Novembre ressuscité

Novembre
Alger en fête... PPAgency

Par Youcef Benzatat – Le peuple engagé dans une lutte de libération de la dictature depuis le 22 février, après avoir vaincu la peur de la répression et l’immobilisme de la division, a réussi à contourner toutes les manipulations et les menaces en affirmant sa détermination à chaque occasion, rendue coup pour coup.

Il ne s’est donné comme leader que la mémoire des martyrs tombés au champ d’honneur pour la libération de l’avilissement de la barbarie coloniale. Le serment de Novembre est devenu son seul référent. L’abnégation du peuple et son engagement aux côtés des soldats de l’ALN son unique modèle de manifestation de sa volonté de libération. Sa seule devise a rejoint celle de tous les peuples qui luttent pour leur libération : un peuple uni ne sera jamais vaincu. Il s’est approprié alors le serment de Novembre de poursuivre la lutte, pacifique cette fois, quelle que soit la sauvagerie de la répression, jusqu’à la victoire, jusqu’au triomphe sans concession de sa volonté de libération. Rejetant toute initiative venant du système avilissant qui lui a confisqué la victoire sur la colonisation et détourné le fleuve de sa libération.

L’obstination de ce dernier à vouloir lui imposer par ruse des élections perdues avant même d’avoir eu lieu, vendues par des médias soumis et un président dressé comme un paravent, tous deux noyés dans une démence mensongère, n’a fait que renforcer sa détermination et convaincu du bien-fondé de sa Révolution. Plus jamais il n’abdiquera, car cela signifie le retour à l’enfer de la dépossession et l’indignité de la déchéance.

En cette veille anniversaire du 1er Novembre, il a exorcisé tous les résidus de ses peurs pour s’approprier sa capitale, en communion entre les habitants venus de toutes les villes et villages du territoire national. Bravant les barrages et toutes sortes d’empêchements, malgré la brutalité des forces de répression dressées sur leur chemin, malgré la fatigue, la faim et toutes sortes d’inconvénients dus à une population en déplacement. Alger est devenue la destination du rêve de 40 millions d’Algériens, même la diaspora y rêve autant de participer à cette commémoration de la victoire passée et celle présente qui se profile à l’horizon.

Alger en fête, Alger en ébullition révolutionnaire, s’est approprié sa mémoire et ses symboles libérateurs qu’elle a arrachés des mains de ses fossoyeurs, du clan qui les a confisqués et dérobés à des générations entières.

Cette nuit, Alger a renoué avec sa vocation, celle de la ville de la liberté. Elle était illuminée de feux d’artifices et de cris de joie comme à l’été 1962. Hommes et femmes, enfants et vieillards dansaient et chantaient l’hymne national en arborant l’emblème de la patrie éternelle et rappelaient à ces fossoyeurs leurs méfaits et les souillures traîtresses de la mémoire des martyrs.

Le serment de Novembre était ressuscité pour toujours. Les jours du système sont désormais comptés, comme l’ont été les derniers instants des colonisateurs. Demain, le jour se lèvera en plein clarté et le vent de la liberté soufflera sur toute l’étendue de la patrie. Ce vendredi 1er Novembre aura consacré la victoire de la deuxième bataille de la Révolution, l’histoire peut reprendre son cours. Le peuple aura une troisième bataille à mener pour faire triompher définitivement la Révolution, celle de l’édification d’un Etat ou tout Algérien et toute Algérienne puissent y vivre librement, pour accomplir leurs désirs et leurs rêves.

Y. B.

Comment (11)

    Felfel Har
    1 novembre 2019 - 16 h 53 min

    Novembre, c’est la fête du peuple (…). C’est de nos rangs que sont sortis les Abane, Benboulaïd, Amirouche, Ben M’hidi, Ben Bouali, Lotfi et tous ceux que nous avons érigés au rang de héros nationaux.
    Toute la nomenklatura qui a infesté le FLN, le gouvernement, l’ANP n’a apporté aucune contribution digne de ce nom pour honorer et respecter le sacrifice des nombreux Algériens, morts pour l’indépendance du pays, la liberté, et la république démocratique et populaire. Pire, ces vampires se sont retournés contre le peuple pour le museler, le faire souffrir, le spolier, le ruiner en le proposant aux enchères à des puisssances étrangères.
    PS: Avez-vous remarqué avec quel faste on célébrait le 1er novembre et le 5 juillet? Aujourd’hui, alors que la France célèbre son indépendance avec parades, défilés et feux d’artifice, nos autorités se contentent de petites cérémonies en catimini pour ne pas heurter l’amour-propre des vaincus de la guerre de libération nationale.
    C’est une autre preuve de l’absence de leur nationalisme, ils ne partagent pas notre joie de commémorer ce jour qui marque le début de la fin de l’empire français en Algérie.

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    lhadi
    1 novembre 2019 - 16 h 49 min

    Toute pensée qui s’étiole dans l’idéologie zémourienne ne peut avoir une hauteur de vue qui confère une liberté de jugement et d’appréciation qui permet de mieux cerner la majorité de nos compatriotes et de se faire par là même l’interprète de leurs espoirs et de leurs inquiétudes.

    Qu’on ne s’y trompe pas. Je ne suis pas de ceux qui magnifient les événements qui défilent sous nos yeux. Je ne cautionnerai jamais ceux qui déifient les nervis qui proposent l’ouverture de la boite de pandore comme la solution la plus idoine à tous nos maux.

    J’invite tous les citoyens de notre pays à se souvenir des principes fondamentaux sur lesquels s’est édifiée notre identité, notre cohésion nationale et à les défendre pour les préserver.

    Je tiens à rappeler que ce sont ces valeurs qui font de l’Algérie une nation une et indivisible, solidaire et fraternelle. J’ajoute que tout cet édifice me parait aujourd’hui menacé sous la pression de revendications qui font primer les règles particulières sur la loi commune.

    Je souhaite qu’on en tienne compte avec lucidité mais sans cesser d’être fidèles à ce que nous sommes, pour combattre les véritables origines de cette crise susceptible de mettre en péril notre propre équilibre national.

    Mettant en garde les Algériens contre le danger de la division, de la confrontation, je leur demande, par delà la réaction énergique qui s’impose, de refondre sur les principes humanitaires une communauté de destin où chacun se retrouve pour apporter le meilleur à la communauté nationale.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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      Momo
      1 novembre 2019 - 19 h 35 min

      Tu te reprends maintenant à 2 fois pour écrire un post?
      En te lisant je me disais en qualité de qui s’adresse t-il au peuple en termes aussi paternalistes?
      Occuperais-tu des fonctions officieuses dans la gouvernance Gaidiste/badisiste/novembariste. Une sorte de copie pâlichonne de Saïd Bouteflika?
      Connu pour tes pittoresques rodomontades , tu continues de seriner des expressions creuses . Le grand Céline, ,en parlant de tes semblables disait ‘ils sont lourds’ . J’ajouterai l’épithète indigeste.
      En fait, as-tu vu les manifestations aujourd’hui. Ça a dû te boucher un trou. Non?
      Mabrouk aalina

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    lhadi
    1 novembre 2019 - 16 h 44 min

    Toute pensée qui s’étiole dans l’idéologie zémourienne ne peut avoir une hauteur de vue qui confère une liberté de jugement et d’appréciation qui permet de mieux cerner la majorité de nos compatriotes et de se faire par là même l’interprète de leurs espoirs et de leurs inquiétudes.

    Qu’on ne s’y trompe pas. Je ne suis pas de ceux qui magnifient les événements qui défilent sous nos yeux. Je ne cautionnerai jamais les nervis qui déifient qui proposent l’ouverture de la boite de pandore comme la solution la plus idoine à tous nos maux.

    J’invite tous les citoyens de notre pays à se souvenir des principes fondamentaux sur lesquels s’est édifiée notre identité, notre cohésion nationale et à les défendre pour les préserver.

    Je tiens à rappeler que ce sont ces valeurs qui font de l’Algérie une nation une et indivisible, solidaire et fraternelle. J’ajoute que tout cet édifice me parait aujourd’hui menacé sous la pression de revendications qui font primer les règles particulières sur la loi commune.

    Je souhaite qu’on en tienne compte avec lucidité mais sans cesser d’être fidèles à ce que nous sommes, pour combattre les véritables origines de cette crise susceptible de mettre en péril notre propre équilibre national.

    Mettant en garde les Algériens contre le danger de la division, de la confrontation, je leur demande, par delà la réaction énergique qui s’impose, de refondre sur les principes humanitaires une communauté de destin où chacun se retrouve pour apporter le meilleur à la communauté nationale.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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      Zaatar
      1 novembre 2019 - 23 h 06 min

      Yaw rouh tel3ab 3ala rouhek….barkana mel khorti n’ta3ek.

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        Anonyme
        2 novembre 2019 - 7 h 27 min

        C’est Tayeb LOUH qui nous revient!

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        lhadi
        2 novembre 2019 - 10 h 06 min

        Le respect représente une dimension indispensable et précieuse de la relation humaine qui a un pouvoir d’apaisement, favorise l’expression des qualités humaines, a une vertu égalitaire, socialisante et civilisatrice.

        tant qu’il s’agit d’un sentiment qui appelle la réciprocité et constitue une source de plaisir partagé, il affermit l’autre dans son être. La morale considère le respect comme un droit ; ce qui a pour conséquence un devoir. Le devoir de respect de l’un correspond au droit au respect de l’autre. Et réciproquement ! Respecter l’autre, c’est avoir de la considération pour soi.

        Fraternellement lhadi
        ([email protected])

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      Anonyme
      2 novembre 2019 - 9 h 05 min

      Tu seras président de la république, mon fils! ou à défaut ministre! Tu as la stature du Sachem de la tribu.

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    Mounir Sari
    1 novembre 2019 - 14 h 00 min

    En ce vendredi 1er novembre, notre grand peuple est entrain d’apporter une réponse cinglante aux mensonges du dictateur Gaid Salah et l’illégitime Bensalah!

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    ABOU NOUASS
    1 novembre 2019 - 9 h 47 min

    C’est vraiment une totale communion cette nuit du 1er novembre , malgré quelques accrocs légers.

    Génération de 1962 avec celle de 2019 , on s’en souviendra pour toujours et nombre de pays ont les yeux tournés vers l’Algérie pour admirer cette fête qui n’a nulle part ailleurs eu lieu ainsi.

    Au cachot Gaid salah et sa suite et Vive l’Algérie Nouvelle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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    Anonyme
    1 novembre 2019 - 9 h 46 min

    Bravo mon peuple libre! Balayez, puis incinérez à jamais cette ordure pestilentielle!!

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