Le groupe parlementaire désavoue Laskri : le FFS au bord de l’implosion

Hadj Laskri
Mohamed Hadj Djilani et Ali Laskri. Rien ne va plus au FFS. PPAgency.

Par Hani Abdi Dans un communiqué signé par le coordinateur de l’Instance présidentielle, Ali Laskri, la direction du FFS annonce le retrait de ses parlementaires des institutions illégitimes du régime «pour lutter au côté du peuple sur le terrain». Ali Laskri n’a visiblement pas consulté les parlementaires avant de prendre cette décision.

Ainsi donc, le groupe parlementaire a rendu un communiqué qui sonne comme une mise au point mais, en même temps, un désaveu pour le coordinateur de l’Instance présidentielle de plus en plus contesté par les cadres et la base de son parti pour son unilatéralisme. Le groupe parlementaire s’est réuni et a débattu de la situation politique qui prévaut dans le pays. Dans son communiqué, le groupe parlementaire ne dit à aucun mot qu’il s’est retiré de l’APN.

Tout en saluant et suivant avec attention et espoir l’expression légitime et responsable des Algériens dans toute leur diversité, les parlementaires du FFS assurent être pleinement impliqués au sein de la population dans ce mouvement populaire, pacifique et consensuel. «Par leur mobilisation massive, ils ont démontré leur engagement et leur détermination à imposer un changement pacifique du régime qui a confisqué leur souveraineté et entraîné le pays dans l’impasse», ajoute le groupe parlementaire qui se dit convaincu que l’action des députés FFS «doit contribuer davantage à la réhabilitation du politique».

Les parlementaires du FFS assurent «demeurer dans l’action, sur le terrain, pour faire triompher ce noble combat pour le changement et l’instauration de la  2e République». Par sa sortie, le groupe parlementaire affiche ouvertement son différend avec Ali Laskri.

Ce dernier, comme nous l’avions déjà rapporté, est sur la sellette. Un conseil extraordinaire a été convoqué pour le samedi 9 mars pour traiter de son cas et de celui de Mohand Amokrane Chérif, deux membres de l’Instance présidentielle accusés d’avoir fait le vide autour d’eux et, surtout, d’avoir provoqué une saignée des cadres au sein de ce plus vieux parti de l’opposition.

H. A.

Comment (5)

    A3ZRINE
    7 mars 2019 - 15 h 19 min

    Le minimum syndical est de démissionner de cette Assemblée fantoche, vous savez bien que c’est la politique du quotat qui vous a installée là où vous êtes.
    Un peu de nif Messieurs et sacrifiez les avantages.

    MELLO
    7 mars 2019 - 14 h 36 min

    … La décision de la direction du FFS , de retirer tous les parlementaires, est bel et bien prise et exécutée par ces elus, donc en aucun cas desavouant leur direction. Toutefois, en prenant soin de rapporter l’information au niveau de la source, vous ne serez pas entrain de semer le doute au sein des militants de ce grand parti , une école partisane , militante et sans ambiguïté. Si la Direction est remise en question , seul le congrès du parti pourra se prononcer. Aujourd’hui, le FFS , ses militants, ses représentants au sein des institutions élues , se tient au côté de la société en rejetant tout ce cinéma d’élection prévu au 18 Avril . D’ailleurs , le FFS reste le premier parti à prendre position par un boycott ACTIF , pour exprimer son projet de consensus national, son projet d’Assemblée Constituante , bien plus importants qu’une élection présidentielle.

    Je pense que le FFS doit partir avec le FLN et les autres
    7 mars 2019 - 14 h 32 min

    Je pense que le FFS doit partir avec le FLN et les autres, il a signé son acte de mort en 2012

    même si je suis toujours contre les stériles, le FFS c’est quoi ? opposition opposition pour l’opposition et mort pour l’opposition et au moment ou il devrait rester à l’opposition et 2012 il participera au élection après avoir soboter les elections de 1991 avec sa marche au coté des pseudo démocrates de l’époque

    Le FFS c’est un marchand de reve et le restera on ait plus en 1962 on 2019 tous ces slogans doivent partir

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      MELLO
      7 mars 2019 - 19 h 46 min

      Malheureusement, le rêve du FFS ou le rêve de Feu Hocine Ait Ahmed, ne s’est jamais réalisé et ce depuis sa lutte de 1963.
      Les esprits , malintentionnés, rasés politiquement par le pouvoir en place, ne se contentent pas de chercher , de rechercher afin de découvrir que le FFS est le seul parti à avoir proposé des mémorandums de sortie de crise. La levée de l’État d’urgence, la dissolution de la police politique, La réconciliation nationale -proprement parlé- la conférence de consensus national, l’assemblée nationale constituante, sont des marques d’un grand parti politique, et le FFS en est un. Aujourd’hui, le FFS à décidé de se joindre à la rue afin de faire aboutir les revendications.

    Anonyme
    7 mars 2019 - 9 h 18 min

    LASKRI est contesté depuis longtemps. Il n’a pas le charisme et communique très mal. Quant à la décision de retrait des institutions bidons, je ne pense pas qu’elle est contestée, ils auraient dû même les quitter plus tôt.
    Je pense que le FFS doit aller à un congrès de réconciliation et récupérer tous les grands militants qui l’ont quitté comme Zenati, Tabou et bien d’autres.

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