Commerce extérieur de l’Algérie : en déficit pour les 4 premiers mois de 2019

déficit
Les importations ont enregistré une légère baisse de 1,3%. New Press

La balance commerciale de l’Algérie a connu un déficit de 1,84 milliard de dollars durant les quatre premiers mois de 2019,contre un déficit de 1,83 à la même période en 2018, a appris l’APS auprès de la direction générale des Douanes algériennes.

Les exportations algériennes ont atteint 13,33 milliards de dollars durant les quatre premiers mois de l’année en cours, contre 13,53 milliards à la même période de 2018, soit une légère baisse de -1,5%,indiquent les statistiques provisoires de la direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD).

Les importations ont atteint 15,17 milliards de dollars, contre 15,37 milliards, en légère baisse de 1,3%. Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 88% durant les quatre premiers mois de 2019, soit le même taux de couverture enregistré à la même période de l’année précédente.

Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger au cours des quatre premiers mois de 2019 (93,54% du volume global) en s’établissant à 12,47 milliards de dollars, contre 12,55 milliards à la même période 2018, enregistrant une légère baisse (-0,71%).

Les exportations hors hydrocarbures restent toujours marginales, avec 861,87 millions de dollars durant les quatre premiers mois de l’année en cours, ce qui représente 6,46% du volume global des exportations, contre 975,01 millions à la même période en 2018, en baisse de 11,60%, précisent les données de la DEPD.

Chute des importations de carburants

Pour les trois groupes de produits sur les sept que contient la structure des importations, les achats de carburants reculé durant les quatre premiers mois de l’année 2019 et par rapport à la même période de l’année dernière. En effet, la facture d’importation du groupe énergie et lubrifiants (carburants) a chuté de 60,88%, s’établissant à 212,95 millions de dollars, contre 544,30 millions pour la période de référence.

Les biens alimentaires, dont les importations se sont chiffrées à 2,817 milliards de dollars, contre 3,178 milliards, en baisse de 11,35%. Même tendance pour les biens d’équipements agricoles qui ont totalisé 174,84 millions de dollars, contre 190,37 millions (-8,15%).

En revanche, les autres groupes de produits de la structure ont connu des hausses durant la période de comparaison. Ainsi, les demi-produits ont totalisé 3,88 milliards de dollars, contre 3,69 milliards (+5,28%), les biens d’équipements industriels ont atteint 5,23 milliards de dollars contre 5,06 milliards (+3,35%), 5,65%.

La direction des Douanes algériennes souligne que l’’Italie reste le premier client de l’Algérie et la Chine son premier fournisseur.

R. E.

Comment (12)

    Anonyme
    9 juin 2019 - 15 h 30 min

    L’hémorragie, et la saignée de nos réserves en devises continuent, dans l’indifférence, et l’incompétence
    Rapprochant, progressivement, l’économie algérienne de la faillite

    Alors que d’autres « constructeurs d’automobiles  » algériens continuent à importer massivement
    De pièces de rechanges, avec une sous traitance algérienne trop faible, et presque négligeable
    Les constructeurs automobiles français Renault et Peugeot Citroën ont surfacturent 70% leurs pièces de rechange depuis dix ans grâce à un logiciel qui gonfle artificiellement les prix, engrangeant près 100 millions d’euros de profit supplémentaire chacun et par an. C’est ce que révèle une investigation menée par le journal online français Mediapart en collaboration avec ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC) et baptisée «CarLeaks».

    L’enquête se basant sur des documents confidentiels obtenus par Mediapart et partagés avec EIC, indique les prix des pièces de rechanges des deux constructeurs sont artificiellement gonflés jusqu’à trois fois au détriment de leurs clients de par le monde. Les documents proviennent du plus grand cabinet conseil dans le monde Accenture –une multinationale née aux Etats-Unis– lequel a fourni aux deux constructeurs français un logiciel qui s’appelle «Partneo» et qui, explique Mediapart, permet de déterminer la valeur perçue par le client d’un produit ainsi que le montant maximum qu’il est serait prêt à débourser pour l’acquérir.

    Ce faisant, le logiciel agissant sur la perception des clients, acquis par Renault en 2008 et par PSA en 2010, a gonflé les prix de 70% des pièces vendues par les deux constructeurs, a réduit ceux 20% d’entre elles et a maintenu ceux des autres 10%. Un artifice qui a généré 15% de bénéfices supplémentaires au profit des deux constructeurs sur l’ensemble des pièces captives dont la commercialisation est limitée pour des raisons de propriété intellectuelle et industrielle ou pour des raisons de sécurité des véhicules. Mediapart a estimé les profits supplémentaires engrangés par les deux constructeurs grâce audit logiciel et détriment des automobilistes et des assureurs à 1,5 milliards d’euros en dix ans. Pire, l’enquête de Mediapart et ses partenaires européens souligne même qu’il existe une entente entre les deux constructeurs sur les prix.

    Optimisation fiscale en Algérie
    Ceci dit, cette arnaque n’est pas étrangère aux pratiques des deux constructeurs qui s’adonnent à l’optimisation fiscale partout où ils sont installées dans le monde, transférant les bénéfices là où ils paient le moins d’impôts. En Algérie par exemple, Renault, qui se trouve être leader sur le marché et dont les véhicules se vendent comme des petits pains, affiche indécemment le taux de rendement le plus bas à l’intérieur du groupe avec des bénéfices ne dépassant parfois même le prix d’une voiture (lire notre article sur le sujet). Idem pour Peugeot qui, d’ailleurs, a été épinglé par le scandale dit «dieselgate» en Europe pour avoir traficoté les mesures des émissions de CO2. Peugeot fait exactement comme Renault en Algérie. De 2010 à 2016, sa filiale algérienne, qui a vendu pour 3,61 milliards d’euros de véhicules, pièces de rechange et autres prestations de service, a déclaré à peine 42,6 millions d’euros de bénéfices, soit un taux de rendement moyen de 1,18% au moment le groupe déclarait, tout au long de cette période, un taux de rendement supérieur à 5%.

      Belaid Djamel
      10 juin 2019 - 16 h 26 min

      Merci pour la qualité de votre analyse. Source svp de l’article de Médiapart.
      Est ce que ce mécanisme s’applique aux tracteurs agricoles montés en Algérie?
      Djamel BELAID Ingénieur agronome.

    Edd'Azz
    4 juin 2019 - 14 h 51 min

    Arrêtez d’avaler tout ce qui ne provient pas de notre pays !
    Le lait produit par le pays suffira aux enfants car les adultes n’ont pas besoin de ce produit! c’est même très nocif pour eux!
    Ce n’est pas paeceque l »‘occident mange du yaourt sucré et du fromage qu’il faille l’imiter!
    il y a plein d’autres pays développés qui n’en consomment pas!
    En plus du lait à base de poudre…comme les soi-disant jus à base de concentré aromates colorants sucre…
    Ridicule d’acheter des oeufs fécondés ou des semences de légumes! réagissons! BARAKETT LE RACKET

      Djamel BELAID
      14 juin 2019 - 9 h 06 min

      Edd’Azz, vous avez raison. La diète méditerranéenne est spécifique. Cette façon traditionnelle de s’alimenter est différente du mode de consommation alimentaire d’Europe. Elle ne fait pas autant appel aux produits laitiers. Nous n’avons pas à la copier, de toute façon nous n’en avons pas les moyens climatiques.
      A nous de développer les protéines végétales. A ce propos il nous faut étudier les recettes des groupes industriels européens tournés vers la consommation pour végétariens. Il y a beaucoup à apprendre. Exemple: développons des steacks à base de légumes secs et céréales, des laits d’avoine, de riz, d’amande ou de soja (au lieu de donner ce produit noble aux poules, il serait temps de l’intégrer dans les préparations alimentaires).
      Il s’agit d’un secteur stratégique. Il mérite toute l’attention des pouvoirs publics, des investisseurs et des jeunes qui souhaitent innover. Djamel BELAID. Ingénieur agronome.

    Apache
    3 juin 2019 - 9 h 40 min

    Avec la situation financière du pays, pourquoi continuons nous d’importer des produits comme les kiwis, les bananes aisi que les cosmétiques de luxe? Et ce ne sont que des exemples

    Yes
    2 juin 2019 - 4 h 56 min

    Et ça ce n’est que le déficit commercial auquel il fzut ajouter l’importation des services 12 milliards€/an. Ça donne déficit balance des paiements de 20 milliards€/an en moyenne. Benbitour ne cesse d’alerter depuis des années mais rien n’est fait ; au contraire on met en prison des créateurs de richesses qui exportent et on bloque des projets qui peuvent rapporter des milliards€ à l’export. On décourage investisseurs et exportateurs en jetant la suspicion sur tout entrepreneur qui réussit. Un exportateur risque la prison à chaque opération si par exemple le client ne paie pas c la prison!!! Alors pourquoi exporter,je vends au marché local au noir et je vais acheter devises au square c plus simple et plus lucratif; alors que si j’exporte ,c le parcours du combattant,je dois tout déclarer ,je reçois en devises seulement 50% de la recette…et si jamais ya un pb je risque prison ??

    Anonyme
    2 juin 2019 - 1 h 07 min

    La renationalisation, les réformes, et les restructurations du secteur très sensible, lucratif, et stratégique
    Du commerce extérieur s’avèrent une nécessité urgente, et une priorité stratégique, pour sauver l’économie
    Du pays de la faillite prévisible à moyen, et à long termes
    La planification des besoins réels du pays, la transparence des activités du commerce extérieure,
    Et des douanes sont parmi les nombreux objectifs assignés pour sortir de la dépendance extérieure
    Et dangereuse de pays, politiquement, et économiquement, hostiles, et opportunistes :
    Espagne, France, Italie, Maroc, …….

      Djamel BELAID
      14 juin 2019 - 9 h 21 min

      Vous avez raisons quand vous parlez de réformes. Prenez le cas du lait et des céréales. A travers la valeur ajoutée produite, les laiteries et moulins font de juteux bénéfices en transformant ces matières premières.

      MIEUX REPARTIR LA VALEUR AJOUTEE
      On oublie souvent que le fellah produit pour réaliser un bénéfice. Il recherche donc les cultures qui lui rapportent la meilleure marge brute à l’hectare. S’ils pouvaient, certains ne feraient que de la pastèque.
      Donc, pour les amener à toujours s’intéresser plus aux céréales (rappelons que louer des terres aux éleveurs de moutons rapporte beaucoup), il s’agit de veiller à ce qu’ils aient des prix rémunérateur. Aussi, il serait intéressant que les éleveurs et les céréaliers puissent transformer eux aussi leur matière première au lieu de la céder à l’état brut. Comment faire?
      -installer des moulins dans des CCLS (ou passer des accords afin d’utiliser les sur-capacités des moulins privés), autoriser des groupes de céréaliers à acheter des moulins (il faudrait dans ce cas leur accorder les mêmes compensations financières qu’aux moulins privés).
      -idem avec les éleveurs en les aidant à installer de petites fromageries pour transformer leurs excédents de lait au printemps.
      -obliger les laiteries et moulins privés à ré-investir une partie de cette valeur ajoutée dans l’appui aux agriculteurs.
      Le sujet est brulant. L’Etat n’ayant plus les moyens de déverser des subventions, il doit IMPERATIVEMENT permettre une meilleure répartition de la valeur ajoutée (ce n’est pas pour rien qu’à propos du lait on parle « d’or blanc ». Djamel BELAID. Ingénieur Agronome.

    navet
    1 juin 2019 - 17 h 38 min

    comme si on avait un commerce exterieur… Je ne vois pas pourquoi on serait bénéficiaires puisque le système a voulu que l’on importe pratiquepment tout, même l’inutile et le double-emploi.
    Cela ne sert à rien de faire miroiter une ridicule exportation de patates si l’on importe les semences, les pesticides, le plastique pour les cagettes et tout le reste.
    Au lieu de payer les transports par l’état des fruits, légumes et viandes, il vaudrait mieux et c’est réalisable, de les produire sur place dans notre sud !
    VIve la nouvelle Republique intègre aidée par notre valeureuse ARMEE !

      mhidou
      1 juin 2019 - 22 h 32 min

      je suppose que tu veux parler des aides au transport de marchandises vers le sud Algerien en camions. Hé oui ça revient cher de manger des tomates en hiver…Il faut des voies férrées pour les marchandises et les personnes

    Ali
    1 juin 2019 - 16 h 38 min

    La issaba est toujours active.

    Azulaman
    1 juin 2019 - 15 h 43 min

    Arrêtez de marcher.

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