Les quatre conséquences de l’abandon du français selon un centre de réflexion

langue Centre
Abandonner la langue de Molière aura des conséquennces fâcheuses, selon une étude. PPAgency

Par Kamel M. – Le Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF) a mis en garde contre l’abandon brutal de l’usage de la langue de Molière en Algérie.

«Si l’apprentissage de différentes langues étrangères est toujours souhaitable, la remise en cause, ouvertement voulue par certains responsables politiques, du statut de première langue étrangère accordé au français en Algérie, et donc du caractère francophone du pays, est de nature à nuire gravement aux intérêts supérieurs de celui-ci et du peuple algérien», alerte le CERFM.

Une telle démarche improvisée «couperait l’Algérie de son environnement immédiat, à savoir le reste du Maghreb et, plus globalement, de l’Afrique francophone, vaste ensemble en plein essor économique et démographique et présentant de nombreuses opportunités», explique le think tank.

L’Algérie serait ainsi «éloignée de ses alliés traditionnels et historiques par une érosion progressive mais certaine des relations amicales, voire fraternelles, liant historiquement le pays à d’autres ayant aussi le français en partage, au nord comme au sud du monde francophone», souligne encore ce cercle de réflexion indépendant qui met en avant des «relations particulièrement étroites qu’il serait impossible de rebâtir avec d’autres pays et puissances géographiquement plus lointaines et non liées à l’Algérie par une histoire commune».

L’Algérie se rapprocherait, pense encore le CERFM, lentement mais sûrement et au détriment de son appartenance maghrébine des pays arabo-anglophones du Moyen-Orient, de leurs codes culturels mais aussi, in fine, de leur principal allié occidental (les Etats-Unis, ndlr) et de sa politique étrangère (…) sur laquelle finirait par s’aligner en grande partie l’Algérie tôt ou tard».

Autre conséquence directe, selon toujours le Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone, une dichotomie entre l’Algérie et la majeure partie de sa diaspora vivant dans des pays francophones dont elle s’éloignerait ainsi.

K. M.

Comment (79)

    LOGIQUE
    25 juillet 2019 - 2 h 35 min

    L’Anglais = Langue international !!

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    Anonyme
    24 juillet 2019 - 19 h 23 min

    Le Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone lol tres credible….le Français ne vaut rien quand on sort de lalgerie a part la France et meme en France les etudes supérieurs dans plusieurs domaines sont en anglais…je suis francophile mais linteret de lalgerie avant tout la langue anglaise est international et la langue des sciences modernes aujourdhui….

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      Abou Stroff
      25 juillet 2019 - 11 h 35 min

      un francophile qui commet autant de fautes de syntaxe et d’orthographe en un si court paragraphe, ça craint!

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    Khmers verts
    24 juillet 2019 - 18 h 39 min

    Excuser moi je suis francisant ? c ‘est quoi la peine encouru si on le parle dans les endroits public ?

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    Anonyme
    24 juillet 2019 - 15 h 35 min

    Quand meme, sans la langue francaise, la France ne serait pas le première destination de notre mafia nationale et des sommes cosidérables qu elle a volé au peuple algérien!

    En plus, ne soyons pas ingrats, c´est aussi grace à notre connaissance de la langue francaise, qu´on comprend toutes les insultes que déversent les Francais sur nous!

    Sans la langue francaise, pas de Kamel Daoud, pas de Sensal etc..qui font tout pour corriger la mauvaise image que se font les Francais sur nous.

    En tout et pour tout, on est que gagnant avec la langue francaise.

    Honni soit qui mal y pense!

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    Anonimaoui
    24 juillet 2019 - 13 h 10 min

    Comme nos décideurs éclairés ont toujours été experts dans l’effacement et la reprise à zéro de tout ce qui touche au devenir du pays. L’arabisation forcenée du peuple algérien, l’école fondamentale, la révolution agraire, le bradage des biens de l’État et beaucoup d’autres idioties pourquoi ne pas prendre par exemple le tifinagh, l’imposer comme langue unique en Algérie puis le développer et le promouvoir pour devenir une scientifique mondialement utilisée. Faire en sorte que cette langue envahisse l’Internet et devienne une référence dans la recherche. Nous sommes capables c’est ce qu’on a fait de la langue arabe. Nous avons des siècles d’avance sur les autres peuples, nous perdre notre temps à faire renaître toutes les anciennes langues et dialectes du monde. Bon courage les gars.

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    MOHAMMED BEKADDOUR
    24 juillet 2019 - 12 h 52 min

    Sincèrement : Je ne sais pas si le sérieux dans cette question a Une Chance de prévaloir, si c’est le cas alors UNE FOIS POUR TOUTES la vérité absolue est : La France signifiait EN 1830 un monde induit en erreur par le Vatican, et l’épiscopat de France, un monde surgi chez nous au nom d’un faux dieu, un certain « Trois », pour eux la langue du Coran était la langue de Satan, alors qu’ils étaient Satan Lui même, « Him Self » , you understand; because i speak english, I am an Algerian… Satan Français a voulu effacer la langue véhiculaire du Message du Vrai Dieu, UN, WAHAD LA CHARIKA LAHOU, les langues sont DIVINES, (Ayates), la solution est d’introduire, établir DIEU-UN-EN FRANCE, et… Inna Eddine 3indahou El Islam, et au diable donc ceux qui font durer le suspense ! France doit apprendre l’arabe, alors le français servira Elle Et Nous. On n’est pas au P.M.U, il y a des laideurs concrètes, cruelles, réelles.

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    co5
    24 juillet 2019 - 9 h 29 min

    on ne va pas faire le coup de l’arabisation forcée avec l’importation « d’enseignants  » de bas niveau sans avoir les moyens de sa politique.
    les américains,les japonais et grands pays ont utiliser la langue du « colonisateur », voyez le résultat. ce n’est pas les langues qui sont le problème c’est les nullards , les fainéants et autres complexés une minorité dont fait parti ce ministre de pacotille sur la base d’un sondage de 90000 étudiants sur 1500.000 ?
    déjà confrontés nos enfants à un cursus scolaire infernal,ils se trouvent en université avec un enseignement dans une llangue dont le déficit d’enseignants et criard idem pour les autres langues.
    arrêtez le massacre.

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    lyes
    24 juillet 2019 - 9 h 22 min

    La langue française est parlé par 4 % de la population mondiale par contre l’anglais c’est la première langue de toutes les sciences et tous les domaines alors arrêtez de parler pour ne rien dire

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    Anonyme
    24 juillet 2019 - 8 h 09 min

    Rien d’étonnant à ce que un organisme destiné à promouvoir la francophonie cherche des raisons au maintien du pays dans la zone francophone avec des arguments cependant plus que douteux.
    Les pays directement voisins de la France et parlant d’autres langues telles que l’anglais, l’allemand, l’italien ou l’espagnole ne s’en portent pas plus mal. Quant à nos voisins immédiats, c’est plutôt par l’arabe que se fera l’intégration économique régional. C’est plus aux intérêts économiques français que cette décision risque de nuire.
    C’est l’occident qui nous a placé parmi les pays arabes ( ou d’expression arabe); ce classement serait-il devenu caduque du moment que l’Algérie cherche à s’émanciper d’un des derniers vestiges laissé par le colonialisme français?
    Le CREFM est en retard d’une guerre: il y a longtemps que le statut de première langue étrangère accordé au français n’existe plus. Sauf peut être dans l’enseignement supérieur et dans certaines entreprises
    économiques. Que ce soit dans l’un ou dans l’autre de ces deux domaines le passage à l’anglais et plus que souhaitable.
    D’après le CREFM, « L’Algérie serait ainsi «éloignée de ses alliés traditionnels et historiques par une érosion progressive mais certaine des relations amicales, voire fraternelles, liant historiquement le pays à d’autres ayant aussi le français en partage, au nord comme au sud du monde francophone» »
    Drôle d’affirmation quand on sait que c’est justement avec les pays francophone de notre environnement immédiat que nous avons le plus de problèmes; France en tête. Faut-il rappeler ici que la France s’évertue en usant de son influence à l’international, et ce depuis l’indépendance, a essayer de freiner tout développement économique du pays qui ne passerait pas elle .
    Il y a encore, peut être, quelques nostalgiques de la langue à papa; mais ils s’en remettrons. Cette réforme n’est pas une sotte humeur de politiciens mais une nécessité dans les bénéfices seront indéniable à l’horizon 2040.

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    karimdz
    24 juillet 2019 - 6 h 19 min

    Ce centre devrait surtout comprendre que l abandon du francais, nous détache grandement du néo colonialisme et consacre encore plus notre indépendance. Nous n avons pas besoin de centre francais pour nous dicter ce qui bien ou mauvais pour nous, à ma connaissance, la France ou l académie française ne nous sollicite pas…

    Qui a plus à perdre, sinon la France néo coloniale, qui veut encore controler sous son giron, des dizaines de pays dans le monde, pour mieux les controler, les exploiter.

    Dés l indépendance il fallait abandonner ce fardeau, mais hélas, nos anciens dirigeants ont fait le jeu de la France. Il n est jamais trop tard. D autant plus, que le français chez nous n est plus que parlée dans certaines grandes villes.

    Nous devons nous réapproprier tout ce qui fait notre identité, il vaut mieux priviligier l arabe dialectal ou littéraire, enseigner en seconde langue le tamazigh, et en premiere langue étrangère l anglais. Il y a encore des colonisés et complexés qui sont choqués d un tel choix qui est pourtant judicieux, naturel.

    L anglais est une langue internationale, qui est beaucoup plus pratiquée dans le monde, et pas seulement par les états du moyen orient, c est tellement grotesque comme explication, toujours à faire le rapprochement déplacée. L anglais nous rapprochera du monde entier encore plus, alors que le francais nous maitient dans une zone controlée par l ex occupant francais, voilà la réalité.

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      Djemel
      24 juillet 2019 - 7 h 20 min

      En adoptant l’anglais, on s’éloigne du néo-colonialisme! C’est une affirmation difficile à comprendre. En Algérie, les islamistes ont tout fait pour remplacer le français par l’anglais. Or, les islamistes sont le support pour véhiculer la géostratégie états-unienne. Les questions de langues doivent être étudiée profondément. Un argument pour ou contre n’est pas suffisant pour trancher. Cette question devra être étudiée par les intellectuels et les scientifiques, débattues par la population, avant de prendre la décision. La stratégie de sa mise en œuvre doit être décrite dans un projet national bien ficelé. Le peuple se bat pour changer les façons de faire alors que ce ministre continue à agir comme s’il n’y a pas de revendications. Je mets au défi ce ministre d’ÉCRIRE par lui-même un document expliquant les fondements de sa décision.

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        karimdz
        24 juillet 2019 - 18 h 37 min

        Djemel fait un peu d efforts d intelligence, tu m aurais dit, les islamistes veulent imposer l arabe du Coran, encore que c est aux algériens qu appartient le choix, c’eut été discutable.

        Et là tu me dis les islamistes veulent imposer l anglais, lol, très franchement, tu es que trop ridicule.

        Le francais ne fait que perdurer le néo colonialisme, et cela ne peut déranger que la France, les néo harkis, et certains imposteurs qui gigotent sur ce site.

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    Kahoui
    23 juillet 2019 - 21 h 37 min

    Le projet abracadabresque de ce ministre appelle plusieurs remarques:
    – D’abord on ne fonde pas une politique dans l’enseignement supérieur sur une idée qui passe par la tête de ce soit ministre. Encore moins en se basant sir un sondage réalisé auprès des étudiants. Car il y a à la fois volonté de créer un conflit avec lrs enseignants (ce qui est machiavélique) mais en plus offense vis a vis des enseignants. Car c’est principalement le corps enseignant qui est concerné soit environ 40000 dans le supérieur. Est ce raisonnable de penser que ceux ci vont pouvoir du jour au lendemain enseigner dans une langue que la majorité écrasante ne maitrise pas ? Comment former en anglais tout ce monde? Peut on envoyer dans des pays anglo-saxons en bourse de formation des milliers d’enseignants ? Tout cela est insensé et ressemble à une opération d’enfumage avec des visées de briser l’unité de la communauté universitaire et les marches pacifiques des étudiants.

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      karim
      24 juillet 2019 - 3 h 05 min

      on fait un sondage pour le français mais pas pour le tamazighte ?

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    Moskodz
    23 juillet 2019 - 21 h 36 min

    C’était dans les années 80 que nos responsables avaient déjà hypothéqué le devenir de l’Algérie à cause des mesures politiques,cette décision brutale de remplacer le Français par l’Anglais que la suite de la première étape.

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