Islamophobie : une arme de dissuasion de la critique du dogme islamiste

Ruiz islamophobie
Le philosophe Henri Pena-Ruiz. D. R.

Par Mesloub Khider – Récemment, au cours des universités d’été(1) de la France Insoumise, parti politique dirigé par Jean-Luc Mélenchon, le philosophe Henri Pena-Ruiz a fait l’objet d’une condamnation sans appel pour ses déclarations tenues lors de son intervention sur le thème de la laïcité. Pour quel motif le philosophe a été condamné ? Il aurait affirmé, selon certains thuriféraires de l’islamo-gauchisme spécialistes de la manipulation : «On a le droit d’être islamophobe». Cette phrase a suscité un déluge de réactions courroucées sur les réseaux sociaux et une tempête de protestation au sein de la France Insoumise.

En réalité, une phrase totalement sortie de son contexte qu’il convient donc de réintégrer dans le reste de sa longue phrase pour restituer le sens exact de son propos délibérément déformé pour l’incriminer injustement : «Le racisme, c’est la mise en cause d’un peuple ou d’un homme ou d’une femme comme tel. Le racisme antimusulman est un délit, la critique de l’islam, la critique du catholicisme, la critique de l’humanisme athée n’en est pas un, on a le droit d’être athéophobe comme on a le droit d’être islamophobe, comme on a le droit d’être cathophobe». Pour quiconque connaît les travaux philosophiques d’Henri Pena-Ruiz, il serait malhonnête de porter des accusations diffamatoires contre lui. A titre personnel, je ne partage absolument pas les idées politiques d’Henri Pena-Ruiz. Cependant, au plan intellectuel, j’adhère à ses travaux philosophiques.

Dans son intervention, en vérité, il a affirmé qu’il est condamnable de discriminer ou d’outrager des croyants en raison de leur religion, mais il est légitime de débattre et de critiquer les dogmes religieux. Mais certains adeptes radicaux du dogme musulman ont décrété que la religion islamique ne souffre aucune critique, n’admet aucun débat philosophique, ne tolère aucune controverse théologique. Pour discréditer Henri Pena-Ruiz, on a extrait une phrase hors de son contexte pour lui imprimer une connotation xénophobe. Au lieu de rebondir positivement sur l’invitation du philosophe à ouvrir un débat critique sur l’islam – et sur la religion en général –, les tenants de la doxa islamiste ont brandi leur arme favorite, l’islamophobie, pour déshonorer moralement Henri Pena-Ruiz, accusé odieusement de racisme. Dès lors, l’orientation du débat sur l’islam a été déviée, éludée, obstruée, au nom du panneau d’interdiction (islamophobie) érigé par l’islamomosphère, cette police de la pensée archaïque totalitaire, survivance anachronique d’un monde féodal oriental maintenu en vie grâce aux pétrodollars.

Pour la clarification du débat ou de l’analyse, il importe d’emblée, par souci de rigueur intellectuelle, de procéder à une définition rigoureuse des termes islamophobie et antimusulman. Tout le monde s’accorde sur la fabrication idéologique récente du néologisme «islamophobie». Ce terme est formé du radical islam et du suffixe phobie. Si le premier mot appartient à l’usage courant du vocabulaire, compréhensible par tout le monde, le second vocable, en revanche, relève de la terminologie psychiatrique. Il définit la peur irrationnelle de quelque chose, la crainte irrationnelle relevant de la psychopathologie. Autrement dit, islamophobie signifie la peur irrationnelle de l’islam. L’auteur du rejet de l’islam serait ainsi victime d’une pathologie psychiatrique. Il n’est donc pas responsable de son acte. Juridiquement, il pourrait bénéficier de l’irresponsabilité pénale car il était, au moment de la commission de son islamophobie, atteint d’un trouble psychique ayant aboli son discernement ou sa perception de l’islam. Ainsi, même le choix spécieux du terme islamophobie est inapproprié. Pour notre part, haine-de-l’islam serait plus adéquat pour désigner une personne exprimant un rejet viscéral du culte musulman. Cette locution implique une dimension active et rationnelle de l’expression du rejet de l’islam et n’exonère aucunement son auteur de sa responsabilité. Les idéologues islamistes s’embourbent eux-mêmes dans leur néologisme à connotation psychiatrique. La folie religieuse engendre une sémantique folle.

A l’évidence, associer deux termes aussi radicalement dissemblables est une opération tendancieuse. Dès sa création et sa propagation, le mot islamophobie (à l’évocation terrifiante) visait à jeter le trouble (au sens pathologique) dans l’appréhension de la question de l’islam. Subrepticement, ce terme a été introduit comme une arme contre toute critique de l’islam. Ce n’est pas un hasard qu’il se soit exclusivement imposé et répandu en Europe et dans les autres pays occidentaux, dans lesquels la notion du blasphème est absente.

Depuis longtemps tombé en désuétude, le blasphème ne fait, en effet, pas partie du paysage intellectuel de la France, et de manière générale des pays occidentaux. Ainsi, ces pays n’interdisent pas la critique libre de la religion. Le blasphème n’est donc pas criminalisé, contrairement aux pays musulmans.

De façon concertée, afin de contourner l’absence de législation sur le blasphème, dans le dessein d’instaurer l’interdiction de toute critique de l’islam, d’aucuns ont pondu un clone du blasphème édicté comme une fatwa : l’islamophobie. Pour l’imposer dans les consciences et lui donner une certaine légitimité, le terme islamophobie est assimilé, pour ne pas dire rendu synonyme, au vocable antimusulman. Et le tour de prestidigitation idéologique a bien réussi.

De fait, alors que la critique de l’islam ressortit du débat d’idées, de la liberté de mener des controverses philosophiques sur la religion, elle est maintenant considérée comme une atteinte aux musulmans, voire comme un attentat contre les musulmans. Comme si le fait de critiquer l’islam revenait à s’attaquer aux musulmans (en chair et en os).

En effet, associer la critique de l’islam à une attaque contre les musulmans est très insidieux, pernicieux. Car, si la critique des musulmans relève du racisme, légitimement condamnable et répréhensible, du reste, c’est un délit (elle est passible de condamnation judiciaire), la critique de l’islam, elle, ne vise qu’à débattre librement des dogmes de la religion musulmane.

En Occident, la liberté de conscience comme le droit de critique de la religion sont communément admis. En particulier lorsqu’il s’agit de pays laïcs comme la France connue pour ses controverses anticléricales, en l’espèce, la liberté de critique prime sur toute autre considération, qui plus est religieuse. Pour insister sur le cas de la France, il ne faut pas oublier qu’elle fut le premier pays à mener une guerre impitoyable contre l’Eglise, notamment pendant la Révolution de 1789. Sans omettre les diatribes corrosives anticléricales initiées par les grands philosophes des Lumières durant tout le XVIIIe siècle. La France est ainsi un pays où la critique contre la religion est ancestrale. Où le débat-réquisitoire sur les religions est ancré dans l’univers philosophique et politique.

Au vrai, la question philosophique et politique qui se pose à notre époque moderne sécularisée est la suivante : est-il légitime de critiquer librement l’islam ? Est-il légitime ou irrationnel, à notre époque marquée par l’islamisme, d’identifier comme radicalement dangereux certains courants de l’islam, notamment le salafisme engagé dans une croisade verte totalitaire contre toute l’humanité, au nom de son dogme musulman doctrinaire, sa doctrine littéraliste théocratique ? Doit-on les combattre ou respecter leurs pratiques extrémistes pour ne pas être accusés d’islamophobie ? N’est-ce pas au nom de l’islamophobie qu’on veut réduire au silence toute critique du dogme ? Paradoxalement, ce sont les musulmans intégristes qui invoquent l’islamophobie pour circonscrire tout débat sur les questions relatives au dogme, particulièrement ses aspects rétrogrades défendus avec obstination par les islamistes. L’arme massive dissuasive islamophobie a été inventée par les islamistes pour verrouiller tout débat contradictoire, libre et démocratique sur l’islam.

A l’évidence, aujourd’hui, pour prouver leur sincérité dans leur souhait d’impulser un débat en vue de moderniser l’islam, les musulmans devraient accepter de dissocier les deux vocables «islamophobie» et «antimusulman». S’il faut absolument conserver le second terme pour lutter contre le racisme antimusulman (en vrai anti-arabe), notamment auprès des juridictions afin de condamner les coupables, il faudrait, a contrario, fondamentalement bannir l’usage du premier vocable forgé politiquement pour museler tout débat critique.

A cet effet, pour commencer, les musulmans ne devraient plus brandir ce glaive (islamophobie) pour trancher (proscrire) toute critique sous couvert d’atteinte à la croyance musulmane.

De manière générale, à l’évidence, à dessein, on confond délibérément deux registres : «race» et religion. Deux entités qu’il faut absolument différencier. En effet, la nationalité n’est pas réductible à la religion. La nationalité est une entité juridique reconnue internationalement. Pour prendre l’exemple de l’Algérie, on naît algérien(enne) car nous sommes procréés par des parents algériens. Rien ne peut réfuter cette donnée. Nous portons notre identité algérienne de la naissance à la mort. Même si on change de pays, de nationalité, on demeurera toujours le fruit de géniteurs algériens.

En revanche, la religion, elle, relève d’un choix individuel, de la seule conscience de la personne. La religion n’est pas imprimée dans les gènes de la personne dite croyante. C’est le résultat de la transmission éducative, pour ne pas dire de l’endoctrinement. On ne naît pas musulman, on le devient. En outre, «musulman» ne constitue pas une caractéristique héréditaire immuable. A plus forte raison, les musulmans ne sont absolument pas un peuple. Un Algérien peut, au cours de sa vie, se convertir à une autre religion, à de multiples successifs dogmes, perdre la foi. En dépit de ses multiples conversions religieuses, il demeure algérien.

Une fois admis ce postulat, la distinction entre «race» (ou nationalité) et religion deviendra aisément acceptable pour l’Algérien. Et par extension, l’admission de la possibilité d’être algérien et adepte d’une religion autre que l’islam, algérien et libre penseur ou athée, algérien chrétien ou bouddhiste. Algérien n’est pas synonyme de musulman, tout comme musulman n’est pas synonyme d’Algérien.

Par ailleurs, afin de pouvoir débattre librement, les musulmans devraient d’abord désacraliser la religion musulmane. Sans ce préalable de désacralisation, indispensable à l’ouverture d’esprit pour un dialogue dépourvu de toute emprise irrationnelle, de toute passion irraisonnable, de toute appréhension hérétique, de toute terreur profanatrice, de tout sentiment blasphématoire, les proclamations d’intention des musulmans désireux d’amorcer des réformes demeureront lettre morte. Une fois seulement cette condition acceptée et accomplie, ils pourront plus aisément engager des débats controversés sur l’islam sans se sentir personnellement offensés ni éprouver quelque culpabilité religieuse, sans éprouver le sentiment de commettre un sacrilège.

Car, rationnellement, dans une discussion critique sur l’islam, ce qui est sacré, c’est le locuteur et l’interlocuteur et non l’islam, doctrine religieuse, objet de discussion. La critique libre de la religion est plus sacrée que l’interdiction de la critique religieuse consacrée.

M. K.

1) Université d’été est le nom généralement donné, en France, à un rassemblement de militants de responsables d’un mouvement politique sur quelques jours à la fin des vacances d’été. Y sont souvent conviés des universitaires, des intellectuels, des acteurs de la société civile pour des sessions de conférences, de débats et de formation.

 

Comment (20)

    Mon opinion
    8 septembre 2019 - 7 h 13 min

    Salam,

    Je vais être bref, votre vision des choses ou analyse est bancale formée de banalités qui n’apportent rien au débat de fond et ne sort pas de la doxa sectaire ambiante qui sévit dans les milieux pseudo intellectuels français qui ont pignon sur rue, grâce à la machine merdiatique hégémonique détenue par une caste arrogante et fascisante, volée au peuple, qui pensent par leur suffisance être le nombril du monde.
    Vous parlez de désacraliser la religion musulmane seule et unique solution à une ouverture d’esprit!
    OUAOUH! Rien que ça, c’est vraiment fort de café.
    Pourquoi vous ne dites pas ça aux juifs de désacraliser le concept « antisémite » qui appartient pourtant autant au juifs qu’aux arabes car Sem et par la suite Abraham était autant le père des arabes que des juifs qui a lui seul(concept antisémite) est devenu une religion super-extra-dogmatique spécialement en France?
    Auriez vous peur d’affirmez vos idées ou êtes vous dans cette optique d’autocensure sur le traitement de certains sujets pour ne pas vous faire écraser à tout les points de vues par cette loi scelérate fabius/gayssot?
    Si vous vous voulez vraiment parler d’ouverture d’esprit il faut parler de toutes les religions et de tous les sujet sans exception dans le respect d’autrui sinon le débat est biaisé et malsain.
    Il ne s’agit pas de cracher ou insulter l’islam pendant des décennies comme l’ont fait les médias sioniste et s’attendre ensuite à une ouverture d’esprit ou tendre l’autre joue.
    Peut on parler avec un bourreau?
    Les catholiques l’ont fait (désacralisation) que reste-t-il de leur religion?
    A part s’être fait insulter par charlie hebdo pendant des décennies, détruire les familles, introduire le mariage pour tous dans la constitution, encourager la fierté gay, déféquer dans les églises, Incendier Notre Dame, se so… sur la voie publique au regard de tous les passants… Quel est encore l’outrage que la France n’a pas encore subie?
    Je vous poserai simplement une question.
    Pourquoi les deux seules religions attaquées en France hormis la religion juive, sont la religion catholiques et la religion musulmane?
    Et après cela vous parlez de désacralisez la religion musulmane!

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    issam
    8 septembre 2019 - 0 h 00 min

    Il est pas seulement un critique ,il s’implique fortement dans le rapport stasi 2004 pour voter une loi anti voile .Aucun état démocratique n’a à intervenir dans le choix vestimentaires de ses citoyens .Le principe de laicité ,l’état est neutre est n’entre pas dans les affaires religieuse.

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    Socrate
    7 septembre 2019 - 18 h 29 min

    Et si on parlait de la christianophobie en terre musulmane : persécution, églises fermées ect …

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      azul
      7 septembre 2019 - 21 h 07 min

      Croyances berbères. Les croyances berbères, ou religion libyque, concernent les premières croyances des Berbères, en Afrique du Nord. Celles-ci sont antérieures à l’arrivée en Afrique du Nord de la religion punique et des religions abrahamiques.

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      Heidegger Alias Elephant Man
      7 septembre 2019 - 22 h 12 min

      @Socrate version sioniste
      Et si on parlait de l’islamophobie et christianophobie chez l’entité sioniste l’unique démocratie du MO zaama …
      Et pas besoin d’aller si loin vous n’avez qu’à feuilleter votre Charlie hebdo de z..l.

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    Zaatar
    7 septembre 2019 - 18 h 13 min

    Voilà encore un beau sujet à blagues. Tout le monde sait au fond de lui-même que les croyances sont une pure invention de l’être humain lui-même pour diverses raisons, notamment celles avancées par notre ami Abou Stroff. J’ajouterais que de part la nature de l’homme dont la domination des autres, l’égoïsme et tout qui a attrait à ses propres intérêts en premier puis celui de ses proches sont inscrits dans ses gènes, celui ci usé de tous les artifices pour arriver à ses fins. La religion n’est autre que un de ses instruments et outils pour pouvoir dominer sur terre. Faut dire que c’est drôlement bien appliqué car la masse y répond parfaitement.

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    Anonyme
    7 septembre 2019 - 18 h 04 min

    par contre si on veut critiquer la Thora Israël ou les juifs ….
    tt le monde baisse …….

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    EXDONO
    7 septembre 2019 - 15 h 19 min

    Beaucoup de musulmans (et non pas tous) n’acceptent pas la critique de leur religion quand celle ci est déformée à des fin d’imposer un mode de vie, qui plus est à tous ceux qui ne sont pas musulmans. c’est une réalité. Henry pena ruiz a juste voulu signifier que tout est critiquable et inversement. Ce qui m’ennui dans tous ca, c’est que Henry Pena respecte les croyances de tous bords mais insiste sur le fait qu’aucune n’est au dessus des lois et de la laicité, qui permettent à toutes les croyances comme les athées de vivre ensemble selon des règles communes applicable à tous. Que nul n’est au dessus des autres, et que ce n’est pas à la loi à s’adapter mais aux religions qui ne sont généralement pas objectives et loins d’être en cohérence avec les évolutions sociétales, scientifiques et technologiques. Ce Mr explique que nous sommes tous égaux, et voila comment une critique contre les abus extrémismes de la religions musulmanes est dévoyée par des soit disant progressistes musulmans modérés qui se sont encartés dans un parti politique laique déclaré mais ouvert à tous dans la mesure ou vous acceptez les fondamentaux idéologiques de se même parti. Quand des intellectuels prônent l’unité, quel que soit la race et la religion, on ne le descend pas, qui plus est avec la déformation de ses propos. C’est de la manipulation, est les musulmans honnetes ne doivent pas se laisser endormir par ce types de méthode. Quand on sait que les insoumis et ses adherents ont de véritables valeurs humanistes, on se demande comment des musulmans en sont arriver à deformer à se point la philosophie de henry pena ruiz.

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    Rayah
    7 septembre 2019 - 15 h 09 min

    En Europe la haine n’est pas dirigee uniquement contre l’Islam mais surtout contre le Musulman, c’est un delit , du racisme. La ligne qui separe critique de l’Islam et insultes envers le Musulman est tres fine en Europe ou la moindre opportunite est saisie pour casser du musulman et pretendre que cela fait partie de la critique. La moindre critique envers le Judaisme n’est pas toleree en Europe, encore plus grave, il suffit de s’attaquer a l’entite sioniste pour etre accuse d’antisemitisme , de racisme contre les juifs. Des deputes britanniques ont ete accuses d’antisemitisme , de racisme et exclus du Parti travailliste pour s’etre eleves contre les exces de l’entite sioniste en Palestine. L’Islam ne craint ni la critique ni l’insulte, il a existe depuis des siecles et continuera a exister.

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      Anonyme
      9 septembre 2019 - 18 h 29 min

      L’Islam ne craint ni la critique ni l’insulte?
      Va en Arabie saoudite et critique un tout petit peu l’Islam , mais vraiment pas beaucoup, et tu verras ce qui t’arriveras.
      Quand à insulter l’Islam ici en Algérie, ce n’est pas recommandé et je crains que si tu te le permets il y aura des gens avec une barbe qui se chargeront de toi..
      Alors

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        Rayah
        10 septembre 2019 - 9 h 25 min

        @Anonyme 9/09/ 18.29
        J’ai bien precise que l’Islam en tant que Religion ne craint ni la critique ni l’injure. Notre Religion a traverse des periodes difficiles durant son Histoire mais a reussi a non seulement survivre mais continue a prosperer. Je ne parle pas de certains Musulmans qui pratiquent avec exces de zele, a des fins politiques ou par simple ignorance, ce sont ceux la qui s’opposent a la critique. Les exemples que tu cites sont justes , personne ne peut les nier. Je rappelle que l’Islam est la religion de la tolerance , elle encourage le debat et la critique, nos theologiens l’ont prouve durant toute l’Histiore de l’Islam. Contrairement a d’autres confessions notre Religion ne s’est jamais opposee a la pensee scientifique et a meme contribue a la science.

    il est temps que les musulmans ...
    7 septembre 2019 - 12 h 14 min

    Monsieur le modérateur de AP, comme le dernier paragraphe n’est pas clair prière substituer cette version à ma précédente. Merci

    Avant de parler d’islamophobie, de racisme anti musulman qui existent vraiment et c’est une réalité, Il serait temps avant tout que les musulmans se calment un peu de temps en temps, prennent un peu de recul pour comprendre que l’Islam n’est rien d’autre qu’une religion monothéiste comme les autres religions monothéistes que sont le christianisme, et le judaïsme, comme d’ailleurs toute autre religion comme le hindouisme, le bouddhisme etc… etc.. N’oublions pas qu’il existe aussi des musulmans qui sont christianophobes, judaîophobes, athéophobes etc…etc.. et même raciste envers tout ce qui n’est pas musulmans.

    La religion n’est rien d’autre qu’un ensemble d’institutions, de règles, de codes, de rites sacrés, de pratiques mises en forme par les civilisations successives de l’humanité à un moment donné de leur histoire et dont l’objet principal est, au départ, de rendre honneur et hommage à Dieu et à ses prophètes. Il ne faut pas oublier que l’homme a besoin de se donner des assurances et d’apaiser ses angoisses existentielles, ce qui est tout à fait légitime. Mais il faut constater tout de même que les dirigeants et gouvernants (surtout les monarques) de ces civilisations ont utilisé et détourné ce besoin philosophique et spirituel de l’homme dans sa quête de compréhension du cosmos pour faire de la religion une charte politique, pour utiliser la religion, réalité sacrée, afin de conquérir le pouvoir politique, pour se maintenir au pouvoir ou pour avoir sa main mise sur la société et les citoyens et ce ..au nom de Dieu. Ces hommes politiques le souvent autocrates et autoritaires font croire à leurs crédules citoyens qu’ils sont missionnés par Dieu (rien que çà) pour veiller sur leur religion, pour les protéger et pour user du livre Saint pour justifier leur rang. Ce qui est une fumisterie sans nom , …enfin pour moi !

    Donc, les musulmans doivent se mettre définitivement dans leur tête qu’il n’y a pas de hiérarchie dans les religions, que l’islam n’est pas nécessairement « plus meilleure », « plus supérieure » ou « plus performante » que les autres ou même que Dieu aime l’islam et les musulmans plus que les autres croyants ! On sait qu’il existe même des croyants musulmans qui sont convaincus que Dieu est arabe et musulman. C’est pour vous dire le délire. Ils doivent se mettre dans la tête que l’islam peut être critiquable comme toute autre religion ! L’homme au nom de la liberté de conscience, d’opinion le droit de critiquer ou d’idolâtrer Dieu et ses prophètes, de refuser le poids politique de la religion ou de ne pas croire carrément aux livres révélés.

    PS : Dans nos pays dits arabo-musulmans l’islam est religion d’Etat et donc les politiques n’hésitent pas à user et utiliser l’islam comme moteur ou programme de le politique ! L’Algérie ne fait donc pas exception à la règle ! Très récemment encore Mouloud Hamrouche a écrit dans son article d’El Watan du 4 septembre, tout en exigeant en cette période « hirakienne » la construction de la démocratie et de l’Etat de droit , qu’il nous faut à tout prix .. « un Etat national démocratique et social … mais respectueux des valeurs de l’islam  » Mais que vient faire non de Dieu l’islam là dedans dans un pays déjà islamisé et arabisé à outrance et où la culture et tradition musulmane est déjà ancré profondément ! Pourquoi donc un homme politique se voit obliger de mettre toujours la religion comme grain de sel dans son programme politique ???

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      Anonyme
      7 septembre 2019 - 16 h 43 min

      Il est temps que les musulmans, dixit.«Pourquoi donc un homme politique se voit obliger de mettre toujours la religion comme grain de sel dans son programme politique ???» Cela permet de lubrifier le message , avec une arrière pensée le cas ou…»

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      Ziri Warsenis
      8 septembre 2019 - 4 h 08 min

      Il Est Temps Que Les Musulmans …7 septembre 2019 – 12 h 14 min
      Parce que Hamrouche est un idiot. C »est pour caresser le poils des hirsutes en gandoura et claquettes, quoique certains s’accoutrent en costard pour faire  »in »zaama, pourtant …; il connaît le truc le Monsieur, les élections qui ont amenées la peste verte à menacer tout ce qui n’entre pas dans les diktats de ses volontés de l’âge du silex, c’était lui (télécommandé, bien sûr, comme un Tonka), ne pas oublier ce détail. Hamrouche ne sera jamais ni Antonio Gramsci ni John Locke. Alors ses référents aux préceptes sentant l’mesk w l’3ambar du Hedjaz il peut se les garder pour dorloter ses désespérants soliloques.

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    Elephant Man
    7 septembre 2019 - 12 h 13 min

    Mr Mesloub Khider ana maniche d’accord 😉 Sincèrement, vous idéalisez une chimère, il faut cessez de regarder de l’autre côté de la méditerranée et de surcroît l’ancien colonisateur.
    Commençons par « le blasphème ne fait, en effet, pas partie du paysage intellectuel de la France et de manière générale des pays occidentaux. AINSI CES PAYS N’INTERDISENT PAS LA LIBRE CRITIQUE DE LA RELIGION, le blasphème n’est donc pas criminalisé » dites-vous, ah bon ….
    Je continue « En Occident, la liberté de conscience comme le droit de critique de la religion sont communément admis. En particulier lorsqu’il s’agit de pays laïcs comme la France…. ».
    Savoir que « l’Islam de France » (qui ne veut absolument rien dire) est géré intégralement par les judéosionistes. C’est Sarkozy qui est à l’origine du CFCM qui ne représente que lui-même et celui qui l’a créé l’État français, le jour où vous les verrez défendre les droits des français musulmans faites-moi signe. Le nouveau président du CFCM Ahmet Ogras validé par le CRIF interdit le terme islamophobie.
    Je vous défie de me trouver une seule caricature blasphème de la religion juive et d’IsRatHell dans Charlie hebdo de zbel (MERCI de ne pas censurer AP) VOUS N’EN TROUVEREZ AUCUNE ou dans n’importe quelle feuille de chou.
    La moindre remarque sur une kippa vous conduira directement en justice au Tribunal avec condamnation à la clé of course pour antisémitisme VIRTUEL avec LICRA CRIF DILCRAH SOS RACISME zbel et cie…
    Alors qu’il vous est possible de cracher sur les bougnouls les français musulmans les musulmans tout court sans être inquiété : Zemmour cet ultrajudéosioniste un cas d’école, cet ultrasioniste Tesson Philippe compagnon de route de BHL « les musulmans amènent la M… en France » (MERCI de ne pas censurer AP) relaxé par le TGI de Paris.
    Remplacer musulmans par « les JUIFS amènent la M… en France » et vous verrez toute la classe meRdiaticopolitique au garde à vous… Un simple croche-pied entre mômes à Sarcelles qui devient par la force du CRIF et la France une affaire d’État d’antisémitisme VIRTUEL.
    Donc cesez de nous vendre une pseudolaïcité qui fait que tous les politiques français dont Zb… Schiappa ( mettent leur rejetons à l’école PRIVÉE CATHOLIQUE eux qui nous vantent systématiquement les mérites de la laïcité de l’école PUBLIQUE, sans parler des écoles juives qui ont pignon sur rue avec virées chez l’entité sioniste en veux-tu en voilà….par contre combien d’écoles musulmanes en France…
    Ensuite EXISTE-T-IL UNE LOI INTERDISANT LE PORT DE LA KIPPA pas que je sache …
    Le CCIF conseil contre l’islamophobie en France financé par Soros.
    L’Alliance citoyenne de Grenoble bénéficie de plusieurs subventions dont l’Open Society à hauteur de 80 000 dollars.
    Qui finance donc les makhNazies grenobloises porteuses de burkini →→ SOROS pardi !! D’ailleurs que de ridicule ce burkini une musulmane de surcroît n’ira pas se baigner en combinaison moulante de surfeur = burkini elle n’ira pas se baigner tout court si c’est en désaccord avec ses principes, tout ceci burkini CFCM CCIF et cie tout comme FIS GIA DAECH Al Qaïda Front al Nosra « qui fait du bon boulot » dixit Fabius c’est du BUSINESS SIONISTE.
    Vous constaterez donc le blasphème ou la censure à géométrie variable tout comme les Droits de l’Homme à GÉOMÉTRIE VARIABLE.

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    VOSTAF
    7 septembre 2019 - 10 h 50 min

    Je m’en fous grave de l’islam.

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    Abou Stroff
    7 septembre 2019 - 10 h 50 min

    « la critique de la religion est la condition préliminaire de toute critique » souligne Marx.
    si nous acceptons cette sentence, alors, nous pouvons avancer que les sociétés musulmanes continueront à barboter dans la m…. qu’elles produisent tant qu’elles ne commenceront pas à remettre en cause les dogmes auxquels elles vouent une dévotion sans faille.
    ceci dit, je me permets d’ajouter que, à mon humble avis, toutes les religions sont des produits humains qui répondent à deux questions humaines essentielles:
    1- l’homme, étant le seul être vivant à appréhender, grâce au travail, la tridimensionnalité du temps, a besoin de la religion pour amoindrir l’angoisse existentielle due au fait qu’il sait qu’il va mourir.
    2- la religion permet, grâce à quelques entourloupettes, d’asseoir la domination des classes dominantes sur des classes dominées en endormant ces dernières (d’où l’équivalence entre religion et drogue).
    moralité de l’histoire: pendant que l’occident capitaliste inventait l’imprimerie qui permettait, entre autres, la propagation de la science, en général et de la démarche scientifique, en particulier, la « féodalité » ottomane se consacrait à l' »art » de la calligraphie qui mettait en exergue la forme (les apparences) au détriment du fond.
    PS: je pense que les musulmans du moment qui continuent à privilégier la forme au détriment du fond ne sont guère prêts à remettre en cause cette attitude suicidaire.

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    Karamazov
    7 septembre 2019 - 10 h 07 min

    l n’y avait effectivement pas de quoi fouetter un chat. Tout cela n’est que le reflet de la gauchite persistante chez certains militants qui pensent que les immigrés sont le seul véritable prolétariat.

    L’islamo-gauchisme n’est pas une nouvelle sympathie pour l’islam, bien au contraire ! Il s’agit à peine d’une sorte d’exotisme mêlé de pauvrisme qui peine à se dire clairement. Ces gauchistes pensent que les immigrés musulmans exploités sont potentiellement faciles à endoctriner et pourraient constituer une armée de militants de gauche très endurcie.

    Je préfère donc l’islamophobie assumée d’un Henri Pena-Ruiz à cet islamo-gauchisme hypocrite qui sous prétexte que les musulmans sont les plus grandes victimes du capitalisme défendent les intégristes de tous poils.

    Quant à la critique du dogme, si cela est considéré comme un blasphème dans les pays musulmans rien ne l’interdit aux européens.

    Pour ma part je pense que si cela ne se fait pas suffisamment ce n’est pas parce que les philosophes ou les intellectuels occidentaux ont peur de qui que ce soit mais plutôt parce que cela n’ a aucun intérêt philosophique ou scientifique en vérité, sauf pour les adeptes du buzz ou pour ceux qui voudraient se faire un nom sans se casser trop les méninges.

    Cette question n’est que dans le fontds de commerce politique de l’extrême gauche et de l’extrême droite qui y trouvent leurs comptes pour animer des débat populistes.

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    Djazaïri
    7 septembre 2019 - 9 h 21 min

    l’islamophobie est un concept popularisé par les islamistes radicaux pour empêcher toute critique des islamistes. Ces islamistes se cachent derrière l’Islam et crient au scandale à chaque fois qu’on critique leur façon d’être, qui est liée à une pratique intolérante de l’islam. A vrai dire il y a surtout une islamistophobie plutôt qu’une islamophobie car les musulmans n’ont jamais été empêché de vivre leur religion depuis les premières migrations du début du XXème siècle en France.

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    ABOU NOUASS
    7 septembre 2019 - 8 h 51 min

    Bien sûr la critique des dogmes religieux, quels qu’ils soient, est libre, ce n’est pas seulement en France mais dans toutes les nations qui se respectent.

    Quant à certains cercles facilement susceptibles , ils doivent savoir se conformer aux droits et aux lois de chaque pays.

    Il va falloir dépoussiérer un peu certains dogmes un peu trop caducs.

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