Serment pour la fin de la servitude

etud rouages du système
Le Mouvement populaire a fait le serment d'aller jusqu'au bout de ses revendications. PPAgency

Par Youcef Benzatat – Le Hirak se dissous, dit-on ! Il est fini. Il a atteint ses objectifs et, désormais, il ne reste qu’à se mettre au travail. Ce constat n’est devenu possible qu’une fois le vide laissé par la chute fracassante de la bande à Bouteflika a été comblé, après que les rouages du système, que le Hirak avait durement malmené, se sont de nouveau reconstitués. Un vide qui a métamorphosé un instant les hyènes en nobles combattants vertueux aux côtés du Hirak avant de se raviser et de retourner à leur pitance de charognards désœuvrés. Les médias «indépendants» ont vite fait de ranger leurs plumes militantes que le Hirak dans ses moments terrifiants avait galvanisées. Les politiques de l’opposition, qui à ce même moment croyaient rafler la mise en comptabilisant à leur profit les dividendes d’un peuple indigné, ont vite fait de reprendre leurs réflexes à venir se bousculer devant la mangeoire, l’échine courbée. Les élites, plus avisées, avaient un pied dedans et un pied dans l’autre dedans, avant de se lancer pieds joints, le cerveau noué autour des boyaux, à faire l’éloge du vainqueur présumé.

Il faut dire que le pouvoir avait bien veillé sur l’accès au robinet et au dévoilement de la vérité sur les crimes de tout genre qu’elle aurait commis, avec à sa tête le parrain conjoncturel du moment, épaulé par la police politique et accessoirement par les services de sécurité et résiduellement en appoint par ces voyous surnommés les baltaguia. Un Président fut désigné et un gouvernement vite monté. La normalisation s’est mise en marche et la recréation semble être terminée. L’armée peut rentrer dans ses casernes, loin des indiscrétions et des suspicions, l’œil omniscient et le bras omnipotent. Le Président et ses obligés assumeront toutes les corvées et endosseront l’apparat du plus épouvantable des épouvantails.

On peut l’entendre comme étant le crime parfait et la Révolution aurait été prématurément avortée. En effet, le peuple s’est retrouvé seul face à ses bourreaux, se contentant de se remémorer le soutient de ces braves et courageux complices qui le haranguaient avec détermination et abnégation, aujourd’hui pris dans leur nasse et séquestrés dans leurs geôles pour un temps indéterminé. Ou alors, convoquant les martyrs de la glorieuse Révolution pour être pris à témoins. En vain ! L’annonce prématurée de l’avortement de l’élan libérateur et l’assassinat du rêve d’un peuple qui a ressurgi des geôles de l’histoire pour se défaire de ses chaînes est le propre de la trahison et des traîtres, des vils et des veules qui ne peuvent et ne savent vivre sans maître. Oubliant à la fois que le rêve a déjà été accompli et la libération acquise.

Dix mois durant, le peuple a chanté, dansé, déclamé sa volonté de vivre souverain sur sa terre et a pris goût à toute l’étendue des libertés. Il ne saura plus régresser à ses enchaînements passés, ceux de vivre dans l’humiliation de l’exclusion et du dépouillement de ses richesses et de sa dignité. Même s’il lui faudra cent ans pour venir à bout de ce système qui lui a confisqué son destin, il continuera à vivre libre dans la dignité et la résilience jusqu’à la victoire finale.

Je fais le serment de l’accompagner dans sa lutte, pacifiquement, avec tous les moyens à ma disposition, quoi que cela me coûtera, jusqu’au triomphe de la justice sur la lâcheté de l’usage de la force pour avilir son humanité.

Y. B.

 

Comment (33)

    Souk-Ahras
    2 janvier 2020 - 20 h 10 min

    Au diable les traîtres, les retourneurs de veste, les derviches tourneurs, les intellectuels de l’indignité, les tireurs dans le dos, les suivistes, les réactionnaires, les « couche-tôt », les « lève-tard », les idéologues de la négation, les aigris inactifs… Le Hirak grandiose, mu de sa seule force tranquille, avance et déblaie pour la postérité. Qu’on se le dise !
    Ceux qui s’avancent trop précipitamment reculeront encore plus vite.
    Le « monde » environnant est plein de postulants accourant, une allumette à la main, pour brûler sur l’autel infrangible de la fébrilité, le « livre » de ce qu’ils ne peuvent concevoir, ni même entrevoir, jouissant à l’avance de l’inconsistance de leur autodafé.
    Nous voilà donc axés sur la trace de la jouissance et du plaisir.
    Le plaisir, c’est vérifié, est une sensation éprouvée ; il est réglé, limité, contenu. La jouissance, quant à elle, ne l’est pas. Car elle est une sorte d’apeiron d’Anaximandre, un mélange d’illimitation, d’indéfini, d’immatériel, d’extrapolation limite maso, de frustration intellectuelle irrésistible ; c’est le principe indomptable, passionnel, de l’excès et de la transgression. Jouir c’est s’abandonner. C’est plonger dans un univers sans limite, où il est expérimenté une sorte de naufrage du soi. C’est bien sûr le cas dans seulement l’orgasme quand il est réussi, qu’on appelle justement une petite mort (dissolution momentanée du soi et du principe de réalité). Dans le cas traité ici, il y a visiblement perte de contrôle, laisser-aller, qui entraîne soit une volupté au delà de tous les mots, soit, ou en même temps, une sorte de souffrance extrême qui confine au déchirement. Jouissance et souffrance se voient ainsi singulièrement rapprochés, et parfois confondus. Cela peu surprendre, mais c’est parfaitement logique si l’on admet cette capacité de l’inconscient de déchirer de force le soi, et de le jeter dans une sorte de frénésie ou d’exaltation qui confine à l’effondrement : Jouir à en mourir……. en se trémoussant de plaisir non éprouvé.

    Le Hirak miraculeux, toujours debout et présent, dont la victoire finale ne fait aucun doute, a, décidément, ouvert plusieurs brèches dans l’édifice du déni de la réalité.
    Yetnahaw Gaa3 veut dire Yetnahaw Gaa3 ! Ni plus, ni moins !

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    Anonyme
    2 janvier 2020 - 17 h 01 min

    quoi que l on fasse quoi que l on dise le hirak ira jusqu’au bout ,,on aura le dernier mot

    58 kif kif 132
    2 janvier 2020 - 15 h 42 min

    quoi que l on fasse quoi que l on dise le hirak ira jusqu’au bout ,,on aura le dernier mot

    Karamazov
    2 janvier 2020 - 13 h 45 min

    Iskiz-moua ya Khouya Zaatar, jipadi ktiti dupe de quoi que ce soit. Hacha !

    J’ai compris que tu lui disais : Ow, ta3ref trig ou ma tdjich ? Moua je lui disais : Ow, 3reft trig ou djit ? C’est là qu’est la nuance.

    Non mais, c’est quoi ce serment ? Que n’a t-il pas fait depuis 10 mois pour sauver le Hirak de sa perdition en vain  ? Le voila qu’il pérore et menace à tout bout de champ.

    Maintenant que le Hirak a clamecé il lui jure sur son cadavre : Ou3ahidouka ya Lhirak en oufdika par tous les moyens … et il ajoute presque inaudiblement : « pacifiques ». Ih, pas si fiques C’est à dire rien qu’avec des jérémiades et des incantations, quoi !

    Ma3tawlouch , la modestie waqila . Qu’il nous en demande à moua et Abou Stroff on en a en donner à gogo.

      Zaatar
      2 janvier 2020 - 17 h 20 min

      Salut Karamazov,

      Les expressions ressions littéraires hybrides sont mieux interprétées et comprises. Tout compte fait je lui ai dis, ow, kount 3aref trig m3a leouel, ou djebt rouhek m3a lekher.

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    Karamazov
    2 janvier 2020 - 11 h 53 min

    «  Ce ne sont pas ceux qui vous mettent dans la m… qui vous veulent forcément du mal ce ne sont pas ceux qui voudraient vous en sortir qui vous veulent forcément du bien » . A dit un philosophe bien inspiré.

    Ainsi donc ceux qui sont avec le Hirak sont de bons algériens et ceux qui sont contre ,de mauvais . Dieu merci, je n’y suis ni pour ni contre, bien au contraire .

    Nous avons vu KN lâché par ses lubies sur le Hirak ré-arnacher son vieux canasson pour partir en guerre contres les démons du berbérisme qui l’habitaient. L’échec du Hirak c’est la faute au MAK et aux islamistes, une fois dit il suffit de ressortir l’arsenal inquisiteur pour réveiller les refoulés masqués par les slogans du Hirak : « Qbayli 3arbi khawa, khawa ». Mon luc !

    Moua je n’en suis plus là , j’ai déjà écrit que je me entais plus proche d’un israélien communiste que d’un Kabyle islamiste et le berbérisme je m’en tape , surtout quand il se drape d’islamisme.

    Le sujet c’est que YB ne sait pas comment se sortir du hirakisme , KN et MK, non plus.

    Moua je ne suis pas dans c’est la faute à , si le Hirak a échoué. J’ai dit que le Hirak n’était qu’un instant de révolte contre l’aberration du cinquième mandat pendant que de plus ardents de ses défenseurs supputaient qu’il était une création des services ou de quelques officines.

    J’ai dit aussi , qu’il n’était pas une révolution, mais seulement un mouvement messianique qui attendait que des forces extra-humaines luis résolvent ses problèmes.

    Or aujourd’hui , bien qu’on nous signale que le Hirak soit un véritable cocktail khorotov implosif constitué essentiellement d’anciens brobroïstes revenus, et de résidus persistants de la vermine islamiste qui constituaient sa matrice , KN et YB voudraient nous faire croire que c’est de l’extérieur que le MAK, et Rachad l’ont fait échouer.

    Pour ne pas assumer leur rapport au Hirak, et leur faute de jugement le concernant , nos tribuns bottent en touche, et nous abreuvent encore et encore de références livresques , qui ont peu à voir avec le sujet qui est : comment de si avisés contributeurs se sont mis le doigt dans l’œil jusqu’à la cheville, à propos du Hirak ?

    Et pour cela ils ont comme méthode de voiler le Hirak par une théologie romanesque pour qu’on ne le reconnaisse plus, et de se faire mousser eux-mêmes en le sanctifiant et en se faisant les gardiens du Temple Hirak en menaçant tout ce qui ose un contre-chant. Gare au blasphème !

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      Vendredire
      2 janvier 2020 - 14 h 43 min

      Communiste et Israélien ca te définit bien. Un costume sur mesure. Une égratignure sur une surface lisse.
      Remarque ça en prend sur cette terre si vaste une minorité dans la minorité pour faire curiosité humaine.

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    Vendredire
    1 janvier 2020 - 17 h 10 min

    Je vais finir par me réconcilier avec Benzetat qui n’a pas toujours été tendre avec la Kabylie.
    Ce que je lui dis, c’est que ce système tourne en rond car il arrive au top de ses propres contradictions.
    Il leur fallait un président car le chef d’état Bensalah donnait des signes de fin de vie car rongé par le cancer et anéanti par l’âge. Ils ont donc organisé un semblant d’élection au terme de laquelle ils ont désigné un président qui a autant de légitimité que Bensalah mais qui a l’avantage de fournir un moment de répit pour rester dans un semblant de constitutionnalité. Pour le reste on voit plus des lézardes du côté du système qu’un renforcement.
    Tebboune est plus effacé que Bensalah
    Son premier ministre pass son temps à critiquer Ouyahia au lieu de constituer son gouvernement
    Gaid Salah est mort et Chengriha me semble une pâle copie du défunt chef d’état major
    La crise économique bat son plein selon les propres aveux du système.
    Le hirak n’a pas dérogé de ses revendications depuis plus de 10 mois
    Les baltagias sont un signe évident de la peur qui tétanise les tenants de ce système.
    Quant aux diverses clientèles du système. Elles sont dans l’esprit de Le roi est mort vive le roi. Tant qu’il y a des miettes à ramasser , elles sont toujours autour. Des mouettes dans une décharge publique. Rien de plus.
    Vive le Hirak.

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      youcef benzatat
      1 janvier 2020 - 20 h 07 min

      Les Kabyles ne doivent pas faire échouer la Révolution comme les islamistes en 1992
      -Youcef Benzatat-
      Les kabyles ne doivent pas faire échouer la Révolution comme l’avaient fait les islamistes en 1992, à vouloir imposer l’identité amazigh à tous les Algériens, qui ne le sont pas, comme voulaient le faire les islamistes en voulant imposer la charia à tous les Algériens, alors que beaucoup n’en voulaient pas. En Algérie il y a 40 millions de personnes qui sont un syncrétisme de plusieurs ethnies et pour la majorité d’entre eux ils sont métis, comme il y a beaucoup de non croyants ou croyants à d’autres religions. Si les berbéristes s’entêteraient comme l’avaient fait les islamistes en 1992, ils donneraient l’occasion à l’armée, qui est à l’affut de cette éventualité, de décréter l’état d’exception et de suspendre définitivement le processus de transition auquel les Algériens sont agrippés comme unique espoir, comme en 1992, qu’elle justifiera par crainte d’une guerre civile. Nous serons encore partis pour des décennies sous la dictature militaire. Les berbéristes seraient détestés à ce moment par la population, comme le sont aujourd’hui les islamistes et l’armée sera remerciée pour avoir sauver la paix civile et avoir éviter l’instauration d’un régime islamo-fasciste, comme en 1992. Les berbéristes seraient alors détestés d’avoir voulu niveler la société sous une identité ethniciste, dont le caractère est aussi raciste et fascisant que celui voulu par les islamistes, car l’idéologie berbériste ethniciste renie aux autres Algériens d’être des métis et qu’ils considèrent comme des bâtards. Même en voulant appliquer ces principes uniquement à la Kabylie le résultat serait le même, car ils diviseraient l’Algérie sur des bases raciales ce qui ne va pas sans des conséquences tragiques sur l’identité de la nation algérienne et l’intégrité de son territoire. On doit penser à l’intérêt de tous les Algériens, en concevant la citoyenneté indépendamment de toute référence identitaire ou religieuse, pour que chaque Algérien et chaque Algérienne se sentent dignement représentés et respectés dans leur différence, y compris les Kabyles et les islamistes et tous ceux qui s’identifient à une quelconque autre idéologie, identité ou religion. L’important est de rester unis pour pouvoir affronter la dictature avec un seul mot d’ordre : état civil et non militaire, mais aussi un état souverain, ni identitaire ni religieux.
      Y.B.

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        Vendredire
        2 janvier 2020 - 13 h 28 min

        Tu veux qu’on taise notre identité kabyle pour te faire plaisir et faire plaisir aux algériens de ton acabit, sans quoi l’Algérie ira mal. Quel raisonnement simpliste!
        Tu as vraiment tété la haine du kabyle. C’est rare de trouver un esprit aussi obtus. Disons alors simplement que nous allons rester kabyles jusqu’au bout des ongles …

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          depassage91
          2 janvier 2020 - 15 h 08 min

          « C’est rare de trouver un esprit aussi obtus »
          Ce n’est pas du tout rare, vous êtes un exemple parfait. M.C

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          Anonyme
          2 janvier 2020 - 19 h 50 min

          Pas étonnant vendredire, tu as l’art d’allumer le feu

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        depssage91
        2 janvier 2020 - 17 h 53 min

        Avertissement, je n’ai jamais écrit pour répondre aux personnes, même si la forme ou le style peut le suggérer. Je ne respecte pas le sujet traité parce que je ne suis pas à l’école et je ne peux que donner un point de vue qui peut correspondre ou ne pas correspondre avec le sujet. Pour moi, tous les Algériens sont mes frères et sœurs et je n’entretiens de haine envers personne, vraiment envers personnes, mais seulement envers les miasmes de l’histoire et ceux qui les entretiennent généralement involontairement ou en obéissant aux injections de leur nature, de leur environnement immédiat et lointain plein de chants de sirènes qui séduisent, mais envoient ce qui les écoutes au fin fond des abimes.

        Si je vous ai traité de démagogue, c’est parce que vous usez de termes vides de sens en donnant la preuve dans ce commentaire-réponse plus précisément. Vous parlez d’ethnie, de métis et de syncrétisme ethnique. Parler en Algérie d’ethnies et de métis est vraiment un nom sens. L’Algérie est plurimillénaire et a connu des brassages divers de peuples et de races au point où il serait impossible de distinguer qui est qui, même avec une analyse génétique. Oui l’Algérie a connu plusieurs syncrétismes culturels et religieux dont beaucoup restent d’actualité. Mais cela n’est pas le propre de l’Algérie mais à tous les pays du monde. Il n’existe pas de pays de race pure. En plus, on n’est pas des animaux pour se distinguer en race, à moins que l’on soit animé par le besoin de faire un tri parmi les races et les classer par ordre décroissant pour distinguer celles qu’on va domestiquer de celle qu’on va respecter ou rejeter parce que sans intérêt.
        Pour comprendre les tensions culturelles et religieuses en Algérie, il faut se référer à son histoire et aux système économiques et sociaux que l’Algérie avait adoptée ou qui lui ont été imposée. S’il est facile de comprendre les identités liées à des lieux géographiques, il n’est pas de même des identités culturelles qui s’adossent à des notions ou des dénominations génériques comme le fait de dire : je suis musulman, je suis arabe ou je suis berbère. Comme aussi, on peut dire : je suis français, je suis américain, tout en se disant : je suis arabe, je suis berbère. Par-là, on constate que ce sont nos intérêts qui nous font pencher sur le choix de la dénomination. Je suis français en France et je suis berbère en Algérie. Je suis musulman en Algérie et intolérant et je suis musulman en France et tolérant envers les autres religions parce qu’on a à faire à plus fort que soi.
        En Algérie tout le monde parle de système, sans dire de quel système parle-t-on. Un système est un fait de l’histoire qui peut se construire à l’aveugle ou volontairement à condition de savoir dans quel système on est et d’où il vient. Il vient de loin avec des ruptures et des stagnations et cela est certain. La plus grande rupture est liée à la colonisation de l’Algérie et sa mise à l’écart de l’histoire moderne. D’abord par l’Empire Ottoman qui en a fait un butin de guerre pour se préserver et ensuite, la prise de ce butin par la France, comme cela s’est fait pour tous les pays de la sphère ottomane en partage avec l’Angleterre. Et ce d’un côté et de l’autre côté, le système économique et social de l’Algérie profonde est resté tribal et féodal et le reste encore dans les mentalités de peur de voir le ciel nous tomber sur la tête.

      Anonyme
      1 janvier 2020 - 21 h 01 min

      Le hirak n’a pas dérogé de ses revendications pendant 10 mois. Il ne dérogera pas non plus a ces mêmes revendications 10 autres mois. En attendant le pouvoir va encore nous officialiser un autre président à la place de Tebboune, peut-être sera t’il plus légitime aux yeux du hirak et un peu moins a ceux du pouvoir, histoire de contre balancer un peu les bras d’une justice déséquilibrée.

      Anonyme
      2 janvier 2020 - 5 h 18 min

      Ca rappelle Momo.

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        Momo
        2 janvier 2020 - 14 h 08 min

        Il te manque Momo? Je lis tout ce qui s’écrit sur AP.
        Tu n’as pas trouvé mieux comme post? Tu rejoins ton copain qui me prenait pour KarimDZ. Décidemment vous êtes tous pareils. Kachiristes!

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          Anonyme
          2 janvier 2020 - 18 h 02 min

          On est certain que tu lis tout tu ne fait que ça vendredire

          Vendredire
          2 janvier 2020 - 20 h 43 min

          Égal à toi même ..

          Anonyme
          2 janvier 2020 - 21 h 22 min

          Ce qui démontre bien que vendredire et Momo ne font qu’un et si l’on rajoute karimdz on a le tiercé gagnant des pseudos.

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          Momo
          3 janvier 2020 - 4 h 57 min

          @âne,,,,,,,,
          Égal toi même.
          Merci Vendredire. J’ai eu à me taper ce cancre. Kachiriste de première.

          Anonyme
          3 janvier 2020 - 10 h 37 min

          Exactement le même subterfuge qu’utilisait karimdz. On a bien confirmation que le tiercé gagnant des pseudos est bien une seule et même personne.

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    lhadi
    1 janvier 2020 - 15 h 01 min

    Il ne faut jamais perdre de vue que l’objectif final d’un débat, et ce quels que soient nos différents, est d’en sortir plus forts, plus proche, plus unis et plus confiants. L’abolition des différences et des soupçons mutuels ainsi que la mise en oeuvre d’une ligne politique définie en commun devraient être en permanence le principe qui nous guide.

    Un homme responsable doit parler de manière responsable. Il préfère cela, donc évite les discours démagogues. Il ne doit pas exciter les foules. Il doit faire en sorte de ramener l’esprit de réconciliation….Dans le contexte actuel, la démagogie n’est pas appropriée.

    Tout au long de notre histoire, les héros nationaux ainsi que tout notre peuple ont travaillé à faire tourner la roue de la vie. De la cire séchée et de la rouille la bloque encore mais nous avons réussi à la faire grincer, à la mouvoir d’arrière en avant et nous vivons dans l’espoir confiant qu’un jour nous parviendrons à lui faire effectuer un tour complet afin que les exaltés s’écroulent et que les méprisés s’exaltent, non – afin que les exaltés et les damnés de la terre vivent en égaux.

    Consacrons nous, encore et toujours, à oeuvrer à l’architecture d’un Etat fort, d’une république solide, d’une Algérie une et indivisible dans toute sa diversité ; une Algérie apte à faire face aux défis et aux enjeux qui l’assaillent ; une Algérie conquérante dans ce monde de globalisation politiquement et économique injuste.

    Quand nous agissons ensemble, en tant que Peuple, avec discipline et détermination, rien ne peut nous arrêter.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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      Plutot que lisser le poil du chameau
      2 janvier 2020 - 16 h 02 min

      Conneries! Tant que le noeud gordien de l’ arabisation n’ est pas Définitivement effacé, le pays aura nécessité d’ une dictature militaire ou pire une république islamique sera inévitable!

    Karamazov
    1 janvier 2020 - 13 h 12 min

    Tout d’abord bouani à tous et meilleurs vœu cette pour cette année 2020 .

    « Anza » c’est la complainte du revenant qui chaque année à la date anniversaire de sa mort revient crier sa douleur au lieu même où il a été tué

    Moua j’ai compris dans cette ultime salve c’est que YB s’est rendu à l’évidence mais l’évidence a refusé de le recevoir. Ses adieux au Hirak ne sont point un acte de lucidité mais un rejet d’aigreur non contenue.

    Le dernier paragraphe sonne ici comme un « anza » rageur et impuissant d’un loser qui a du mal à se ramasser et à faire son deuil .
    Si tu crois que tous ses apôtres fanatiques du Hirak à ses débuts qui’ l’ont accompagné pendant ses dix mois de battage et de processions incantatoires et qui_l’ont pourvu en théologie vont faire amende honorable je crois que tu te trompes ya khouya Zaatar.

    Tu les verras radiner pour nous faire la leçon et expliquer comment nous autres nous n’avions pas compris comment ils se sont mis le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate pendant toute cette année du Hirak.

    Ils viendront toute honte bue étaler leur sachience et nous traiter de haut pour nous convaincre qu’il valait mieux se tromper avec le Hirak qu’avoir raison contre lui. Même si nous autres: Abou Stroff moua et twamim, nous n’avions fait que le constat que le Hirak n’est pas une révolution mais qu’un troupeau de tubes digestifs ambulants qui déferlent sur les rues après sa prière du vendredi.

    Et nous leur avons expliqué avec moult arguments imparables les raisons que rappelelrais ici
    et encore à l’occasion.

    Aucun événement majeur de type culturel, scientifique, économique, géologique, mutagène, astrologique, n’a affecté brusquement notre société pour qu’elle puisse produire de quoi faire une révolution et il suffisait d’écouter le Hirak pour se rendre compte qu’au contraire le Hirak n’a pu charrier que ses archaïsmes brobroistes et islamistes et ses vieilles illusions.

    Ce que devraient faire MK YB ET KN c’est leur autocritique et pas notre procès!

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      Zaatar
      1 janvier 2020 - 14 h 59 min

      Bonne et heureuse année 2020 ami Karamazov,
      Je n’ai fait qu’un constat de lecture cher ami. Maintenant libre à YB, KN et compagnie a vouloir nous présenter leurs déconvenues à la manière qui les arranges. Je n’attendrais pas mieux de toutes les façons certains épisodes ici même ont été relatés pour qu’on comprenne le fin fond des pensées, tu te doutes bien je fais allusion à la chaine de récits sur KD. En tout état de cause, pour l’ensemble des lecteurs d’AP les choses sont on ne peut plus claires. On ne pourra faire de lecture transgressée ou tordue de tout ce qui a été écrit et reproduit ici sur ce site par chacun des intervenants. Et pour les contributeurs principaux c’est d’une évidence criarde.

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      Mouanis
      1 janvier 2020 - 19 h 31 min

      Quel mépris pour les algériens et pour le magnifique mouvement qui imprègne déjà notre mémoire collective ! Le Hirak s’inscrira comme l’un des plus extraordinaires élans historiques de notre histoire et sera, à n’en pas douter, étudié, examiné et donné en exemple bien au-delà de l’Algérie. Des thèses universitaires viendront rejoindre les innombrables articles déjà produits pour tenter de comprendre comment des millions de personnes, supposées incultes, décérébrées et démunies de conscience politique, certains poussant le dédain jusqu’à les traiter de « tubes digestifs ambulants », ont pu manifester si longtemps, par tous temps, face à tant d’adversités, pacifiquement, avec une discipline admirable, pour faire de cette révolution une fête, endiguer la déliquescence de l’État et stopper la course de la société algérienne vers l’abîme sans fond où le précipitaient les criminels qui avaient fait main basse sur le pays. Car oui, c’est une révolution à laquelle nous avons assisté. Non pas au sens que ce mot revêt pour certains vaticinateurs de pacotille, ceux qui, perchés sur un promontoire édifié d’un fatras de dogmes hétéroclites assénés à l’emporte-pièce, nous promettent que rien ne changera parce que rien ne peut changer puisqu’ils nous avaient dit que rien ne changerait. Ceux-là, minéralisés dans les schémas de la pensée circulaire, n’imaginent pas qu’un peuple puisse se réveiller par la seule énergie de la révolte intrinsèque, que l’exaspération puisse se métamorphoser en une bourrasque refondatrice. Que le peuple puisse surgir sans que les raisons de ce surgissement soient un chapitre de leur manuel de la révolution selon le parfait petit bourgeois. Non, pour ceux-là, le mouvement qui a sidéré le monde et mis à bas des pans entiers du royaume de la truanderie n’est que l’exaltation passagère, mais somme toute banale, de la gueusaille. Mais pour nous, ce qui a été fait est immense. C’est la mobilisation de l’âme algérienne offensée, c’est l’appel de tous à chacun pour qu’il prenne sa part dans la défense de la Nation outragée, c’est l’irruption du peuple dans l’espace politique d’où on l’avait chassé. Et maintenant qu’il est là est bien là, rien ne l’en délogera plus. Le système à eu 60 ans pour forger sa résilience, mais le Hirak a maintenant bien identifié ses ennemis. Il a pris conscience de leurs forces et de leur machiavélisme. Mais il sait que l’enjeu n’est ni plus ni moins que la pérennité du système ou l’existence de la Nation. C’est pourquoi il continuera de rugir sans se préoccuper des lions qui aboient.

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        Zaatar
        2 janvier 2020 - 7 h 36 min

        L’ami Mouanis, il faut bien faire la part des choses. Ke soulèvement populaire contre le système et le cinquième mandat est bien exemplaire, ce que personne ne peut nier et il y aura certainement des thèses qui seront écrites à ce sujet sur ce passage historique de notre pays il n y a rien à redire la dessus. Par contre, ce n’est pas parce que c’est un soulèvement historique de part ses caractéristiques qu’il va réussir et atteindre ses objectifs. Il y a deux choses totalement différentes. Et ce que l’on dit. Parallèlement, un peuple nourri pendant près de 60 ans par la rente, qui n’a jamais produit de richesses par la force de ses bras, de son intelligence, son savoir faire…qui n’a fait qu’attendre qu’on lui rende une petite part de la rente pétrolière, qui a été habitué et contaminé par le système dans les pratiques de la prédation, le népotisme, le clientélisme, le piston, les psse droit…etc, tu les appellerais comment? Ne me dites surtout pas le contraire, car les conséquences de ces comportements se voient jusque dans la rue dans le respect d’autrui, des règles de circulation de l’hygiène…etc, et ce n’est pas vous qui allez dire le contraire, car il suffit de sortir dehors pour le constater. Aussi, si vous pensez qu’un peuple pareil, qui se rend tous les vendredi à la mosquée s’empiffrer des dourousses que leur prodigue le vétéran du coin va faire une révolution et renverser le système…
        Ma foi.

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          Mouanis
          2 janvier 2020 - 12 h 15 min

          Oui, il est difficile de concevoir qu’un peuple à qui l’on a fermé tous les horizons pendant 60 ans puisse imaginer de créer le sien, n’en déplaise à ses tourmenteurs. Je comprends cette difficulté et je compatis à l’incapacité de certains d’envisager une telle éventualité. Ce qui est inadmissible est l’insulte qui accompagne le scepticisme. Le mépris n’est pas une catégorie de la rhétorique. Du moins pas pour moi. Et puisqu’il faut rappeler les évidences, « un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche ».

          Zaatar
          2 janvier 2020 - 15 h 49 min

          Ce n’est pas qu’il est difficile de le concevoir, mais c’est ce que nous renvoie la réalité. Je suis du même avis que toi pour l’insulte, ça n’a jamais portee dans mon langage, bien au contraire, ce qui pourrait ne pas être le cas pour certains oui. Quand à l’intellectuel assis, mécaniquement il va nulle part c’est sur, contrairement au con qui marche et qui sûrement ne sait pas où il va.

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    Sansylo
    1 janvier 2020 - 10 h 26 min

    La messe est bien dite ! Continuons le combat , les despotes finissent toujours sur l’échafaud ; courage nous arriverons à notre but.

    Tous mes vœux de bonheur à ceux qui aiment ce pays

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    Zaatar
    1 janvier 2020 - 9 h 34 min

    Bonjour Mr Benzatat et bonne année,
    Votre contribution se passe de tout commentaire si l’on s’amuse à relire vos précédentes relatives au hirak. A ce titre et si on s’amuse aussi à relire les notres, avec celles de Karamazov et celles d’Abou Stroff, à qui je dis bonne année en passant, vous constaterez que la fonction « contenue de vos contributions » tend vers le contenue des nôtres avec le temps. En d’autres Termes on remet dans les dissertations et explications du hirak tout ce que l’on disait il y a 10 mois. Maintenant si j’ai bien compris votre contribution, c’est bon, on ferme la porte à double tours, on la clé dans un carton, ce dernier dans un coffre qu’on jette ensuite a la mer…il en a fallu, mais c’est tout a fait normal.

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    Anonyme
    1 janvier 2020 - 9 h 18 min

    Très bonne année à tous les lecteurs d’AP (les humanistes bien sûr, au diable les autres) . De très bonnes choses à vous et à tous ceux qui aiment notre cher pays (sincèrement et qui ne sont pas payés pour…). Puisse l’année 2020 commencer sous d’heureux auspices. Étant de nature optimiste, je suis sûr qu’on tient le bon bout. Comme le dit Youcef Benzatat faisons le serment d’accompagner le peuple dans sa lutte pacifique « jusqu’au triomphe de la justice sur la lâcheté »

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      Lghoul
      1 janvier 2020 - 12 h 53 min

      Il est necessaire et VITAL de changer de mode de governance car 57 ans de vol, de corruption, de divisions; d’improvisations, de favoritisme de piston et de privatisations des institutions du peuple ne nous ont mene que vers le chaos, l’ignorance et la pauvrete. Il est de passer aux choses serieuses; il est temps que le pays soit gere par les SIENS, pas par des charlatans, des idolatreurs et des aplaventristes REDEVABLES car ils sont corrompus. On doit commencer sur une page blanche avec des algeriens propres, nationalistes et integres. Fini les erreurs de l’improvisation soutenues a coups de milliards du peuple. Tous leurs projects sont des fiascos sur-estimes car l’argent est toujours detourne. Le dernier etant la fameuse grande mosquee. Alors il nous faut aller vers les choses serieuses avec des algeriens serieux, pas toujours continuer dans le charlatantisme sans queue ni tete a jamais sans jamais remettre en cause les desastres en serie qui ont dure 57 ans.

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