Dans le cul-de-sac

hydrocarbures manifestants
Le Mouvement populaire ne laisse aucune chance au pouvoir de jouer de son avenir. PPAgency

Par Kamel M. – Le slogan scandé par les manifestants ce vendredi dans les quarante-huit wilayas du pays est révélateur d’une nouvelle tournure que va prendre le bras de fer qui oppose une écrasante majorité du peuple à un régime corrompu et illégitime. Après le fameux «vous avez pillé le pays, espèces de voleurs !» hier, les citoyens ont crié d’une seule voix résonnante : «Vous avez vendu le pays, espèces de traîtres !»

Cette colère des Algériens a été provoquée par la décision du pouvoir de faire passer une loi sur les hydrocarbures qui compromet l’avenir du pays à travers un Parlement croupion, résidu du régime Bouteflika. Ce dimanche, les Algériens de tout le pays se sont donné rendez-vous dans la capitale pour empêcher ce fait accompli et rejeter cette loi qui met les richesses souterraines du pays entre les mains de puissantes firmes étrangères et porte gravement atteinte à la souveraineté nationale.

C’est l’indépendance même du pays que les tenants du pouvoir actuels sont en train de brader.

La loi sur les hydrocarbures est la faute de trop qui poussera les reliques du système Bouteflika vers la porte de sortie ou les conduira en prison. Multipliant les erreurs par indigence intellectuelle, les décideurs autoproclamés ont creusé leur propre tombe en s’engageant dans une confrontation perdue d’avance contre tout un peuple. Isolé et malade, le vieux chef d’état-major protecteur du clan Bouteflika est en train d’être sacrifié à son tour par son entourage immédiat après les révélations sur l’implication de ses propres fils et de ses collaborateurs les plus proches, un groupe de généraux véreux, dans des affaires de crimes économiques.

Le glas a sonné pour Gaïd-Salah et ceux qui l’ont poussé à emprunter un long chemin épineux qui débouchait sur un cul-de-sac.

K. M.

Comment (23)

    lhadi
    13 octobre 2019 - 20 h 00 min

    e ne me livrerai pas à une analyse de la situation institutionnelle, économique et social du pays. Mais je ressens le besoin de parler de la question de notre temps : l’avenir de l’Algérie dans la mondialisation.

    Le monde est à l’heure du numérique ; il avance, bouge, se mue et nous algériens, nous nous complaisons dans l’ère de la montre à remontoir. Il nous faut apprendre à penser le monde autrement.

    Face à un monde en plein bouleversements, je comprends que l’on puisse être saisi par le doute ou l’inquiétude. Mais la solution n’est pas dans le repli sur soi et le conservatisme. Si l’Algérie s’enferre dans de fausses certitudes et l’illusion d’un mur, elle finira au mieux amer, égoïste, figé et au pire sombrera dans une de ces crises qui, chez nous, naissent toujours du renoncement.

    Ce nouveau monde, il faut l’affronter avec ambition. Même si la concurrence est rude, nous avons tous les moyens de nous y imposer à condition, bien sûr, de prendre des décisions clairs.

    Ne nous laissons pas abuser par les sirènes du passé. Ce serait un choix à la fois suicidaire et injustifiés et les plus modestes, les plus vulnérables en seraient les premières victimes. Le protectionnisme ne mène qu’à la régression économique et sociale.

    Il importe donc de ne jamais accepter que s’impose à nous une chape de plomb conservatrice et pessimiste, fondée sur le postulat que ce qui a été fait, bâti, créé hier serait nécessairement meilleur que ce qui pourrait être fait, bâti, créé demain.

    Dans ce monde qui s’ouvre, l’Algérie, que j’ai arpenté, a vocation a bousculer les idées, les moeurs, les habitudes, les prétendues certitudes. Alors osons d’une manière plus juste et plus ambitieuse.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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      momo
      14 octobre 2019 - 4 h 01 min

      Si la bêtise était rémunérée au poids, tu serais aujour’hui milliardaire en euros.
      Pour toi, Ya dhoubab al Gaid, relever les défis à l’ère du numérique, c’est brader son sol et son sous-sol.
      Voilà comment , à partir d’une idée que personne ne met en doute, vous validez des théories fumeuses.
      Pour les fumistes de votre genre, la vertu finit toujours dans les bras du vice,
      Ya khawana! Ya ouled al Imarat ou Franca,

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      Zaatar
      14 octobre 2019 - 8 h 10 min

      @lhadi,
      Pardonne moi l’ami, mais tu es complètement à côté. Un moment donné je pensais que tu le faisais exprès et qu’il fallait comprendre entre les lignes…la je vois des doubles sorties de route. Je pense bien que tes neurones s’entrecroisent…

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        lhadi
        14 octobre 2019 - 22 h 05 min

        Vous avez entièrement raison, mais je persiste à dire que c’est une erreur de croire que l’Algérie peut vivre en autarcie.

        Fraternellement lhadi
        ([email protected])

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          Zaatar
          15 octobre 2019 - 5 h 42 min

          Ah oui, mais personne, même pas le simple d’esprit n’aurait affirmé le contraire. Vérité de lapalisse l’ami. Mais quel est ce pays sur notre planète qui serait capable d’ériger des murs de 5 mètres sur toute la longueur de ses frontières ? On veut en ce moment enfermer l’Iranien mais ce dernier se bat pour vivre avec tout le monde. C’est bien de l’affirmer que l’Algerie ne peut vivre en autarcie, ça rassure tout le monde…

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    Lghoul
    13 octobre 2019 - 9 h 35 min

    Pour ceux qui doutent ou speculent sur les consequences graves de cette pseudo loi des hydrocarbures qu’une bande d’illegitimes voudraient faire passer a la va vite pour l’offrir comme cadeau a leurs commanditaires et leurs masters, je vous prie de bien lire un article de Hocine Malti, un expert petrolier algerien, paru aujourd’hui sur le « Matin » d’Algerie. Ces informations sont tres importantes car elles ne viennent pas de n’importe qui; elles viennent d’un vrai expert du petrole et des negotiations. Il est le pionier de la creation de Sonatrach et meme son vice president dans les annees 72 – 75 .

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    DZA
    12 octobre 2019 - 19 h 23 min

    Il est difficile d’occulter la réalité et les problèmes qui s’annoncent et que le peuple aura à affronter d’une manière ou d’une autre.
    Est-ce pour autant que nous devons laisser les décideurs qui ont amené le pays à la banqueroute continuer à faire et à défaire des lois qui risquent plus que de sauver ce qui reste, finiront par hypothéquer les sources de richesse du pays ?
    Il se trouve, que ces décideurs ne pensent qu’à sauver leurs intérêts et leurs têtes. Pour ne citer qu’un exemple, qu’a fait Chakib Khelil le traître et qu’a t’il tenté de faire et où se trouve t’il en ce moment ? Qui le protège ?
    Les décideurs actuels ne sont pas différents de ceux d’hier.
    Pourquoi cette loi sur les hydrocarbures n’a pas été révisée lorsque les caisses étaient pleine ?
    Gouverner, c’est prévoir.

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      Zaatar
      12 octobre 2019 - 21 h 10 min

      Pourquoi cette loi n’a pas été révisée lorsque les caisses étaient pleines ? Bonne question l’ami. Mais la réponse est toute simple et tu dois certainement la connaitre puisque tu en parles. Nos responsables réfléchissent avec leurs pieds d’une part et ne pensent qu’à remplir leurs poches et leurs comptes en banque d’autres part.57 ans durant et aucun secteur économique du pays n’a été développé. Le seul sur lequel le pays s’est appuyé est celui des hydrocarbures en composant avec les firmes étrangères car on ne dispose pas de technologie ni de savoir faire ni d’équipements pour cela. De plus nos responsables mafieux ne sachant pas gérer optent tout le temps pour les solutions de facilité. C’est ainsi qu’en élaborant le budget de l’année ils ne font que quelques multiplications et quelques soustractions sur la base d’un prix du baril de pétrole. Et comme celui ci fluctue, ils ne chercheront à corriger leur budget qu’à partir du secteur des hydrocarbures en essayant d’augmenter la production. C’est ce qui s’appelle gérer le pays par la distribution de la rente et c’est ce que l’on a tout le temps écrit ici en rajoutant la prédation car bien évidemment tous les responsables au travers des divers contrats en tous genre s’en mettent plein les poches. Aussi a quoi bon réviser la loi sur les hydrocarbures quand ce secteur rempli les caisses et les poches? Maintenant que les caisses sont vides et donc eux aussi sont en manque et que le peuple réclame plus d’énergie, la seule solution pour eux, qui est la plus facile à mettre en œuvre, est d’appeler les firmes étrangères pour booster la production d’hydrocarbures.

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    Zaatar
    12 octobre 2019 - 17 h 30 min

    Certains ici voient mes interventions toutes identiques. Ils disent même que je tire les mêmes conclusions. Ah ben oui, moi je dirais tant mieux, je ne bafouille pas et j’ai une seule et même ligne de conduite. Et la je vais me permettre quelques précisions. Entre vouloir quelque chose et pouvoir faire la chose il peur y avoir un monde. Et ce n’est pas vous qui diriez le contraire c’est une assertion universelle. Et à ce sujet, il me semble qu’on veut tous demettre ce système pourri qui nous gouverne depuis 57 ans. Seulement, et la nos chemins se séparent pour certains, moi je dis qu’on n’y arrivera pas tout de suite a éjecter ce système et instaurer une démocratie, et vous pour certain c’est la victoire d’ici quelques temps et xa sera la grande kermesse. La différence est que pour moi pour y arriver on devra suer comme l’ont fait les autres peuples qui ont construit de grandes démocraties. On n’est pas différents d’eux. Sur le fond, il y aura changement tot ou tard c’est même inscrit dans les livres et équations d’Einstein, mais le changement ne viendra pas du jour au lendemain comme beaucoup le pense. C’est une histoire qui se mûrit à longueur d’années, de dizaines d’années et même de siècles. Je reviens sur les hydrocarbures. En écrivant que cette loi qui donnerait quelques avantages aux firmes étrangères est incontournable on va le traiter de rouler pour le pouvoir que je combat des dizaines d’années durant. Non messieurs, il faut regarder le problème autrement. N’importe quel responsable aux commandes du pays dans la situation ou il est ferait pareil pour attirer les firmes étrangères mais peut-être pas céder autant et la c’est uniquement à cause de l’incompétence et la pourriture du pouvoir. Car la situation dans laquelle se trouve le pays est à cause de ce même pouvoir qui ne sait que faire appel aux firmes étrangères pour créer ses richesses. Il n’a jamais orienter le développement économique vers d’autres secteurs. Et donc ce que je dis et pour pouvoir palier le plus rapidement possible (car sinon il n yaura plus de oain dans les boulangeries dans quelques temps), les firmes étrangères sont incontournables. Elles ont l’argent et elles ont les nouvelles technologies pour aller vite, choses que nous n’avons pas et que si elles ne viennent pas on crèvera le bec ouvert sous peu et on retournera au FMI. Maintenant que ce soit ce pouvoir pourri qui mène les négociations ou un autre issu du hirak, c’est une autre question. Le pouvoir pourri va brader le pays c’est sur, mais un autre négociera peut-être mieux mais n’aura pas beaucoup de marge. Ce qui est sur c’est que les firmes étrangères est un passage obligé le temps de renflouer les caisses et de s’atteler à ériger une véritable économie (pas avec ce pouvoir je vous l’accorde).

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      Momo
      12 octobre 2019 - 21 h 13 min

      Je ne sais pas pourquoi tu persistes à dire qu’on a besoin des étrangers pour exploiter notre pétrole et notre gaz.
      La consommation interne que tu dis exponentielle, n’a rien à voir avec le pétrole car l’Algérie vend du brut. Elle ne le transforme pas en vue d’en dériver des produits à usage domestique: plastiques et autres. La consommation interne est plutôt reliée au gaz naturel. Et le gaz l’Algérie en a à gogo. De plus, il est peu rémunérateur.
      Le problème majeur de Sonatrach c’est le détournement d’argent. En d’autres termes, le budget alloué à la maintenance des infrastructures est accaparé en partie par le pourvoir sur simple coup de téléphone. Des fois, c’est pour payer des clientèles X et Y, d’autres fois, pour faire face à une demande sociale pressante pour laquelle le pouvoir est contraint d’acheter la paix sociale et d’autres fois encore, c’est du simple détournement d’argent au profit de spontes du régime civils et militaires.
      Quand on a des infrastructures pétrolière qui ne sont pas entretenues correctement, alors la production en souffre puisqu’une partie des équipements est mise à l’arrêt. Donc la production en patit. Elle a baissé de 20% depuis 2010.
      Savez-vous qu’il y a quelques années Sonatrach a acheté des participations dans des compagnies espagnoles?A t-on jamais entendu parler de ce que sont devenus ces investissements? Pourquoi ne pas vendre ces parts et rapatrier l’argent pour donner un coussin d’air à la compagnie?
      Le problème n’est donc pas le manque d’argent. Le problème, c’est la rapine.
      Le Sahara pisse du pétrole et du gaz 24 sur 24. Un pétrole de qualité rare qui est le plus cher au monde. Et avec ça on a besoin des étrangers pour nous aider à l’exploiter? Cela fait 57 ans qu’on exploite du pétrole et la preuve on a dépensé sans compter 1500 milliards de dollars en 20 ans.
      Si les cours du pétrole remontent aux alentours de 100$ le baril, à la faveur d’une guerre, toujours possible, dans le golfe persique , il y aurait un autre pactole de 1500 milliards de dollars qui nous attendrait. Pourquoi voulez-vous que ce soient Total et British Petroleum en profiteraient. L’Algérie aurait eu tout au plus 300 milliards de ce pactole entre Taxes et royalties.
      Je vais répéter ce que je disais tantôt. Le problème de Sonatrach c’est le vol et la rapine. Ce n’est ni un manque d’argent ni un manque d’expertise. Autrement dit on n’a besoin ni de Total, ni d’Anadarko, ni de BP pour exploiter les puits en production. On a besoin d’eux pour l’exploration. On leur dit voilà un partenariat gagnant-gagnant. On partage les coûts et les risques ainsi que les bénéfices sur le pétrole découvert. S’ils acceptent (ils n’accepteront pas), nous leur disons marhaba!
      Pour les puits en production et le gaz de schiste ce sera: Niet, Nada, No, No, Lala, Oulach et on le leur dira même dans la langue des oiseaux.

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        Zaatar
        13 octobre 2019 - 3 h 53 min

        @Momo,
        Deux ou trois choses l’ami. Dans le fond on dit presque la même chose a quelques détails près.
        La première est que l’on vend du brut certes mais on a plusieurs raffineries, sidi erzine, Skikda, arzew pour be citer que celles la. La seconde est qu’on importe beaucoup de gasoil jusqu’à présent car nos raffineries ne suffisent pas. Enfin nous vendons certes du brut mais aussi beaucoup de gaz, et c’est ce dernier le problème car les gisements s’épuisent et nous n’avons pas fait de nouvelles grosses découvertes faites d’explorations intensives on sait qu’on en a (je parle du conventionnel bien sur). De plus et comme tu dis la consommation interne de gaz s’est envolée. Il suffit de regarder la production électrique, qui est à base de gaz pour le savoir. On est passé d’un réseau de 5GW en 2005 2006 à un réseau de quasi 20 GW en 2019 avec une grosse part de turbine à gaz au rendement médiocre au lieu du cycle combiné qui a un rendement 2 fois meilleur. C’est ce qui me fait dire aussi qu’ils réfléchissent avec leurs pieds. Rajoutes y le parc de voitures diesel qui a triplé en quelques années et fais l’addition avec en parallèle notre production qui n’a pas bougé ou plutôt régressé.
        Je passe la maintenance des raffineries et autres stations de traitements d’hydrocarbures, ou tous les équipements de base sont importés. Turbines, chaudières, échangeurs tubulaires, condenseurs et autres systèmes de régulation de tous ces équipements avec leur soft. On ne sait rien faire sans l’apport de l’étranger. A l’exploration c’est encore pire. D’autant plus que les techniques évoluent rapidement et les dernières sont plus pointues. C’est ce qui a fait pencher entre autre d le fait de recourir à ces firmes pour gagner du temps dans l’espoir d’augmenter rapidement la production d’hydrocarbures. Maintenant la chippa je n’en parle pas. Il n y a pas un contrat qui ne soit signé sans dessous de table c’est connu. Pour finir, sache que plus de la moitié du parc de production d’électricité du pays est de fabrication GE. C’est juste une petite info.

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        Lghoul
        13 octobre 2019 - 8 h 38 min

        J’apuierai vos dires par le fait que Sonatrach a tellement d’experience dans l’exploration et le servicing qu’elle exporte son expertise a l’etranger, en libye dans le passe. Mais les mercenaires et les corrompus ont horreur de tout ce qui est NATIONAL. Que ce soit la production de petrole, des services des infrastructures petrolieres ou meme des cadres nationaux (qu’ils ont chasse) car
        ils ont horreur du dinar. Ils doivent importer tout pour recevoir les dessous de table en dollars/euros. Tout ce qui produit en Algerie est leur ennemi.
        Si ca peut se faire, ils auraient importe
        un autre peuple qui votera pour eux.
        En gros, on a affaire a des anti algeriens en d’autres termes, aux vrais ennemis du peuple algerien.
        Pour en etre convaincu, ou vivent la plupart des ministres
        sous boutef et ou investent ils ? A l »etrangers.
        En fait nous etions sous le joug d’un autre type de colonialisme sans nom et sans visage mais plus dangereux car difficile a combattre jusqu’au 22 fevrier, ou le peuple s’est enfin reveille.
        La preuve meme un gouvernement illegitime avec des signatures illegitimes et non avenues, se prepare a brader les biens du peuple meme avant son dernier souffle. On voit donc, de quoi cette mafia est capable car ils n’ont pas honte et n’ont ni principes et ni dignite. En realite l’Algerie n’est pas leur pays.

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    Confidentiel
    12 octobre 2019 - 13 h 37 min

    Il faut aussi s’intéresser aux institutions algériennes en France et ailleurs vendus aux étrangers comme le siège des étudiants Algériens de Paris du boulevard Saint Michel dans le cinquième arrondissement vendu aux Maroc ces dernières années pour le transformer en un centre culturel avec l’assistance de la Mairie de Paris et l’institut du monde arabe.

    Parmi les étudiants Algériens qui animaient ce centre les années 50 jusqu’à l’indépendance il y avait Kateb Yacine, Malek Haddad, Ahmed Ibrahimi et bien d’autre, a l »poque il portait le nom du cercle des étudiants musulmans.

    Une enquête est nécessaire sur la transformation de la bibliothèque du centre culturel algérien sous le régime de Bouteflika en un centre de propagande au profit du Maroc en l’inondant de centaines de livres politiques, touristique, historiques, littéraires etc payés sur le budget du centre autrement dit du Trésor public.
    Même les mémoires de Shimon Peres et des généraux français comme Bigeard, Aussaress, Salan etc ont été achetés et exposés.
    L’ex directeur des années 2000 Taleb Bendiab Mokhtar décédé l’ami d’enfance de Bouteflika ne cachait pas ses origines marocaines.

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    Zaatar
    12 octobre 2019 - 13 h 31 min

    Salut l’ami Momo,
    Il faut poser le problème dans sa globalité. Et la pour ce qui nous concerne le problème a trois volets. Le premier est: Est ce qu’on a besoin d’accroître notre production d’hydrocarbures à l’instant où on parle ? La réponse est sans équivoque c’est oui pour deux raisons majeurs. La première est notre consommation énergétique qui s’est envolée en exponentielle parallèlement à une décrue de notre production d’hydrocarbures et on a besoin d’énergie. Le second volet est l’économie du pays. Et la je problème est lié à nos responsables qui n’ont jamais su ou pu développer les secteurs économiques avec l’argent du pétrole. Mais cependant il faut aller vers ça et donc on a besoin d’argent rapidement. Le troisième volet est relatif aux négociations, mais sachant les deux premiers volets. Et la j’ai deux réponses plausibles. Soit c’est notre régime pourri qui négocie et donc s’en fout royalement du pays et ira jusqu’à le brader et cela fera l’affaire des firmes étrangères, soit on a des nationalistes au pouvoir qui , sachant qu’ils ont besoin des firmes étrangères sauront faire le tri et faire jouer la concurrence. Pour l’instant c’est le régime pourri qui est commande, mais cependant les firmes étrangères sont indispensables à cause justement de notre régime pourri qui nous a mis dans cette situation . Autrement, on aurait formé nos compétences dans ces nouvelles techniques d’exploration, de forage et de traitement des hydrocarbures et on aurait eu assez d’argent pour investir dans les équipements des nouvelles technologies. Voilà comment il faut poser le problème.

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    Felfel Har
    12 octobre 2019 - 12 h 52 min

    Je lance un appel qui j’espère sera entendu par nos autorités: Ne permettons pas à Total de racheter à notre barbe les parts d’Anadarko! Sonatrach doit impérativement exercer son droit de préemption et se porter acquéreuse des dites parts, sinon la France de Macron sera propriétaire d’une partie importante de nos ressources en hydrocarbures, ce qui limitera dans le temps notre marge de manoeuvre, voire notre indépendance énergétique.
    Il est difficile de croire que le ministre de l’Énergie et le PDG de Sonatrach aient agi dans cette affaire de leur propre chef et que ceux qui prétendent gérer le pays n’aient pas encore saisi les véritables enjeux du moment. Ils participent tous au bradage de nos bijoux de famille et mettent en danger l’avenir de nos enfants.

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      Confidentiel
      12 octobre 2019 - 16 h 19 min

      Vous avez raison mais vous avez l’aire de sous estimez les moyens de chantages des Français sur nos responsables.

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    DZA
    12 octobre 2019 - 11 h 48 min

    Le pouvoir continue de penser que le peuple, en fait, est juste une masse de gens dépourvus d’intelligence, de réflexion et de savoir.
    Et que les pseudos gouvernants sont les mieux placés pour décider à leur aise de toutes les politiques et stratégies de  »gouvernances ».
    La manifestation d’hier, fort heureusement, est la preuve que le peuple est perspicace et distingue entre les intérêts de la Nation et ceux des charognards.
    Les vautours, Chakib Khelil le traître et leurs agents tentent encore une autre fois, profitant de la situation politique actuelle, de s’emparer de la source de richesse du pays.
    Ils reviendront sûrement, sur l’exploitation du pétrole de schiste.
    La loi sur les hydrocarbures de ce gouvernement, est un cheval de Troie, ceux qui l’ont proposé dans la précipitation, se moquent de l’avenir du pays et de son peuple.

    Si ce n’est pas une traîtrise, une conspiration avec des puissances étrangères, est il vraiment urgent et opportun de remettre en discussion des lois d’une importance capitale, qui engageraient la stabilité du pays et son devenir ?

    S’il y a des lois à faire, ce sont celles qui mettent fin à la corruption, à l’économie informelle, à l’évasion fiscale, des lois qui encouragent l’esprit d’entreprise dans tous les secteurs productifs. Miser sur l’agriculture, et l’exploitation des minerais. Il faut inscrire le travail comme loi fondamentale de la société algérienne.
    La mentalité d’assisté doit cesser, l’aide sociale va seulement à ceux qui la méritent.
    Il faut apprendre à copier ce qui se fait de mieux ailleurs.
    Si les Algériens doivent se serrer la ceinture autant le faire en vue d’un progrès futur, plutôt que parce qu’on est plus maître de nos ressources.

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    Zaatar
    12 octobre 2019 - 9 h 45 min

    Appelons les choses correctement comme elles devraient s’appeler. Je n’ai pas la prétention de détenir la vérité, mais je sais quand même faire un bout d’analyse. Que prévoit cette loi sur les hydrocarbures? C’est vrai, elle prévoit des avantages sans faille supplémentaires aux firmes étrangères qui viendront investir dans le pays dans ce secteur. Maintenant on va supposer qu’on annule cette loi parce que le peuple n’en veut pas. Alors ces firmes ne viendront pas investir chez nous. Question. Avons nous les moyens et les capacités pour augmenter notre production d’hydrocarbures qui est en déclin depuis quelques années? Reponse non. Car sinon le pouvoir s’en aurait servi pour donner plus de miettes au peuple et asseoir un peu plus sa suprématie. Question2. Avons-nous les compétences et la maîtrise des nouvelles techniques d’exploration et de forage? Reponse non. Donc nous sommes tributaire à priori de l’étranger, pour l’instant, si on veut rentabiliser nos forages. Enfin dernière question. Pourquoi faut il augmenter notre production d’hydrocarbures? Reponse simple. Parce que notre consommation énergétique croît sans cesse et plus rapidement avec le temps. Ensuite, notre production a décru et donc la superposition des deux fait un accroissement énorme en besoin, enfin, même si on a les compétences pour la maîtrise technologique des exploitations et des forages on n’a plus le temps pour les développer et les mettre en pratique par nous même. Et en ce moment nous avons un besoin crucial de richesses dans l’immédiat pour développer notre économie dans tous les secteurs à supposer que tout sera utilisé à bon escient.
    Résultats des courses nous sommes fatalement tributaires de ces firmes pétrolières, car notre seule source rapide pour se procurer de l’argent c’est les hydrocarbures. Et donc ces firmes, le sachant, ne voudront que tirer profit et c’est de bonne guerre.

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      Momo
      12 octobre 2019 - 12 h 27 min

      Donner 50% du pétrole et du gaz à Total et à d’autres compagnies sous le contrôle des Émirats, pendant 35 ans, c’est à coup sûr, sacrifier 2 générations.
      Par ailleurs, ces compagnies, notamment françaises, ne sont pas intéressées par l’exploration car le retour sur investissement n’est pas garanti. Elles veulent seulement prendre les gisements prouvés. Elles paieront des royalties à Sonatrach qui les retournera en partie au budget de l’état et en partie ailleurs. Elles paieront des taxes au gouvernement qu’elles auront préalablement négocié à leur avantage. That’s it!
      Dès lors qu’elles auront les coudées franches, elles pourront épuiser, sans rechigner, les puits en production, produire du gaz de schiste sans s’inquiéter de la pollution de la nappe phréatique, ni de l’environnement en général.
      Quand à Sonatrach, n’ayant plus que 50% des puits, les moins intéressants, et voyant ses revenus réduits car elle aura juste sa quote part et quelques royalties, elle sera obligée de mettre la moitié de ses employés dehors. Une partie d’entre eux sera réemployée, par Total et par les petites compagnies sous-traitées pour le compte des Émirats, pour des salaires minables. S’ils ne sont pas contents, ils resteront chez eux. Total et les Émirats savent comment importer des camions d’africains pour faire le sale boulot.
      Est-ce que c’est cette perspective que tu souhaites pour ton pays?

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        Farida
        12 octobre 2019 - 15 h 50 min

        Il fait parti de la bande.

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      Rachid
      12 octobre 2019 - 15 h 17 min

      Depuis que je lis. tes conclusions sont toujours les memes: On ne peut rien faire c’est a dire le message est qu’il faudrait qu’on reste comme on est depuis 57 ans.

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        Zaatar
        12 octobre 2019 - 17 h 02 min

        Alors tu ne comprend rien à mes conclusions. Et si tu étais un peu plus intelligent et voudrais débattre du sujet tu poserais convenablement tes questions la ou tu ne comprends pas les choses. Pas vrai l’ami?

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