L’occultée de la deuxième République

SNVI Algérie
Un travailleur de la SNVI face à des gendarmes. New Press

Par Kaddour Naïmi – Qui pourrait expliquer pour quel motif, en Algérie, les «experts» en tous genres ont noirci, et continuent à noircir, des tonnes de livres, de revues, de journaux, de blogs, etc. concernant la forme politique la plus convenable, «démocratique», disent-ils tous, sans jamais pas même faire allusion à l’autogestion ? Pour qui l’ignore – car l’argument fut et demeure occulté totalement –, cette autogestion avait surgi dans le pays au lendemain de l’indépendance. En l’absence, d’une part, des propriétaires et des cadres techniques et administratifs d’entreprises, agricoles et industrielles et, d’autre part, en l’absence d’un Etat nouveau pas encore formé, des travailleurs ont su s’organiser en comités de gestion, puis non seulement ils ont pu produire, mais encore avec une productivité meilleure par rapport à la période où ils n’étaient que des esclaves salariés.

Ce fait, aussi surprenant que considérable, fut calomnié par les dirigeants mêmes du nouvel Etat constitué et par leurs fonctionnaires les plus importants, au point que, par la suite, l’expérience autogestionnaire fut, dans le meilleur des cas, oubliée et, dans le pire, considérée comme un échec caractérisé par le «désordre», la «gabegie» et l’«anarchie», alors que ces derniers caractérisent le système capitaliste, qu’il soit de forme privée ou étatique. Preuves en sont, pour le capitalisme étatique, l’échec lamentable des pays dits «socialistes» et, pour le capitalisme privé, les «crises» cycliques, les guerres économiques et militaires, le ravage des ressources de la planète, sans oublier les luttes incessantes des producteurs salariés contre leur réduction à la pire des exploitations.

Mais combien connaissent la vérité ? Que l’autogestion ne fut pas une «utopie» d’aventuriers, mais une réalité de producteurs exploités ; qu’elle ne fut pas un « échec», mais une réussite concrète. Et combien savent comment l’autogestion fut éliminée ? Par la répression bureaucratique, les licenciements, les arrestations, les tortures si pas plus grave encore.

Nous voici, donc, une soixantaine d’années après, dans une situation où l’on ne parle plus de l’expérience autogestionnaire, mais seulement de la Guerre de libération nationale. Pourtant, l’expérience autogestionnaire des travailleurs après l’indépendance fut l’unique suite logique de la lutte armée, car elle fut une libération sociale et la meilleure imaginable, aussi inattendue que réelle.

On parle également, toutefois rarement, des assemblées de village en Kabylie, comme forme de démocratie directe, et du mouvement citoyen de 2001. Mais, encore une fois, pourquoi on n’évoque jamais l’expérience autogestionnaire ? Au point qu’au temps d’Ahmed Ouyahia comme Premier ministre, on parla de minoteries et de briqueteries déclarées, déficientes, pour les confier à des… privés. Bien entendu, on sait lesquels : ceux du système. Dernièrement encore, on lisait dans la presse que certaines petites unités industrielles étaient mal gérées et, donc, idem : privatisation, c’est-à-dire très probablement au profit du système.

Mais, pourquoi ne pas confier ces unités productives à leurs travailleurs, au moins dans un premier temps, pour vérifier leurs capacités autogestionnaires ? Pourquoi l’Etat dit «démocratique et populaire» favorise-t-il par principe les privés au détriment des travailleurs ?

La question

Posons-nous cette question qui ne s’adresse pas aux adorateurs du «divin marché» capitaliste et de son «progrès fantastique» (prétendant comme bénéficiaires tous les citoyens, alors que la réalité prouve le contraire), ni aux croyants au «capitalisme d’Etat», prétendument socialiste (déclarant comme bénéficiaire le peuple, alors que les expériences à ce sujet montrent que les seuls bénéficiaires furent les membres des oligarchies étatiques régnantes), ni aux ignorants qui s’illusionnent que l’existence de «pauvres» et «riches» (entendons exploiteurs et exploités) est dans la «nature» humaine, ni à ceux qui justifient par une volonté divine la même division, ni aux désillusionnés qui n’attendent rien du peuple, considéré «taré», puisque démuni de diplômes universitaires, ni enfin à ceux qui traitent l’autogestion d’«archaïque», de chose «passée», alors qu’ils ignorent totalement de quoi il s’agit, à part que ce fut une initiative de travailleurs, ce qui, pour ces désillusionnés «élitistes», est inconcevable. Il y a, enfin, ceux qui affirmèrent que l’autogestion fut l’œuvre de «pieds rouges» (communistes) étrangers, manipulant les travailleurs algériens. Evidemment, pour les auteurs de cette allégation, les travailleurs étaient incapables, par eux-mêmes, de prendre l’initiative de s’autogérer.

La question donc s’adresse à tous ceux, «experts» ou pas, qui se professent les plus «démocratiques», «progressistes» et «partisans» du peuple. Et voici la question : pourquoi, dans les débats en cours sur la forme de société répondant aux intérêts du peuple en Algérie, à ma connaissance, aucun de ces intervenants n’a évoqué la période autogestionnaire, pas même seulement pour la rappeler comme faisant partie de l’histoire du peuple algérien, afin d’exprimer à son sujet un jugement à propos de la meilleure forme à donner à ce qui est appelé la «deuxième République» en Algérie, censée, pourtant, résoudre tous les maux du pays, sur la base de la volonté du peuple, donc des travailleurs producteurs de richesse ?

La vérité

Pourtant, si on prend la peine de savoir ce que fut réellement l’autogestion algérienne, on s’apercevrait qu’elle fut l’embryon d’où pouvait naître une authentique démocratie réellement au service du peuple. En effet, l’autogestion instaura la coopération entre les producteurs, en éliminant l’exploitation économique de la part d’un propriétaire privé, donc elle élimina la base même économique de tout système exploiteur. Par conséquent, cette mesure supprima la hiérarchie autoritaire distinguant celui qui décide et commande sur celui qui se contente d’exécuter, donc toute forme de domination politique. Et, comble de l’hérésie de toute mentalité autoritaire hiérarchique : l’expérience autogestionnaire démontra qu’il n’est pas indispensable d’avoir un Etat autoritaire et oligarchique pour produire économiquement de la meilleure manière possible, mais simplement de disposer d’institutions non élitistes, non parasitaires (donc gaspilleuses), mais efficaces, au service réellement du peuple producteur de richesses.

Que l’on prenne la peine de voir la carte des entreprises autogérées juste après l’Indépendance, et leur extension maximale, qu’on sache ce que fut la production réalisée, qu’on lise les procès-verbaux des assemblées d’autogestion et l’on comprendra que si l’oligarchie «indigène» du nouvel Etat ne s’était pas opposée à l’autogestion (en l’«embrassant» par les décrets de mars 1963, pour mieux l’étouffer), cette autogestion aurait pu être la base pour édifier une société réellement «par le peuple et pour le peuple», une démocratie réellement populaire. Et que l’on apprenne, à l’opposé, alors que les combattants de l’intérieur manquaient d’armement pour poursuivre la lutte anticoloniale, comment l’oligarchie qui s’est formée déjà à la frontière marocaine de l’Algérie a plongé le pays dans la dictature, masquée de démagogie populiste socialisante, en laissant les vautours s’emparer de tout ce qu’ils pouvaient, à commencer par les biens dits «vacants», ensuite par l’obtention de privilèges divers illégitimes, vautours qui formèrent la base sociale de soutien de cette oligarchie inédite autochtone, laquelle eut l’imposture de se réclamer des martyrs tombés au combat pour la libération non seulement nationale mais sociale (Charte de la Soummam) du peuple algérien.

Rappelons à la mémoire…

Le déclenchement de l’insurrection armée anticoloniale fut l’initiative d’un groupe de citoyens, jeunes et socio-économiquement modestes. Ils reçurent les quolibets des «bien-pensants» petits-bourgeois et bourgeois dans le pays, évidemment arrogants et méprisants, qui les traitèrent d’«irréalistes», d’«aventuriers». Ces critiqueurs rejoignirent l’insurrection seulement quand ils comprirent qu’ils allaient rater le train.

Quant à l’autogestion, elle fut une initiative de simples travailleurs. Là fut l’hérésie pour le même genre de petits-bourgeois, bourgeois et aspirant à l’être, y compris ceux «socialisants», «nationalo-populistes». Comprend-on, alors, la menace ? Le peuple travailleur prenait en main l’économie défaillante et avec succès ! Et qui dit économie, dit pouvoir. C’était enlever aux aspirants voleurs, accapareurs et exploiteurs toute espérance d’exploiter la sueur du peuple et de profiter des ressources économiques du pays indépendant. Dès lors, il fallait absolument éliminer cette autogestion. Et ils réussirent par la bureaucratie, sinon la violence. Résultat : la longue chaîne de misères, d’humiliations, de terreur dont la conséquence logique fut l’apothéose de corruption rapace et mafieuse que fut le régime Bouteflika, où dominèrent des escrocs sans vergogne et de tout acabit, du haut au bas de l’échelle sociale. Est-ce un hasard si c’est cet homme même qui, juste avant l’Indépendance, alla soudoyer les dirigeants de la Révolution prisonniers en France et convainquit l’ambitieux de pouvoir, Ben Bella, de se joindre à l’autre ambitieux, le colonel Boumediene, pour plonger le pays dans la dictature militaire avec toutes ses conséquences : désastre économique, régression sociale et culturelle, sans oublier la décennie sanglante, suivie par les vingt années de filouterie et d’escroquerie du système et de ses complices étrangers, sous le règne de celui qui se faisait appeler «Fakhamatouhou» (Son Excellence) ? Alors, l’Algérie montra ce qu’elle contenait de pire, de plus vile, de plus sale, de plus antipatriotique, de plus harki aux néo-colonialismes ; bref, de plus abject, au point de rendre le citoyen ordinaire algérien honteux de lui-même, parce que détroussé de sa simple dignité, honteux de se dire algérien, parce que spolié de ses droits légitimes de citoyen.

Le jugement

Que ceux qui jugeraient que ces propos ont le défaut d’être marqués de «radicalisme» inapproprié, vieillot et dépassé (d’autres ajouteraient «outrancier»), expliquent comment instaurer une République réellement démocratique, au bénéfice du peuple tout entier, sans supprimer l’exploitation économique de l’être humain par son semblable. Quant à la fable hollywoodienne du pauvre vendeur de lacets de chaussures dans les rues de New York, qui devient, à force de travail et d’intelligence, propriétaire milliardaire d’usines de chaussures, tout esprit non infantile sait que pour y parvenir, il faut une dose indispensable de ruse, de combines et d’exploitation de la sueur d’autrui. Mais ces moyens sont «légaux» puisque accomplis dans le système capitaliste où «que le meilleur gagne !» ; en réalité, le plus filou.

En Algérie, on sait, depuis l’Indépendance, comment l’on devient propriétaire d’un moyen collectif de production : généralement par le vol, la corruption et la violence, permis et protégés par des fonctionnaires de l’Etat qui en tirent leurs dividendes. Le système serait-il né uniquement avec l’avènement de Bouteflika comme chef d’Etat ? Avec, lui ne s’agit-il pas simplement de sa manifestation la plus arrogante, la plus parasitaire et la plus mafieuse dans l’accaparement des richesses du pays ? L’apparition de ce système ne remonterait-elle pas, en fait, à l’assassinat de Larbi Ben M’hidi et d’Abane Ramdane, suivi par l’enterrement de la Charte de la Soummam et poursuivi par un putsch militaire qui permit d’occuper l’Etat, et, juste après, d’éliminer l’autogestion, puis de la faire oublier complètement par les fameuses «trois révolutions» : «réforme» agraire (avec les villages et marchés du fellah, inopérants parce que conçus par une caste autoritaire et hiérarchique) ; gestion «socialiste» des entreprises (qui transforma les syndicats en courroie de transmission des ordres venus d’en «haut») et «révolution» culturelle (ou l’héritage arabo-islamique servit à conditionner le peuple pour mieux l’asservir) ? Tous ces échecs ont justifié, par la suite, l’instauration du «libéralisme» dans sa forme capitaliste la plus mafieuse et dont quelques représentants, privés et étatiques, sont désormais connus officiellement.

Reconnaissons que sur cette planète souffle le vampire d’un capitalisme débridé de jungle et de western, totalement psychopathe (1). Est-ce là un motif pour le laisser investir la patrie des chouhada du 1er Novembre 1954 et des autres chouhada victimes de la dictature qui s’ensuivit, ainsi que la patrie de celles et ceux qui en sont à leur cinquième mois de manifestations pacifiques, en brandissant les portraits notamment d’Abane Ramdane et de Larbi Ben Mhidi ?

Après ce qui vient d’être dit, pourrait-on espérer que cet article susciterait quelque réaction ? Il a le défaut d’être écrit par un ordinaire citoyen qui, fait aggravant, ose jeter un pavé dans la mare des «experts» qui se déclarent «patriotes», «démocrates» et «progressistes». Pourtant, qu’est donc l’intifadha actuelle du peuple sinon une autogestion (malgré les tentatives manipulatrices d’officines internes ou étrangères) d’un mouvement populaire qui veut l’application réelle du principe inscrit sur les frontons publics, «par le peuple et pour le peuple», et, donc, l’application réelle de la définition de la nation : «démocratique et populaire» ?

K. N.

(1) Voir John Perkins, Les confessions d’un assassin financier. Il écrit dans sa préface : «Les assassins financiers sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Ils dirigent l’argent de la Banque mondiale, de l’Agence américaine du développement international (US Agency for International Development – USAID) et d’autres organisations humanitaires vers les coffres de grandes compagnies et vers les poches de quelques familles richissimes qui contrôlent les ressources naturelles de la planète. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre. Ils jouent un jeu vieux comme le monde, mais qui a atteint des proportions terrifiantes en cette époque de mondialisation. Je sais très bien de quoi je parle, car j’ai été moi-même un assassin financier.» Et, en Algérie, l’on s’étonne des méfaits du régime Bouteflika, en croyant mieux faire avec le capitalisme.

 

Comment (13)

    baraa
    16 août 2019 - 17 h 14 min

    Après trente ans d’expérience capitaliste, les peuples de tous les pays d’Europe de l’ancien bloc socialiste regrettent amèrement les choix néolibéraux faits en 1989/91. Ce que confirment toutes les enquêtes d’opinion. Ce que ces peuples souhaitent c’est la preuve qu’il n’y aura plus de classe de prédateurs qui s’empareront encore une fois de l’économie socialiste pour leurs bénéfices oligarchiques. Même avec ses défauts, les taux de développement élevés de Cuba et de la Chine prouvent qu’une économie en partie étatisée, avec un plan macro-économique d’Etat et un fort secteur public se développe beaucoup mieux que les économies néolibérales en crise finale d’aujourd’hui. L’Occident est aujourd’hui en pleine phase de régression et il ne sert plus à rien de prendre ces sociétés comme modèle.

    Anonyme
    11 août 2019 - 14 h 07 min

    C´est comme si on avait le choix!

    Nous vivons dans un monde globalisé, qui ne laisse aucune place aux romantiques!

    Certes l autogestion, le socialisme est un modèle économique idéal, mais dans une situation de concurrence avec le capitalisme, il n´a aucune chance de perdurer.

    Le socialisme fait appel à des idéaux, le caitalisme aux bas instincts de l homme, et, en premier l égoisme.

    Si les idéaux font avancer des individus, l´égoisme lui fait avancer toute la société, car il met en concurrence tous les individus, ce qui les motive et pouse à faire plus, à faire mieux!

    Produire plus et mieux, c´est ca le capialisme!

    Meme si on se résoud à vivre avec moins (ce qui seait bien pour la terre), un modèle singulier dans un monde globalisé est pratiquement impossible.

    Le modèle socialiste a échoué, non pas parce qu´il mauvais, mais parce qu´il n´a aucune chance face au capitalisme qui est plus attrayant pour les hommes (il faut assumer!).

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    Zaatar
    11 août 2019 - 8 h 35 min

    Autogestion!!! Rajoutez y automédication, autocorruption, autofraudisation et auto ce que vous voulez…rien n’y fera. La nature est ce qu’elle est et ce n’est pas l’humain ni la société qui pourra modifier ses gènes à son bon vouloir. On est une société d’égoïstes, de malhonnêtes en conséquence. L’environnement, impacté par l’homme, devenant de plus en plus rigoureux oblige la société à plus d’égoïsme et c’est tout à fait naturel. Hoho ihab roho habitou oula krahtou. Ca sera comme cela jusqu’à l’extinction de l’humanité et ce n’est pas les dissertations de x ou y qui y changer quoi que ce soit. Et à propos d’extinction de l’humanité, même si celle ci est totalement acquise au moins jusqu’à la mort du soleil qui nous engloutira, il reste que les geocroiseurs qui gravitent autour du soleil frappent notre planète régulièrement, a des fréquences moindres dans le temps certes mais à notre époque c’est un tous les 50 millions d’années. Le dernier a avoir exterminé les dinosaures remonte à plus de 65 millions d’années. Il a ramené les germes de la vie avec lui cependant….du moins une contribution.

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    Karamazov
    10 août 2019 - 17 h 35 min

    Je rappelle que l’autogestion a été pratiqué par les société les plus rudimentaires et les plus archaïques depuis l’homme de Cro-Magnon jusqu’aux expériences de la commune de Paris, russes et tchèques en passant par des milliers de tribus primitives.

    L’exemple des tribus primitives montre que l’autogestion n’a jamais créé de progrès scientifiques bien au contraire elle fige les sociétés.

    C’est le capitalisme avec l’accumulation primitive qui a révolutionné le monde et créé toutes les richesses qu’on voit aujourd’hui. Sans l’exploitation l’humanité n’aurait jamais fait de progrès.

    Ce n’est pas grâce à l’autogestion que les pharaons ont construit les pyramides, ni les chinois leur muraille.

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    Abou Stroff
    10 août 2019 - 16 h 35 min

    je pense que l’autogestion comme système de production pourrait émerger dans un lointain, très lointain avenir, c’est à dire, lorsque le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation aura périclité au profit du système capitaliste qui disparaîtra à son tour parce « qu’il aura développé toutes les forces productives qu’il était assez large pour contenir (phrase de Marx adapté au contexte algérien).
    en d’autres termes, si nous acceptons l’idée que  » les hommes ne se posent que les problèmes qu’ils peuvent résoudre » (Marx), alors, au lieu de développer des idées absurdes et de se lancer dans des pratiques onaniques qui ne disent pas leur nom,
    – concentrons nous sur la neutralisation des couches rentières dont les intérêts exigent que nous continuions à tourner en rond (une reproduction simple) tout en nous gavant de textes religieux aussi productifs que la pratique onanique en tant que telle.
    – agissons pour détruire le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qui nous avilit et nous réduit à des infra-humains et,
    – agissons que pour que le travail devienne le rapport social dominant à la place de la rente, et que les travailleurs appartenant à diverses couches sociales deviennent le vrais et les seuls maîtres à bord du bateau algérie, soit, en d’autres terme,s agissons pour que le capitalisme devienne le mode de production dominant.
    moralité de l’histoire: lorsque nous aurons réintégré l’histoire humaine qui se fait, pour le moment, sans nous et que nous exhiberons toutes les qualités que des hommes sont censés posséder, après et certainement pas avant, nous aurons la possibilité de penser à cette utopie appelée autogestion.

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    Elephant Man
    10 août 2019 - 11 h 48 min

    Je réitère le capitalisme est mortifère.
    Je vais être pragmatique et prendre le cas d’entreprises mettant la clé sous la porte en France et reprises par les salariés en SCOP société coopérative et participative (qui est une SA société anonyme ou SAS société par action simplifiée) à savoir que la détention majoritaire du capital et du pouvoir de décision sont entre les mains des salariés ; la SNC société en nom collectif où les parts sociales ne peuvent être cédées qu’à l’unanimité des associés (minimum 2) sauf si clause contraire dans les statuts, la responsabilité des associés est solidaire et indéfinie.
    On en revient à pour vous reprendre Mr Naïmi liberté égalité solidarité.

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    elhouari
    10 août 2019 - 9 h 41 min

    la contribution est d’actualité et mérite d’être discutée, ce qui est sur c’est encore une fois le rejet des idées essentielles par des manipulation de la vérité,

    le terme autogestion fait peur a ceux qui profits des richesses du peuple pour ce les accaparer, aussi il y a lieu de parler de capitalisme social ou le capital et les richesses appartiennent au peuple, et tout le peuple sans distinction ni d’age ni d’aucune autre forme,

    la gestion des des actifs du peuple revient au meilleurs citoyens qui seront désignés par le peuple, il n’y aura pas d’oligarques ou de supers riches et de super gouverneur, car le pouvoir revient au peuple et uniquement au peuple qui délègue une procuration a des citoyens issue de ce mème peuple et qui rendent compte au peuple,

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    karimdz
    9 août 2019 - 17 h 49 min

    L autogestion à créé une génération de fainéants de gaspillage et de voleurs.

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    Zombretto
    9 août 2019 - 14 h 22 min

    Une faille béante dans cette contribution : la tentative d’auto-gestion ne fut jamais l’œuvre des travailleurs, elle leur a été imposée par le pouvoir de l’époque. Je le sais bien pour avoir vécu dans une ferme de « l’coumiti » (Comité de Gestion). Les pauvres paysans qui y travaillaient, tous illettrés, n’avaient aucune idée de ce que ça voulait dire. Pour illustrer, un exemple dont j’ai été témoin personnellement. C’était pendant les vendanges dans une ferme d’une centaine d’hectares. Mon oncle observait un jeune qui s’échinait au boulot. Le jeune mettait toute son énergie à cueillir les grappes de raisin aussi rapidement qu’il pouvait. La sueur ruisselait sur son front et mouillait ses habits tellement rapiécés qu’il était difficile de savoir ce qui était le tissu originel ou les pièces. C’est à dire qu’il travaillait sérieusement. Mon oncle et les autres ont ri de lui. Mon oncle lui a dit : « Mais qu’est-ce qu tu fais là, fiston ? Ralentis un peu, dis donc ! Tu es payé au « jorni » (journée) pas à « lyatache » (à la tâche). Si nous travaillons tous aussi dur que toi, le boulot sera fini en une semaine, et alors que fera-t-on la semaine d’après ? Essayons de faire durer le travail aussi longtemps que possible, comme ça nous aurons du boulot, sinon nous risquons de rester sans travail jusqu’aux labours. Tu comprends, fiston ? » Moi, en tant qu’enfant, ces propos m’avaient étonné, mais tous les autres paysans ont acquiscé et le jeune homme lui-même a compris le message 100% et s’est excusé.
    C’est ça l’auto-gestion ?

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      Abou Ligam
      9 août 2019 - 16 h 43 min

      Et l’autogestion en Kabylie , c’et kamim vrai non ? C’est grâce à elle qu’ils ont pu gérer des sociétés aussi complexes que les villages kabyles . Sans l’autogestion nos ancêtres n’ auraient jamais fait toutes les inventions qu’ils ont faites et n’auraient jamais pu construire toutes les cathédrales , les palais , les aqueducs qu’ils ont construit.

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    Une utopie !
    9 août 2019 - 12 h 20 min

    Non Monsieur, l’autogestion a failli comme modèle de gestion! Avez vous vu un Paquebot ou un Boeing dont la navigation et les décisions qui en découlent se font par le personnel ? Moi jamais! Dans un monde globalisé et mondialisé, il faut un chef qui soit capable de » Cheffer » , d’impulser, animer, driver, gérer, prévoir, anticiper manager, assumer, défendre les intérêts de l’entreprise et de ses employés, gagner des parts de marchés, faire de la croissance en revenue et résultat, innover, investir ect. il doit avoir une stratégie, une vision ambitieuse afin de se positionner en leader de son activité que ce soit locale ou internationale. Il doit être responsable et coupable de sa gestion, « accountable » de ses résultats sous le contrôle DU CONSEIL D’ADMINISTRATION / SURVEILLANCE. Vous ne pouvez pas comparer cela a l’autogestion d’un village Kabyle dont l’objectif est la qualité de vie, le bien être des citoyens, uniquement qualitatif pas d’objectif de profitabilité et/ou de rentabilité ou une coopérative de proximité. Le problème de notre pays est que depuis 58 ans on traine ces idées utopistes, obsolètes qui ont freiné notre économie et le bien être des citoyens. Personne est coupable et responsable de cette faillite depuis 58 ans, tout le monde veut être chef pour les avantages mais pas en assumer les responsabilités. Résultat? Le pays n’a pas bougé d’un iota depuis des décennies car ne voulons pas assumer ouvertement un modèle politique et économique ouvert, global et mondialisé ou la transparence de gestion est totale, la responsabilité des managers engagés devant rendre des comptes devant l’actionnaire étatique. Nous sommes sclérosé par des intellectuelles soit disant des faiseurs d’opinions qui nous sortent des vieilleries obsolètes repassées qui ont prouvé leurs faillites même les pays comme la Russie, la Chine ont dépassé ces schémas foireux destructrices de richesses et de valeurs ajoutées. Mais pouvons nous comparer au Venezuela ou les faillites ont des similitudes : la rente et le dépendance, la corruption, la bureaucratie, la trop forte présence militaire , la centralisation, la responsabilité dilué voir inexistante, la valeur travail dévalorisée, les compétences négligées, la méritocratie inexistante, l’esprit entrepreneurial dévalorisée,… NON, l’autegestion est une mauvaise piste, un leurre, une tromperie, un concept de gestion obsolète excepté je vous l’accorde pour des villages et/ou certaines coopératives de petits paysans pour gagner en synergie et compétitivité. Nous devons assumer les modèles qui font leurs preuves aujourd’hui, sortir du modèle tout état afin que celui ci se concentrer sur les aspects régaliens uniquement et de réguler les aspects économiques, laisser les privés gérer leurs entreprises sur la base de critères qualitatifs et quantitatifs dans un environnement compétitif, ouvert, transparen. Laisser faire le marché qui s’auto regulera par lui même, n’aimant pas la médiocrité, l’opacité, la sous performance saura faire le ménage seul ( bien le secteur bancaire est stratégique dans ce cas mais c’est un autre sujet corrélé a celui ci).

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    MELLO
    9 août 2019 - 12 h 18 min

    Monsieur Naimi , honnêtement je ne saisis absolument rien de votre idée. Ou que le sujet me dépasse et que mes capacités dans le domaine sont limitées, ou que le problème est tres mal posé. Soyez plus explicite, car en noircissant cette page , vous n’avez fait que ce que vos experts ont fait. Mille excuses.

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    Zenaty
    9 août 2019 - 11 h 49 min

    La Solution est une Action pour une. SOCIÉTÉ REPUBLIQUAINE
    pour des Citoyennes et des Citoyens… POUR LA LIBERTÉ C EST UNE DÉCISION PATRIOTIQUES.. NOUS SOMMES UN PEUPLE Adulte…l Armée C est Nous le Peuple qui Sommes le Véritable Pouvoir… Dans les Usines, Ouvriers, Dans les Administrations. Des Fonctionnaires. Dans la Police,, dans la Gendarmerie.. Nous Sommes tous des Algériennes et des Algériens… Nous Voulons du RESPECT.. POUR LE PEUPLE ET PAR LE PEUPLE.LES INSTITUTIONS C EST NOUS… Mon General Arrêter de nous Prendre pour des Pions.. Nous Sommes une Pièce Maitresse .Le PEUPLE au dessus des Rois et des Reines. .. Et des Multinationales… Merci… VIVE L ALGERIE.. Pour Une Deuxième REPUBLIQUE.

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