Poutine sera-t-il un modèle pour le pouvoir algérien ?

Poutine
Le président russe Vladimir Poutine. D. R.

Par Dr Hocine-Nasser Bouabsa – En raison de beaucoup de faits, l’Algérie de 2019 vit une crise semblable à celle de la Russie de l’an 1999. Pendant dix ans, cette dernière fut aussi gravement dévastée par son ex-président Eltsine, que le fut l’Algérie par l’ex-autocrate qui a présidé à la destinée du peuple algérien pendant vingt ans. La Russie s’est relevée, grâce au salut imposé par Poutine. L’Algérie suivra-t-elle son exemple ?

La Russie des années 1990 ressemblait à un verger dont le propriétaire était absent ou mourant. Tout le monde voulait en profiter. Et les premiers qui s’en étaient servi  furent les apparatchiks du système post-soviétique, soutenus par des anciens véreux du KGB et les agglomérats capitalistes occidentaux, qui jadis, se bousculaient vers le Far-East russe pour accaparer les richesses du peuple russe, trahi par un Eltsine sous influence permanente de la vodka et des mauvais esprits, qui se sont rassemblés autour de lui. En quelques années, naissait alors une nouvelle caste d’oligarques comme les Berëzovski, Khodorkovski et Abramovitch, sortis tous du néant pour devenir en un temps record des milliardaires en dollars. Arrivé au pouvoir, Poutine, en fin stratège et connaisseur des manigances de ces milieux, savait que le salut de la Russie passait par la réappropriation par l’Etat du contrôle sur les fortunes colossales amassées indûment au détriment du peuple et l’Etat russes. Il en faisait sa première priorité en instaurant la notion de «dictature de la loi». C’est dans ce cadre que furent organisées d’une part, la mise en quarantaine sibérienne du Khodorkovski, un des symboles de l’oligarchie prédatrice russe, et d’autre part, l’humiliation des oligarques savamment orchestrée et transmise par la TV russe, afin de marquer les esprits hésitants ou récalcitrants. Les gouvernements, ONG et média occidentaux avaient sévèrement critiqué la démarche de Poutine, mais ce dernier était décidé à balayer avec le soutien du peuple les écuries d’Augias. Bien sûr que les formes juridiques furent respectées, mais c’est la volonté politique qui dictait dans le fond. Le résultat on le voit. Après vingt ans au pouvoir, le premier magistrat de la république russe a reconstruit la plus grande partie de ce que ces deux prédécesseurs ont détruit et a rendu la fierté et l’espoir au peuple russe.

Tout comme l’actuel locataire du Kremlin, l’Eltsine algérien est venu au pouvoir en 1999. C’est le seul point commun des deux politiciens. Car Bouteflika, a contrario de Poutine, a préféré amplifier le bradage de l’économie nationale – au profit d’une oligarchie insatiable aux accointances externes douteuses et soutenue comme en Russie par des apparatchiks et des hommes de l’ombre félons – et a opté pour la continuité dans le démembrement de l’état algérien – entamée déjà dans les années 1980 par le successeur du défunt président Houari Boumediène (Allah yarhmou) – d’une part, en achevant avec la complicité de l’oligarchie, le peu qui restait du tissu industriel, que Chadli et les pyromanes des années 1990 n’ont pas eu le temps de détruire, et d’autre part, en œuvrant à caporaliser et à asservir toute la société algérienne, par un système de corruption, érigée en mode cardinal dans la conduite des affaires de l’Etat. Après vingt ans, il est détrôné et chassé – par un peuple algérien outré et ulcéré par la destruction planifiés de son pays, vendu au dinar symbolique – laissant derrière lui une Algérie engloutie dans une boue apocalyptique contrôlée par l’oligarchie, comme le fut la Russie avant Poutine.

Cette oligarchie s’est substituée à l’Etat à tel point, que ses membres influents pouvaient dégommer tout commis de l’Etat. Les Algériens se rappellent l’épisode en 2017 du Premier ministre Tebboune, chassé après trois mois comme un malpropre, parce qu’il s’était permis de réclamer le remboursement de 40 milliards de dollars aux oligarques algériens. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement Tebboune, mais c’est pratiquement tout le peuple qui réclame impatiemment ses centaines de milliards de dollars qui lui ont été dérobés.

La question qui se pose est évidemment est : comment ? Les opinions sont nombreuses, convergentes dans des cas et contradictoires dans beaucoup d’autres. Parmi les points de la discorde, il y a les actions lancées par la justice dans le cadre du traitement des délits graves de corruption et des actes contre-révolutionnaires supposés ou avérés. Les uns appellent tout d’abord à concrétiser, dans le cadre de l’état de droit, l’indépendance de la justice qui se chargera de poursuivre ces infractions. Les autres, impatients de voir les auteurs de crimes majeurs derrière les barreaux, mettent en avant l’urgence et applaudissent toutes les mesures que la justice a initiées tout récemment.

Ces dernières mesures rappellent la logique du droit «poutinien» avec ses deux maximes : «Celui qui a piétiné sauvagement et volontairement le droit n’a pas droit au droit» et «L’argent volé au peuple doit être récupéré par tous les moyens». Cette logique est-elle la meilleure option pour l’Algérie ? Je pense qu’au moins 90% des Algériens répondront par oui. Et comme le peuple est la source du pouvoir, c’est la volonté populaire qui définit le droit. N’empêche qu’il reste les 10% qui répondent par non en mettant en avant la force des procédures et de la présomption d’innocence dans le droit. Mais la faiblesse de leur argumentation réside dans le fait qu’ils sont les premiers à réclamer avec véhémence – en se basant sur la volonté populaire – la mise en quarantaine de la Constitution, afin de mettre en place les dispositifs de la période de transition. Or, si on suspend la Constitution, c’est aussi toute l’architecture procédurale juridique qui part en éclats. Avec cette logique, il n’y aura pas de poursuites contre les grands malfrats. C’est peut-être le souhait de certains.

Une chose est sûre : le chemin vers l’Etat de droit est long et épineux. La corruption et le banditisme oligarchique sont les principaux obstacles qui se dresseront sur ce chemin. Ils ont gangrené la société et asservi le peuple. C’est à eux que le premier Blitzkrieg doit être livré. Seul leur anéantissement rapide libérera le peuple et permettra la continuation du chemin. Sachant que l’Algérie et la Russie avaient une architecture étatique similaire, dominée par l’appareil de sécurité et défense nationales, une économie dirigée par l’Etat et ont souffert du même processus prédateur de privatisation et de destruction de l’Etat, le peuple algérien serait bien conseillé d’étudier l’expérience russe entamée par Poutine en 1999, afin de trouver les solutions et réponses adéquates à ses problèmes et questionnements concernant la période de transition, au lieu de s’aventurer aveuglement dans des sentiers chimériques, tant vantés par les vendeurs des rêves de la démocratie, mais qui se sont avérés, au mieux, n’être que des bulles d’air sous d’autres cieux, et au pire, le conditionnement à un piège de destruction.

La Russie a son Poutine, l’Algérie aura-t-elle le sien ?

H.-N. B.

NDLR : les opinions exprimées dans cette tribune ouverte aux lecteurs visent à susciter un débat. Elles n’engagent que l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à la ligne éditoriale d’Algeriepatriotique.

Comment (32)

    sauce-samurai
    16 mai 2019 - 18 h 18 min

    il serait bien de suivre en effet l’exemple de Putin, on Nationalisant toutes ses sociétés (ETRHB, TAHKOUT, KOUGC…etc) qui se sont enrichies des deniers publique.

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      harissa
      17 mai 2019 - 8 h 59 min

      Poutine n’a rien nationalisé ,nationaliser c’est le retour à l URSS en faillite ,il a distribué les sociétés à ses amis et soutiens !

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    El pueblo
    16 mai 2019 - 5 h 37 min

    N’EST PAS POUTINE QUI VEUT

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    Blakel
    16 mai 2019 - 3 h 47 min

    Les oligarques n’ont pas disparu depuis que Poutine est devenu président. Seule une poignée d’entre eux, qui voulaient se mêler de politique, et/ou ont mis en danger la souveraineté de la Russie ont été neutralisés. La Russie de Poutine n’a rien de communiste (économiquement parlant). C’est un pays capitaliste, avec un contrôle important exercé par l’Etat. De plus c’est Etat relativement rentier (pas autant que l’Algérie certes), qui tire la majorité de ses revenus de ses ressources minières (hydrocarbures, métaux…), Poutine n’a pas été capable de faire passer la Russie d’une économie basée surtout sur les matières premières, à une économie de la connaissance compétitive et performante sur le secteur manufacturier ou des services. Même si la prédation au profit d’intérêts étrangers a été stoppée par Poutine, la corruption existe toujours, et les mafias prospèrent toujours.
    Ce qui sauve, la Russie, et ce qui fait la principale différence avec l’Algérie, c’est qu’en plus de ses richesses minières, la Russie peut compter sur une main d’oeuvre fortement qualifiée issue d’un système éducatif performant hérité de l’époque soviétique. La Russie n’a pas détruit son système éducatif, contrairement à l’Algérie. Malgré cela le bilan économique est mitigé, la Russie reste trop dépendante de ses richesses minières.
    En conclusion, certes d’une certaine façon, on peut considérer que Poutine a sauvé la Russie du pire (qui se profilait sous Eltsine), mais de là à en faire un idéal de gouvernance, c’est très contestable.
    Je pense que la majorité des Algériens veulent prendre leur destin en main, devenir acteurs de leur avenir. Ils ne veulent plus que ce dernier se retrouve entre les mains d’un nouveau messie, ou zaïm omnipotent, et omniscient, Ils ne veulent plus que leur avenir dépendent du bon vouloir, et de la probité d’un guide suprême. De même que la protection sociale financée par la fiscalité, est préférable à la charité, de même une législation, des institutions, et des structures de contrôle interdisant toutes les dérives, est préférable à la gouvernance d’un autocrate héroïque.

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    Vroum Vroum 😤..
    16 mai 2019 - 2 h 16 min

    A titre de témoin, mon Post au début du Hirak , j’avais dit que du Hirak sortira un Homme (dirigeant ) providentiel , intègre entouré d’élites qui fera briller l’Algérie ..et je maintiens fermement , car il est impossible de décevoir le Peuple , le Pouvoir ANP ne peut que suivre le Peuple , et selon les conditions du Peuple…car plus de 20 millions sont sortis dans la Rue , les décevoir serait un Crime impardonnable . .J’espère ne pas mettre trompé . .L’article invoque Poutine , on serait heureux d’un Poutine Algérien .

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    Mazouzi
    15 mai 2019 - 23 h 01 min

    Article intéressant et idée tout aussi intéressante, pourquoi ne pas copier quand c’est positif! s’il faut nettoyer les écuries d’Augias dans l’immédiat pourquoi attendre, allez-y et faites place nette en effaçant le passé obscur de la clique bouteflikienne.

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    bozscags
    15 mai 2019 - 20 h 12 min

    il nous faut un Vladimir poutine en urgence au pays .

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    Benzerroug
    15 mai 2019 - 20 h 04 min

    A quoi sert de développer des réflexions . C le désarroi total
    Fallait il que la lumière jaillisse maintenant

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    Karim
    15 mai 2019 - 19 h 54 min

    Des Lois et de la transparence pour débusquer les prédateurs, quant aux incompétents; ils s’élimineront d’eux même.

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    Le Dr Hocine-Nasser Bouabsa a clairement tout résumé .
    15 mai 2019 - 19 h 44 min

    Monsieur le Dr Hocine-Nasser Bouabsa.
    Je vous tire ma révérence et tout mes applaudissements.
    C’est exactement ce que doit faire Gaïd Salah dans un premier temps et ensuite passé le flambeau à des hommes de sa trempe de son charisme qui soient impitoyable , intransigeant .
    Des hommes par lequel la fibre patriotique passe avant toutes autres considérations.
    Des hommes qui craignent Allah et le jour du jugement.
    Merci à vous H.N.B.

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    Bouzorane
    15 mai 2019 - 17 h 54 min

    Sauf qu’en 1999, Poutine avait 47 ans!
    C’est la différence avec la gérontocratie Algérienne.
    Un autre exemple, Paul Kagamé, le Poutine africain (je pense même qu’il a plus de mérite que Poutine), avait 43 ans lorsqu’il devint en 2000 président d’un petit pays pauvre, le Rwanda, qui sortait d’un génocide qui fit 800 milles morts. Il faut voir ce qu’est devenu le Rwanda aujourd’hui!

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      chaoui40
      15 mai 2019 - 21 h 27 min

      Fethi Ghares president !

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    MELLO
    15 mai 2019 - 16 h 36 min

    Docteur, vous avez , par cette contribution , touché au vrai problème Algérien . Néanmoins à ce parallèle j’ajouterais que comme la Russie , plus grand pays d »Europe, l’Algérie est le plus grand pays d’Afrique.
    Les richesses des deux pays sont énormes, les visées de profits de la rente attirent toutes les envies.
    Un homme ,de la trempe de Poutine, a vite compris que seule la force de la loi peut triompher. La justice sans la force est impuissante et la force sans la justice est tyrannique.
    Poutine a participé à la réorganisation institutionnelle de la Russie dénommée officiellement FÉDÉRATION DE RUSSIE. Les oblasts qui font figure d’États fédéraux ont à leur tête des gouverneurs . Le principe est de sortir de l’État jacobin pour aller vers une décentralisation de responsabilités et un principe d’autonomie dans pas mal de secteurs : santé, éducation nationale, culture , sports …
    L’Algérie , avec un homme de l’envergure de Poutine , aura tout à gagner en sortant du système jacobin français qui nous paralyse.

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      harissa
      16 mai 2019 - 9 h 10 min

      Poutine est un autocrate comme Bouteflika ,il à manipulé la constitution à sa guise pour s’assurer le pouvoir depuis 1999 ,sans partage , les élections sont à l’image de celles de l’ Algérie on connaît les résultats avant le vote ,les opposants et les journalistes sont emprisonnés ,voir assassinés ,de fonctionnaire du KGB il est devenu en 20 une des plus grosses fortunes de Russie ,ses amis et obligés accaparent les richesses ,en fait juste un nouveau tsar ,rien de plus .

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        MELLO
        16 mai 2019 - 21 h 31 min

        Que valent les président américain , francais et autres devant ce Poutine ? . Grand stratège , fin négociateur et allié privilégié de la Chine , de l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud , sans oublier l’Iran et … l’Algérie.
        Économiquement , il a su faire face au blocus agro-alimentaire imposé par l’UE et les USA. D’ailleurs ce boycott a permis aux agriculteurs Russes de montrer leurs véritables valeurs en mettant sur le marché toute , je dis bien toute la gamme de produits agricoles, jusque là importés.
        Institutionnellement, il a su constitué une Fédération de Russie: le pays est divisé en Oblasts ( regions) avec une certaine autonomie. Poutine a su décentralisé certaines fonctions comme la santé, l’éducation nationale, le sport , l’agriculture .
        Constitutionnellement, il a droit à deux mandats présidentiels de suite. Bien sûr, il a alterné ses mandats avec Medvedev , son ami complémentaire. L’essor de la Russie , sous Poutine , est florissant avec un peuple travailleur.

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          harissa
          17 mai 2019 - 9 h 16 min

          Le taux de pauvreté en Russie est immense ,on exporte des céréales ( comme au Brésil ) alors que les besoins de la population ne sont pas couverts .La Russie engage une course aux armements perdue d’avance comme l’ex URSS ,elle n’en a pas les moyens ,la Chine n’est pas son amie loin de là c’est même le principal souci des russes ,l’expansionnisme chinois les guette en premier lieu nul ne peut ignorer que les terres pratiquement vides de l’est russe intéresse au plus haut lieu les chinois .La Russie est classée cent neuvième pour l’espérance de vie dans le monde ,un beau résultat ,pour soi – disant un pays aussi avancé ! Dans le classement des libertés ,du niveau de vie ,du bien – être ,de la culture la Russie est classée dans le bas des tableaux ,la Russie de plus perd des habitants ,il y à des harragas là – bas pour fuir le paradis de Poutine !

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          MELLO
          17 mai 2019 - 14 h 19 min

          @ harissa, 9h15,
          Je vous réponds point par point à ces fausses idées colportees par les médias occidentaux . Moi qui voyage très souvent en ce grand pays – grand en tout points de vue. Il possede le taux l’alphabétisation le plus important au monde, il possède l’une des technologies informatiques parmis les plus performantes au monde. Ce pays possède un système bancaire performant , malgré la valeur du Rouble ( monnaie nationale qui est une devise) . La Russie est très pointue dans la gestion du temps : aucun retard sur les milliers de kms de ligne de trains, aucun retard au niveau des aéroports russes, tout retard à l’arrivée ou au départ est soumis à une amende. Aucun retard dans l’exécution des projets. L’industrie spatiale et militaire les plus performantes au monde.
          Socialement , le Russe vit convenablement sa vie : l’aspect de la physionomie du russe , dans la rue vous donne un aperçu global du mode de vie. Le russe voyage convenablement à travers le monde.
          Un autre signe de bonne santé du pays , une organisation parfaite d’une belle coupe du monde: le monde entier en témoigne. La Russie est un grand pays avec un grand Président.

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    AMMI ROUCHE
    15 mai 2019 - 16 h 19 min

    L’ère du communisme et du despotisme est fini. Pas de militaires au pouvoir sous quelque alibis que ce soit. Y a-t-il un mécanisme dans le cas de la Russie qui contrôle la gestion des finances de leurs forces armées? Ah que ninni. Si de nouvelles nationalisations se profilent à l’horizon, il faudra que ça soit les lois issues de la nouvelle république issue réellement du peuple qui le feront, pas un quelconque haut gradé. Des dizaines pour ne pas dire des centaines de milliards de dollars sont partis en fumées sous différents formes de crédits non remboursés, de factures gonflées, mais aussi d’achats d’armes sans savoir la note et la facture payées. On nous dira bien sûr, secret d’état. La corruption et l’art du vol car c’est vraiment un art ont atteint des niveaux allant du simple citoyen ou djoundi jusqu’au président et hauts gradés de l’armée. N’en déplaise aux défenseurs des casquettes et bottes. Des appelés de l’armée ont vu des choses incroyables dans le détournement des budgets des casernes durant la décennie noire, ces petits chefs d’hier qui pouvaient prendre un agneau en entier, que pourra-t-il prendre lorsqu’il sera général? Ayons le courage de donner le pouvoir au peuple pour mettre des mécanismes de contrôles de gestion et des marchés en place aussi rigoureux qu’aucune personne ne puisse échapper à la loi si elle contrevient à celle-ci et libérons les énergies d’innovation, de travail dans le strict respect des nouvelles lois du pays et le printemps n’en sera que plus beau, dixit Rachid MImouni.

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    Anonyme
    15 mai 2019 - 16 h 17 min

    Il ne faut pas copier un modèle, et il faut créer, où améliorer un modèle …..démocratique, de Justice
    De Transparence, et de Travail
    Un système basé sur le travail, et la discipline, surtout, le savoir faire, la production,
    Et l’exportation du surplus des richesses (agriculture, élevages, alimentaire,en priorité des priorités)
    Et non se baser sur un modèle prédateur-rentier, bureaucratique, répressif, policier, et ultra sécuritaire
    L’Allemagne, le Japon, et la Corée du Sud,
    Où …..la Norvège de Statoil (équivalent à notre massacrée-pauvre Sonatrach)
    Qui a su garder, et préserver (la Norvège dirigé par des responsables lucides, sages, et visionnaires)
    Ses réserves de pétrole, dans la Mer du Nord, en diversifiant son économie
    L’Allemagne, la Corée (du Sud, bien sur), et le Japon par leurs petites surfaces,
    Et par leurs petites populations relativement plus petites par rapport à la très vaste, et peuplée Russie Exportent plus de biens, et plus d’équipements (avec des balances commerciales excédentaires)
    De haute technologie, en valeurs, qu’ils n’importent de cette dernière (la Russie) les matières premières
    V. Poutine avait exprimé,dans un passé récent, des inquiétudes, sur sa vision de l’avenir envers
    La Chine (dont il craint, et il se méfie trop) , la Corée(du Sud bien sur),à l’industrie très dynamique,
    Et le Japon l’Empire civilisé des machines, des voitures, des bateaux,des robots, de l’électronique, et de l’informatique
    En attirant les populations, et les investissements de ces trois pays asiatiques très dynamiques-industriels
    A venir investir dans l’Extreme Orient Sibérien froid, et gelé (Vladivostock, Khabarovsk, Baikal,
    Le long, et autour du fleuve Amour (voies ferrées , routes, usines, agriculture (???,…), nouvelles cités,…..)
    V. Poutine: en Extreme Orient dans les prochaines années on va devenir des chinois,…… ?!,…..
    (c’est à dire une minorité russe, en Extreme Orient Russe)

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    Un Poutine ! Pour l'Algérie !
    15 mai 2019 - 15 h 49 min

    C’est un bébé. Il nous faut un genre Kroutchev (algérien) pour assouvir son rêve de camarade président à vie avec une nomenklotura digne de ce nom (tels que : saïdani, Tliba, Naïma salhi et consorts…).

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    Abdellatif
    15 mai 2019 - 15 h 42 min

    Je souhaite que tout un chacun comprenne et adhère à cet excellente reflexion !
    In-Shâ-ALLAH

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    baraa
    15 mai 2019 - 13 h 19 min

    Il existe en Algérie comme en Russie une bourgeoisie compradore liée aux intérêts mondialistes mais il existe aussi une bourgeoisie nationale, même lorsqu’elle vient de milieux ayant vécu sur la prédation mais qui perdraient toute influence en cas d’ouverture totale de l’Algérie au marché mondialisé. C’est sur ces contradictions qu’il faut s’appuyer. Pour cela, il faut néanmoins un peuple organisé, une avant-garde consciente et la vision d’un but ultime qui passe d’abord par la restauration de l’Etat puis ensuite par la socialisation des moyens de production et d’échanges. Surtout dans le cas algérien où les prédateurs sont aussi des importateurs stériles

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    Abou Stroff
    15 mai 2019 - 12 h 25 min

    partant du constat vérifiable et quantifiable que le système dominant la formation sociale algérienne, c’est à dire le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation ne peut générer ni société civile au sens de Gramsci ou de Marx, ni citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs et encore moins des partis politiques proposant des projets de sociétés différenciés, il me semble que le dépassement de ce système requiert une des deux conditions suivantes:
    1- le système rentier ne générant pas les conditions de son propre dépassement ou en d’autres termes, ne produisant pas ses propres fossoyeurs, seule une baisse prolongée des prix des hydrocarbures (dont l’exportation génère la rente) peut ébranler le système dans son entièreté et favoriser son dépassement par la neutralisation des couches rentières.
    2- étant donné l’absence de contradictions antagoniques au sein du système basé sur la distribution de la rente, l’émergence d’un HOMME D’ETAT de la trempe de Attaturk ou de Bourguiba ou de Mandela ou de…. Poutine pourrait déclencher, grâce au charisme du leader et à sa volonté de faire progresser la société dans son ensemble, un processus de dépassement du système à travers une politique volontariste ayant des objectifs clairement définis (retenons que Poutine voulait et continue à vouloir redonner une place ge grande puissance à sa patrie, la Russie.)
    moralité de l’histoire: je pense que le Poutine algérien n’est pas encore sur scène mais chacun sait qu’une « simple étincelle peut mettre le feu à toute une plaine ».
    PS: les deux conditions ne sont pas mutuellement exclusives.

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    Chaoui
    15 mai 2019 - 12 h 21 min

    nous ne voulons plus de regionalisme il est temps de elir une sommité universtaire a la tete de l etat , jamais plus de militaires en politique!

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      Dida
      17 mai 2019 - 2 h 04 min

      Le problème avec « la politique » de « l’homme fort » c’est…
      …puis Après…
      sa disparition entre autres… naturelle ou autre…
      Souvent le désordre en héritage… voir pire…
      En 57 ans, qu’avons eu… que des hommes forts… et un parterre de courtisans corrompus… résultat nous pataugeons… encore et encore…
      L’ option, Conseil de la présidence, avec 9 membres désignés, (non élus), par le parlement « élu du peuple ». Avec Mandat de 5 ans.
      Avec une présidence tournante honorifique, d’une année, par chacun des membres.
      Les 9 membres issue des 5 premiers « Parti politique » élus siégeants au parlement.
      Avec 2 sièges maximums par parti au conseil de la présidence.
      Le parlement élu du peuple, défini les choix politiques du peuple souverain et la feuille de route à suivre.
      Le conseil de la présidence conduit la politique
      Conséquence :
      *Fini le culte de la personne.
      *Pouvoir et contre pouvoir et contrôle déjà à la tête du pays.
      *Assurance de stabilité et de continuité de politique la plus large possible de l’intérêt générale sur le long terme.
      *Implication définitive de responsabilité directe des parti.
      C’est là une première ébauche de
      Réflexion perfectible… Qui fait appel à d’autres idées pour un système… en devenir d’alternance.. pour un
      Renouveau…
      Vive l’Algérie

    Iwen
    15 mai 2019 - 11 h 53 min

    On a essayé les hommes, il nous faut tenter l’expérience avec , à la tête du pays, une femme !!
    Il faut une FEMME à la tête du pays, car une femme est source d’autorité et de VRAI pouvoir (pouvoir de CHANGEMENT !)

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      Mohamed Abdullah HAMOUDI
      15 mai 2019 - 12 h 16 min

      un etat islamique n accepte pas une femme madame IWEN

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        Iwen
        15 mai 2019 - 16 h 26 min

        //.. .
        Mohamed Abdullah HAMOUDI
        15 mai 2019 – 12 h 16 min
        . ..//
        Lorsque j’ai avancé l’idée qu’une femme pouvait très bien faire le travail, j’ai pris comme exemple ma mère, et non pas la tienne !

        Et toi, avec un nom pareil, « HAMOUDI » ma h »med’tch allah wa la Sidna Mohamed (QSSSL) !

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      Antisioniste
      15 mai 2019 - 14 h 05 min

      @ Iwen

      Oui, pourquoi pas?

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        Iwen
        15 mai 2019 - 16 h 29 min

        //.. .
        Antisioniste
        15 mai 2019 – 14 h 05 min
        @ Iwen
        Oui, pourquoi pas?
        . ..//

        C’est une histoire de volonté, en plus d’un rendez-vous (avec le peuple = l’idée de par le peuple et au profit du peuple)

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          Antisioniste
          15 mai 2019 - 20 h 22 min

          Saha ftour el jami3
          @ Iwen,
          Bonsoir, je suis revenu pour m’assurer que je n’ai pas dit de bêtise car j’avais des courses à faire et. Bref. Au début du hirak bien avant que les gens commencent à parler de représentants comme aujourd’hui j’ai fait une liste de personnage qui a mon avis pouvait faire l’unanimité des algériens et j’ai mis à leur tête deux femmes. C’est pour vous dire qu’en tant qu’ancien macho je me soigne madame, et si ça a été possible pour moi je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible pour les autres.

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      Réponse
      16 mai 2019 - 1 h 08 min

      C’est l’idée de l’association de Ni pute ni soumise!

      La question n’a rien a voir avec les hommes ou les femmes mais avec les compétences le nationalisme et l’intégrité.

      En ce qui me concerne je voterai pour toute femme qui maintiendrait les frontières avec le Maroc fermées.

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