Elle est en plein conflit d’intérêt et souvent juge et parti. Il suffit de regarder les médias TV, lire la presse, écouter les uns et les autres, il n’y a pas un jour ou on ne parle pas de l’armée, de l’armement, du budget de l’armée, de la position de l’armée versus les différents mandats/élections, les affaires de corruptions ou des militaires sont impliqués, ou un Général est le Chef d’Etat Majour et au sein du gouvernement en tant que Ministre,… ect. Le mélange des genres à cela vient se rajouter un autre élément aggravant de manipulation qui est les services de sécurité. Pour conclure je dirais que nous sommes une République de façade voir nous sommes plus proche d’une dictature voir par moment (ou souvent bananière).

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    djamel
    31 décembre 2018 - 13 h 52 min

    L armée à la défense et dans les casernes
    l etat aux commandes du pays

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      Anonyme
      31 décembre 2018 - 15 h 35 min

      [email protected]

      Il faut qu’il y ait un ETAt tout d’abord.
      Quand l’ÉTAT dérape, l’armée doit remettre les aiguilles à l’heure. Un devoir.

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        Djamel
        31 décembre 2018 - 18 h 34 min

        confond pas l algérie et la lybie

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      TOLGA
      31 décembre 2018 - 17 h 20 min

      Quand le pays est danger par la faute des « politiciens » à la noix et qui de plus… VÉREUX ! La place de l’armée n’est plus dans les casernes mais son devoir est de remettre de l’ORDE DANS LA MAISON. Point à la ligne.

      Le fallacieux « droit de réserve » n’existe plus en l’espèce car la Patrie et la Nation sont en danger…

      Notre armée SE DOIT D’INTERVENIR et je cautionne.

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        TOLGA
        31 décembre 2018 - 18 h 40 min

        Il me semble bien que DE GAULLE était un militaire et cela ne l’a pas empêché à DEUX reprises :
        1) Durant la seconde guerre mondiale.
        2) Durant la guerre d’Algérie.
        de s’impliquer politiquement pour tirer les oreilles aux « civils » qui déraillaient…
        Plus encore, durant la guerre d’Algérie ce sont les civils eux-mêmes qui l’ont appelé à la rescousse…
        Par ailleurs, sur le plan purement Historique, l’Algérie a de tout temps était une garnison militaire. Que ce soit pour Rome, les Ottomans ou autres envahisseurs… C’est une réalité Historique. Qu’on le veuille ou non. Et même durant notre Guerre de Libération Nationale, il y a bien eu :
        LA PRIMAUTÉ DU MILITAIRE SUR LE CIVIL…
        So, what’s wrong ! What’s up ? With the matter…

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    Nour
    31 décembre 2018 - 13 h 39 min

    En quoi le fait de se prononcer sur un enjeu politique a savoir le nieme mandat de Boutef ferait-il sortir les grades de l’armee qu’ils soient actifs ou en retraite du devoir de reserve sur les secrets purement militaires de l’etat Algerien et qui ferait courir a la nation un danger potentiel ?! Je pense que Gaid Salah s’est lourdement trompe dans cette histoire et que c’est une maniere de museler les citoyens militaires et les priver d’une liberte que theoriquement leur assure la constitution de ce pays.

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    M.B
    31 décembre 2018 - 13 h 37 min

    Les lapalissades : Qui dit armée dit pouvoir d’agir avec des armes létales, et lorsque la parole des civils n’opèrent plus ou n’est plus crédible, l’arme létale est l’épouvantail par excellence contre ceux qui se sont trop éloignés de la limite autorisée, telle que ça met la collectivité en danger, danger interne égal ou supérieur à l’externe, cible première de toute défense. Dans le cas algérien, les civils habillés en partis politiques n’ont plus la confiance de l’Algérien, les militaires ont le choix de La Méthode, et La Bonne Méthode existe, (armée évidemment, langage des armes lorsque le langage civile a perdu toute aura), les ennemis internes qui par comportement déviationniste, qui par parti pris sont alors à répertorier, dans chaque commune, « secrètement », et sommés de retrouver la bonne voie, les téméraires de ces ennemis seront éliminés, l’exemple qu’ils seront fera que l’Algérien, quel que soit son rang social, apprendra à interroger son ombre, alors l’ordre prendra corps. L’A.N.P est l’unique espoir de… El Jazaïr !

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    Citoyen Karim
    31 décembre 2018 - 12 h 44 min

    L’Afrique n’est pas seulement le berceau de l’Humanité, elle est aussi le berceau du colonialisme. Ce fléau inventé par l’homme contre l’homme et qui est loin d’avoir disparu bien au contraire. Il se transforme au grès des tumultes de l’histoire et à chaque fois où il se sent menacé, il mute et se renforce d’avantage.

    L’Algérie, tout comme pour être l’endroit emblématique parce qu’elle a vu naître le premier outil en silex fait par notre ancêtre de Aïn Boucherit et qui a contribué à asseoir les débuts de l’intelligence humaine, est aussi ce lieu géographique qui a subit et combattu le plus ce système abjecte qui considère les pays dépendants comme source de richesse et de puissance pour les pays colonisateurs. Le colonialisme et la première matière du terrorisme.

    Plus près de nous, les années quatre-vingt-dix constituent -dans la trame historique de l’état de développement économique, social, politique et culturel des nations- cette décennie qui a fait basculer un monde vers un autre n’ayant rien à voir avec son précèdent.

    D’un système bipolaire à tendance plus ou moins multipolaire relativement équilibré, notre monde a capoté, sans transition, en l’espace d’une année, soit le temps du démantèlement du Mur, vers la dictature d’une idéologie érigée en une raison d’être imposée à toute l’espèce humaine, celle qui consiste à gagner de l’argent, seulement, uniquement, que tous les moyens justifient.

    L’argent comme seul dieu unique des hommes.

    L’idée de la souveraineté de l’Etat a abdiqué au profit des intérêts essentiellement mercantiles de puissances lobbyistes qui se sont attelés à détruire l’indispensable diversité au profit d’une froide globalisation, sous label du fameux ‘village global’, concept né à un moment charnier, difficile à saisir à l’époque par l’entendement, lorsque la clarté fut chassée insidieusement par l’obscurité, à cette époque où chez nous c’était l’antichambre de la civilisation ; l’avènement de la décennie noire.

    La main de l’étranger qui a installé Bouteflika au sommet du pouvoir chez nous en Algérie au sortir de la décennie noire et lui a fait traverser tous les mandats dont il n’avait aucune légitimité nationale, est la même que celle qui a fini par déclencher le phénomène de migration des populations africaines vers le nord et a conduit au désespoir des pans entiers issus des peuples européens. Au même mal, même remède.

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    karimdz
    31 décembre 2018 - 12 h 34 min

    Dans un état démocratique ou qui tend à l’être, il doit toujours avoir séparation des pouvoirs, executif, judiciaire et législatif, mais également entre le pouvoir civil, et le pouvoir militaire. Chacun doit être à sa place, et il ne doit pas y avoir d’ingérence de la part de chacun de ses acteurs.

    Cela n’empêche, que le pouvoir civil et le pouvoir militaire travaillent en étroite collaboration sur les questions de défense, d armement… et quand la situation sécuritaire l’exige.

    L’armée ou la grande muette comme elle est souvent appelée, a pour missions de garantir la souveraineté nationale et la défense nationale. Elle est donc au service du peuple, et n’a pas vocation à s’ingérer dans les affaires politiques au risque de se faire discréditer. L’armée ne prend pas parti, elle fait partie du peuple.

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      TARZAN
      31 décembre 2018 - 13 h 32 min

      c’est exactement le message de gaid salah qu’il voulait passer

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        karimdz
        31 décembre 2018 - 13 h 45 min

        Je suis donc en phase avec lui.

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    TARZAN
    31 décembre 2018 - 12 h 32 min

    le message de gaid salah est très important et a permis de recadrer certains qui ne roulent pas forcément pour l’algérie et pour le peuple. ces gens là veulent détruire tout le travail de démocratisation et de maturation politique des algériens et de notre société, initié par bouteflika et l’institution militaire depuis le début. oui, le monde entier le reconnait, bouteflika a nettoyé notre armée, il l’a rendu plus forte, plus saine et professionnelle, selon tous les observateurs-spécailistes internationaux. gaid salah a été très clair et je ne pense pas qu’il va le répéter vu le ton et les mots utilisés, il dit clairement que l’institution militaire ne suce pas son doigt et toute tentative de déstabilisation de l’Etat à des fins personnels ou pour satisfaire les ennemis de l’algérie, l’institution fera son devoir. la liberté d’expression et la démocratie ce n’est pas les insultes dans la presse appartenant à des cercles et des lobbies roulant pour des entités qui ne veulent pas du bien à notre pays. les insultes et les accusations mensongères sans aucune preuve (ce qui est interdit dans toutes les démocraties) ne visent qu’une chose: jeter de l’huile sur le feu et semer la haine et suspicion entre algériens. l’ingrédient par excellence pour déclencher une guerre civile. c’est comme ça qu’on a pu lire l’histoire des 1000 milliards de dollars évaporés (mais alors il faut vraiment être un super débile mental pour y croire à cette manipulation), reproduire des articles étrangers insidieux qui n’apportent aucune preuve ( car eux ils se protègent contre la diffamation) mais le fait de les reproduire en algérie donnent l’impression que c’est déjà acté et vérifié, une vérité absolue pour les lecteurs immatures politiquement, et autres mensonges touchant notre président. l’institution militaire ce n’est pas une ou une dizaine de personnes, ou un clan, mais des centaines de cadres de très haut niveau qui veillent à notre belle et radieuse algérie. et croyez moi ceux qui vous disent qu’il faut écarter totalement l’armée du pouvoir, ceux là ne veulent pas du bien à notre pays et ne cherchent qu’à instaurer un climat de guerre civile en algérie qui sort du sous développement, et colonisation; ils se frottent les mains quand ils vont voir les islamistes d’un côté, les laics de l’autre, ceux qui veulent plus d’autonomie et ceux qui veulent de l’argent du gaz directement dans les poches des citoyens etc. la démocratie ne s’importe pas (d’ailleurs à part les pays scandinaves et un peu les USA la démocratie n’est nulle part) ne s’installe qu’une fois le peuple soit au minimum à 90% instruit, et si c »est pas le cas celui qui vous vend la démocratie comme modèle de liberté d’expression, dans la situation actuelle de l’algérie, VOUS MENT ET CHERCHE NOTRE PERTE. et le meilleur moyen pour atteindre la démocratie il faut d’abord réussir à éradiquer le chômage, la pauvreté, les passe-droits (l’injustice) et l’obscurantisme (analphabétisme). et c’est ça l’objectif de bouteflika et de notre institution militaire que les ennemis de l’algérie veulent empêcher de faire. je fais complètement confiance à bouteflika, à notre institution militaire et à notre diplomatie. et si quelqu’un a une preuve que tel ou tel ministre a volé, qu’il les envoie à la présidence (mais des preuves concrètes pas du bla bla genre la grand mère a vu le chasseur qui a vu le Yéti) alors croyez moi le président sera sans pitié; bouteflika n’a pas d’amis et son entourage le sait.

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      Anonyme
      31 décembre 2018 - 13 h 12 min

      Chiche, demander de rendre publique la comptabilité en partie-double pour chaque département!
      Les 1000 milliards ont fait des richissimes et des masses sans futur. Il est des moments de l’histoire où les choix de silence sont couteux. Vous au moins vous avez choisis votre camp.

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        anonyme
        31 décembre 2018 - 13 h 51 min

        meme en europe, il y a des gens corrompus qui se sont enrichis

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          Anonyme
          31 décembre 2018 - 14 h 16 min

          En Europe les militaires ne tuent pas les citoyens et le recours à la justice est garanti. Alors que le régime a cadenassé son parlement pour dégommer son président, vous nous bassinez de l’ État et ses  » institutions « !
          Une mafia fait office d’ État et les figurants représentent leurs donneurs d’ordre!

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          anonyme
          31 décembre 2018 - 14 h 33 min

          parce qu il n y a pas de mafia en france
          elle est encore plus importante que l italie
          t as vu les blindes que la france a sorti lors des manifs de gilets jaunes
          le nombre de blesses de morts
          la justice oui elle existe en france
          t es pauvre tu vas en prison
          t es riche tu achetes le juge

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          Anonyme
          31 décembre 2018 - 15 h 59 min

          Voilà la Mecque des révolutionnaires justifiant sa mainmise sur les richesses du pays en se cherchant ailleurs ce,qui ne va pas!
          Chez toi la règle est l’ oppression par la force des armes en Europe les droits sont partout le minimum est garanti et vous êtes ridicules de vous y comparer, preuve: les algériens même clandestins ne veulent pas de ton  » paradis « !

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          anonyme
          31 décembre 2018 - 16 h 40 min

          si tu veux pas de notre paradis, pourquoi t aggripes tu à l Algérie
          du balai

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          Anonyme
          31 décembre 2018 - 18 h 01 min

          Vous qui êtes des colons voudriez que les migrants ne reviennent que comme leches – babouches des nouveaux colons, detrompez – vous, vous n’ aurez pas le temps d’ engloutir le pays quand ces migrants seront là pour vous faire vomir votre estomac!

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        TARZAN
        31 décembre 2018 - 15 h 32 min

        anonyme marocain qui a écrit ça « En Europe les militaires ne tuent pas les citoyens et le recours à la justice est garanti » toi tu confonds armée algérienne qui combat le terrorisme financé et commandité par le maroc et ton armée de bergers marocaine qui tue et torture les sahraouis et les manifestant du hirak. l’armée algérienne est composée du peuple algérien, et est toujours restée dans ses casernes. vous les marocains vous êtes les seuls au monde à parler de notre armée de la sorte

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    Felfel Har
    31 décembre 2018 - 11 h 21 min

    Ne serait-ce pas là une tentative de museler (une sorte d’omerta) ces officiers qui ne sont plus en service commandé et qui ne révèlent aucun secret d’état? Ils ne réagissent qu’en citoyens lambda inquiets de la suite des événements qui engagent l’avenir du pays.
    Leur point de vue compte! Leur (mise à la) retraite ne doit pas restreindre l’expression de leur opinion, quand bien même elle prend l’allure d’une critique. S’ils sont dans le faux, qu’on leur apporte la contradiction, mais qu’on leur demande plus de se taire. Sinon, ils se feraient complices de simulacre et de travestissement de la réalité.

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    Abou Stroff
    31 décembre 2018 - 11 h 11 min

    analysons concrètement la situation concrète algérienne.
    le devoir de réserve imposé aux ex-officiers de l’armée algérienne s’intègre dans une problématique historiquement datée.
    en effet, si nous considérons que les partis politiques, qu’ils soient au service des puissants du moment et dans une pseudo opposition qui n’a d’opposition que le nom, sont, dans les faits, des « sectes » dont l’objectif unique est de se rapprocher du robinet de la rente (pour bénéficier de miettes de rente) et que, par conséquent, ces dits partis n’ont effectivement aucun impact ou influence sur la société algérienne (n’étant porteur d’aucun projet social concret et différencié) alors, il nous faut admettre que les discours que peuvent produire d’ex-officiers de l’armée sont les seuls et uniques produits qui peuvent remettre en cause le pouvoir sans limite des distributeurs de rente du moment.
    moralité de l’histoire: lorsque les ex-officiers de l’armée algérienne sont réduits au silence, il ne reste d’audible que le discours des puissants du moment. quant aux « partis » politiques, reconnaissons que tous, sans exception, ne sont que des marionnettes au service des marionnettistes qui monopolisent et distribuent la rente.

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    Un pays en caste ne fait pas un homme libre
    31 décembre 2018 - 10 h 58 min

    Le non-dit est le suivant: enrichissez vous mais taisez vous.
    Sauf que cette thèse est primordiale dans la mesure où la dynamique intrinsèque du pouvoir dans les dictatures va toujours au détriment du collectif et vers un plus de concentration. Les démocraties ont une division nette des pouvoirs, les dictatures les somment sous sa tutelle. Les leaders charismatiques- notre caste n’a rien de cela mais a hérité le comportement par occupation systématique de l’Etat- croient etre l’Etat est donc leur dynamique est centripète dans la mesure l’Etat « c’est moi ».
    L’armée qui a pris le pouvoir en 62 ne l’a pas restitué à l’Etat, puisqu’elle avait feint de sen éloigner, mais c’est pour inventer un commandement à distance, la création du Rnd par un certain général Betchin et les petits partis qui ont un parrain haut gradé sont inscrits dans cette dynamique. Du coup croire que le pouvoir personnel de ces militaires finisse dès qu’ils sortent de la caserne c’est croire dans la greffe e la démocratie. En sommes la démocratie est le sens des limites d’une société. L’Algérie officielle en manque de légitimité cherche à rendre ordinaire un acte extraordinaire: l’armée controle l’Etat lequel controle le peuple, de cette hiérarchie on croit synthétiser une conscience de la citoyenneté libre. Feindre que les chaines aux pieds des esclaves seraient juste un ornement.

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    TARZAN
    31 décembre 2018 - 10 h 14 min

    moi, j’aurais aimé que vous publiez la lettre de gaid salah!

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      Anonyme
      31 décembre 2018 - 12 h 20 min

      Cette lettre fait fit des réalités du peuple. Par contre les arguments avancés par ce général en retraite sont limpide et reflètent la position de tous les algeriens.
      Les menaces d’instabilité et d’ingérence étrangère sont une menace plus importante que celle des frontières et L’ANP doit être garante de la constitution et sécurité de la nation, laissez des clans irresponsables jouer avec notre avenir est dangereux. En quoi des élections démocratiques et l’exigence du respect par les gouvernants des lois de la République sous garantie de l’Armée est une mauvaise chose ? L’Armée est la seule institution qui a la confiance du peuple et laisser faire est une non assistance à peuple en danger.

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        TARZAN
        31 décembre 2018 - 12 h 35 min

        j’ai rien compris et des contradictions dans tes écrits. mais est ce que tu es algérien?

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