Dahmoune le brekho, les tongues de Gaïd-Salah et le livre émietté

Dahmoune Brekho
Salah-Eddine Dahmoune. D. R.

Par Youcef Benzatat – Un jour du mois d’août 1985, je me trouvais dans la cuvette de Blida où l’air était irrespirable à cause de la chaleur, tassé dans une immense salle de taule, sans climatisation, ni fenêtres, en compagnie de près de 400 élèves officiers de réserve venus des quatre coins de l’Algérie pour accomplir l’instruction militaire à l’Ecole de formation des officiers de réserve (EFOR) de Blida.

Officiellement, la raison de notre présence dans cette fournaise était un cours de combat dans le cadre du programme de notre instruction militaire. Le capitaine qui officiait cet enseignement avait été surnommé par les élèves de l’école «capitaine Brekho». Renseignement pris, j’apprenais que le mot «brekho» était une appropriation du mot français «bourricot» dans la langue vivante des Algériens, la derja. A peine quelques minutes passées depuis le début du cours, pas seulement je comprenais pourquoi le capitaine était surnommé de la sorte, mais je constatais à mes dépens l’ampleur de son arrogance, de sa vanité et l’exhibition d’une virilité outrancière, véhiculée dans un langage odieux, machiste, misogyne et dépourvu de toute censure morale. L’inconscient à vif, laissant croire que ses mécanismes du processus de refoulement ont été totalement inhibés.

Le cours sur l’art du combat se transforma progressivement en une démonstration d’autoglorification par le récit de scènes de combat imaginaires pendant la Guerre de libération nationale, dont l’incohérence du récit les rendait en toute évidence invraisemblables. Il soliloqua dans son délire durant longtemps sans se préoccuper de l’attention des élèves. Je sortis à ce moment de ma poche le roman de Mika Waltari, Sinouhé l’Egyptien, et me mis à lire. Au bout d’un moment passé à lire, j’étais absorbé profondément par la lecture au point de ne plus faire attention au capitaine et ses paroles se sont progressivement évanouies dans un brouhaha lointain. C’est alors que je voyais une main m’arracher brutalement le livre et la voix du capitaine de m’ordonner de me lever. Je me suis exécuté dans la précipitation sans sourciller, confus, mais sans éprouver aucune gêne apparente. Toute la classe s’est retournée vers la scène et attendait comme moi ce que le capitaine allait faire dans pareil cas. Il se mit alors au bout de quelques instants à déchirer lentement le livre en mille morceaux et me tendit au final un tas de bouts de papiers d’un geste indécis et sans aucune animosité.

Une immense frustration se laissait percevoir sur l’expression de son visage, traduisant un profond sentiment de complexe d’infériorité, dû certainement à son manque de culture et l’état d’ignorance dans lequel il végétait, accentué par la présence de près de 400 personnes de niveau universitaire qui se trouvaient tout autour de lui. Après quoi, il se ressaisit, retourna à son estrade et se mit à lancer des piques dans toutes les directions de la salle : «Vous savez pourquoi il lit des livres en français ? C’est pour draguer les filles ! De toute façon, ceux qui lisent des romans, ils sont efféminés, ils sont incapables de prendre des filles» !

Le directeur de l’EFOR était à ce moment le commandant Gaïd-Salah, l’actuel chef d’état-major de l’ANP et le parrain de la junte, qui ne reconnaît aujourd’hui au peuple aucune virilité suffisante pour pouvoir s’opposer aux convoitises néocoloniales et aucune maturité politique pour lui restituer sa souveraineté. A aucun moment, pendant les six mois d’instruction passés dans cette école, le commandant ne s’est adressé à ses élèves. On voyait de temps à autre sa silhouette lointaine déambuler dans les allées de l’école, habillé en treillis militaire, des tongues aux pieds, à la manière du promeneur solitaire Jean-Jacques Rousseau, non pas pour méditer sur sa société, mais certainement sur ses affaires et ses promotions dans la hiérarchie auxquelles il est parvenu aujourd’hui.

Le capitaine Brekho devait partager ses vues sur les élèves de l’école avec son commandant, telles qu’il les avait prononcées après l’incident du lecteur du roman démasqué à chaque occasion d’une partie de dominos dans un coin du mess des officiers. Il en est certainement aussi de même de tous les officiers Brekho du commandement de la hiérarchie de l’institution, comme le seraient leurs serviteurs affectés à la gestion de l’Etat et de ses institutions. On vient d’en avoir la confirmation de la bouche même du ministre de l’Intérieur, Salah-Eddine Dahmoune, qui a traité les Algériens avec les mêmes propos que le capitaine, pour lui avoir désobéi de ne pas aller voter le 12 décembre de cette année. En conclusion, le ministre n’a fait que dire tout haut ce que ses parrains pensent tout bas.

Heureusement que les officiers de l’armée qui veillent sur nos frontières ne sont pas tous des Brekho.

Y. B.

 

Comment (45)

    Zaatar
    4 décembre 2019 - 17 h 40 min

    Ne reste plus que ce vendredi 6 décembre. Chacun y va à sa façon pour crier victoire en faisant la tête qu’on a à un enterrement. Il était beau pourtant le feu d’artifices le 22 février et chacun voulait allumer sa mèche et voir les mille couleurs en haut dans le ciel. Certains auteurs maintenant se sont rabattus sur de l’esprit de sel et du Sucre, ils savent que ça fait de jolis pets, histoire de dire un encouragement fugace sachant fatalement ou est ce que ça mène. Pour en revenir au Gaid je vous le dis, tous ceux qui iront voter seront protégés et ce n’est pas tout, ils auront voter dans plusieurs bureaux de vote. Comme les tuniques bleues, vertes et marrons vont toutes aller voter, et elles le feront dans au moins 5 bureaux de vote vous vous doutez bien qu’il y aura alors un taux de participation d’au moins 40%. Une fois le président élu, le Gaid renouvellera tout de suite les principales institutions et donnera ses directives. Après, je donnerais rdv à n’importe quel manifestant du hirak. Il se rendra compte très vite que les courants ascendants et chauds sont très forts, et donc qu’il y aura de gros grêlons. A l’image même des conséquences du changement climatique.

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      Hamid
      4 décembre 2019 - 22 h 43 min

      Après tu diras aux tuniques bleues et aux mercenaires de faire marcher le pays. Sinon on compte sur toi pour convaincre le vrai peuple.

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        Zaatar
        5 décembre 2019 - 8 h 45 min

        Le pays continuera de marcher comme il l’a toujours été depuis 62, c’est à dire distribution de la rente , prestation généralisée, jets de miettes aux tubes digestifs ambulants que nous sommes en attendant la prochaine crise et le prochain hirak, car avec les nouveaux gisements de gaz et la nouvelle loi sur les hydrocarbures que le pouvoir va officialiser avec le futur président élu, le pouvoir se donne de l’air jysqu’a la nouvelle crise…des hydrocarbures et du prix du baril.

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    mokrane
    4 décembre 2019 - 17 h 06 min

    Ce dahmoune salehddine, natif de Kabylie à Azazga ( aura t’ il le courage d’ y remettre un pied ?), est un anti hirak virulent. Les doubebs ragondins benu emrati cachiro- lahasso rangers vont ils le traiter de zouave ??

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      Lghoul
      4 décembre 2019 - 22 h 46 min

      Il est natif de Guelma, pas d’Azazga. C’est demain le 5 décembre son anniversaire (né le 5 décembre ,1954 à Guelma). Il lui faut un joli cadeau.

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        mokrane
        5 décembre 2019 - 7 h 06 min

        Lalloum et lghoul. Autant pour moi, quand j’ ai tapé sur google dahmoune salheddine il y a la presentation de wiki et il est écrit lieu de naissance : Azzazga puis quand on clique sur le wiki de salaheddine dahmoune il y a écrit né à Guelma. Autant pour moi. Merci.

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      Lalloum
      5 décembre 2019 - 0 h 10 min

      Ce dahmoune salehddine est natif de Guelma et non d’azazga !

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    mokrane
    4 décembre 2019 - 16 h 27 min

    Même quand le sujet n’ est pas l’ Amazighité, l’ outrecuidant benzatat viscéralement possédé trouve toujours un moyen d’ empoisonner ses articles. Quand vous dites derja  » la  » langue vivante des Algériens par exlusivité c’ est être atteint de dénialisme, de mépris et de profonde haine qui ne concerne que vous. Toutes langues qui battent dans le cœur de ses locuteurs est une langue vivante. Il n’ y a pas derja  » la  » langue vivante des Algériens, il y a des langues vivantes Algériennes, en l’ occurrence la langue Amazigh parlée et comprise par près de 35% de la population Algérienne. Correction. Vous avez de la chance d’ être chouchouté par AP qui boycott mes messages à votre encontre.

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      Zaatar
      4 décembre 2019 - 17 h 56 min

      Je ne vous dis pas mes messages à moi cher Mokrane, AP les passe tous au peigne fin.

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      Soldat Schweik
      4 décembre 2019 - 19 h 38 min

      Et encore ya si Mokrane vous avez de la chance que Mr Benzatat n’ait pas glissé dans sa contribution son habituel filigrane d’authentification.
      Y glisser a tout prix et quel que soit le sujet le nom de Mr K Daoud et l’accuser d’etre l’instigateur caché des propos orduriers du sinistre de l’interieur 😉
      A moins qu’il ai rendu visite au Brofissour belahmar pour une rokia comme je le lui avais conseillé à maintes reprises.

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    Madjid
    4 décembre 2019 - 16 h 16 min

    Dahmoun fait partie des sinistres du gouvernement à qui on a fait greffer des cous de poulets en guise d’organes masculins pour les rendre plus viriles
    Malheureusement cette greffe exige des injections de testostérones de synthèse pour éviter le rejet et rends les receveurs très nerveux
    D’autant qu’ils sont traumatisés e le rejet de ce qu’ils sont par les Algeriens
    Que les Algériens aient une vie sexuelle c’est avéré (voir la démographie)
    Homosexuels depuis hier, ils rêvent tous de culbuter Dahmoun sûrement un signe ?
    Se faire des enfants dans le dos lorsqu’on regarde nos dirigeants pas besoin de le prendre au sens figuré
    Boutef ne s’est pas remis de celui que lui a fait le major et ça continue …
    Ce qui est inquiétant c’est que l’état et l’armée soient dirigés par des impuissants
    non par maladie mais atteints par l’âge et les aléas de la vie, avec tous les signes que les cerveaux ne se portent pas mieux
    Incapables de tenir debout le temps d’un discours.
    Les greffes tentées sur eux ont toutes échoué et n’ont abouti qu’a l’élévation du PH de leur urine qui sent le vinaigre
    Nos (valeureux… ) soldats entretenus à 10 milliards par an (fils et filles d’algériens) dont les ministres et généralats doutent de la filiation applaudissent
    Mais normal lorsqu’il y’a un major coq il ne peut y avoir que des majorettes ou des eunuques dans son cercle immédiat,

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    X
    4 décembre 2019 - 16 h 11 min

    D’OÙ VIENT CE MAL ?

    Ces bourricots sont le fruit d’un régime qui n’a jamais voulu investir dans un système éducatif préformant pour élever le citoyen lambda de sa condition et du même coup tout le pays , donc , 57 ans après l’indépendance, les bourricots se sont reproduits et le pays n’a guère décollé.
    Regardez le cas de La Corée du Sud, qui avait pourtant au départ beaucoup moins de moyens que notre pays. Ce pays a investi en masse sur l’éducation de sa jeunesse et après 20 ans d’efforts , ce pays nous largue aujourd’hui sur tous les plans et joue même dans la cour des grandes puissances.

    COMMENT NOS POLITIQUES PEUVENT – ILS SE PERMETTRE DES DISCOURS AUSSI ABJECTS ENVERS DES CITOYENS ?

    Tout simplement parce que ces gens , qui dirigent le pays depuis 1962 , ne doivent pas leur poste au peuple suite à des élections démocratiques. Ils doivent tout ce qu’ils possèdent grâce à un régime se s’est toujours imposé au peuple par la force, les magouilles électorales, les intox médiatiques , les falsifications en tous genres etc…
    Ce régime et ses esclaves consentants , auquel les anciens colons ont donné les clés du pays , s’imaginent donc qu’ils n’ont pas de compte à rendre au peuple MAIS ils oublient que leur salaire leur vient du peuple . En effet, dans une véritable république , un pays appartient toujours et d’abord à son peuple, seul véritable souverain comme cela est pourtant clairement précisé dans la Constitution.

    EN CONCLUSION : Le jour où le peuple votera de façon démocratique et transparente pour tous ses représentants , vous n’entendrez plus jamais de tels propos et le pays pourra enfin décoller.

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    Mon opinion
    4 décembre 2019 - 16 h 11 min

    Salam,

    Ma vie est parsemée d’innombrables péripéties plus ou moins dramatiques, mais mon expérience militaire est la plus choquante en terme de traumas.
    En effet ma vie s’est arrêtée en 1986, j’ ai rarement eu l’occasion d’en parler car ma conscience m’a toujours poussé à en enfouir cet événement au plus profond de mon subconscient.
    En cette période de l’automne 1986, je me suis retrouvé à l’ ENTA du côté de Blida pour effectuer mon service militaire.
    À cette époque j’avais ce sentiment fier d’appartenir à cette armée digne héritière de l’armée de libération nationale alors que j’allais déchanté rapidement.
    Lors des premières semaines de l’instruction j’ai remarqué que l’encadrement militaire était inadéquat, violent, et extrêmement vulgaire à l’ égard des jeunes recrues spécialement celles venues de France.
    En fait cet encadrement ne faisait que détruire le morale des troupes et conduire à éprouver un sentiment d’écoeurement à l’égard de l’armée.
    En plus de l’instruction qui était extrêmement dure, on nous faisait construire des tranchées dans cette immense base militaire sans pour autant nous donner les rations alimentaires nécessaires pour garder une bonne condition physique.
    J’avait l’impression d’être dans un bagne.
    C’était l’époque des pénurie alimentaires qui sévissaient, même dans le civil.
    Lors de cette formation nous devions subir aussi une série de trois vaccins successifs qui pouvaient s’avérer être très dangereux et même mortel si les formalités n’étaient pas respectées, ce qui fut mon cas.
    Selon le médecin militaire quiconque se sentait malade suite au premier vaccin devait impérativement sortir des rangs.
    Alors que je me sentait très malade suite au premier, je sorti des rangs, mais un sous officier brutal qui se trouvait comme par hasard à mes côtés me poussa violemment dans les rangs en m’insultant.
    Je fis donc ce deuxième vaccin qui allait m’ouvrir les portes de l’enfer.
    Tout commençait à tourner dans ma tête j’avais l’impression d’être dans un bateau qui tanguait de toute part.
    Il m’était impossible de dormir, je courrais dans la caserne inconsciemment et essaya d’arracher l’arme des mains d’un soldat qui était de garde cette nuit là.
    Ne pouvant pas le faire je continuais à courir dans la base quand soudainement une immense douleur au niveau du crane, me donnant l’impression d’avoir frappé un mur en pleine vitesse me fit perdre entièrement conscience.
    Je plongeais dans un comas profond de plusieurs jours pour me réveiller à la mi janvier 1987 dans l’hôpital Frantz Fanon de Blida alors que j’aurais du être transférer dans un hôpital militaire, ne pesant plus que 40 kilos donnant l’apparence d’un cadavre.
    L’apparence de l’hôpital était très mal entretenu et les patients étaient voués à leur propre sort se débattant dans leur propres excréments.
    Un vision apocalyptique s’offrait à mes yeux, un froid épouvantable passait au travers des fenêtres cassées par lequel je contracta une pleurésie.
    Je voudrai en arrêter là car je n’aime pas trop m’épancher sur mon sort, le principal c’est que j’ai réussi à m’en sortir par ma persévérance.
    Je voulais simplement témoigner de cette injustice qui règne dans le milieu militaire qui est une conséquence de l’état actuel des choses.

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      Momo
      4 décembre 2019 - 18 h 23 min

      Choquant ce témoignage en effet.
      Alhamdu lillah, vous vous en êtes sortis. Une victime (un émigré) s’est suicidee car elle a été violee …
      Nous avions tous fait notre service national et on sait ce que la frustration occasionne à des officiers et sous officiers fragiles qui pour une permission refusée ou une maltraitance subie de la part de leurs supérieurs deviennent violents.
      Bien sûr Kayan wlad familia comme partout mais il y a au sein de l’armée des crapules qui ne méritent pas d’en faire partie.

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        Mon opinion
        4 décembre 2019 - 21 h 14 min

        Salam,
        Merci Momo pour votre soutien , dans la caserne ou j’étais il y a eu plusieurs blessés graves et certains suicides et la violence gratuite était monnaie courante.
        Mais beaucoup de soldats n’en parlent pas, il faut être vraiment intime avec eux pour qu’il puissent révéler cette violence.
        j’ai eu l’occasion de parler avec beaucoup d’anciens soldats de l’ANP, la plupart m’ont fait part de ces procédés brutaux.

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        Dzair de 66 ans
        4 décembre 2019 - 22 h 55 min

        Momo,je pensais que t’es juste un gamin méchant … qui insulte lès hommes âgés,si le service militaire ta pas rendu sage cela veut dire quand tu auras l’age de 60 tu attrapes une arthrose dans ta langue et un rhumatisme dans ta bouche.

          Momo
          5 décembre 2019 - 22 h 36 min

          Ces personnes âgées que j’insulte, passent leur temps à insulter l’avenir de 25 millions de jeunes algériens qui n’ont de perspective que la harga.
          J’espère que tu fais partie de ces vieux shnocks, adorateurs du képi et de la matraque.
          Qui se sent morveux se mouche!

    Zombretto
    4 décembre 2019 - 15 h 51 min

    J’ai une anecdote de ce même EFOR mais dix ans auparavant, en 1975 ou 1976. C’était en novembre et il faisait une chaleur atroce aussi, même en ce mois de l’année. A l’éxamen final pour recevoir – ou non – nos grades d’aspirants ou sous-lieutenants, il y avait une question écrite concernant les soins d’urgence à donner à un camarade ayant reçu une balle dans la jambe. Un de mes camarades, médecin de formation, et très intelligent et cultivé en plus, a donné une longue réponse détaillée. Le capitaine (ça fait trop longtemps pour que je me rappelle son nom) qui était en charge dans la salle, en voyant la longueur de la réponse, s’est approché de lui et lui a pris la page avant qu’il la termine. Il a louché dessus, a lu deux ou trois lignes, et en fronçant les sourcis, s’est adressé à lui :
    – Wach rak t-lebbez a3lina n’taya ? Wach had lekhra hada ?
    – Excusez-moi, capitaine, je suis médecin. J’ai mis ce que…
    – Qu’est-ce que je m’en fous, moi, que tu sois médecin ? Tu es médecin et tu ne connais pas la réponse ? D’où tu ramènes toute cette merde ? Tu n’as pas lu le livre ou quoi ?
    – Mais je vous dis que je suis médecin et que…
    – Aya tebbeg ! Barkana men-tmeskhir !… Tu as encore le temps de recommencer, si tu connais la bonne réponse, sinon tu te retrouves comme simple soldat à éplucher des patates. Ne joue pas au malin. Le livre te dit ce que tu dois faire, tu écris ce qu’il y a dans le livre et tu ne cherches pas midi à quatorze-heures, fhemt oulla ma fhemtch ?
    – Rani fahem ya hadarat !!
    Le commandant de l’EFOR à l’époque, je suis sûr que certains lecteurs d’AP se le rappelleront, était surnommé Commandant Batata.

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      Zaatar
      4 décembre 2019 - 19 h 08 min

      Salut zombretto,
      Moi l’ami on a eu a faire, avec ma section des EOC, a un chef de sous groupement, un sous-lieutenant du nom de sirine. Moi les premiers temps quand je m’adressais à lui , je lui disais esma3 et ça le rendait fou et me répétait « moi c’est hadarat ». Bref, ce que je voulais raconter c’est que durant toute l’instruction, tous les sois lorsqu’on faisait descendre le drapeau, juste après il venait à notre section et s’arrangeait pour envoyer l’un d’entre-nous chez le coiffeur. Un jour, il est venu, à passé en revu la section et a dit à un camarade, qui s’appelle Bouderbala, (s’il nous lit ici il va se marrer), tu vas chez le coiffeur. Bouderbala replique: hadharat je n’ai rien fait pourquoi je dois aller chez le coiffeur? Et sirine qui dit, parceque ton corps est disproportionné, tu as le tronc trop long pour tes jambes…

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        Zombretto
        4 décembre 2019 - 20 h 23 min

        Salut, Zaatar !… J’ai de bons et de mauvais souvenirs de l’EFOR. Le bon, c’est la camaraderie entre tous les appelés et les rigolades presque constantes. J’ai gardé d’innombrables histoires comiques de mes six mois d’instruction. Le mauvais c’était la chape de plomb sous Boumediène, qui se passe de commentaires. Lors de la farce du soit-disant vote ou rérérendum ou constitution (je ne me rappelle plus lequel) de 1976, le commandant Batata a tout simplement mis tous nos noms comme ayant voté oui. Le mauvais côté était aussi de savoir que deux années de ma vie étaient gaspillées pour rien ou presque rien.

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    Felfel Har
    4 décembre 2019 - 15 h 42 min

    Enrichissons notre vocabulaire en le traitant de « Bourro », cet onagre (un âne sauvage) qui se roule dans la poussière dans le désert mexicain! J’ai plus de respect pour cette race équine que pour les oiseaux de mauvaise augure qui squattent la cage aux folles que GS surveille du coin de l’oeil pour s’assurer de leur totale obéissance! GS, roi de la basse-cour, un titre honorifique qui lui va comme un gant!
    Quand j’étais potache au lycée Kérouani de Sétif, on avait l’habitude d’affubler un tel prétentieux du titre de « dindou ».

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    selma
    4 décembre 2019 - 15 h 18 min

    Merci pour l’enrichissement de mon lexique spécialisé des bourricots, quant à l’œuf de pâques dégarni, sa fatcha en dit long

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    Liberté
    4 décembre 2019 - 14 h 10 min

    Il doit démissionner et poursuivi! Beaucoup de personnes sont actuellement en prison pour beaucoup moins.

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    KARITA
    4 décembre 2019 - 13 h 13 min

    Comme tous ceux qui le soutiennent dans le régime corrompu et corrupteur, cet apprenti ministre de l’intérieur traine plusieurs casseroles de corruption avérée.

    Après les déclarations nauséabondes de ce sinistre de l’intérieur, je suis allé voir hier soir ce qu’en pensaient nos compatriotes sur la chaîne Youtube de DJILOU ( AHDAR WESH HABBIT) qui a organisé un long débat entre 3 Youtubeurs qui ont d’habitude des idées personnelles différentes.

    Résultat : Au cours de ce débat très intéressant et à voir absolument, tous ont condamné ces propos dégueulasses et ont essayé de les expliquer.

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    Anonyme
    4 décembre 2019 - 12 h 00 min

    il ressemble vraiment à Anonyme.

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    Karamazov
    4 décembre 2019 - 11 h 34 min

    Chacun ses petits secrets, a khouya Zaatar ? Et nous n’en sommes qu’au début de la fin. Allah yesteur!

    Je l’ai écris à plusieurs reprises que nous arriverons fatalement là. Non pas parce que je suis devin , mais parce que le Hirak s’y acheminait fatalement.

    Je crois que que pendant que je m’égosillais à crier gare(au gorille) nos tribuns l’ont laissé faire non pas pour l’épargner mais au contraire et uniquement pour lui charger son chwari quand il aura atteint les bornes des limites de l’indicible, uniquement pour en avoir pour leur insatiable férocité .

    Ils auraient pu faire un geste pour le sauver de son inconsciente témérité qui le conduisait fatalement à sa perte dans la fosses la plus fangeuse . Ils auraient pu car nous ne cessions de les alerter.
    Au lieu de cela ils regardaient avec un œil attendri l’abcès pustulent du Hirak qui enflait en espérant qu’il allait se résorber sans trop de casse au risque qu’il leur éclatât à la figure. En attendant , nos épéistes amphibies croisent le fer à distance avec une joute oratoire de bergère à berger.

    Et que font-ils maintenant qu’ils ont marché dessus ? Ils s’essuient les chaussures sur lui.

    Iben moua j’ai l’impression que nous sommes en train de récupérer le sujet de ses encanaillements du coté de la rigueur analytique pour le perdre dans les cloaques de la sémantique vulgaire . Vulgaire dans sens sens littéraire et non populaire. Et réciproquement.

    Il ne serait rien arrivé de tout cela si on avait pris le Hirak pour ce qu’il était dès le départ : un mouvement populacier, un troupeau de tubes digestifs ambulants qui déferle dans nos rues tous les vendredis ba3d t’hour et parfois ba3d el3icha. Ce n’était pas aussi savant et savonneux que mouvement messianique incantatoire mais ça avait le mérite au delà de la sévérité de la sentence d’être juste.

    Décidément nos tribuns ne savent plus comment nous surprendre avec l’annonce de la mort prochaine du Hirak même si son obsolescence était programmée. Alors ils cherchent à lui découvrir des maladies honteuses pour que nous n’ayons pas à trop le regretter. Comme si nous ne savions pas qu’il n’allait pas faire long feu dès ses premiers vagissements. Pendant que KN reboute comme il peut pour le rafistoler à coups d’emplâtres YB ,lui, l’a laissé mourir d’épuisement à petit feu.
    J’ai comme l’impression qu’on a usé ce sujet jusqu’à la corde et qu’on ne sache plus comment sortir le Hirak de la m… où il s’est enlisé.

    En attendant c’est YB et KN qui se chargent de lui saloper sa réputation. Même moua qui n’ait que du vinaigre à pisser , j’ai été plus indulgent tellement ce n’est pas dans ma nature de tirer sur des cadavres , comme eux.
    Alors que KN a consacré tout ce qu’il a pu pour faire un joli nom au mouvement populacier :  « Intifadha populaire » » pour le faire entrer dans l’histoire , comme s’il suffisait pour cela de lui faire un joli nom, et comme si Hirak était un nom d’oiseau , sans se douter que le nom qu’il lui donne ressemble à un nom de maladie. Je lui aurais suggéré de lui donner son nom , comme les Docteur Koch, Crohn, et Alzheimer à leurs découvertes. On parlera du mouvement Kadour-Naimien Dont le non deviendra générique pour qualifier scientifiquement les branlades populacières , comme le Hirak.

    En vérité la seule question qu’ils n’osent pas poser tout en essayant d’y répondre : c’est que faire de son cadavre ? Ou comment resquiller dans le cortège funèbre incognito ?

    En attendant ils n’hésitent pas à nous le rappeler à notre mémoire en lui donnant du courage tout en lui prodiguant les derniers sacrements.

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      Momo
      4 décembre 2019 - 13 h 34 min

      Toi qui pisses du vinaigre, et pas seulement, tu auras ta caisse de gros pinard et une boite de kleenex pour passer ton chagrin. Le hirak vaincra. Et ton ulcère risque d’évoluer et de devenir fatal si tu ne le ménages pas. Ayamakhloul!

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      Farida
      4 décembre 2019 - 13 h 40 min

      Il vous reste exactement 8 jours avant de disparaitre de la circulation.

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        Karamazov
        4 décembre 2019 - 17 h 52 min

        8 jours ? C’est à vous qu’il reste 8 jours .

        Tic tac tic tac …. Selon une source généralement bien informée Mihoubi a prévu de supprimer le vendredi et la salate du t’hour. Comment feriez-vous ?

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          Momo
          4 décembre 2019 - 21 h 58 min

          Tic tac tic c’est pour toi Dimitri. Rappelle-toi la chanson de Brel :’.. du lit à la fenêtre, de la fenêtre au lit, et du lit au lit. J’ajouterai une louche (Que Brel me pardonne cette intrusion dans ses droits d’auteur)… et du lit au sarcophage. On a envie de te momifier Dimitri, histoire de rigoler de temps à autre. Au moins tu n’auras pas fait ce passage sur terre pour rien.

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      DAWESSOU
      4 décembre 2019 - 14 h 09 min

      Ce khazarobov ne cesse de critiquer le hirak sans donner d’alternative pour la seule raison qu’il va perdre sa mangeoire. Si ce n’est pas la raison voudrait il qu’on se mette au garde a vous devant son sergeant garcia et lui dire mille merci de nous dominer pour 1 siecle encore? Sinon crachez vos vérités ya lkhayana au lieu vomir du venin.

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      Amine
      4 décembre 2019 - 14 h 42 min

      « En vérité la seule question qu’ils n’osent pas poser tout en essayant d’y répondre : c’est que faire de son cadavre ? » – Le cadavre c’est toi et ton systeme pourri qui seront enterrés le 12 de ce mois inchallah.

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      Rabah
      4 décembre 2019 - 15 h 06 min

      Tu critiques toujours le HIRAK mais jamais le vieux dictateur et ses 40 voleurs qui a emprisonné presque 1000 citoyen en dehors de ses prérogative de vice ministre. Oullah tu dois faire parti de leur équipe – OULLAH IKSSEM BILLAH.

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      PRET
      4 décembre 2019 - 20 h 05 min

      Tu dois avoir recu gratis un « pret » de quelques milliards non rembourable pour en vouloir tant au HIRAK.

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    abdel1
    4 décembre 2019 - 11 h 30 min

    cet individu,serait sur le point d,etre démissionné selon certaines informations,…..il le sera certainement mais pas pour avoir insulte le peuple .,mais surtout pour sa sortie sur la france, le G.A.S,CHEF DES ARMEES,fera tout, y compris sacrifier ses acolytes,pour avoir un soutien international

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    Che Guevara
    4 décembre 2019 - 10 h 59 min

    Ce chauve a gueule de melon n’a rien ni sur la tête ni dans la tête, c’est un simplement un invité au « dîner des c… ».

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    Lghoul
    4 décembre 2019 - 10 h 58 min

    Cet energumene est né le 5 décembre 1954 a guelma. C’est demain donc, qu’est son anniversaire. Il doit par conséquent recevoir un coup de pied au derriere comme cadeau d’anniversaire demain.

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    Lghoul
    4 décembre 2019 - 10 h 53 min

    Voici ce que font les patriotes et les nationalistes et ceux qui sont contre l’ingérence étrangere et hizb franca:
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    Selon Maghreb Intellligence: « Le chef d’état major et véritable patron de l’Algérie, Gaid Salah, a dépêché au Pentagone le général-major Mohamed Bachar qui doit rencontrer James Anderson, sous-secrétaire adjoint du ministère de la Défense américain, pour mener des discussions dans le cadre de la dialogue militaire entre les Etats-Unis et l’Algérie. Et lors de ces discussions, l’émissaire de Gaid Salah a tenté de convaincre son interlocuteur américain de la pertinence de la feuille de route politique déployée en Algérie avec pour but de préserver la stabilité politique du pays et de préserver l’Algérie du syndrome libyen.

    Selon des sources du site Maghreb Intellligence, les officiels américains ont écouté attentivement les arguments présentés par le représentant de l’armée algérienne en l’assurant de leur soutien pour préserver « la paix et la stabilité » dans une région qualifiée de « stratégique » pour les Etats-Unis. »

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      Felfel Har
      4 décembre 2019 - 15 h 32 min

      @Lghoul,
      Ce général a dû subir le même sort que Bensalah à Moscou. Après l’avoir écouté par politesse, son vis-à-vis aurait ricané en lui disant : »Nous savons mieux que vous ce qui se passe en Algérie, qui mène la danse et d’où il reçoit ses ordres. » Qu’on se rappelle que Trump a, dès les premières marches réprimées pa la milice privée du pouvoir (notre police dite nationale au service du peuple zaama), a déclaré sa solidarité avec le Hirak et il ne s’est pas gêné pour avertir notre EM après que GS a menacé de sévir. La canaille s’est vite fendue d’un communiqué où il revendiquait sa soutien aux revendications du peuple. Adhrabou ya3raf madharbou!
      Depuis GS marche sur des oeufs! Bientôt nous lui ferons bouffer une belle omelette… salée!
      Salutations!

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        Lghoul
        4 décembre 2019 - 16 h 51 min

        @Felfel Har – Quand ils n’ont pas de soutien chez eux et qu’ils sont illégitimes, ils se vendent comme des objets au premier venu. D’abord les russes et maintenant les américains. Ils sont capables da’ller voir les israeliens pour un peu plus de pistion … S’ils ne l’ont pas déja fait via les khorotos du golf.
        Alors sur quelle bases solides ces gens peuvent ils rester au pouvoir 1 année, 2 années ? Ils sont voués a la disparition imminente.

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    Anonyme
    4 décembre 2019 - 10 h 45 min

    Les officiers de l’armée qui veillent sur nos frontières face à un ennemie imaginaire et qui ne viendra jamais, dès qu’il se retournent, voient leur peuple martyrisé et s’amusent aux trois singes (rien vu – rien entendu – rien dit). Comment doit-on les appeler des « Break Kho » (une pose mon frère) ???

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    HOUMTY
    4 décembre 2019 - 10 h 01 min

    SALAM L’KHAWA… Excellente anecdote qui résume la mentalité d’un grand nombre d’arrivistes et d’opportunistes qui nous gouvernent depuis 1962. Les BREKHO, ce sont eux même et leurs progénitures qui dilapident l’argent du peuple et de la rente pétrolière dans les divers night club occidentaux, on s’exhibent avec des prostituées et des homoséxuels avec fiérté et pardessus le marché, ils balance leurs photos sur les réseaux sociaux, en esquissons des sourires de BREKHO… itnahaw ga3, ils sont la HONTE de la MÉRE PATRIE et indigne d’avoir le passeport VERT.. Le 12 DECEMBRE NO VOTE ..Qu’ils aillent tous en enfer.. t’ahya L’ Djazaïr et nos valeureux anti BREKHO qui protégent nos frontiéres.

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    Mounir Sari
    4 décembre 2019 - 9 h 26 min

    Si la tête de mule de Dahmoune a parlé c’est que le Gay Gaid Salah lui a donné l’autorisation de le faire.Rien ne se fait sans le consentement du dictateur sanguinaire Gaid Salah!!!!

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    Zaatar
    4 décembre 2019 - 9 h 20 min

    J’ai appris ce que veut dire « brekho ».

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      Anonyme
      4 décembre 2019 - 11 h 45 min

      MAIS MOI AUSSI..

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