L’Italie révèle pourquoi la France continue d’imprimer le franc CFA à Lyon

CFA France
En imprimant sa monnaie, la France continue de coloniser l'Afrique. D. R.

De Rome, Mourad Rouighi – Dans ce qui s’apparente au dernier épisode du feuilleton de guerre diplomatique larvée entre Paris et Rome, le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, du Mouvement des 5 étoiles, s’en est pris violemment au rôle de la France en Afrique et a fustigé l’usage qu’elle fait de la monnaie de la communauté financière africaine, le franc CFA hérité de la colonisation et qui lui sert à maintenir une quinzaine de pays dans une dépendance aussi injuste que dangereuse à très court terme.

Des déclarations qui, comme il fallait s’y attendre, ont fortement irrité le Quai d’Orsay qui a immédiatement convoqué l’ambassadrice d’Italie à Paris, Teresa Castaldo, pour lui signifier que ces accusations sont «inacceptables» et «dénuées de tout fondement», tout en ajoutant que «ce n’est pas la première fois» que les autorités italiennes proféraient des commentaires offensifs à l’encontre de la France.

Cette querelle diplomatique s’est enrichie d’un nouvel épisode, ce mardi à Bruxelles. Le commissaire aux Affaires économiques de l’Union européenne, le Français Pierre Moscovici, ayant stigmatisé «certaines déclarations lancées pour un usage local, qui sont autant de provocations au contenu vide et irresponsable».

De fait, l’étincelle à l’origine de cette affaire nous renvoie à la guerre de positionnement entre Paris et Rome en Afrique et, notamment, en Libye et dans la région du Sahel, sur fond de déferlante de migrants touchant davantage l’Italie pour des raisons géographiques évidentes.

C’est que Di Maio, connu pour son franc-parler et en marge d’un meeting électoral, avait condamné sans demi-mesures l’utilisation du CFA comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus d’une quinzaine de pays africains et qui permet au passage, selon le vice-Premier ministre italien, à la France de financer sa dette.

«Macron, très souvent, se permet de nous critiquer, tandis que lui continue, sans gêne, de financer sa dette publique par l’exploitation des ressources d’une quinzaine de pays africains. (…) Si nous voulons réellement trouver une solution au phénomène des migrants, commençons par aborder cette question éminemment politique au niveau le plus haut, les Nations unies. (…) L’Italie doit hausser le ton et promouvoir une initiative internationale appelant à imposer des sanctions contre les puissances qui rechignent à décoloniser l’Afrique car, il faut le dire, ce que nous vivons en Méditerranée aujourd’hui est le fruit de politiques de pays qui se permettent de surcroît de critiquer les autres», a martelé Di Maio.

Sur la question de la monnaie africaine, un autre membre influent du Mouvement des 5 étoiles, Alessandro Di Battista, est allé encore plus loin et a été encore plus direct et explicite en indiquant qu’«actuellement, la France, dans les environs de Lyon, imprime une monnaie utilisée par 14 pays africains, presque tous dans la zone subsaharienne qui, au lieu de leur garantir un développement, sont plombés dans une dépendance très dangereuse à court terme».

«Mais, surtout, la France, à travers le contrôle géopolitique de cette région où vivent plus de 200 millions de personnes qui utilisent cette monnaie, gère de fait la souveraineté de ces pays et empêche toute véritable politique de développement alternatif et durable», a-t-il ajouté, estimant que «tant que cette monnaie continuera à dicter l’avenir de millions d’Africains, nous verrons ces milliers de jeunes, fuyant misère et faim, tenter de gagner nos côtes dans l’espoir d’une vie meilleure».

Des mots lancinants, hors des sentiers feutrés et nuancés des salons et des conventions de la diplomatie, qui témoignent qu’entre Rome et Paris, décidément, rien ne va plus.

M. R.

Comment (34)

    EL Che
    24 janvier 2019 - 10 h 13 min

    Bravo les Italiens , d’ailleurs Jacques Chirac lui meme a avoue en video reportage que la France a exploite et exploite toujours l’Afrique de fond en comble ! d’ailleurs rien qu’a voir l’équipe de France de Football vous avez un aperçu sur cette exploitation profonde …..

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    ham
    24 janvier 2019 - 5 h 43 min

    La france Est La M… Du Monde Apre Les isralens

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      Anonyme
      24 janvier 2019 - 11 h 03 min

      Le peuple Francais a perdu son independance aux profits des puissants lobbys depuis l election de Sarkosy….Les Francais se reveillent enfin et le mouvement des gilets jaunes n est que le debut d une revolution qui les libereront de la main mise des lobbys sur l avenir de leurs enfants et des prochaines generations francaises…..plusieurs disent que Macron sera la derniere marionnettes serviteur des Lobbys
      Les veritables Gaullistes doivent remettre le pays sur les rails pour retrouver sa fierte et surtout son independance totale,De Gaulles qui a refuse de faire partie de l OTAN…et qui a impose un embargo sur les armes contre Israel en pleine guerre de Juin 1967.Jacques Chirac a ete le dernier Gaulliste qui a refuse de participer a la 2 eme guerre contre l Irak..

    Farid1
    23 janvier 2019 - 18 h 06 min

    La France a été derrière les coups d’état contre les présidents qui voulaient toucher au FCFA…. Tout comme Gueddafi qui voulait une autre monnaie que le Dollar

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    Corso
    23 janvier 2019 - 17 h 23 min

    « Des mots lancinants, hors des sentiers feutrés et nuancés des salons et des conventions de la diplomatie, qui témoignent qu’entre Rome et Paris, décidément, rien ne va plus. »
    Dans les pays démocratiques, ces querelles et divergences, souvent pour des raisons électorales ou autres, sont monnaie courante, et peuvent surgir au sein du même pays voire au sein du même parti. Quoiqu’il arrive, les relations économiques, politiques et sécuritaires ne vont pas être affectées encore moins aboutir à une rupture. Le flux des biens et des personnes de part et d’autre, ne sera pas affecté non plus. Ceux-ci sont régis par des institutions stables et démocratiques et ne dépendent pas des guéguerres partisanes. A ne surtout pas les confondre avec des régimes autoritaires érigés autour d’un seul parti ou d’un seul homme, et qui, suite à un petit incident, peuvent couper les relations et entrer dans une guerre froide amplifiée par des médias interposés inféodés aux régimes pour entretenir le clivage et la thèse de la main extérieure. Une manière classique pour focaliser les regards sur l’ennemi providentiel et diminuer la pression sur le régime. Une sorte de purge qui évite l’explosion.

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    Bienbien4
    23 janvier 2019 - 17 h 00 min

    [email protected], C’ est tout ce que tu trouves à dire? Et le pillage de leur richesse, tu te crois supérieur à la race noire? Tu as des problèmes de comprehension? On t explique justement pourquoi les migrants quittent leur pays

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    Felfel Har
    23 janvier 2019 - 15 h 08 min

    Ce que je trouve tragique, c’est que ces pays africains s’accommodent fort bien de cette dîme, longtemps après avoir « accédé à leur indépendance ». Leurs leaders ne se soucient guère du pillage de leur pays, pourvu qu’ils glânent quelques prébendes pour jouer les riches en France en s’offrant des hôtels particuliers et des châteaux qui seront vite confisqués en cas de désobéissance. Ils se sont mis dans la gueule du loup.
    Ils ne réagissent même pas quand cette France qui les pille, refuse de recevoir leurs immigrants.

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      Un chevalier blanc
      23 janvier 2019 - 22 h 43 min

      Bon, je vois que vous faites semblant de ne pas comprendre.
      En bon français hypocrite.
      Ce ne sont pas les « pays africains ».
      Ce sont la France et ses marionnettes.
      Lisez-bien ce que disent les Italiens ou sortez votre tête du sable !
      Merci

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        Felfel Har
        24 janvier 2019 - 1 h 34 min

        @Un Chevalier….
        En parlant de pays africains, je faisais référence aux pays de l’Afrique de l’Ouest, majoritairement francophones, dirigés par des marionnettes placées par les barbouzes au service de la France. Ces pantins ne refusent rien à la France qui, à son tour, regarde ailleurs quand ils détournent des fortunes pour les placer en métropole. Comme le tango, la corruption met en présence deux personnes, le corrompu et le corrupteur, tous deux coupables de crimes abominables.
        Je sais tout ça parce que, dans une précédente carrière, j’ai eu à effectuer diverses missions dans ces pays et j’ai constaté, de visu, la main-mise des fonctionnaires français sur l’administration centrale et locale, y compris sur la présidence de la république (bananière). Ces chefs d’États (Momo 6, IBK, Issouffou, Deby, Ouattara, etc.) sont tous faits de la même farine.
        On dit chez nous, en Algérie qu’on ne peut pas cacher le soleil avec un tamis.

          Bahri
          24 janvier 2019 - 13 h 05 min

          Felfel Har je crois que vous avez omis de citer le Gabon un pays géré par procuration par le Maroc

    Anonyme
    23 janvier 2019 - 14 h 38 min

    Ce Di Maio est lumineux ! Il faudrait que nous ayons plus de contacts avec les Italiens. Des hommes comme lui, on en redemande. Ce type est du tonnerre. Les Italiens ont eu raison de voter pour lui. Chapeau !

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      Anonyme
      23 janvier 2019 - 21 h 36 min

      On devrait plus parler français, ni acheter français. Vous avez raison coopérons avec les Italiens.

    Le bout du Tunnel
    23 janvier 2019 - 12 h 12 min

    peut-on donner cher de la peau de l’ UE après ces dangereuses palabres entre deux pays voisins. Les murs de l’ Union commencent par se « lézarder » après avoir été ébranlé et « cracké » par le bréxit.

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    LE DIRECT .
    23 janvier 2019 - 12 h 07 min

    Les 15 pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO ) sont : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Cap-Vert), prévoient de lancer une monnaie unique en 2020, pour mettre Le Franc CFA dans le musé en France , indique un rapport de l’organisation . Bon Courage à La CEDEAO .

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      Anonyme
      24 janvier 2019 - 14 h 45 min

      Ces pays de la cdeao devraient aussi prévoir de retenir leurs populations qui ne rêvent que de migration et surtout réguler soigneusement les naissances.

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    Djeha Dz.
    23 janvier 2019 - 10 h 55 min

    Le mouvement  »cinque stelle » de Luigi Di Maio et la  »Lega » de Matteo Salvini, n’ont pas froid aux yeux pour appeler les choses par leur nom. Surtout, lorsqu’il s’agit, du Parlement européen, qui fait de tout pour tenir sous contrôle le programme politique du gouvernement italien, ou de la France qui dit et fait une chose et son contraire.
    Pendant que le leader de Luigi di Maio, a dénoncé ouvertement les origines historiques des mouvements migratoires des Africains, en désignant les responsabilités de la France dans la déchéance des peuples africains, Matteo Salvini a déclaré que Macron, était mal placé pour donner des leçons. Immédiatement, la France, a convoqué l’Ambassadrice d’Italie à Paris.

    Ce gouvernement italien, fruit d’un métissage entre, un mouvement populiste cinque stelle et la lega. L’héritière du parti la  »lega nord » d’Umberto Bossi, parti politique d’extrême droite, aura eu, au moins le mérite de démystifier les politiques décidés à Bruxelles et de soulever le causes de l’immigration des subsahariens entre autres.

    Traditionnellement, les gouvernants italiens, sont trés diplomates et n’attaquent jamais frontalement et brutalement les problémes qui se posent à eux. Mais là, avec ce gouvernement, quelque chose est en train de changer.

    En fait, le peuple Italien a toujours dénoncé la frilosité qui accompagnait sa politique étrangère. Ce qui ne semble plus, être le cas, depuis quelque temps.

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    Salim Samai
    23 janvier 2019 - 10 h 49 min

    Les coulisses de la politique sont complexes.
    Donc TOUT le monde se contente de « Dhrab Hadha B´hadha » et de diviser!

    L´Islam, les Refugies, les Etrangers sont de meilleurs sujets pour « Occuper la Galerie & le Ghachi »….pendant que les Gros Matous font des affaires et dissertent de « Droits de l´Homme »

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    Anonyme
    23 janvier 2019 - 10 h 30 min

    Jacques Chirac lui meme a avouer l’exploitation de l’Afrique par la France ( vous pouvez trouve la video sur Youtube) ……..

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    Anonyme
    23 janvier 2019 - 9 h 58 min

    Les Italiens ont parfaitement raison et je dis Bravo pour le langage franc et direct,cela a ete presque toujours le cas …Le franc Cfa est «une monnaie de servitude volontaire». Les billets Cfa, sont fabriqués en France à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme. … Son nom CFA qui signifie « colonies françaises d’Afrique » est une insulte aux peuples africains.Les pays officiellement utilisateurs sont Bénin Burkina Faso Côte d’Ivoire Guinée-Bissau Mali Niger Sénégal Togo,et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
    Un journal économique allemand (Deutsche Wirtschaftsnachrichten).accuse la France de piller chaque année 440 milliards d’euros aux africains à travers le Franc CFA.Cet esclavage économique est important pour l’essor de l’économie française. À chaque fois que ce trafic est susceptible de faillir, la France est prête à tout pour le reconquérir. Si un dirigeant de la zone CFA ne répond plus aux exigences de la France, Paris bloque ses réserves de devises et plus encore, la France ferme les banques dans ce pays jugé de «rebelle». C’est fut le cas de la Côte d’Ivoire avec Laurent Gbagbo. »Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d’euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d’Afrique, pour ne pas sombrer dans l’insignifiance économique, prévient l’ancien président Jacques Chirac.Dans les années 1950 et 60, la France a décidé les colonies françaises d’Afrique à devenir indépendante. Bien que le gouvernement de Paris a accepté les déclarations d’indépendance formelles, elle a appelé les pays africains à signer un soi-disant «pacte pour la poursuite de la colonisation ». Ils y ont convenu d’introduire la monnaie coloniale française FCFA ( «Franc pour les colonies françaises en Afrique »), maintenir les écoles françaises et système militaire, et d’établir le français comme langue officielle.Le Franc CFA est la dénomination de la monnaie commune de 14 pays africains membres de la zone Franc. Cette monnaie qui constitue un frein à l’émergence de ces pays a été créée en 1945, date où la France a ratifié les accords de Bretton Woods et procédé à la mise en oeuvre de sa première déclaration de parité au fonds monétaires international (FMI). Cela s’appelait à l’époque «Franc des Colonies Françaises d’Afrique».En vertu de cette loi, 14 pays africains sont encore obligés de stocker environ 85 pour cent de leurs réserves en devises à la Banque de France à Paris. Ils sont sous le contrôle direct du Trésor français. Les pays concernés n’ont pas accès à cette partie de leurs réserves. Les 15 pour cent des réserves ne suffisant pas à leurs besoins, ils doivent emprunter des fonds supplémentaires du Trésor français au prix du marché. Depuis 1961, Paris contrôle toutes les réserves en devises étrangères du Bénin, du Burkina Faso, la Guinée-Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo, Guinée équatoriale et le Gabon. Enfin, les entreprises françaises doivent avoir la priorité dans l’attribution des contrats dans les ex-colonies. En conséquence, il y a le plus d’actifs dans les domaines de l’approvisionnement, de la finance, le transport, l’énergie et l’agriculture dans les mains des sociétés françaises. Les dirigeants africains qui refusent sont menacés d’assassinat ou de renversement de leur gouvernement. Au cours des 50 dernières années, on a eu 67 coups d’Etats dans 26 pays africains. 16 de ces 26 pays étaient d’anciennes colonies de la France.le gouvernement de Paris a gardé le lien avec les anciens légionnaires pour renverser des gouvernements impopulaires dans ses ex-colonies. Ce fut le cas du premier président de la République centrafricaine, David Dacko, renversé par les anciens membres de la Légion étrangère en 1966.
    La même chose est arrivée au Président du Burkina Faso, Maurice Yaméogo, et avec le président du Bénin, Mathieu Kérékou, auteur d’un putsch. Ce fut aussi le cas du premier président de la République du Mali Modiba Keita, qui a lui aussi été victime d’un coup d’Etat par d’ex-légionnaires en 1968.
    La raison, quelques années plus tôt, il avait simplement décidé de se séparer de la monnaie coloniale Les Italiens ont parfaitement raison et je dis Bravo pour le langage franc et direct,cela a ete presque toujours le cas …Le franc Cfa est «une monnaie de servitude volontaire». Les billets Cfa, sont fabriqués en France à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme. … Son nom CFA qui signifie « colonies françaises d’Afrique » est une insulte aux peuples africains.Les pays officiellement utilisateurs sont Bénin Burkina Faso Côte d’Ivoire Guinée-Bissau Mali Niger Sénégal Togo,et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
    Un journal économique allemand (Deutsche Wirtschaftsnachrichten).accuse la France de piller chaque année 440 milliards d’euros aux africains à travers le Franc CFA.Cet esclavage économique est important pour l’essor de l’économie française. À chaque fois que ce trafic est susceptible de faillir, la France est prête à tout pour le reconquérir. Si un dirigeant de la zone CFA ne répond plus aux exigences de la France, Paris bloque ses réserves de devises et plus encore, la France ferme les banques dans ce pays jugé de «rebelle». C’est fut le cas de la Côte d’Ivoire avec Laurent Gbagbo. »Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d’euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d’Afrique, pour ne pas sombrer dans l’insignifiance économique, prévient l’ancien président Jacques Chirac.Dans les années 1950 et 60, la France a décidé les colonies françaises d’Afrique à devenir indépendante. Bien que le gouvernement de Paris a accepté les déclarations d’indépendance formelles, elle a appelé les pays africains à signer un soi-disant «pacte pour la poursuite de la colonisation ». Ils y ont convenu d’introduire la monnaie coloniale française FCFA ( «Franc pour les colonies françaises en Afrique »), maintenir les écoles françaises et système militaire, et d’établir le français comme langue officielle.Le Franc CFA est la dénomination de la monnaie commune de 14 pays africains membres de la zone Franc. Cette monnaie qui constitue un frein à l’émergence de ces pays a été créée en 1945, date où la France a ratifié les accords de Bretton Woods et procédé à la mise en oeuvre de sa première déclaration de parité au fonds monétaires international (FMI). Cela s’appelait à l’époque «Franc des Colonies Françaises d’Afrique».En vertu de cette loi, 14 pays africains sont encore obligés de stocker environ 85 pour cent de leurs réserves en devises à la Banque de France à Paris. Ils sont sous le contrôle direct du Trésor français. Les pays concernés n’ont pas accès à cette partie de leurs réserves. Les 15 pour cent des réserves ne suffisant pas à leurs besoins, ils doivent emprunter des fonds supplémentaires du Trésor français au prix du marché. Depuis 1961, Paris contrôle toutes les réserves en devises étrangères du Bénin, du Burkina Faso, la Guinée-Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo, Guinée équatoriale et le Gabon. Enfin, les entreprises françaises doivent avoir la priorité dans l’attribution des contrats dans les ex-colonies. En conséquence, il y a le plus d’actifs dans les domaines de l’approvisionnement, de la finance, le transport, l’énergie et l’agriculture dans les mains des sociétés françaises. Les dirigeants africains qui refusent sont menacés d’assassinat ou de renversement de leur gouvernement. Au cours des 50 dernières années, on a eu 67 coups d’Etats dans 26 pays africains. 16 de ces 26 pays étaient d’anciennes colonies de la France.le gouvernement de Paris a gardé le lien avec les anciens légionnaires pour renverser des gouvernements impopulaires dans ses ex-colonies. Ce fut le cas du premier président de la République centrafricaine, David Dacko, renversé par les anciens membres de la Légion étrangère en 1966.
    La même chose est arrivée aux deux Présidents du Burkina Faso, Maurice Yaméogo, et Thomas Sankara,et avec le président du Bénin, Mathieu Kérékou, auteur d’un putsch. Ce fut aussi le cas du premier président de la République du Mali Modiba Keita, qui a lui aussi été victime d’un coup d’Etat par d’ex-légionnaires en 1968.
    La raison, quelques années plus tôt, il avait simplement décidé de se séparer de la monnaie coloniale française. »

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      Sindra
      24 janvier 2019 - 8 h 59 min

      « …Les pays officiellement utilisateurs sont Bénin Burkina Faso Côte d’Ivoire Guinée-Bissau Mali Niger Sénégal Togo,et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ». Intéressant de savoir que ces pays sont aussi les allies du Makhzen.

    HANNIBAL
    23 janvier 2019 - 9 h 42 min

    L’Afrique paie un impot colonial de 500 millards d’euros par an a la France , et la plupart des Africains ne trouvent rien a redire , et se complaisent de cette situation de laisser piller leur ressources ils déroulent le tapis rouge pour mieux
    etre colonisé et la France sans l’Afrique ne serait rien ( dixit Chirac ) tout les dirigeants sont des traitres a leurs pays
    et donnent le baton pour se faire battre comme ce noir de président qui prenait De Gaule pour son père , alors que
    le grand Charles ignorait cette Paternité ,c’est pour dire que dans les mentalités Africaines ils disent que la France est
    leur mère c’est pour ça qu’il veulent tous y aller , avec leur coutume qui ne change pas c’est ce qu’a oublié de dire
    mr Di Maio , et que ce n’est pas l’Italie qui les a colonisé et qui se retrouve envahie de ces migrants Africains qui
    d’ailleurs il faut le reconnaitre que personne ne voudrait voir la Peste chez lui . la France a détruit la Libye au lieu
    d’assumé les conséquences elle les déplace chez le voisin transalpin pendant que le coq gaulois continue de se goinfrer
    en Afrique avec ses remarques qui semblent etre une offense pour la macronie la vérité est difficile a digérer !!
    Et aux Africains tant qu’il y aura le franc CFA il resteront les fidèles alliés de la France qui les gère !!

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    Anonyme
    23 janvier 2019 - 9 h 24 min

    Et c’est le Français Pierre Moscovici, l’un des grand artisan du vote du contrat scandaleux qui organise le siphonnage des richesses du Sahara Occidental qui s’indigne. La France aurait pu choisir un canal plus crédible pour s’indigner, ceci dit, Le Drian ne vaut guère mieux.
    Le racket français en Afrique est un secret de Polichinelle, c’est ce qui explique la présence de ses troupes dans la plupart des pays de la Franc-Afrique; ce qui explique également l’acharnement qu’elle met à essayer de démonter les réalisations et avancées des pays qui l’ont sorti tel que l’Algérie. Pour se décomplexer de la razzia scandaleuse des richesses de ses ex colonies, elle a même fait voter du temps de inénarrable Sarkozi une loi glorifiant le colonialisme. C’est le seul pays à avoir osé pareille forfaiture au 21 ème siècle. Ce pays qui prétend à qui veut bien l’entendre qu’il est le dépositaires des droits de l’homme est la dernière puissance à d’accrocher bec et ongle à l’exploitation de l’homme en Afrique. De telle sorte qu’aucun pays resté sous son influence ne réussit vraiment à s’en sortir; il n’y a qu’a regarder une carte de l’Afrique. Le Maroc que la presse française passe son temps à encenser ne fait pas exception; la plupart des capitaux investit son français,mettant ce pays sous tutelle.

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    ALI
    23 janvier 2019 - 8 h 38 min

    FINALEMENT LE PEUPLE ITALIEN EST PLUS DIGNE ET PLUS COURAGEUX QUE LES PEUPLES FRANCAIS ET ESPAGNOL REUNIS.

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      Metref saliha
      23 janvier 2019 - 9 h 15 min

      C’est le revers de la médaille, la France ne fait que récolter ce qu’elle a toujours semé. L’Italie et la France se connaissent trop bien. Pauvres, nous Africains!

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    Lghoul
    23 janvier 2019 - 8 h 33 min

    En gros la conclusion de Di Maio est que sans ses anciennes colonies conditonnées par paris, dont la plupart sont prises en main par des dictateurs qu’ils ont eux-mêmes placé, et continuent a protèger, la France ne serait pas une puissance économique au contraire de l’Angleterre qui a perdu toutes ses colonies, donc toutes ses anciennes richesses. Di Maio insinue que la France syphonne toutes les richesses de plus d’une dizaine de pays africains et des caraibes (or, diamonds, pétrole, mineraux, fruits exotiques etc). Sans cette richesse « gratuite » qui s’ajoute a son économie, elle pèserait pas grand chose et ne se classerait pas ou elle est aujourd’hui. En dérobant les richesses de ces pays, la France, selon Di Maio, contribue donc directement au fléau migratoire, en chassant les africains vers l’europe car leurs pays sont toujours colonisés donc toujours exploités. C’est une vérité difficile a dire mais il y a toujours quelqu’un qui n’a pas froid aux yeux et n’a que faire de la diplomatie. De de toutes les manières, la France a toujours eu des relations turbulantes avec l’Italie et la Grande Bretagne et c’est pourquoi elle fait toujours semblant de se rapprocher de l’Allemagne alors que les allemands sont toujours neutres.

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    Re-Med
    23 janvier 2019 - 8 h 26 min

    Le Franc CFA est un instrument néocolonial de pouvoir. Les 14 pays africains en question versent 50% de leur avoir en devises directement au Trésor français (depuis 2005, avant c’était 75% et 100%) pour obtenir des Francs CFA imprimés. L’État français investit ces 50% dans d’autres pays et à partir de la plusvalue réalisée de ces investissements, il soutient, en bon samaritain, sous forme de prêts, ces 14 États africains. Ces derniers doivent bien entendu rembourser, avec des charges sur la dette, leur propre argent. De la haute criminalité! La France maintient sa soi-disant position de 2eme puissance européenne grâce à cette arnaque. Sinon ce serait l’Italie à sa place, pays à qui elle veut damer le pion. Parallèlement la Francophonie est un 2.eme instrument de pouvoir et de domination néocoloniale, cette fois au niveau mondial.
    Laurent Gbagbo, en Côte d’Ivoire, a été écarté parce qu’il a osé afficher son intention de sortir de la zone CFA. L’accusation de crimes perpétrés contre les civils vient d’être infirmée par le TPI.

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    RTT
    23 janvier 2019 - 7 h 27 min

    Le Dinars de Mr Abdelaziz Mugabe n’est pas mieux,il est imprimé au pays mais sans aucune valeur, c’est du pareil aux mêmes d’un journal a papier, ceux qui arrive aux pauvres Africains et le pouvoir est confisqué par des familles ou des ripoux

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      Anonyme
      23 janvier 2019 - 8 h 42 min

      Du grand n’importe quoi qui n’a rien à voir avec l’article.Le dinar n’a peu être pas de valeur pour les petits traficants du square Port Saïd, il en a beaucoup pour ceux qui vivent honnêtement de leur travail.

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      Lyes Oukane
      23 janvier 2019 - 8 h 49 min

      @ RTT . seuls 10% de notre monnaie nationale est fabriquée en Algérie . Ce faible pourcentage n’est faisable qu’avec des matières premières importées ( papier ,encres ,… ) ainsi que les machines . Nos principaux fournisseurs sont La France ,l’Allemagne ,la Suisse ,la Belgique ,l’Autriche .
      Les 90% restants sont quasiment tous imprimés en France .

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    Nasser
    23 janvier 2019 - 7 h 17 min

    Boumediene avait de son temps attiré l’attention des pays africains sur cette dépendance. C’est grâce à son aide que la Mauritanie avait adopté une monnaie nationale et quitté la zone CFA.

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      Anonyme
      23 janvier 2019 - 8 h 21 min

      En reconnaissance la Mauritanie à trahi l’Algérie,alors et gratitude

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      Anonyme
      23 janvier 2019 - 13 h 34 min

      C’est Boumediene qui nous a mis avec les pays qui l’écoutaient dans de sales draps ou nous en sommes pas encore sorti.

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    Bibi
    23 janvier 2019 - 6 h 55 min

    La vérité n’est jamais bonne à dire. Bravo aux membres du Gouvernement italien qui en ont marre de récupérer tous les cas sociaux d’Afrique. Le comble c’est qu’ils veulent aussi venir chez nous.

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    Abou tamtam
    23 janvier 2019 - 6 h 48 min

    Enfin des fils de Jules Cesar qui bottent le derrière à ces gaulois prétentieux et pourtant derniers de la classe des pays développés.

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