Menace larvée

décembre scrutin
12 décembre, la date de tous les dangers. PPAgency

Par Mohamed K. – En parlant de «maîtrise effective sur le terrain et le déploiement total et étudié des différentes forces de sécurité sur tout le territoire national» le jour du scrutin qu’il veut imposer aux Algériens, Gaïd-Salah ne dit pas ouvertement que l’armée sera impliquée dans ce «déploiement total et étudié des différentes forces de sécurité».

Logiquement, l’armée fait partie des forces de sécurité et en est même la locomotive. Mais, comment l’imaginer se mêler dans une tâche relevant traditionnellement d’autres forces de sécurité, à savoir notamment la police et la gendarmerie, comme la sécurisation des bureaux de vote, par exemple ? A moins que, d’ici là, des dispositions sécuritaires exceptionnelles soient prises pour réprimer les citoyens qui rejettent la feuille de route du commandement de l’armée et le font savoir tous les vendredis dans des marches de plus en plus nombreuses.

Au rythme où vont les manifestations opposées à ces élections dont le résultat est connu d’avance, il faut bien s’attendre à des affrontements le jour du vote, dans le cas où le scrutin serait maintenu à la date prévue et avec les dispositifs mis en place ces dernières semaines, eux aussi rejetés massivement par les millions de citoyens qui battent le pavé depuis sept mois.

Il apparaît clair que dans un tel scénario, le pire est à craindre, c’est-à-dire une confrontation aussi inédite que fatale entre l’armée et le peuple. Des hommes politiques avisés ne cessent d’avertir contre un basculement dangereux dans la violence, tout en imputant toute la responsabilité aux tenants du pouvoir qui s’obstinent à organiser ces élections sans réunir les conditions favorables et faire, au contraire, dans l’escalade, avec l’intensification des arrestations dans les rangs des militants politiques et, plus récemment, des journalistes.

M. K.

Comment (9)

    80+
    29 septembre 2019 - 10 h 53 min

    le peuple possede une arme de destruction massive contre ce clan c’est une petition ou sondage generale qui engloberait tous le pays sans laisser le moindre douar ou bourgade eloignée et ca ils ne peuvent nous l’interdire ou nous obliger a y renoncer,

    la question simple serait pour cette présidentiel  » voter OUI ou NON »

    la reponse est connue a l’avance j’en suis sur a 95% le peuple va trancher pour une reponse evidente

    les 5% represente les bartaguia et autres cashiristes du type ghoul et teboune, benflis et consort

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    Zaatar
    29 septembre 2019 - 5 h 24 min

    L’affrontement dont on esquissait déjà les contours il y a un bon moment de ça et dont on donnait les raisons, l’entêtement des deux parties principalement, a un risque élevé de se produire. Toujours est il que du cote du chef d’état major les choses sont on ne peut plus claires. En fait, il voudrait y aller à cet affrontement sans que ça soir lui la cause dans les faits. L’argument qu’il a toujours maintenu étant que les élections sont la seule issue à la crise et qu’il s’engage à ce qu’elles soient propres et transparentes sachant pertinemment qu’elles vont être rejetées par la masse. Quoi de mieux pour ouvrir un front et décréter par la suite un état d’urgence, Bensalah étant l’intérimaire maintenu de force pour exécuter ces tâches? Quoi qu’il en soit le pouvoir est décidé à ne pas partir, et on lit bien que c’est advienne que pourra pour le pays.

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    el hadj
    28 septembre 2019 - 19 h 41 min

    ce qui est déplorable et inadmissible que le mouvement des foules du Hirak perdurent depuis 32 semaines sans qu il soit possible de faire émerger des représentants en mesure de l encadrer en tant que porte parole ,d une part ,et d autre part, le chef d état major de l ANP qui ne cesse a chaque semaine de faire état de l implication de ses services pour que cette élection se déroule normalement et aboutisse a l élection d un président de la république,il est a craindre que l entêtement des uns et la volonté de l autre partie risquent de créer une situation de confrontation ,au demeurant non souhaitée. aussi , n est il pas plus indiqué que les voies de la raison et de la sagesse l emportent pour le bien du pays et la préservation de la paix civile.la majorité silencieuse du peuple en a marre de la situation actuelle et des menaces auxquelles sont exposes les citoyens et le pays

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      Momo
      29 septembre 2019 - 19 h 00 min

      Vous insinuez que le Hirak a eu tort de ne pas désigner ses représentants. Et ben vous avez tort ya si El hadj. Le hirak a compris très tôt que s’il avait désigné ses représentants, ils seraient aujourd’hui en prison comme Karim tabou et Samir Belarbi ou pire, ils auraient été soudoyés par Gaid Salah pour faire rentrer le hirak dans les rangs. C’est une bataille à mort. Ou bien le peuple gagne et il pourra croire derechef en son avenir ou bien il échoue et c’en est fini de son destin en tant que nation.
      Nous en avons marre de ceux qui préfèrent leur confort personnel à l’avenir de ce pays. Nous nous battons pour l’avenir de nos enfants, pas le nôtre.
      Qu’il y ait des troubles ou même des morts, cela importe peu car l’enjeu est capital. Rien ne nous arrêtera . Nous nous battrons avec la dernière des énergies et nous gagnerons cette bataille Insha Allah!

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    Felfel Har
    28 septembre 2019 - 17 h 02 min

    Le loup affamé ne prend pas la peine de se déguiser pour effrayer les bergers. Il tient tellement à s’en mettre plein le ventre qu’il oublie de remarquer que pour se protéger, les bergers se sont armés de gourdins pour contrecarrer son attaque, et surtout qu’ils sont de plus en plus nombreux.
    La volonté de GS, sa lubie, son volontarisme même, sont un défi au bon sens paysan, à la rationalité, à la logique, à l’intelligence. Il sait qu’il va tout droit dans un mûr, mais il va quand même parce c’est ce qu’il veut. Donner l’ordre à l’armée de forcer les citoyens à voter risque de plonger le pays dans une succession d’événements dont l’Algérie ne s’en sortira pas de si tôt.
    On dit que Bouteflika autrait mis au pas l’armée en menaçant les officiers supérieurs de l’ANP qui ont géré les incidents de la décennie noire de les faire traduire par le TPI. Puisque Bouteflika est hors course, son idée risque de prendre une nouvelle l’ampleur, sauf qu’au lieu du TPI, ceux qui auraient du sang algérien sur les mains feront face à leurs concitoyens devant un tribunal populaire. Lavons notre linge sale en Algérie!

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    Lghoul
    28 septembre 2019 - 12 h 38 min

    Apres avoir privatise la justice, il veut maintenant privatiser l’ANP pour imposer la issaba de bouteflika par le fusil au peuple. Que reste t il au peuple si toutes les institutions de la republique, de la justice a L’ANP a Sonatrach sont privatisees par un vieux de 80 ans pour ses interets et sa famille ? La lutte jusqu’a la victoire totale.

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    Menace
    28 septembre 2019 - 11 h 33 min

    Qu’on parle de faire sortir l’armée pour assurer les élections prouve que AGS n’est plus sur de ce qu’il avançait il y’a quelques jours en disant que tout le peuple ira voter en masse le 12 décembre.Une chose est sure ,meme s’il y’aura élection,ce sera un fiasco général et leur président sera toujours illégitime comme l’actuel chef de l’etat et l’Algérie s’enfoncera encore d’avantage dans une crise politique et économique des plus profonde.

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    Mounir Sari
    28 septembre 2019 - 10 h 30 min

    Il est fort à parier que le jour du scrutin, les militaires de Gaid Salah iront chercher de force chez eux les électeurs pour mettre un bulletin dans l’urne afin de voter sur les 2 chouchous du Sissi Algérien à savoir Tebboune et Benflis…..

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    Soldat Schweik
    28 septembre 2019 - 10 h 10 min

    La JUNTE MILITAIRE des GININARS a sa tete le plus vieux soldat du monde AGS se retrouvant pour la premiere fois depuis le putch de 1962 ayant confisquée l’independance en face a face directe avec le peuple sans vitrine « civile » derriere laquelle s’abriter, ne sait plus ou donner de la tete pour sauver sa peau et leurs avoirs mal acquis.
    A coups de provocations, intimidations, repressions successives ils cherchent a pousser le peuple a basculer dans la violence qui est la seule chose dont ils ont la maitrise, afin d’instaurer un etat d’urgence ou d’exception et ainsi perdurer et tuer dans l’œuf la revolution populaire pacifique qui dure depuis 8 mois.
    SAMIDOUNE .. WAKIFOUNE .. SILMIYOUNE.. OULACH L’VOTE OULACH
    TETNEHAW GA3.. TETHASBOU GA3
    When to free.. Tahya El Dzayer.. Gloire et paix éternelles a tout nos Martyrs de tout les temps.

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