Mission accomplie

Lamamra
Ramtane Lamamra. D. R.

Par Sadek Sahraoui − De très nombreux Algériens brillent à l’étranger. Le plus connu et le plus flamboyant d’entre eux reste sans conteste Ramtane Lamamra. Après avoir grandement contribué au règlement de la très complexe crise malienne, l’ancien ministre des Affaires étrangères s’est vu confier, en septembre 2018, par le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, la délicate mission de solutionner l’indescriptible imbroglio politique dans lequel se trouvait alors Madagascar.

Il faut dire  que le choix de Moussa Faki Mahamat a été grandement facilité par le fait que ce sont les Malgaches eux-mêmes qui ont exigé à ce que la médiation soit assurée par l’Algérien. Et ce n’est pas par hasard si Ramtane Lamamra est sollicité un peu partout sur le continent. En plus de connaitre les arcanes de l’Union africaine comme sa poche, il est réputé pour avoir une grande maitrise des enjeux et des grands dossiers africains. En plus de ces qualités rares, il est surtout réputé pour être un faiseur de paix.

Malgré tout ces atouts, nombreux étaient les observateurs qui s’étaient montrés certains qu’il allait se casser les dents sur le dossier malgache tant Madagascar se caractérise par une instabilité politique chronique, couplée à des problèmes socioéconomiques perçus comme insurmontables. En dépit de tous ces écueils objectifs, Ramtana Lamamra vient d’accomplir avec brio sa mission qui consistait à accompagner Madagascar pour l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles.

Après une crise de plusieurs mois, le peuple malgache a opéré en effet un salvateur retour à l’ordre constitutionnel et institutionnel en élisant démocratiquement, en décembre dernier, un nouveau président de la République. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache a d’ailleurs validé hier la victoire d’Andry Rajoelina à cette élection présidentielle, une victoire saluée autant par les Nations unies que par l’Union africaine.

Par cette éclatante réussite, Ramtane Lamara a bien évidemment contribué au rayonnement de l’Algérie et de sa diplomatie. C’est clair, l’Algérie dispose de talents à l’étranger d’une incontestable qualité. Le moment n’est-il pas venu maintenant de mettre aussi tout ce beau monde au service du pays ?

S. S.

Comment (19)

    Mohis Amokrane
    11 janvier 2019 - 12 h 05 min

    Article tres partial.

    Nacer
    10 janvier 2019 - 15 h 22 min

    C’est malheureux mais c’est commença. On limoge un Monsieur comme Amamra et le remplace par un soulard et on maintient des incompétents comme Ghoul et d’autre. C’est le destin de l’Algérie.

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    Momoh
    10 janvier 2019 - 8 h 08 min

    Très juste

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    Pourquoi tant de haine
    9 janvier 2019 - 21 h 34 min

    Qui que vous mettiez comme candidat, les Algériens éternels sceptiques et mécontents vont dire que c’était prévu par le pouvoir en place.
    Il est temps d’aller bosser et d’arrêter le bavardage de bistrot.
    En tout cas, très bel article de Monsieur Sahraoui. merci

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    Tredouane
    9 janvier 2019 - 19 h 54 min

    La diplomatie et le diplomate;peut on attribuer une bon et/ou mauvaise réussite diplomatique à un diplomate ,pour quoi dit on les rouages d’une diplomatie;je pense qu’un bon diplomate est celui qui défends au plus profond les intérêts de sa Nation et cela dépend du domaine de sa mission, ainsi que ca capacité à comprendre au mieux son interlocuteur d’en face;donc un bon diplomate peut certainement contribué à une bonne et/ou mauvaise réussite d’une mission diplomatique.
    J’estime qu’aucun diplomate qu’elle qui soi ne peux contribué seul à un bon dénouement d’une mission diplomatique.
    La diplomatie ,comparable à mon avis à une machine complexe dont le diplomate fait partie.

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    Fellag
    9 janvier 2019 - 17 h 38 min

    Si,tout nos cerveaux sont pousser a l’exode ils existent bien des raisons;il suffit d’enquété sur nos hauts dirigeants actuel et vous comprenez pourquoi

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    benchikh
    9 janvier 2019 - 17 h 03 min

    Vous avez tout à fait raison Mr Sadek Sahraoui ,Mr Lamamra est un homme de qualité ,mais on manque de mécanisme au pouvoir ,si on met fin à un poste occupé par un cadre on l’écarte loin du pouvoir,et ça c’est faux ,il faut l’intégrer dans l’orbite de l’état comme un poste au parlement ,comme le cas en Angleterre un premier ministre termine sa mission ,mais reste toujours comme un membre dans la chambre du parlement le genre une commission de consultation qui fonctionne au parallèle avec les autres cadres actifs .

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    Thebest
    9 janvier 2019 - 16 h 27 min

    Mission accomplie pour la France et le Maroc ! Voilà la campagne haineuse contre les algériens taxés de racistes anti noirs par toute la presse lourde française a porté ses fruits. Le président de la CAF a répondu à un journaliste algérien par cette formule répétée en France « elle n’est pas blanche », par « c’est pas parce que vous êtes un peu blanc »! La France a semé la haine en Afrique et ça commence à prendre. Hélas, les algériens ne mesurent pas encore les résultats et retombées néfastes de cette campagne contre l’Algérie. Et le jeu très ambigu du site Sputnik russe qui est carrément anti algériens et pro marocain. Au fait c’est quoi la position russe sur le Sahara occidental ? Car aux marocains ils disent pour l’autonomie et pour les algériens ils soutiennent les efforts de l’ONU!

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    Anonyme
    9 janvier 2019 - 16 h 10 min

    Tout depend de Bouteflika….il connait tres bien les problemes de notre pays…et connait tres bien les cadres et l elite hatement competents capables de gerer le pays convenablement et resoudre les problemes economiques,sociaux-culturels ,educatifs,politiques et diplomatiques….etc.c est malheureusement la volonte politique des gouvernants qui reste absente….car le pouvoir actuel s accroche au pouvoir et ne le quittera que par un putsch militaire ou une revolte populaire….la voie democratique et de l alternance du pouvoir n est pas dans leur culture comme tous les pays arabes…Nous avons toujours crus que notre pays depuis la fin des annees difficiles de la guerre contre le FIS et l election presidentielle en Avril 1999,notre Patrir est entree dans une nouvelle ere democratique ou la constitution sera respectee strictement…..mais a ce jour seul l incertitude reigne et a 4 mois des elections…rien a l horizon….Nous avons la classe politique que nous meritons qu on le veuille ou non…quel gachi.

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      Apache
      9 janvier 2019 - 21 h 14 min

      Comment se fait il que Bouteflika n’a pu trouver des Ministres capables pour son gouvernement que parmi la population de Tlemcen? Est ce à dire que les autres 40 millions d’habitants de l’Algerie sont tous des incapables ou des incompétents?

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    marri
    9 janvier 2019 - 16 h 06 min

    Voilà un Monsieur avec un grand »M », discret, efficace, compéten et certainement honnête. Au lieu de nous prédire h’mimed qui nous a usés depuis 20 très longues années inneficacement, comme tous les zigs qu’on veut nous placer à la présidence ne serait-il pas temps de mettre quelqu’un en dehors du système? pourquoi ne pas donner une chance à l’Algérie en faisant appel à ce digne Algérien? SVP!

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    Linguistique
    9 janvier 2019 - 15 h 43 min

    Maintenant nous comprenons pourquoi l’évêque d’Iran avait prononcé le 36 décembre son homélie de Noël en italien (Vatican obligé), en français (pour faire plaisir aux francophiles), en kabyle (qu’il a érigé sans vergogne en langue) et enfin, en…malgache.

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    Lamara Président en 2019
    9 janvier 2019 - 14 h 52 min

    La bonne personne à la bonne place, c’est à dire à la Présidence.

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    Belabésien
    9 janvier 2019 - 14 h 05 min

    Et pourquoi président de l’Algerie ? En diplomate rassembleur , humble et connu en dehors du pays alors vivement Lamamra président !

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    MELLO
    9 janvier 2019 - 13 h 20 min

    L’Algérie , comme l’avaient dit ,jadis, nos valeureux moudjahidines négociateurs des accords d’Evan, reste un cas d’école. Après l’indépendance, ceux qui, par un tour de prestidigitation, ont pu s’approprier les rênes du pays et le transmettre , par une courroie de transmission bien huilée, à ceux venus après eux , ont bien assimiler cet art de vilipender ce peuple naïf et inconscient. L’Algérie possède des sommités dans tous les domaines , mais ne profite guère de leurs compétences, puisqu’ils sont ailleurs. Ceux qui gouvernent ce pays , ne sont pas des moindres , puisqu’ils continuent à  » gerer » ce pays malgré toutes les crises : ils nous inventent des situations apocalyptiques, grâce à la main de l’étranger, pour maintenir ce peuple sous …. silence. Malheureusement, Ramtane Lamamra s’en va pour régler les problèmes de tous les peuples d’Afrique , sauf les problèmes du peuple Algérien, dommage.

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    Anonyme
    9 janvier 2019 - 13 h 01 min

    Je le voudrais comme président pour mon pays, il est fédérateur.

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    Zaatar
    9 janvier 2019 - 12 h 20 min

    Le moment n’est-il pas venu maintenant de mettre aussi tout ce beau monde au service du pays ? Quand j’ai lu cette question, je ne vous le cache pas, j’ai éclaté de rire… tout ce beau monde n’était il pas au service du pays depuis 62? Cherchez alors l’erreur…il n y en a pas sept…

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      Argentroi
      9 janvier 2019 - 14 h 30 min

      Une phrase que son auteur voulait sibylline ! Mais elle nous renseigne que, dans le sérail, une recomposition est entrain de se refaire. C’est la réconciliation, peut-être, peut-être, entre les zianides et les hafsides nasrides.

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        Zaatar
        9 janvier 2019 - 14 h 44 min

        Monsieur Sadek Sahraoui serait il alors au parfum des intentions du pouvoir? Connait il alors les futurs compositions des diverses institutions du pays? qu’il nous mette alors au parfum…. on a déjà l’eau à la bouche ..

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