Un projet de film de Bachir Derraïs sur Matoub Lounès rejeté par sa famille

film Derraïs
Derraïs ne racontera pas la vie de Matoub Lounès. New Press

Par R. Mahmoudi – La sœur du chanteur Matoub Lounès, assassiné le 25 juin 1998, vient de signifier publiquement au réalisateur Bachir Derraïs son rejet, et celui de la fondation qu’elle préside, du projet de film qu’il compte réaliser sur la vie et le parcours du chantre de la chanson contestataire kabyle.

S’exprimant, mardi, lors d’une conférence qu’elle a animée à la maison de la culture Mouloud-Mammeri à Tizi Ouzou, la sœur de Matoub a justifié sa réponse par «la frivolité» du cinéaste Bachir Derraïs qui, selon l’oratrice, «joue avec le feu» en voulant faire de son projet de film sur Matoub une sorte d’«objet de substitution» après les déboires qu’il a eus sur son film sur la vie du martyr de la Révolution Larbi Ben M’hidi, film qui est toujours interdit de projection.

Chargeant le cinéaste, elle a qualifié son travail de «peu professionnel», en l’accusant de vouloir exploiter le nom et la notoriété de son frère pour régler des comptes, et en refusant que la personnalité et la vie du chanteur héroïque que fut Matoub Lounès soient mises en scène par des «amateurs».

Dans le même sillage, la sœur du chanteur a aussi révélé que le ministère de la Culture a rejeté le projet de film de Bachir Derraïs suite à la réponse négative de la famille, apportant ainsi un démenti aux déclarations antérieures de Bachir Derraïs à la presse, dans lesquelles il accusait le département d’Azeddine Mihoubi de l’avoir encore censuré, en affirmant que ni la Fondation Matoub ni sa famille n’avaient émis un avis défavorable à son projet.

Dans une lettre qu’il avait adressée au ministre à ce sujet, le cinéaste estimait qu’il n’y avait «aucune loi qui impose l’accord de la famille» et que c’était «une atteinte à la liberté d’expression».

R. M.

Comment (13)

    firmus
    7 février 2019 - 5 h 58 min

    Nous voulons la transcriptions de tamazight seulement en Tifinagh, ni en latin ni en arabe. Nous ne sommes pas des occidents, ni des orientaux, nous sommes une race unique et nous le resterons.

    Kahina-DZ
    23 janvier 2019 - 18 h 15 min

    BRAVO à la famille Matoub.
    Bachir Derraïs veut-il déformer le parcourt et l’histoire de Matoub ( Allah yerahmou).

    C’est curieux: Après Ben M’hidi, c’est au tour de Matoub ???
    Que veut ce Bachir exactement. Le temps nous le dira.

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      Ramdane
      24 janvier 2019 - 7 h 06 min

      @ L’Kahina Dz ,
      BACHIR DERRAIS n’est pas un larbin ou leche botte de ce pouvoir fantoche, c’est un grand Monsieur qui aime son travail , il ne faut pas juger les gens quand on les connait pas , Bachir Derrais connait bien Matoub que dieu ait son âme

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        Kahina-DZ
        25 janvier 2019 - 18 h 45 min

        Ramdane
        24 janvier 2019 – 7 h 06 min

        Ton bien aimé bachir a juste voulu réformer l’histoire de Ben M’hidi selon le goût du colon français. Il veut nous présenter un colon français gentil qui n’a jamais bombardé les Algériens… Il faut être un traitre pour oser présenter Le chahid Ben M’Hidi ( Allah Yerahmou) comme un petit français qui s’est ben intégré dans le cercle du colon français.
        Sans parler du lieu du tournage et des milliards dépensés en Tunisie.
        Il n’y a rien à défendre de ton bien aimé Bachir le déformateur de l’histoire.

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          Ramdane
          26 janvier 2019 - 7 h 50 min

          a l’Kahina,
          tu n’as pas le droit de traiter un homme intègre de traitre… et en plus tu ne le connais pas , aussi tu as vu le film pour porter des jugements à tord et à travers ?.
          tu sais pourquoi ce pouvoir fantoche ne veut pas de ce film ? parce qu’il reflète des réalités amères sur histoire sur notre révolution et qui ne les ‘arrange pas .
          si Bachir Derrais caressait dans le sens du poil ils auraient laisser ce film sortir ca fait bien longtemps .

    Anonyme
    23 janvier 2019 - 17 h 59 min

    Famille de Lwennas dites vous?
    Sa maman est malade et est surtout dans l’impossibilité de prendre position, sa femme n’a pas rejeté l’idée d’un film sur le rebelle. Bien au contraire.
    Son demi frère, avocat à Paris, il n’a pas fait de déclaration.
    Quant à Madame Malika Boukhetouche pour qui la vie et la mort de Lwennas ne sont qu’un business comme un autre. Il faut que ça lui rapporte!!!
    Elle squatte honteusement la maison, la vie, la mort et l’oeuvre de Lwennas.
    Seule Nadia Matoub sa femme est légitime pour parler au nom de Lwennas, Madame Boukhetouche pourra user et abuser de la maison, de la vie et du devenir de Monsieur Boukhetouche son mari.

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    MELLO
    23 janvier 2019 - 13 h 13 min

    Bachir DERRAIS reste un grand réalisateur, lui qui a fait trembler ce système par toutes les verites historiques sur Larbi Ben M’hidi. Ces vérités qu’ils tentent de nous cacher. Malika Matoub , en espérant recevoir des aides empoisonnées, s’est alignée avec le diable en refusant une oeuvre qui pouvait nous faire revivre la vie de ce grand militant. Ils se sont accaparés de l’histoire du pays, ils veulent en faire de même avec Matoub Lounes.
    Malika doit encore réfléchir et demander conseil auprès de ceux qui militent encore pour la sauvegarde de l’oeuvre de Matoub.

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      Ramdane
      23 janvier 2019 - 14 h 13 min

      bien dit « MELLO», Bachir DERRAIS est un grand MONSIEUR , il n’est pas un larbin , peut être que la sœur du CHANTRE DE LA CHANSON ENGAGEE attend à ce que ses ennemis viennent écrire sur LOUNES que le dieu ait son âme, laissez MONSIEUR DERRAIS faire ce filme et c’est sur il va réussir parce que c’est quelqu’un qui aime son travail .

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      ZORO
      23 janvier 2019 - 16 h 47 min

      @ Mello.
      La vérité ne peut venir que de l espagne , la France et l Allemagne qui nous ont voulu du bien durant des siecles, ils se proposent a financer le film sur Matoub dans le sillage de leur bienfaisance et dans leur souci pour notre cohesion.
      SigneZORO. …Z….

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    Yeoman
    23 janvier 2019 - 11 h 41 min

    Je me trompe peut-être mais il n’y a que chez nous que j’entends parler de “projets de films” et de “projets de livres”. Projets qui, généralement, tombent à l’eau. Ailleurs, les gens ne parlent que pour dire “voici ce que j’ai fait.”

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      ripper
      23 janvier 2019 - 16 h 10 min

      Sachant que Derraïs le féru des détails croustillants n’y va pas de main morte, Malika a raison de protéger la mémoire de son frère. (…)

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