Scène politique : les démocrates effacés par des islamistes omniprésents

MSP absence
Abderrazak Mokri. PPAgency

Par Hani Abdi – Les partis de la mouvance démocratique brillent par leur absence du processus de candidature à la présidentielle du 18 avril 2019. Hormis le MDS qui se lance dans la bataille avec son candidat Fethi Gheras, les autres formations ayant toujours milité pour la démocratie sont aux abonnés absents. Entre boycott actif et silence cathédral, ces formations semblent se résigner à la dure réalité du terrain du militantisme. Contrairement aux partis dits démocratiques, les formations islamistes sont en force dans ce processus électoral.

Entre les soutiens déclarés à un éventuel cinquième mandat, déjà affichés par des partis comme El-Islah, et les candidatures partisanes comme celle du MSP, du parti El-Bina ou encore d’El-Infitah, les islamistes investissent beaucoup dans ce processus électoral. Leur philosophie n’a pas changé : occuper le terrain pour travailler encore davantage les populations. Ils savent que leur chance de remporter le scrutin, dans le contexte politique actuel, sont quasi nulles mais ils se positionnent pour l’avenir. C’est le cas d’Abderrezak Mokri qui cherche par sa participation à battre le rappel des troupes afin qu’il se replace sur l’échiquier politique en prévision des prochains rendez-vous électoraux.

Lors de la campagne pour les élections législatives de 2017, Mokri affirmait que son parti se préparait à prendre le pouvoir en 2022. Pourquoi 2022 ? C’est l’année des prochaines élections législatives. Mais toutes ces formations islamistes, à leur tête le MSP qui fait partie des Frères musulmans, n’écartent pas une élection présidentielle anticipée si le président Bouteflika rempile pour un nouveau mandat. Car, pour eux, le fragile état de santé du chef de l’Etat ouvre la voie à tous les scénarios.

Ainsi, pendant que les islamistes continuent à «travailler» la société, les démocrates parlent d’un repli tactique. Un repli qui laisse de plus en plus de place à la poursuite de l’islamisation de la société et, par ricochet, très peu de place au projet de société tel que voulu, défendu et réclamé par les démocrates.

H. A.

 

Comment (17)

    Moulay Chentouf
    29 janvier 2019 - 9 h 02 min

    Oui les islamistes sont omniprésents, la preuve en est le MDS présente un ex-membre du FIS, FETHI GHERAS à la future mascarade électorale présidentielle.

    Mohamed
    28 janvier 2019 - 22 h 21 min

    Regarder cette image, que des vieux chnoks sous homme qui ne servent a rien sinon a se glorifier comme le criminel Tunisien-Mauritanien Ali Belhadj . ! On est tous des musulmans, pourquoi salir encore et toujours l’Islam c’est gens doivent être punis de haute trahison a la religion de paix et d’amour Islam..!

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    Chibl
    28 janvier 2019 - 17 h 06 min

    IL n y a ni parti islamiste ni democrate en Algerie, c’est tous des Khobzistes qui attendent les ordres, connaissez vous dans votre entourage un militant MSP ou d’EL Islah ou autre? ces partis islamistes se nourissent du pouvoir la meme chose pour les partis dits democrates MAKAN WALOU, cest tous des lievres de Bouteflika et cie, mais dans tout ce malheur il y a un homme qui s’appel Ghediri qui ose et inchallah avec l’appuis du peuple il ecrasera cette mafia et ces pseudo islamistes et democrates.

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    Salim31
    28 janvier 2019 - 16 h 56 min

    Si le peuple est en voie d islamisation generalise c est la faute du pouvoir politique post reconciliation nationale _le peuple a etait livre aux islamiste qui
    Lui ne voit aucun probleme du moment que sa charia est respecter _ le peuple lui qui n a pas de projet sur terre voit en eux au moins un projet vers le ciel _
    le jahilisme est la corruption est le seul projet de societe qu a ete instaurer dans le regime bouteflekien; 20 ans de gouvernance le peuple a vecu sans cultures sans cinema ni theatre libre sans savoir ni science ni distraction ni liberte ni economie ni sante ni tourisme ..rien que de la propagande a la gloire du maitre en attendant les inombrables fausses elections _
    voila comment on a passe 20 ans qui on laisse des sequelle dans la personalite brise d un peuple qui a ete lui aussi corrompu _mais comment pouvait ils faire autrement le peuple , lui qui sortait juste d une guerre et n esperer que la paix les democrates aussi ils ont ete brise a coup repression et manipulation face a un pouvoir millardaire et un silence internationale paye a coup de contrat en millard de € _que reste il dans ce pays entre un pouvoir sterile et autoritaire et une classe politique democratique laminee un peuple resigne et une jeunesse plus desesperer que les vieux _
    #on a plus le droit de se taire ..# les patriotes doivent faire l union et suivre ce ghediri qui parait le seul capable et competent aidons le , a nous faire sortir de ce petrin dictaro-islamiste nous pouvons le vaincre il est plus faible qu kl n y parait !

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    MELLO
    28 janvier 2019 - 14 h 34 min

    Voilà ce que sont nos médias ,devenus. Pourtant , tout le monde est d’accord pour dire que ces islamistes ont été couvés , et c’est le cas, par ce pouvoir . C’est ce pouvoir qui a créé les islamistes. C’est ce pouvoir qui a donné des facilités de rassemblements, de réunions et d’expressions aux islamistes pour pouvoir les utiliser contre les démocrates. Il y a même un ministère qui leur est réservé. Le décors est là, implacable et sans ambiguïté. Si les islamistes participent aux élections , personne ne dit mot , personne ne parle d’accointances avec le pouvoir , mais lorsqu’un parti démocrate participe , tout le monde y compris les médias, le taxe de s’accoquiner et de s’allier avec le pouvoir. La société , par la force de la religion tant manièe et manipulée, est devenue islamiste. La notion de politique se limite à la croyance. Les partis democrates , trouvent un terrain miné et fermé et l’accès à la communication et à l’information est verrouillé. Que peuvent ils faire face à cette machine qui détient tous les canaux de communication. Le boycott actif , expliquer ,expliquer le non sens d’une telle élection .

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      Mir
      28 janvier 2019 - 15 h 30 min

      @MELLO, wallah que vous méritez votre étiquette des « Aït Boycott ». Vous boycottez depuis 1962, le résultat est là devant nos yeux : une catastrophe. . Les islamistes eux ont compris la nature de ce Pouvoir car ils sont les mêmes face d’une pièce : soit vous infiltrez les rouages de l’Etat, soit vous vous confrontez frontalement au Pouvoir. Il n’ya pas d’autres solution ! sinon on l’aurait trouvé depuis 1962. Continuez à boycotter et laissez le Pouvoir s’arranger avec ses islamistes de service, sur notre dos.

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        MELLO
        28 janvier 2019 - 20 h 25 min

        Décidément , lorsqu’on a la mémoire courte , ou que la depolitisation est passée par là , on a tendance à écrire n’importe quoi. Le FFS a, de tout temps , signifié sa position avec clarté. L’histoire retiendra cette fameuse marche du 2 Janvier 1992 , une grand marche pour remettre dos à dos les deux extrémistes : ni État policier, ni État intégriste. En depit de la panique qui s’était emparé d’une partie de l’opinion , cette démonstration à prouvé que l’espoir était permis. Au grand dam de l’Algérie , les décideurs planificateurs de l’enterrement de la démocratie ne voulait pas renoncer à leur plan machiavélique . Et le résultat est là.
        Politiquement correct, le boycott reste une option de rejet et de non reconnaissance de l’autre. Mais ,je t’apprend que le FFS à participé à toutes les élections locales APC et APW pour rester proche du citoyen. Aujourd’hui, le FFS juge que seule une assemblée nationale constituante est capable de résoudre toute cette crise.

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          Mir
          28 janvier 2019 - 21 h 30 min

          @MELLO. Donc vous participez aux élections locales organisées par ce même Pouvoir et sa machine bureaucratique, mais vous Boycottez l’élection présidentielle car elle ne serait pas transparente puisqu’elle est organisée par le même système qui organise les élections locales ou nationales. Attendez moi je vais aller m’acheter une cervelle toute neuve et je reviens. Parceque votre raisonnement dépasse les capacités limitées de ma cervelle d’origine.

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    Felfel Har
    28 janvier 2019 - 14 h 05 min

    Pendant ce temps, que fait la presse, celle qui est censée décrire la réalité politique? Elle encense les partis islamistes, alliés notoires du pouvoir et de certains pays étrangers et sans honte, et elle enfonce les autres partis qui croient encore en la transparence des élections, en l’alternance du pouvoir, en la démocratie. Certains « journalistes », larbins de service, sortent des coulisses et se démasquent en attaquant Mr. Ghediri. Certains le traitent ironiquement de « messie », ou de « pochette vide », etc. Ridicule!
    Il se trouve que dans la situation actuelle du pays, tout candidat qui contribuerait à mettre fin à un systême éculé de gouvernance, à des pratiques claniques et despotiques, à lutter contre la corruption, à promouvoir la justice sociale, qui planifierait le développement économique du pays en mettant en valeur nos ressources au profit exclusif du peuple (et non d’une caste ou d’une puissance étrangère), eh bien ce candidat est bien meilleur (et de loin) que celui qui nous maintient dans un systême inique qui fait du partage de la rente son quotidien pour perdurer. En mathématiques, tout nombre positif, aussi petit soit-il, est certainement meilleur que zéro, la nullité parfaite.
    Cette presse qui chante des louanges aux tenants d’un systême décadent, mérite-t-elle notre attention, notre respect? Radio-trottoir aux oubliettes!

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      Argentroi
      28 janvier 2019 - 17 h 49 min

      Quand on arrivera à identifier ce pouvoir inique, les choses deviendront plus claires ! Qui a donc fait démissionner Zeroual qui était président de la république et dont aucun président algérien n’a obtenu autant de suffrages que lui ?

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        Anonyme
        29 janvier 2019 - 4 h 58 min

        Zeroual était peut être brave, mais guère intelligent, et sa complicité avec Betchine le magouilleur, n’était pas glorieuse.

          Argentroi
          29 janvier 2019 - 9 h 27 min

          @ Anonyme du 29 janvier 2019 – 4 h 58 min
          Quand j’ai posé ma question qui a fait démissionner Zeroual, c’était pour essayer d’identifier le réel pouvoir qui pouvait défaire des présidents de la république et qui a une véritable emprise sur toutes les institutions de l’état et autres. C’est cela qui entrave le développement vers la démocratie !
          D’ailleurs, l’excuse du terrorisme n’est pas recevable quand historiquement, c’est ce pouvoir occulte qui a contribué à la naissance de l’islamisme du temps de Chadli. Dans ce même ordre d’idées, on peut toujours poser la question à Hamrouche pour savoir qui a fait pression sur lui pour qu’il légalise de facto les partis islamistes en dépit de la constitution qui l’interdisait. Et quand certaines voies soulevaient timidement ce dépassement à la constitution, on leur répondait qu’on ne devait pas préjuger de l’idéologie de ces partis du moment qu’ils n’ont pas tenu de congrès constitutif. Quelle blague quand des hommes rompus à la politique dressent des garde-fous constitutionnels et que d’autres allègrement les foulent à leurs pieds.
          On ne peut plus continuer dans cette démarche aussi désinvolte !

    Argentroi
    28 janvier 2019 - 12 h 57 min

    Quand les militaires veulent se la jouer démocrate après avoir investi FLN, RND, et autres, je ne crois pas qu’il reste beaucoup de place à une vie démocratique devant ce caporalisme étouffant ?
    La société algérienne a payé un lourd tribut en se retrouvant sans ressort devant ce dirigisme qui maintenant se veut éclairé en nous présentant un candidat soi-disant bardé de diplômes. Pour ceux qui ne le savent pas ou feignent ne pas le savoir, c’est bien ce caporalisme qui a été à l’origine de l’islamisme qui a été encouragé par le pouvoir occulte du temps de Chadli. Pour s’en convaincre, il suffit, de se renseigner ou se rappeler comment les vieux imams, malgré leurs plaintes, de toutes les mosquées d’Algérie ont été délogés en un tour de main par les jeunes formés à l’islamisme et cela au vu, au su et surtout avec la bénédiction des services dits de sécurité.
    Cette fois-ci, le caporalisme de toujours veut impulser un mouvement démocratique, sous sa coupe bien-sûr, puisqu’il est arrivé à la conclusion que c’est maintenant la façade démocratique qui peut l’aider à se maintenir en place.
    Bref, tout cela doit être en vérité le sujet à débattre durant la campagne présidentielle : la société algérienne doit-elle envisager l’éventualité de se débarrasser de ce caporalisme ou est-il encore acceptable quand on remarque l’absence, factice selon certains, d’un mouvement démocratique ?

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    Mauvaise stratégie?
    28 janvier 2019 - 11 h 59 min

    Loin des yeux loin du cœur comme on dit ! Le FFS et le RCD vont se marginaliser au détriment du MAK et des islamistes dont les régions ou ils dominants. Le MSP a la bonne approche mais si les élections sont pipées, nous sommes dans une période de la gestion du changement, de maturation et de transition générationnel mais aussi politique et économique quoi que l’on dise. Le MSP occupe le terrai car il s’est être patient, il compte sur le temps dans un pays très conservateur et des auditoriums que sont les mosquées. Le FFS et le RCD risquent de disparaître pour toujours à force de vouloir jouer le court terme, de ne plus occuper le terrain du militantisme et de s’enfermer dans des thématiques politiques trop restrictives. Mais que pèsent -ils vraiment? C’est peut être la raison qui fait qu’ils préfère le boycott pensant que la notoriété de leurs logos les fais encore vivre?

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    Colonialisme hallal
    28 janvier 2019 - 11 h 04 min

    Le régime impose l’islamisme politique. Outre l’école où la charia est « science », les imams stipendiés pour ruiner le pays et préparer le terrain à la conquista islamique, foutouhates deuxième épisode.

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    Anonyme
    28 janvier 2019 - 10 h 30 min

    IL Y A UN CONSENSUS DES DÉMOCRATES AUTOUR DE LA CANDIDATURE DE GHEDIRI ALI ET DES 90/00 D ABSTENTIONNISTES ALGÉRIENS § LE RESTE ; C EST DES COMMENTAIRE SANS INTÉRÊTS !

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    Réseau 16
    28 janvier 2019 - 8 h 25 min

    Nuance Monsieur le commentateur, comme vous dîtes les partis démocrate n’ont pas renoncer aux élections,ils ne voulaient pas participer à une élection déjà gagnée d’avance,le régime d’Oujda est connu pour la fraude a grande échelle et le bourrage des urnes,les Bouteflikas n’ont jamais gagner une élection sans triché,les Islamistes sont des vendus et pour quelques Dinars ils sont capables d’offrir le pays a des terroristes,il suffit d’enquêter sur un grand responsable Fis réfugié en Belgique et ses pratiques avec l’ennemi de la nation,la religion des Algériens juste pour berné les citoyens et rien d’autre

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