Les quatre échecs du plan Gaïd-Salah

GS Gaïd-Salah
Gaïd Salah entre Louh et Belaïz... D. R.

Par Dr Arab Kennouche – Depuis l’avènement du mouvement contestataire en Algérie, le 22 février 2019, et la programmation d’une élection pour le 12 décembre prochain, il faut reconnaître que le plan de Gaïd-Salah pour contrecarrer le soulèvement contre un mandat éternel de Bouteflika, véritable responsable ultima ratio du clan, et un retour à la normale dans la société algérienne, n’ a pas obtenu les effets escomptés. S’il fallait décrire les points principaux du plan de reconquête de l’opinion publique algérienne et les soumettre à un examen radical de la situation réelle que vit le pays aujourd’hui, on parvient à un écart entre les attentes politiques du vieux général et les réponses fournies par le Hirak depuis plusieurs mois. Quels ont été les axes stratégiques par lesquels le clan Gaïd-Salah s’attendait à un retour inévitable à la normale et qui prévoyaient de remettre en selle le système corrupteur actuel par d’autres moyens ?

Quatre axes en échec

Tout d’abord, et c’est le point essentiel, le pouvoir militaire a tablé sur une normalisation contre une véritable transition politique. C’était l’axe stratégique majeur du clan Gaïd-Salah définissant un retour à la normale progressif des éléments les plus perturbateurs du Hirak, en les ciblant en personne comme des intrus et des provocateurs dont la société algérienne en général n’était prétendument pas encore consciente. Gaïd-Salah et ses conseillers ont tablé sur un phénomène d’usure dans le temps et d’essoufflement du mouvement contestataire comme étant inévitable. Il en fut complètement autrement car, depuis le 22 février, le Hirak n’a jamais cessé de gagner en volume et en audience au point où, aujourd’hui, sa résonnance est internationale autant que purement nationale. Première erreur grave d’appréciation du clan au pouvoir qui, à la veille des élections, se retrouve encore à devoir gérer un mouvement profond de revendication politique qui ne se laisse pas affaiblir.

Deuxième axe majeur du plan Gaïd-Salah : la lutte contre la corruption et l’emprisonnement de personnes symboliques du clan Bouteflika à la veille des élections. Mais cet anesthésiant non plus n’a pas fonctionné pour plusieurs raisons évidentes. Tout d’abord, le peuple, n’ayant pas la mémoire courte, se souvient encore du soutien indéfectible de Gaïd-Salah au cinquième mandat de son mentor et de l’impossibilité logique de condamner des politiques de second rang ou des intermédiaires, sans que les deux personnages principaux du système politique ne soient inquiétés. Les Algériens ont vite compris la manœuvre et ne se sont pas laissé attendrir par la rhétorique de la «’issâba». L’échec est aujourd’hui total dans le domaine de la justice réparatrice à laquelle les Algériens ne font plus confiance.

Troisième axe en échec du plan Gaïd-Salah, l’intimidation et l’épreuve de force voilée par les services de sécurité. La multiplication d’arrestations ciblées, l’emprisonnement de jeunes contestataires et la condamnation à de sévères peines n’ont pas eu, non plus, l’effet attendu d’un étouffement du Hirak. Nous observons aujourd’hui une détermination inébranlable des jeunes et des moins jeunes qui ne craignent plus de s’exprimer malgré la fermeture du jeu politique. Sur ce volet, l’échec est patent au vu de l’ampleur médiatique du Hirak qui est parvenu à obtenir l’estime de l’opinion publique internationale contre les gouvernements occidentaux qui, dans leur attentisme prudent, l’avait abandonné.

Enfin, dernier axe stratégique en échec total, la «kabylisation» forcée du Hirak. Gaïd-Salah et ses conseillers ont cru bon de vouloir jouer une fois de plus la régionalisation du conflit contestataire en l’assimilant à du «berbérisme antinational». La stigmatisation des citoyens de la Kabylie aurait dû servir à diviser le Hirak et tout le mouvement antisystème en pointant du doigt une «trahison» de cette région qui serait «indigne du combat libérateur de 1954». Encore une fois, la jeunesse algérienne a vite saisi la manœuvre et même l’intrusion forcée d’islamistes ou d’éléments du MAK visant à discréditer le Hirak fut mise en échec par la population. Le clan Gaïd-Salah s’est vu opposer une fin de non-recevoir sur la «kabylisation» politico-médiatique forcée du Hirak, surtout dans un contexte sensible et survolté où toute la nation s’informait des liens de connivence avec les Emirats arabes unis du clan présidentiel au détriment des intérêts nationaux.

De quoi l’après-12 décembre sera-t-il fait ?

Il est évident que sur ces quatre axes, c’est le Hirak qui a remporté une large et nette victoire. Une question essentielle nous vient donc à l’esprit : qu’adviendra-t-il de ce mouvement après l’élection factice du 12 Décembre ? Comment poser le problème post-élections du 12 décembre ? Il est certain que la contestation ne faiblira pas et ne rentrera pas dans l’ordre, mais, dans le même temps, le prochain Président se voit obligé de trouver une solution afin que les manifestations cessent. On ne peut, en effet, concevoir un nouveau chef de l’Etat qui soit encore hué et conspué chaque mardi et vendredi. Si un tel scénario continuait de se produire, la situation politique risquerait de s’aggraver car elle mettrait dans l’obligation le président de la République de fournir des preuves de son autorité politique et de sa compétence à régler tous les problèmes sociaux en suspens, alors que, dans le même temps, fort de sa victoire, le Hirak n’est prêt à aucune concession qui ne soit pas légitime et légale en même temps. Autant dire que le nouveau Président fera face à une situation inextricable, voire aporétique. Il faut tout de même évaluer les chances des principaux candidats à résoudre l’insoluble.

Soit le clan Gaïd-Salah considère que l’option «commandement militaire» doit prévaloir car les risques de débordement sont énormes. Dans ce cas, le candidat le plus malléable et effacé serait Mihoubi qui obéirait au doigt et à l’œil à un agenda militaire qui préserverait les intérêts du clan. L’option Mihoubi a un autre avantage, celle de donner l’impression d’une main tendue et d’une cure de jouvence en phase avec le Hirak. Malléabilité extrême et impression de transition feront le jeu des militaires aux aguets. Cependant, Azzedine Mihoubi risque de ne pas pouvoir tenir face au Hirak et ne pas se montrer à la hauteur, vu l’ampleur du mouvement.

Le danger d’un Président faible et influençable peut pousser les militaires à écarter cette option. Soit que les militaires considèrent que la partie est désormais très volatile et que seul un resserrement sécuritaire du jeu politique à contre-courant du Hirak peut sauver l’Algérie, contre une dernière tentative d’apaisement avec Mihoubi, alors, Tebboune, symbole des années Bouteflika, viendrait prendre le pouvoir. Cependant, cette option doit être considérée comme hautement dangereuse face au Hirak qui ne pardonnerait pas un retour éhonté du bouteflikisme, même si elle peut servir à tuer toute la contestation dans l’œuf.

Enfin, le commandement militaire peut se décider à sacrifier certains de ses éléments les plus controversés et opter pour un retour de Benflis. Une certaine rupture avec l’ère Bouteflika entamerait un nouveau processus de réhabilitation des institutions nationales. Mais ce scénario n’est pas non plus sans risques, accentuant les divisions entre pro-Bouteflika coriaces et adversaires de l’ancien Président. Et il est peu probable que l’ancien clan Bouteflika se décide pour un tel candidat qui, déjà par le passé, s’était retourné contre eux.

A. K.

 

Comment (27)

    Felfel Har
    11 décembre 2019 - 21 h 08 min

    Soyons clair, GS est incapable de réfléchir et de concevoir le moindre plan pour le pays! Il est entouré d’une faune de généraux et colonels prévaricateurs (une junte) qui, dans un pays bien policé, auraient dû être incarcérés pour abus de leurs fonctions et corruption. Ce sont eux qui, collectivement, lui bourrent le crâne d’idées nauséabondes comme celle qui consiste à dire que le salut de l’Algérie ne peut venir que du maintien d’une dictature militaire, drapée d’un semblant de constitutionnalité.
    Le vent de la révolte hirakienne doit emporter tous ceux qui soutiennent GS, qu’ils soient dans l’armée, dans le gouvernement, dans les autres institutions de l’État (APN, Conseil de la Nation, Conseil Constitutionnel, wilaya, daïra, Douanes, Impôts) ainsi que les entreprises publiques. Du balai!
    On n’est pas sûr que s’attaquer à la tête de l’hydre mafieuse suffira, chacun de ses membres doit être annihilé et neutralisé. Il faut déblayer le terrain, le désherber (le débarrasser de la mauvaise graine) totalement et efficacement avant de jeter les bases d’un nouvel État, une nouvelle république CIVILE, réellement démocratique et populaire.
    Yes we can!

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    PRO-VERBE
    11 décembre 2019 - 15 h 12 min

    Dis-moi ceux que tu fréquente et je te dirais qui es-tu;regarder ce portrait et vous comprenez par qui on est dirigé,nos Chahid sont mort pour Rien ou presque, que les commis des colons reprennent les commandes

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    Brahms
    11 décembre 2019 - 13 h 38 min

    Ses comptes bancaires sont bien garnis, il n’aura même pas le temps de profiter de son magot. Quel est l’intérêt de thésauriser autant ? Pour lui tout va bien mais pour les autres c’est la mouise (pauvreté totale). Plus personne n’ira risquer son argent en Algérie, voilà ce que cela va donner, un Cuba numéro 2. Fidel Castro faisait la même chose avec son peuple, c’est moi le plus beau, c’est moi le plus fort, c’est moi le plus intelligent, c’est moi qui dit la vérité, c’est moi qui dirige, c’est moi qui dit, c’est moi qui possède, c’est moi qui dit la loi, c’est moi qui fait comme bon me semble, on est constamment dans le moi, je. Par conséquent, aucune évolution possible de la situation.

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    icialG
    11 décembre 2019 - 12 h 18 min

    IL NOUS A GÂCHER L ANNÉE 2019,NOUS LUI GÂCHERONS 2020 ,,,QUE LA FORCE SOIT AVE NOUS

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    Anonyme
    11 décembre 2019 - 11 h 18 min

    «  »les 4 échecs de g;a;s….. » c’est plutot l’échec du pays qui devient un vassal des émiratis grace a des traitres vénaux tenus en laisse par le chantage q’exercent les émiratis sur ces , imposteurs d’un nationalisme de façade !!

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    Anonyme
    11 décembre 2019 - 10 h 57 min

    Le Hirak a un objectif clair et précis: Le pouvoir doit absolument revenir au peuple. Le régime a effectivement mis son plan à exécution pour se maintenir au pouvoir. Son erreur principale c’est la date du 12/12 qui devra être l’aboutissement de son plan, alors que pour le Hirak ce n’est que la fin de la première mi-temps. Le match va reprendre le vendredi 13 décembre et le pauvre Mihoubi va se retrouver entre le marteau et l’enclume: combien de temps pourra-t-il tenir?

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    Zombretto
    11 décembre 2019 - 10 h 33 min

    Quelle que soit l’issue finale du hirak, et pour le moment personne ne peut la prédire, deux ou trois changement de taille sont incontestables.
    Le plus important à mon avis est que pour la première fois depuis le début de la guerre 54-62, le Pouvoir, descendant du FLN, est forcé de prendre en compte le peuple algérien. Jusqu’au 22 février, le peuple n’était qu’un mot, un accessoire sans aucune importance dans la gestion du pays par le Pouvoir occulte. C’est comme si ce que faisait ce qui est censé être son gouvernement ne le regardait pas.
    Deuxiéme changement, aussi important, le Pouvoir a perdu toute légitimité historique. La vaste majorité des algériens ne lui prête plus aucun crédit dans la libération du pays. Au contraire, il est perçu comme un usurpateur tapi aux frontières pendant la guerre pour envahir l’Algérie une fois que la France a abandonné le terrain.
    Troisième changement tectonique : la disparition de la peur. Une fois que la peur a disparu la Mafia peut survivre encore un certain temps mais pas bien longtemps.
    Autre chose d’importance, Gaïd Salah va crever ou devenir physiquement/mentalement incapable d’un moment à l’autre, vu son âge.

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      Anonyme
      11 décembre 2019 - 13 h 14 min

      Enfin un Post qui a du sens , de l’analyse .

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      karamazov
      11 décembre 2019 - 17 h 10 min

      « Quelle que soit l’issue finale du hirak, et pour le moment personne ne peut la prédire… »

      Ce pendant , il y en a qui essaient de nous vendre des salades à coté de la plaque ! La preuve ? leurs tâtonnements. Quand on sait quelque chose on ne se perd pas en conjectures et en tirage de plans et en hypothèses farfelues.

      Si quelqu’un est dans la panade c’est bien le Hirak et tous ses théologiens qui ne savent plus à quel saint se vouer maintenant qu’ils ont dilapidé toutes leurs prières.

      Allahou akbar makench lvote. Même moi qui suis païen je ne l’aurais pas juré si légèrement.
      Ils étaient tous là à nous expliquer que ces élections n’auront pas lieu , comme si c’étaient les élections qui faisaient le Président ou comme si c’était une préoccupation majeure pour le pouvoir. Nous on leur disait que ce n’est là qu’une formalité .

      Et là ils jouent le coup d’après , alors que la partie est finie.

      C’est trop tard vous ne pouvez pas lui gâcher la fête en cherchant des poux à la mariée.

      Iben moua je dis qu’AGS a rempli sa mission, il a amplement mérité son bâton de marichène, et son repos du guerrier.

      Zaatar tu peux prier tes sous à 100 contre un, Camarade  !

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        Momo
        11 décembre 2019 - 18 h 48 min

        Oh que si ! nous lui gâcherons la fête et toi avec . Il a dit que l’élection d’un nouveau président allait être une fête qui va enclencher un renouveau de paix et de prospérité. On verra c’est quoi ce renouveau et c’est quoi cette paix et cette prospérité .
        Moi qui suis zen comme un moine Tibétain, j’attends de voir la tête qu’il fera le 12 déc et les jours d’après. La tienne aussi du reste.
        Je pense que tu vas avoir besoin de suppositoires car j’anticipe , en ce qui te concerne, une poussée hémorroïdale grave.

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    Vroum Vroum 😤..
    11 décembre 2019 - 10 h 23 min

    Merci au Journaliste pour son article , complet , constructif sur le plan analyse .
    Il est clair que le Pouvoir Gaid Sallah a sous estimé le Mouvement Populaire , qui le lui rend bien comme je l’ai aussi affirmé , j’ai aussi dit que le Président à venir n’a d’autre choix que de relever le défi d’une Algérie exemplaire , dans le sens des revendications légitime du Hirak , un Gouvernement de Technocrates qui agiront dans les revendications légitime du Hirak , ect . Voilà l’article Analyse auquel j’adhère à fond . . Un article comme j’aime . Je maintiens que le Prochain Président sorti le 12Décembre ou 35 Octobre 2020 n’a d’autre choix que de relever le défi d’une Algérie exemplaire dans les revendications légitime du Hirak . Le Pouvoir Gaid Sallah nous a mené dans le mur , et c’est à nous tous de l’éviter non pas par la Confrontation ni en traitant tous ceux qui réfléchissent de Chachiriste , mais par une solution qui mène à l’apaisement sans pour autant desserer la pression qui doit rester de manière inteligeante et constructive dans l’intérêt général du Pays et notre ANP . Merci encore pour cet article auquel j’adhère à fond . . Pour ma part j’ai attiré l’attention sur les propos de Mme Zoubida Azzoul qui ne parle pas de Hirak mais jette le slogan « Révolution du Sourire  » et Karim Tabou Rachad de Dhina et Almaghribya de Zitout ex Fis en faisant le V de la victoire au côté de Mourad Dhina ex FIS de Rachad , voilà la crainte d’une instrumentalisation du Hirak qui sortirai de sa raison d’être . . Oui le Pouvoir Gaid Sallah a sous estimé le Mouvement Populaire Hirak qui le lui rend bien . Maintenant pensons et analysons l’après 12 Décembre Présidentielle , dont pour moi le Prochain Président et son Gouvernement de Technocrates qui n’auront d’aires choix que réussir , l’ancien Système est mort , on est déjà dans le Deuxième Cycle , l’ancien est mort . . L’analyse du Candidat Général Ali Ghediri se réalise sous nos yeux , il avançait déjà avant le Hirak le nom de Deuxième République , mais vous l’avez ignoré , laissé tomber là où il est en Prison gratuitement pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle . . Je pourrais dire d’un humour satirique et bien dansez maintenant !!.. Mais sincèrement je souhaite l’apaisement et stabilité de l’Algérie et la réussite pour le Prochain Président et Gouvernement de Technocrates qu’il soient du 12 Décembre ou 38 Octobre 2021 . . Seul le résultat positif pour l’Algérie compte . Encore merci pour l’article Analyse auquel j’adhère.

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    Chat
    11 décembre 2019 - 9 h 20 min

    ATTENTION, LE SYSTÈME UTILISERAIT CERTAINS VOYOUX DES CITéS EN FRANCE POUR INTIMIDER VOIR AGRESSER LES GENS DU HIRAK, SUR L UNE DE LEUR CHAINE YOUTUB, IL préconiserait MEME DE SE RENDRE AUX LIEUX DE RASSEMBLEMENT POUR SE FAIRE (COMME ILS DISENT) LES TRAITRES DU HIRAK,

    https://www.youtube.com/watch?v=NZP0pFUgPO4

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    Mounir Sari
    11 décembre 2019 - 9 h 19 min

    A l’âge de 34 ans la Finlandaise Sanna Marin est nommée premier ministre, a l’âge de 80 ans le dictateur sanguinaire Gaid Salah s’accroche toujours à son poste de vice ministre de la défense et ce n’est pas encore fini, qui vivra verra.Cherchez l’erreur!!!!

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      11 décembre 2019 - 10 h 13 min

      tu parle d une comparaison de QI !?! loin de la vérité

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      Anonyme
      11 décembre 2019 - 11 h 08 min

      on n’ est pas dans le meme monde, dans c’est contrées du nord de l’europe,ou un ministre prend le métro pour se rendre a son travail, ou a la moindre incartade,il est démis sur le champs; en algerie pour des milliards détournés, la justice pour amuser le peuple,règle des comptes par procuration pour le pouvoir mais ne rend nullement la justice !

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        Et chez toi
        11 décembre 2019 - 12 h 39 min

        Fi fafa, c’est pas l’Europe du Nord.

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          Anonyme
          11 décembre 2019 - 20 h 36 min

          Fafa c’est l’Europe d’en bas si Mohamed! Comparėe à la Norvège, elle fait figuren de la Somalië d’antan!!!!

    Brahms
    11 décembre 2019 - 8 h 49 min

    Ce régime corrompu est usé jusqu’à la corde. Mangez dans sa mangeoire, vous apporte que des ennuis, des pêchés dans vos intestins pour finir ensuite au cachot
    pour de longues années comme Khalifa et d’autres.

    Le logiciel économique et financier doit changer au plus vite avec des réformes rapides et claires tandis que la caste corrompue doit partir au plus vite en rendant l’argent détourné. Enfin, le système mono – rentier du gaz et pétrole pour le profit des militaires doit aussi s’écarter rapidement.

    Il est bon aussi de rappeler qu’un militaire ne peut exercer les prérogatives attachées à la qualité de Président de la République et s’il le fait, toute décision postérieure sera nulle et non avenue d’où le peu d’intérêt des Chancelleries étrangères à venir en Algérie car sachant pertinemment que sur un plan juridique tout est nul à 100 %.

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    ALI-VISON
    11 décembre 2019 - 8 h 44 min

    Monsieur Gaid Salah à échoué sur tout les domaines, vu son niveau d’instruction et son comportement d’un homme irresponsable, comment peut on faire confiance à une personne qui se transforme plus vite q’un Caméléon, souvenez vous juste fin mars dernier il était pour le cinquième mandats, était le complice en chef de Bouteflika et sa bande d’oujda, une semaine après il devient l’opposant le plus féroce on arrêtant les ses propres amis et les mettant en prison juste pour tromper le peuple et les naïfs, tout ces misent en scène de justice théâtrale ce que de la poudre aux yeux, les vrais coupables courent toujours et même protégés et ils continuent à pillier le pays comme ne rien ‘était, impossible que ce monsieur puisse faire avancer un pays jeune avec une population instruite

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      Anonyme
      11 décembre 2019 - 9 h 07 min

      Oui tu as raison, il faut le destituer. Mais qui va le faire?

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    Zaatar
    11 décembre 2019 - 8 h 41 min

    Quatre échecs bark, c’est tout? Et quelle serait alors la suite? Que Gaid Salah mis en échec quatre fois remette les clés du pays? Que Gaid Salah en situation difficile se mette lui-même en prison? Qu’il s’autorenverse ? Je dirais on va attendre demain et après-demain, et ki izid n’semiwah bouzid n’est ce pas?

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      Zombretto
      11 décembre 2019 - 14 h 37 min

      Salut, Zaatar !… … nous avons tous le droit de dire ce que nous pensons ou espérons. Contrairement à mes amis Zaatar et Karamazov, je ne suis pas aussi pessimiste sur l’issue du Hirak. Pour moi, si danger il y a pour le pays, il sera beaucoup plus économique que politique. Je pense que le pouvoir des militaires vit ses dernières années ou derniers mois. Je soupçonne un scenario dans lequel cette élection a été montée pour leur permettre de se retirer progressivement, avec le moins de dégâts que possible pour eux. Une fois le nouveau président « élu » (c’est à dire choisi par eux) ils lui permettront de mener des réformes graduelles dans le sens du hirak et se replieront petit à petit dans leurs casernes. Ils savent que les jeux sont faits, les algériens ne les respectent plus et n’ont plus peur d’eux. Leur seule alternative serait de régner par la terreur pure et simple, mais j’ai confiance (il se peut que je me leurre) qu’ils ne ne veulent pas de ça.
      Parallélement, le nouveau président « élu », même quelqu’un d’éffacé comme Mihoubi, se sentira plus fort et aura plus de confiance en son pouvoir dans son opposition à l’armée. Il pourrait alors procéder à des petits changements progressifs qui remettraient les généraux à leur place jusqu’à leur retrait définitif.
      Evidemment, il se peut que malgré tout mon mépris pour les généraux, je sous-estime quand-même toujours la profondeur de leur ignorance, leur arrogance et leur soif de pouvoir. Très possible, auquel cas Zaatar et Karamazov se moqueront bien de ma gueule bientôt.

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        Zaatar
        11 décembre 2019 - 15 h 11 min

        Salut Zombretto,
        Si tu me dis que tu as fais le parallèle entre mihoubi et napoléon bonaparte alors je me rallie à ta thèse avec quelques petites réserves. Si tu vois que l’état démocratique au vrai sens du terme nécessite de gros sacrifices notamment en « temps » alors je donne beaucoup de crédit à ta thèse. Maintenant, on n’a pas encore coupé la tête à louis XVI, et Bonaparte n’est pas encore aux affaires. Tu vois encore le chemin qui reste à faire?

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          Zombretto
          11 décembre 2019 - 19 h 51 min

          Re-salut, Zaatar ! La différence entre Mihoubi et Napoléon est comme la différence entre une petite flaque d’eau et l’océan Atlantique. L’un représentait une classe capitaliste en plein essor et la plus puissante au monde, l’autre représente une petite caste de généraux ignorants et comptant sur la seule rente pétrolière pour leurs financements. J’espère seulement que ces généraux ont quand-même assez de jugeote pour savoir que de toute façon, quoi qu’il arrive, ils sont cuits. Ils doivent juste s’assurer de pouvoir se retirer avec le moins de pertes que possible pour eux-mêmes et pour le pays.
          Camarade Karamazov : la révolution culturelle ne précède pas nécessairement la révolution tout court. Je garde bien à l’esprit que tous ces manifestants sortent après la prière dans les mosquées, donc je ne m’attends certainement pas à une révolution socialiste ou communiste. Je suis résigné au fait qu’à notre âge nous ne verrons jamais l’instauration de ce type de révolution, où que ce soit dans le monde, pas seulement en Algérie. Mon espoir est de voir une société de capitalisme contrôlé et une culture tolérante, pas non-religieuse, car ça je ne le verrai certainement pas avant de quitter ce monde, j’en ai déjà fait mon deuil. Tôt ou tard le moment arrivera, mais il viendra trop tard pour toi et moi.
          En attendant, ce que porte le hirak serait quand-même mieux que ce que nous avons maintenant. Je m’imagine une société bourgeoise à la turque d’avant Erdogan par exemple.

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        Karamazov
        11 décembre 2019 - 16 h 48 min

        Pessimiste moua ? Disons que je n’ai pas ton humour. Ou que je ne sais pas dire les chose comme Addi, sa régression féconde.

        je n’en suis pas à qui du Hirak et d’AGS gagnera ce bras de fer. Moua je te parle de matérialisme historique , camarade. Je dis que sans révolution culturelle au moins au départ , il n’en sortira rien de cette société qui vocifère des slogans djihadistes genre 3alayha nahya 3alaha namout makench elvote . Et allahou akbar et la illah a illa allah.

        Je te parle de société camarade. Toua tu veux à tout pris croire que cette société qui se dirige tout droit vers le jurassique va réussir à faire un triple salto arrière pour sauter un chaînon pour rejoindre le monde actuel.

        Moua et Zaatar nous te disons c’est possible, c’est très possible, Camarade.

        Si Apophis dévie de sa trajectoire incha allah, , si le réchauffement climatique s’accélère , si un Big One échelle 28 zoulzalaha.

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    Omar Khayyam
    11 décembre 2019 - 8 h 40 min

    Au QUARTERON de djouhels et leurs SUPPO internes et externes NOUS DISONS: CE PEUPLE dans toutes ses composantes et ses DIVERSITÉS sociales, culturelles, cultuelles et naturelles; ce LÉGENDAIRE PEUPLE ( oui LÉGENDAIRE car ses AINÉS ont botté dehors votre MÈRE BIOLOGIQUE et ses ENFANTS vont achever le reste) ce PEUPLE LÉGENDAIRE DIS-JE est VENT DEBOUT plus PERSONNE ne peut DÉFAIRE son UNITÉ SACRÉE et PLUS que JAMAIS RÉSOLUE DÉTERMINÉ à RECOUVRER SA SOUVERAINETÉ sa DIGNITÉ…Ce PEUPLE est en marche pour S’AFFRANCHIR de votre COTUTELLE NÉOCOLONIALE (vous n’êtes que les exécutants des basses besognes que vous insigne votre MÈRE NOURRICIÈRE PROTECTRICE) CE PEUPLE est en marche pour se LIBÉRER d’un PROTECTORAT FACTUEL!!!
    def wikipedia: Le protectorat est un régime politique constituant l’une des formes de sujétion coloniale. Il diffère de la colonisation pure et simple en ce que les institutions existantes, y compris la nationalité, sont maintenues sur un plan formel, la puissance protectrice assumant la gestion de la diplomatie, du commerce extérieur et éventuellement de l’armée de l’État protégé.
    Le terme de « protectorat » peut être employé de manière polémique, pour désigner soit des dépendances et territoires à souveraineté limitée, soit des régimes politiques considérés comme étant sous l’influence étroite d’États plus puissants : on parle dans ce cas de « gouvernements fantoches ».

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    ABOU NOUASS
    11 décembre 2019 - 8 h 33 min

    Qu’il choisisse celui qui lui plaît, on n’en a cure, c’est du  » Moussa hadj et Hadj moussa  » !
    Mais ce qu’il feint d’ignorer, c’est que , malgré le soutien de certains pays , la Révolution brisera partout
    les barrières pour empêcher la réussite de ce vote qui lui restera en travers de la gorge.

    Les masques de l’état-major tombent les uns après les autres et c’est G.S qui en fera les frais bientôt.
    Rien qu’à voir cette photo où l’on voit G.S assis sur un fauteuil blanc , signe de pureté, on constate de facto que c’est un personnage imbu de sa personne.

    Quant à celui qui est assis à ses cotés on devine bien , avachi sur son fauteuil , dans quel monde ils vivent
    ainsi que leur Q.I

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