Aventurisme

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La réponse du peuple algérien a été donnée et elle est sans appel : pas de vote. PPAgency

Par Mohamed K. Comme attendu, le chef de l’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah, s’est plié sans le moindre signe de réticence à la volonté du pouvoir de fait que représente le commandement de l’institution militaire, en convoquant officiellement le corps électoral pour la présidentielle et en assumant sa part de responsabilité dans cette entreprise qui s’annonce aussi hasardeuse que dangereuse.

En s’engageant à formaliser une décision capitale pour l’avenir de la nation, sans donner de réelles garanties pour le succès du processus électoral et sans prévoir des solutions viables en cas de nouvel avortement, le pouvoir en place prend le risque de plonger le pays dans une phase d’instabilité encore plus grave qui fait déjà peur à de larges pans de la population. Peur d’une confrontation directe entre les manifestants, plus déterminés que jamais à faire aboutir leurs revendications, et la police. Le déploiement d’un dispositif renforcé chaque semaine dans les rues de la capitale et des grandes villes en est un signe précurseur.

Peur aussi de l’instauration de l’état d’exception pour en finir avec le Hirak, qui apparaît aujourd’hui comme le seul moyen, pour le pouvoir en place, d’imposer l’option des élections ou, à défaut, de justifier une énième et ultime annulation du processus électoral, avant de mettre en place une autorité sécuritaire à la soudanaise.

Peur, enfin, d’un enlisement qui rameuterait les grandes puissances occidentales et moyen-orientales contre l’Algérie pour la placer durablement dans une zone de turbulence.

M. K. 

Comment (5)

    Lghoul
    17 septembre 2019 - 19 h 03 min

    Une question sur bensalah: Est ce qu’un malade grave …. pourra aller au travail le plus normalement du monde ? Comment un GRAVEMENT malade pourra assumer sainement ses fonctions ? Le medecin qui lui a delivre un certificat medical de bonne sante doit etre juge car il a donne un feu vert a un malade grave pour prendre des decisions graves sur le dos du peuple et au detriment du pays. Est il 100% sur de ses decisions ?

    Anonyme
    16 septembre 2019 - 23 h 39 min

    Ils vont emmener l’Algérie droit dans le mur et tout va éclater, le pays sera partitionné et contrôle par des puissances étrangères.
    Il y a une junte militaire de traître qui oeuvre à la destruction du pays.
    Les militaires vraiment patriotes doivent neutraliser cette junte le plus vite possible, il y a le feu dans la maison Algérie.
    GS est untraitre aux services des émirats arabes unis et des risques.
    Il faut le neutraliser lui et sa clique.

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    Felfel Har
    16 septembre 2019 - 14 h 35 min

    Réponse du berger aux bergères: Votre décision de tenir des élections en décembre sont un NON- ÉVÉNEMENT, un flop annonçé, une défaite humiliante certaine, car le peuple dans son immense majorité (je ne parle pas de ces moutons de panurge qui guidés par le FLN, le RND, le MPA, le TAJ et l’arrière garde de l’ancien régime) vous ont déjà répondu en votant chaque mardi et vendredi en toute transparence et en toute liberté:
    NON au gouvernement Bedoui,
    NON à Bensalah, président clandestin,
    NON au pouvoir militaire incarné par GS et ses suppôts,
    NON à la poursuite du 5ème mandat déguisé,
    NON à tout candidat, qu’il soit désigné par l’EM (Tebboune ou un autre) ou aventurier (comme Benflis). D’autres ne vont pas tarder à sortir de leur coquille comme des escargots après une ondée.
    Ses exigences, maintes fois affirmées par des citoyens ordinaires qui n’écoutent que leur conscience (comprendre qui ne sont pas manipulés par des officines occidentales ou moyen-orientales comme le laisse entendre GS qui ne présente toutefois aucune preuve) pour réclamer une vie meilleure dans une république authentique civile, démocratique et populaire. Le peuple veut la démolition totale de l’ancien régime, ses nervis zélés, corrompus et corrupteurs, ses structures vermoulues tellement elles sont pourries, ses règles de fonctionnement datant de l’âge de pierre. Il veut réviser le texte fondateur pour bannir toute intrusion militaire dans la vie politique, assurer la séparation des pouvoirs, enraciner la démocratie dans nos moeurs et réaffirmer la souveraineté du peuple. L’élection d’un président sera alors le couronnement de ce processus salvateur.
    Le Gouvernement dont fait partie GS est au bord du gouffre, il n’a pas d’autre choix que de s’écarter du chemin du peuple sinon il signera sa fin. A-t-on un jour réussi à arrêter un train en pleine vitesse?

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    Mounir Sari
    16 septembre 2019 - 7 h 52 min

    Le grand chef militaire Gaid Salah a donné des injonctions au petit civil Bensalah de convoquer le corps électoral pour le 15 septembre.Le petit soldat Bensalah s’est exécuté illico presto en appelant le corps électoral le 15 et pas avant ni après s’il vous plait.60 ans après le congrès de la soumam qui stipule la primauté du civil sur le militaire, les civils reçoivent toujours leurs ordres des militaires.Jamais au grand jamais depuis l’indépendance de notre pays l’armée et à leur tête, le nouveau Sissi Algerien ne s’est impliqué dans les affaires politiques d’une manière aussi flagrante!!!!

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    Si El Wazir
    16 septembre 2019 - 7 h 34 min

    Monsieur Bensalah et son chef le caporal vous dit, c’est fini de jouer les enfants, maintenant on va reprendre le pillages et la destruction de cette belle nation aux mains des irresponsables personnes

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