Interview – Karim Cherfaoui : «La demande de changement est légitime»

Karim directeur
Karim Cherfaoui, vice-président du FCE. D. R.

Algeriepatriotique : Vous êtes le directeur général du groupe Smartlink Holding, qui regroupe des entreprises de télécommunications, du numérique et de l’agriculture et vice-président du FCE, en charge du développement du numérique et de l’économie numérique et du Syndicat FCE Services. Vous avez répondu à notre sollicitation après de nombreux refus. Pourquoi ?

Karim Cherfaoui : Je ne suis pas connu du grand public. Mais je vous ai répondu en tant que vice-président du FCE et à titre personnel. Pour des questions qui me concernent en tant que membre du FCE et non pour ce qui a trait à l’organisation du FCE.

Comment ne pas réagir, en effet, aux derniers événements où nous voyons une belle image de l’Algérie, telle que nous la voulons ? Une Algérie où les gens sont heureux de vivre ce moment entre eux. Une sorte de retrouvailles. Qui ont su mettre de côté leur différence et œuvrer à un même objectif, préoccupés par le temps, pressés et faisant montre de beaucoup de génie. C’est formidable, nous sommes en train de vivre un moment historique.

Malheureusement, nous ne pouvons pas ne pas être inquiets. Cette union se fait plus contre un «ennemi» commun que pour un projet commun. Tout au moins, il est malaisé d’entrevoir le projet social si ce n’est l’expression d’un ras-le-bol et un fort appel au changement sur tous les plans. Nous avons l’impression que la revendication du non au cinquième mandat avance plus vite que les objectifs du projet réel à la société. Les canaux de communication sont hétérogènes et il n’y a pas de dialogue. Il faut dire aussi qu’il n’est pas facile de trouver la bonne information. Elle est soit sur Facebook, soit à la télé. Mais jamais sur un même endroit et avec les deux parties. Sur Facebook, le gouvernement est absent et les informations sont aussi nombreuses que contradictoires, voire même de la désinformation et, à la télé et dans les journaux, il n’y a aucun des leaders de ces mouvements. En tout cas, ils n’ont jamais été rassemblés.

C’est ce qui est inquiétant. Il est à craindre qu’une fois le projet principal acquis, les divisions naîtront, surtout si les contestations durent dans le temps et s’il n’y a pas d’Etat fort pour réguler et prendre en charge les différences de points de vue. Il ne faut pas que l’Etat tombe. Car nous n’avons pas le temps de faire un bilan et de reconstituer les institutions de l’Etat. Dans ce scénario extrême, ce formidable élan d’espoir et d’unité risque de se transformer en ce que tout le monde craint, un formidable magma d’ambitions politiques.

En tant que membre du FCE, comment appréciez-vous ce mouvement ?

Je ne peux pas me prononcer au nom du FCE. Le FCE a ses porte-paroles. Ce que je peux dire, par contre, c’est qu’au sein de l’organe du FCE, nous partageons beaucoup de ce qui se dit aujourd’hui dans la rue en tant qu’individus.

Nous sommes tout aussi pressés de voir arriver certains changements. Et, pour ma part, qui me situe dans la tranche des 40-50 ans, je le suis doublement. J’ai le comportement d’un adolescent dans la société très bizarrement. Pressé de faire comme nos aînés, avoir la possibilité de contribuer à la construction de mon pays mais, en même temps, pressé de rattraper le retard.

C’est dans cette volonté de changement et cet empressement que je compare ma modeste contribution au sein de cette organisation avec celle de ce formidable mouvement populaire, dans lequel je trouve beaucoup d’objectifs communs.

D’ailleurs, il me semble qu’au-delà des hommes qui le constituent, le FCE est l’organisation la mieux structurée pour le changement et, peut-être, dans sa formation actuelle en tant que syndicat. Elle représente la forme la mieux avancée pour porter des suggestions de changement au plan économique.

De mon point de vue, le FCE en tant qu’organe est le partenaire économique idéal de ce mouvement. La majorité des membres du FCE sont de petites entreprises aujourd’hui, avec sa composante Jil FCE notamment. La majorité de nos employés, comme ceux de l’administration, sont sortis dans les marches de vendredi. C’est en tout cas vrai pour mes collaborateurs.

Quels sont ces points communs que vous partagez avec cet élan populaire ?

Nous partageons déjà le constat d’échec des pouvoirs publics et de la classe politique.

Dans cette demande de changement, au-delà de la question des hommes, il s’agit surtout, de notre point de vue, de problèmes économiques qui induisent des effets sociaux et nourrissent ce mécontentement populaire.

Tout le monde demande plus de divertissement, plus de libertés, un meilleur pouvoir d’achat, globalement tout ce qui se voit à la télé devrait être à portée de main et de leur budget. On a besoin de culture et de sport, avoir les choses en abondance et au juste prix, un meilleur système de santé et un personnel médical plus accueillant et mieux rémunéré, et plus de pénurie de médicaments.

Ces causes trouvent leur origine dans le fait que nous soyons et vivions rationnés, parce que nous n’avons pas assez de moyens pour une population de 42 millions d’habitants. Notre PIB est très faible.

Les pays développés donnent plus de liberté car ils peuvent se permettre des erreurs. Ils ont une marge de manœuvre et des alliances stratégiques qui leur permettent de laisser plus de place aux libertés individuelles. Ils ne sont pas rationnés, même en termes de liberté. Ce qui n’être pas notre cas. Pour ne plus l’être, il faut créer plus d’entreprises, plus d’emplois au juste salaire et en juste nombre. Donner plus de liberté à l’action d’entreprendre, à innover et prendre des risques. Il faut que les petites entreprises aient plus de revenus, afin qu’elles arrêtent de surcharger ses employés ou l’entrepreneur même, et puissent employer plus pour faire mieux. Il y a donc énormément d’effort à faire et plus on est nombreux, plus on y arrivera vite.

Je crois que c’est celle-ci l’ambition du FCE, en tout cas c’est celle qui m’anime et me pousse à œuvrer activement en son sein. C’est d’ailleurs une organisation qui accepte toutes les entreprises et peut en accueillir davantage tous les jours, même en ce moment.

Pour autant, ce que je dis m’est complètement personnel. Je ne parle pas au nom de FCE encore une fois, mais il me semblait important de montrer que l’instance dirigeante du FCE est un lieu où se mélangent différentes idées, dont celles-ci.

C’est de la politique ?

Non. Je ne suis pas politique. Je discute d’éléments qui concernent l’administration de notre économie. Et même de sa gouvernance. Mais je ne suis pas dans des discussions partisanes ou en train de défendre un courant politique ou un autre.

Est-ce que d’autres membres partagent vos convictions ?

Je ne pourrai vous le dire, mais je sais que j’ai emprunté beaucoup de ce que je vous ai dit de certaines discussions avec mes camarades. C’est ce qui est bien dans cette organisation : chacun est libre. Je le suis aujourd’hui face à vous.

Vous êtes donc pour un cinquième mandat ?

Le sujet du cinquième mandat est très clivant dès qu’on l’aborde en ce moment. Cette réaction indique une rupture du dialogue et un manque d’échange d’idées. Je pense qu’avec la liberté que nous avons dans notre organisation et la régularité des échanges que nous avons avec les pouvoirs publics et les administrations, à travers les rencontres économiques et les mémoires que nous remettons, font que nous sommes proches de l’objectif de convaincre l’administration d’offrir plus de liberté et d’inclusivité. C’est la conséquence d’un long processus qu’il faut sauvegarder et parachever.

Les challenges et la quantité des travaux nécessaires sont aujourd’hui tels qu’il est impossible de sous-traiter ces réalisations à des sociétés étrangères. Comme c’est souvent le cas aujourd’hui. Il faut que nous arrivions à réaliser des projets nés d’une idée seulement. Que cela devienne enfin possible. Il faut donc du monde et une coordination tripartite qui réunit l’administration, la société civile et la société économique.

J’ai cru comprendre que le projet de conférence nationale était porteur de quelque chose de semblable. Et je suis plutôt pour ce projet qui lie l’administration et ceux qui veulent du changement. C’est plus rapide et plus sûr. Cela apaiserait les craintes que j’exposais à votre troisième question.

Comment voyez-vous cette coordination ?

Il faut d’abord une cohésion entre les sociétés économiques et la société civile. Puisque les causes sont d’abord économiques de mon point de vue. Et une administration reconfigurée pour écouter et prête à discuter des solutions. Parce que c’est aussi une question de gouvernance des instances censées servir les aspirations de la société dans son ensemble. Il faut, en fait, refondre le service public en tant qu’objectif ultime de cette reconfiguration de l’administration. Puis mettre en œuvre cette tripartite. Cette coordination, si je devais décrypter la lettre du Président, je la trouve mais pas d’une manière aussi claire ou proche de mes aspirations. Elle manque de garanties. Peut-être qu’elles viendront lors de la campagne ou un avant.

Comment ça des garanties ?

Des garanties qui nous permettent de suivre la trajectoire et les engagements contenus dans la lettre du Président avec sérénité. Je pense que l’urgence dans laquelle nous sommes, nous oblige à aller vite vers le changement. Aussi, il semble important en première garantie de reconfigurer le gouvernement en une structure taillée pour écouter les doléances et aider au développement rapide de la société et de ses économies. Un gouvernement qui soit prêt à passer à l’acte en se défaisant des formalismes et de sa rigidité structurelle.

Il faut aussi une date de fin à court terme et un garant du parachèvement de ce processus de changement sans affecter les acquis fondamentaux sur lesquels la société est unanime. C’est là que la société civile entre en jeu. Son avis doit être constamment porté aux deux acteurs – administration et société économique – dans une forme d’Agora, d’une organisation collégiale.

Concrètement ?

Concrètement, il faudrait qu’il y ait une sorte de pacte économique et social, un contrat qui regroupe ces garanties et qui lie les trois acteurs. C’est la seule manière que j’entrevois d’arriver à l’objectif rapidement et sans passer par la case chaos.

Beaucoup plus oui que non au cinquième mandat, finalement ?

Je pense surtout qu’une administration reconfigurée et taillée pour écouter et répondre aux doléances, ça irait plus vite, surtout avec ce pacte économique et social, peu importe qui la dirige.

Mon avis ne compte pas vraiment, je pense que c’est à tous ceux qui prônent un cinquième mandat de dire s’ils sont encore pour ou non. Je n’ai pas d’avis politique sur cette question, je veux un changement du mode de gouvernance de l’administration et plus de liberté dans tous les sens de ce terme.

Mais tout le monde est contre ce cinquième mandat…

Les Algériens le scandent très fort tous les vendredis. Nous les avons tous entendus dans la rue et suivis sur les réseaux sociaux. Mais il faut savoir qu’à titre de citoyen et dirigeant d’une entreprise citoyenne, nous sommes plus victimes du fonctionnement de l’administration, bien qu’elle ait eu plusieurs dirigeants.

Si vous examinez notre cas, l’administration qui gère notre secteur d’activité est à deux doigts de nous retirer notre licence de télécommunications, nous avons des différends financiers énormes avec l’administration fiscale et l’Autorité de régulation qui nous taxent injustement et qui tardent à nous rétablir dans nos droits.

D’un autre côté, nous subissons des pressions et nos projets de développement sont bloqués : nous avons un projet Wifi à destination du grand public, disponible dans les rues, qui est bloqué et de l’Internet par satellite offrant 20 Méga à 7 000 dinars/mois qui sont bloqués pour des raisons occultes. Ce sont des projets d’utilité publique qui améliorent le quotidien des Algériens qui sont ainsi bloqués et il faut que cela change et qu’il y ait davantage d’entreprises comme la nôtre. C’est aussi un point qui rassemble notre entreprise avec ce mouvement populaire.

Vous disiez pacte économique et social…

Oui, un contrat public entre les pouvoirs publics, les sociétés économiques (organisations patronales) et la société civile, que le Président pourrait garantir d’ores et déjà. Il faut qu’un dialogue franc et saint commence autour d’un projet similaire, avant que les ambitions politiques n’émergent dans la confrontation.

Et le FCE dans tout cela ?

Encore une fois, je ne m’exprime pas au nom du FCE. Je peux juste dire ce que je pourrai faire en tant que vice-président du syndicat FCE-Services. Je peux aussi soutenir autant de fois que l’occasion m’en sera donnée ce type de projet. C’est ma conviction, ou peut-être mon obsession.

C’est politique ce que vous dite…

Non, c’est une solution technique.

Vous n’avez pas peur de représailles ?

De la part de qui ?

De ceux qui appellent à boycotter les produits des entreprises du FCE ou des pressions politiques…

Ni de l’un ni de l’autre. D’abord, en me révélant à vous aujourd’hui, j’expose une société que beaucoup ne connaissaient peut-être pas. Par ailleurs, dans mon aire professionnelle, les gens nous connaissent et savent que ce qui nous anime est la volonté de développement. Nous le faisons depuis 20 ans. Aujourd’hui, nous nous battons pour nos employés qui sont ces mêmes qui ont marché vendredi dernier. Ils savent ce que nous subissons.

Quant aux pressions pouvant provenir de l’administration, le message du chef d’état-major de l’ANP a été clair pour moi et rassurant : il a enjoint le peuple de continuer son action dans la paix et en responsabilité, en affirmant qu’il l’assurait de sa protection contre toutes les menaces interne et externe. C’est comme cela que je l’ai perçu.

Je trouve honnêtement qu’il n’y pas assez de dialogue et que les choses ne sont pas assez expliquées. Peut-être que ma compréhension de la situation est quelque peu erronée, qu’on me le dise pour envisager une autre solution. Car il faut trouver une solution.

C’est un peu utopique, non ?

C’est une belle histoire, c’est vrai. Mais je suis entrepreneur, à distinguer d’un homme d’affaires, je prends le chemin qui m’arrange quitte à devoir le paver quelquefois. Mon intention vis-à-vis de l’intérêt général est seine. Alors, j’avance coûte que coûte.

Vous rejoindriez Ghediri ou Mokri par exemple puisque vous ne craigniez pas les représailles ?

Je ne connais pas leur projet. Je pourrais avoir un avis lorsqu’ils exposeront leur programme. Mais, aujourd’hui, tant que ces données ne seront pas disponibles, la voie la plus rapide pour arriver au changement me semble être avec le projet de l’administration actuelle, si elle tient ses engagements dans des délais raisonnables. Car un redressement de la situation économique avec la mobilisation de tous me semble être la priorité des priorités.

Ceci étant, j’agirai toujours dans la discrétion, en tant que membre du FCE et dans n’importe quel rôle.

Avez-vous un message à faire passer ?

Non, aucun. Je continue dans ma voie et avec les partenaires intéressés par le même projet de société. Je n’ai aucun conseil à donner. Mais je peux transmettre des messages par contre, s’ils venaient à me parvenir. Il m’est souvent arrivé de me faire le porte-voix de certaines idées qui ne me concernaient pas au premier degré et de me battre pour, parce qu’elles faisaient sens pour moi et l’intérêt général.

Propos recueillis par Chérif K.

 

Comment (12)

    Anonyme
    7 mars 2019 - 15 h 58 min

    Un patron qui, en pleine ébullition populaire pour la liberté et la justice et contre la corruption et la gabégie, vient se plaindre des impôts. Et il prétend se joindre au mouvement. Vous nous méprisez et sous-estimez tant que ça?

    Anonyme
    7 mars 2019 - 8 h 44 min

    Vous voulez vous approprier aussi la sortie de vos employés un vendredi. Et quoi encore!? Qui prouve que vous ne représentez pas toute cet égoïsme, cette injustice et cette laideur qu’ils rejettent

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    citoyen lambda
    7 mars 2019 - 8 h 38 min

    Vous parlez que vous ne faites pas de politique
    en ce qui vous concerne personnellement
    mais votre organisation patronale en fait !!
    et cela engage tous les adhérents je pense !
    le problème ce n’est pas de faire du politique et qui détermine aussi l’économique
    d’être une force syndicale du patronat de peser sur la politique économique une force de proposition etc…
    Mais LE PROBLEME c’est quand une organisation devient un lobby aux connections dans un pouvoir politique dans l’état ! dans les institutions !
    un chef d’entreprise c’est pour gagner de l’argent et creer de la richesse
    dont tout le monde profite à ma connaissance et c’est normal
    mais en respectant les règles morales et les lois qui sont je pense s’appliquent pour tout citoyen
    en Algerie EL KHALOUTA cela se comprend à cause d’un système
    rentier ! d’un système non démocratique ! où les lois s’appliquent sur les plus faibles !

    Le mal de L’Algerie vient d’un système brisant les vrais élites les vrais entrepreneurs créateurs de richesse …..

    Blakel
    7 mars 2019 - 5 h 04 min

    Il dit qu’il ne fait pas de politique, mais il pourrait parfaitement en faire, tant il ménage parfaitement la chèvre et le choux. Il prétend être d’accord avec le peuple pour le changement (s’agit-il du même changement ?). Mais dans le même temps, il tente avec prudence, de nous convaincre, que l’on doit faire confiance au pouvoir actuel, pour réaliser les changements nécessaires. C’est un discours qui me semble habile, et assez hypocrite. Cependant je ne connais pas assez ce monsieur, pour le juger. Sa position, est délicate, il a des intérêts économiques à défendre, comme tout bon capitaliste. Je sais qu’il est difficile au pays de développer son entreprise, sans devoir faire allégeance à telle ou telle personnalité du pouvoir. Tout le monde n’atteint pas la taille critique de Cevital, pour pouvoir se permettre de prendre ses distances avec le pouvoir. Je pense qu’il faut faire la distinction chez les entrepreneurs entre ceux qui se retrouvent avec des liens avec des personnalités du pouvoir pour pouvoir survivre, et ceux qui ont tissé des liens pour abuser de l’avantage procuré (type Kouninef, Haddad…). Même si je suis critique envers les gros entrepreneurs algériens (notamment ceux qui profitent trop de leur complicité avec le pouvoir), je les trouve moins néfastes que les parasites du FLN. Au moins ils produisent des choses en Algérie (même si c’est pas comme il faut) et génèrent de l’emploi. Alors que les parasites du FLN, se contentent de détourner de l’argent, sans rien produire.

    Anonyme
    6 mars 2019 - 21 h 36 min

    « l’administration qui gère notre secteur d’activité est à deux doigts de nous retirer notre licence de télécommunications, nous avons des différends financiers énormes avec l’administration fiscale et l’Autorité de régulation. » Lui au moins il admet que ses intérêts passent avant tout.

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    TARZAN
    6 mars 2019 - 21 h 18 min

    en voilà un qui pose le problème concrètement. une partie des algériens sont contre le cinquième mandat non pas parce qu’ils sont convaincus, mais tout simplement parce qu’ils croient qu’ils sont dans l’air du temps, c’est la mode (après les matraquages médiatiques très agressifs de la france contre bouteflika, qui est NOTRE PRESIDENT). mais ces algériens qui agressent un monsieur qui a écrit en lettre d’or algérie dans les agendas du monde entier, ne mesurent pas les conséquences d’un vide politique (car il faut admettre qu’il n’y a aucun choix et aucun candidat digne de ce nom, et seuls les islamistes qui demeurent bien organisés). bouteflika est victime de l’incompétence de ouyahia très vieux jeu et le seul qui a été dynamique et qui fonce vers de l’avant a été liquidé, souillé et détruit, c’est bien sûr le cas de chakib khelil. quand il était au gouvernement, l’algérie ne s’est jamais aussi bien portée économiquement. l’algérie a besoin d’un changement, ça c’est une certitude, le gouvernement n’a que trop duré, mais ce changement on doit le faire avec notre président en réunissant toutes les forces vives de notre pays à l’image de ce jeune cadre. bouteflika est un atout pas un boulet.

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      Elephant Man
      7 mars 2019 - 5 h 45 min

      @Tarzan
      Effectivement ce jeune cadre est très PRAGMATIQUE et concret.
      Effectivement aucune opposition crédible avec un projet politique réel concret, un vide politique.

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    Antisioniste
    6 mars 2019 - 20 h 54 min

    Monsieur karim Cherfaoui parle d’une « reconfiguration » du gouvernement et/ou de l’administration pour répondre et écouter les « doléances » du peuple. Il parle aussi du décryptage de « la lettre du président » et des garanties qui devrait ou aurait due l’accompagner, en plus de ses inquiétudes légitimes que je comprends en partie. En fin de compte il admet la possibilité que sa compréhension de la situation soit erronée, et il demande qu’on le lui dise si c’est le cas en gros, et en insistant sur l’urgence de trouver une solution.
    Monsieur karim Cherfaoui permettez-moi de vous dire que je ne vous connais pas, et j’imagine que c’est le cas pour beaucoup d’algériens, mais il se trouve qu’on connaît beaucoup ceux qui composent le FCE, et ils sont très loin d’être en odeur de sainteté pour rester dans le politiquement correct.
    La reconfiguration que vous suggérez peut être positif pour vous j’imagine, et je comprends cela parfaitement bien de votre point de vue en tant que chef d’entreprise, mais elle serait un désastre pour le peuple algérien dans son ensemble à court moyen et long terme. Le peuple algérien veut une RUPTURE totale. Il l’a dit, et il continue à l’exiger PACIFIQUEMENT, car du point de vue de ce peuple c’est la seule solution, et je suis totalement d’accord avec lui car le ver et dans le fruit pas dans l’arbre. Traiter ce fruit pourrie serait non seulement couteux, mais improductif, voire inutile, sans oublier que ce ver est polymorphe, donc la seule solution c’est la RUPTURE.
    Quant au décryptage de « la lettre du président » dont vous parler permettez-moi de vous demander de me donner des preuves qu’elle est de lui et non pas du ver polymorphe qui essaye de gagner du temps pour se redéployer sous une autre forme, et ainsi perdurer dans le temps.
    Cher Monsieur, je comprends vos inquiétudes en tant que chef d’entreprise algérien, mais je suis dans le regret de vous dire qu’en ce moment vous vous trouver du mauvais côté de la barrière, et il ‘est jamais trop tard pour bien faire.

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      Nourdine
      7 mars 2019 - 1 h 09 min

      Vous êtes dans la caricature, vous semblez connaître beaucoup de gens du FCE, avez vous des dossiers ? Vous vous prévalez de la rupture mais vous conservez les mêmes travers notamment celui de porter des jugements de valeurs sur des gens que vous connaissez par ouï-dire. J’ai bien lu que vous ne connaissiez Mr CHERFAOUI mais vous trouvez qu’il est du mauvais côté de la barrière – condescendance ou menace ? Je connais pas Mr CHERFAOUI,
      à la lecture de son interview, je constate qu’il fait une bonne analyse de la situation actuelle et que le temps lui donnera raison.

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        Antisioniste
        7 mars 2019 - 3 h 50 min

        @ Nourdine
        7 mars 2019 – 1 h 09 min

        Vous êtes carrément limite vous, vous sembler lire à la va vite ce qui est souvent fâcheux pour les gens trop émotif. J’aurai pu ne faire aucun commentaire si je n’avais pas lu cette phrase de Monsieur karim Cherfaoui « Peut-être que ma compréhension de la situation est quelque peu erronée, qu’on me le dise pour envisager une autre solution » qui semble vous avoir échappé manifestement.
        Vous parlez de jugement que j’ai selon vous porté sur des gens (FCE) que je ne connais pas, et vous monsieur n’est-ce pas ce que vous faite à travers votre diatribe ? En effet, je ne connais pas Monsieur karim Cherfaoui et je le lui ai précisé en utilisant le mot « JE » mais en ce qui concerne les autres vous sembler ne pas avoir remarqué que j’ai utilisé le mot « ON », et pour votre gouverne je ne l’ai pas critiqué, et encore moins menacé, si tant est que vous comprenez ce que parler veux dire.

          Nourdine
          7 mars 2019 - 13 h 03 min

          « mais il se trouve qu’on connaît beaucoup ceux qui composent le FCE, et ils sont très loin d’être en odeur de sainteté pour rester dans le politiquement correct » – vous reprenez à votre compte ce qui relève de la doxa voire de l’idiosyncrasie – Si Mr CHERFAOUI dit que sa compréhension est peut être erronée est une attitude de respect, de retenue, il a un point de vue et ne l’impose à personne, il invite d’autres points de vue, à une contradiction argumentée
          pour qu’il puisse sortir de son « erreur » et vous le mettez du mauvais côté de la barrière, vous dites que ce n’est pas une menace alors est ce une promesse ? Débarrassez vous de la « pollution » et parlez nous de vous, intrinsèquement de vous car je sens que vous un homme de valeur.

    Anonyme
    6 mars 2019 - 19 h 36 min

    un acteur social se doit d’avoir des messages à passer. Le problème aujourd’hui c’est que nous avons laminé la chose politique qui normalement a le souci d’encadrer la société et comme la nature a horreur du vide, la toile a pris place.
    Pour revenir en arrière et faire le lissage de courbe c’est à dire : ramener la toile au siège des partis politiques, ce n’est pas une mince affaire. tout d’abord est ce que les partis sont conscients que la société leur a échappé, ils ont réduit leur activité à la mangeoire, ils se sont placé en porte à faux de la société si ce n’est l’absence totale.
    quels sont les partis qui s’ intéressent à la formation des jeunes militants?
    Ma remarque: si les partis avaient formé leur jeunes militants, aujourd’hui c’est eux qui donneraient les orientations à ce mouvement et non pas les partis qui vont suivre le mouvement sans savoir ou est l’aboutissement, on se rend compte que la trajectoire est sans limite, sans projection…

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