Le secret du succès du hirak : le niveau intellectuel élevé de ses animateurs

antisyst hirak
Le Mouvement populaire du 22 Février est né pour vaincre. PPAgency

Par Kamel M. – Au fur et à mesure que le Mouvement de contestation populaire avance résolument, sans fléchir, les messages qui précèdent chaque marche du mardi et du vendredi révèlent le niveau intellectuel élevé de ses animateurs.

Réagissant d’une façon pertinente et intelligente à toutes les tentatives de déstabilisation du hirak par l’intimidation, la répression, la division, la désinformation et l’amadouement, les leaders du Mouvement du 22 Février adoptent des stratégies hautement performantes qui annihilent toutes les actions menées par le pouvoir agonisant pour casser le rythme de la contestation.

Les animateurs du hirak s’adaptent à toutes les situations, tout en gardant leur sang-froid face à la réaction violente du régime. Ils répondent au coup par coup à chacune des manœuvres des détenteurs actuels du pouvoir qui infestent les réseaux sociaux à travers des agitateurs, rémunérés, chargés de propager de fausses informations pour ternir l’image du hirak et de manipuler l’opinion publique, en leur vendant la marchandise pourrie du dialogue voulu par le pouvoir et de la feuille de route imposée par le chef de l’armée.

Ces militants pacifistes, dont les mots d’ordre sont suivis durant chaque manifestation, se révèlent être les dirigeants de demain qui seront capables d’effacer de la mémoire des Algériens les décennies funestes du régime. Dans un de leurs messages postés ce jeudi, à la veille de marches qui s’annoncent grandioses, les animateurs du Mouvement populaire rappellent que le système à la chute duquel le peuple appelle de tous ses vœux ne se limite pas au règne de Bouteflika, mais remonte plus loin, jusqu’à l’indépendance du pays.

En réaction à la rencontre entre Ali Benflis et Karim Younès, les internautes sont convenus de «réserver un vendredi» à l’ancien lièvre de Bouteflika lors des élections de 2004 et 2014. Signe que les citoyens sont conscients du rôle néfaste que l’ancien chef du gouvernement du Président démissionnaire joue en cette période cruciale où le pouvoir abat ses dernières cartes pour tenter de sauver son système agonisant.

Mais c’est peine perdue. Le discernement et l’ingéniosité ne peuvent que l’emporter face à l’indigence intellectuelle d’un régime dont tous les Algériens voient les abominables conséquences de ses errements aujourd’hui.

K. M.

Comment (10)

    Anonyme
    24 août 2019 - 11 h 27 min

    Le niveau intellectuel des « meneurs » du mouvement populaire du 22 février n’explique pas le succès qu’a connu et que connaît depuis le hirak algerien. C’est le degré de frustration de la population face à une dictature de voyous sans foi ni loi qui est à la base de ce mouvement salvateur sans précédent. Ajoutés à cela, il y a le dynamisme, le génie, la créativité, la resiliance et surtout le courage du peuple souverain et particulièrement sa jeunesse.

    ABOU NOUASS
    24 août 2019 - 10 h 11 min

    Il est clair que l’entêtement de ce régime purement dictatorial , depuis l’indépendance , qui a régi le pays dans une autarcie totale n’a pas vu arriver ce soulèvement , après de longues années de soumission, de
    cette génération du numérique qui refuse de vivre dans l’incurie à laquelle s’est adonné le système.

    Cette révolution, bien sûr, plus que légitime, réclame la refonte générale de l’Etat et de toutes ses institutions des APC jusqu’au sommet .

    Le fonctionnement actuel obsolète de l’état reflète le niveau intellectuel de ses dirigeants.

    Alors faisons place nette, et l’élite fera le nécessaire pour rehausser l’aura de ce pays grandiose aux richesses incommensurables.

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    Felfel Har
    23 août 2019 - 16 h 25 min

    Le niveau intellectuel (que n’ont pas ceux qui nous narguent) n’explique pas tout. Les Algériens ont surtout une culture politique de haute voltige et un patriotisme à fleur de peau. Ils sont prompts à saisir les vrais enjeux du moment, à déceler les dangers et les pièges que nous tend la 3aciba II. Ils ont aussi le chic pour tourner en dérision ceux qui tentent de les diviser ou de les museler. Ceux qui clamaient qu’il n’y avait qu’un « seul héros, le peuple », ne se sont pas trompés.

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    Karamazov
    23 août 2019 - 11 h 47 min

    Ah bon, il y a un secret ?

    « Le succès du Hirak » , il a dit lui . Mais on n’est pas encore sorti de l’auberge et on patauge encore dedans .

    Moua quand je vois les manœuvres et les reconditionnements je ne crois pas que le système ne fait que soigner son packaging ou qu’il est en train de préparer ses bagages mais au contraire il est bien parti pour durer.

    Tous ces changements opérés au niveau de la justice, des ambassadeurs et même au niveau de Larmi ne poussent pas un optimisme béat comme vous semblez nous le suggérer , bien au contraire , ce sont là des preuves que le Pouvwar est parti pour ne rien lâcher.

    Ce sont là des faits qui pousseraient plutôt à tempérer tout enthousiasme et Benflis Djilali et tous ceux qui se bousculent au portillon l’ont suffisamment compris pour oser braver le Hirak.

    Moua dès le début , quand je voyais tout les caciques qui s’agitaient et qui tentaient de resquiller sur la vague du Hirak ,j’avertissais que tout ce beau monde ne roule que pour son propre compte et qu’ils n’entendaient pas lâcher le morceau. Mais les thuriféraires et les théologiens du Hirak ne juraient que par lui. Ils ont oublié que le Système ce n’est pas les 3 B uniquement mais toute une population faite de politicards , de fonctionnaires, de commerçants , d’héritiers , d’ayants droits, et d’une clientèle diverse qui ont tous profité de la corruption et de gabegie : quelques 10 millions d’algériens que l’écoulement a abreuvé.Sans parler de tous ceux qui ne rêvent que de prendre leurs places et qui guettent l’occasion d’en profiter eux aussi.

    Aujourd’hui encore, après six mois de processions incantatoires qui en vérité n’ont rien donné mais bien au contraire ont permis au Système de se replacer et de recruter, même si le Hirak n’a rien cédé, nous voyons bien qu’il tient contre vents et marrées.

    Rien ne pousse donc à un quelconque optimisme . Tout au contraire laisse augurer un durcissement des postures qui ne peuvent conduire qu’à un clash.

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    THA
    23 août 2019 - 10 h 58 min

    Une hyène ne chasse pas, elle s’approprie les pauvres victimes des prédateurs-chasseurs rassasiés. Tel est le comportement des vieux et anciens politicards. Moyenne d’âge des futurs dirigeants 40 ans +/- 1an! Qui veut être député ou président d’APC ou APW devra faire preuve de compétence mais surtout de n’avoir jamais milité dans aucune organisation politique et seulement dans une association locale ou nationale de bienfaisance. Ainsi les vices et virus malveillants des anciens politicards ne pourront pas contaminer la nouvelle politique qu’adoptera la 2* République Algérienne Démocratique et Populaire!

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    23 août 2019 - 10 h 31 min

    pas dans les mêmes termes mais j y ai déjà fais allusion dans un post mais bravo vous bien défini

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    Akila
    23 août 2019 - 9 h 11 min

    La démarche actuelle ne donnera absolument rien. Nous allons droit au mur, c’est clair. Car il est innadmissible que des gens haïs et honnis par le HIRAK, donc par le peuple, tel que Benflis, Sofiane Djilali et consorts osent se montrer et prétendre encore au pouvoir. Ces gens-là sont à écarter au même titre que tous les autres chefs de partis ayant coltiné avec le pouvoir de Boutesrika et ceux depuis 1962. Le HIRAK, donc le peuple, ne les acceptera jamais dans la mesure où il demande un changement radical. Avec la mise en place de nouvelles têtes toutes issues du HIRAK.
    Le pouvoir actuel en place a parfaitement compris cela mais il s’entête dans sa démarche suicidaire pour tout le pays car il ne veut rien lacher. Seules des personnes compétentes et HONNÊTES….. ISSUES DU HIRAK peuvent et pourront emporter l’adhésion du PEUPLE car se sont SES PROPRES ENFANTS.
    Tout autre initiative est criminelle car elle mènera le pays directement à sa propre perte… Allah yestor !
    Soyez raisonnable, Messieurs du pouvoir actuel ! Khafou Rabi ! Khafou li khlaqkoum ! SERHOU ELMAHBOUSS : LE PEUPLE ET L’ALGÉRIE !!! Yerham maldikoum…
    La illaha illa Allah ! Mohamed Rassoul Allah !!!
    J’ai vraiment peur, cette fois-ci, POUR MON PEUPLE et POUR MON PAYS…..
    ALLAH YAHDIKOUM !!!!!

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    A3zrine
    23 août 2019 - 8 h 32 min

    Oui il faut le dire et le reconnaitre, Benflis a toujours tenu le bâton par le milieu, il est d’accord avec tout le monde et contre personne.
    Mr Benflis, a un moment crucial, il faut faire ses choix et prendre position claire.

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    Brahms
    23 août 2019 - 6 h 59 min

    Le Gouvernement de Bouteflika (le tigre en papier) faisait les poches des citoyens, vous avez la nationalité algérienne mais vous n’aurez rien. Pas de salaire décent, pas de retraite confortable alors que Bouteflika touchait 250 millions de dinars chaque mois soit 03 milliards de dinars par an donc sur 20 ans, il a amassé 60 milliards de dinars. Tout pour lui et rien pour les citoyens. A près, il nous a construit une Mosquée pour se faire pardonner auprès de Dieu. Un voleur qui construit des mosquées cela prête à rire.

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      Anonyme
      23 août 2019 - 13 h 08 min

      Oui 6000 milliards en 20 ans, sans compter ce que son entretien ainsi que celui de sa fratrie a coûte au trésor public ( voyages , biens et soins à l’étranger, alimentation, habillement, ses frais de mission en Algérie astronomiques, ses frais de mission à l’étranger pharaoniques, alors que tous ses déplacements sont entièrement pris en charge par le très très généreux état Algérien, etc..etc…. ).

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