Les radotages de l’oracle Kamel Daoud (I)

ecriv Kamel Daoud
Kamel Daoud. D. R.

Par Nouara Bouzidi – Kamel Daoud se demande dans sa dernière tribune : «Où en est le rêve algérien ?» Réponse : nulle part, Monsieur l’écrivain. Dieu merci. Il n’y a pas de rêve algérien, il y a l’Algérie, son peuple et la vie. Il n’y a pas de roman national non plus – nous laissons cela à d’autres. Par contre, l’histoire algérienne, elle, existe. Elle est réelle et nous la voulons factuelle et non romancée. La littérature, c’est très beau, il ne sera jamais dit le contraire. Mais la vie, la vraie vie, est meilleure encore : elle est le champ de l’incarnation, de la relation, de la pensée, de la décision et de l’action.

«Camus continue de nous parler»(1) dit Kamel Daoud. Le peuple algérien, lui aussi, continue de parler. Il est vivant, il est présent : ici et maintenant. C’est tout un peuple qui s’est levé pour rappeler les fondamentaux nationaux : l’Algérie est au-dessus de tous les Algériens, surtout des prévaricateurs qui ont fait main basse sur nos richesses nationales, qui ont détourné nos institutions et usé de discours idéologiques pour diviser les Algériens entre eux. Camus n’a jamais fait cela, et n’a jamais rien fait pour cela. Le peuple algérien l’expérimente – de nouveau.

L’ALN serait «un mythe fondateur avec une mystique de protection». Kamel Daoud ignore que le bavardage n’est pas encore interdit, pas même le sien, qu’il est encore gratuit de dire des bêtises avec un ton intellectuel et des lacunes tout aussi intellectuelles. Pour autant, le négationnisme et le révisionnisme de Kamel Daoud concernant l’ALN n’impressionneront personne. Sa mystique d’écrivain en vogue ne nous intimidera pas non plus. Il semble très chagriné que le Hirak soit aussi le moment où soient clairement mentionnées les tentatives d’intrusion et d’interférence de la France dans notre pays – et de nombreux autres. Or, ce sont des faits tangibles, connus de tous. Le mentionner serait dangereux ? Pour nous, pour lui ou pour la France ? Ce n’est pas parce que des personnalités ont utilisé l’ALN, puis l’ANP, pour leurs desseins personnels que la protection de notre armée serait un mythe. Ce sont de vrais hommes et de vraies femmes qui se sont engagés et qui continuent à s’engager. Ce sont de vrais sacrifices de temps et de dévouements pour le droit et pour la défense. Ce sont de vraies causes (lutte contre le colonialisme puis contre le terrorisme). Ce sont de vrais combats. Ce sont de vraies réalités historiques.

Personne n’a le droit de minimiser, ridiculiser, juger ce peuple et ce pays, même avec la figure de Camus ou de toute autre personnalité pour faire valoir sa hauteur. La prétention livresque de Kamel Daoud commence à devenir arrogante, suffisante, vaniteuse, quand elle n’est pas seulement lacunaire. Il devrait redescendre sur terre et reprendre contact avec la réalité.

Faut-il porter du crédit à la sentence pusillanime de Kamel Daoud selon laquelle l’extraordinaire Mouvement populaire algérien de réappropriation citoyenne et patriotique, appelé Hirak, aurait échoué ? Ce serait donner crédit à une personne qui écrit de plus en plus pour se complaire(2) dans un rôle et pour plaire au public de ses employeurs. Mais nous concernant, nous Algériens lambda, il nous est aussi stérile qu’une panse de chèvre non séchée. Nous ne pouvons rien en goûter, rien en tirer, rien n’y comprendre. Il a pris l’habitude de nous tirer le portrait sans que nous ne répondions, sans que nous ne lui disions de se ressaisir. Il est manifestement incapable d’être juste, raisonnable et sensé à notre égard et à l’égard de notre pays. Il faut le lire pour le contredire, le ridiculiser et montrer ainsi que les Algériens ne sont pas ce qu’il prétend, mais ce qu’il imagine.

Notre écrivain national a visiblement de lourds comptes personnels à régler avec les choix passés de sa vie – au lieu de les assumer dans le secret de ses confrontations intimes personnelles avec lui-même. Evidemment que les Algériens ne sont pas parfaits, ils n’ont d’ailleurs jamais postulé à la candidature farfelue d’être un peuple parfait, unique, supérieur au-dessus de tous les autres peuples. C’est un peuple qui fait ses propres expériences, accomplit sa propre évolution, avec ses caractéristiques propres et non à la demande de je-ne-sais quel milieu germanopratin. Mais cela Kamel Daoud l’oublie : il a besoin de se défouler. Il a besoin de se trouver un bouc-émissaire qui devrait supporter, sans rien dire, sa colère et son amertume accumulées, son malaise identitaire et sa honte de devoir être identifié à un peuple «ingérable», au prétexte que celui-ci ne soit pas parfait au sens où il l’attend et le demande. Ni comme le souhaiteraient ses employeurs. Que l’on soit clair : Kamel Daoud n’est le dieu de personne, ni le gouverneur de l’Algérie. Personne en Algérie ne lui a donné la mission de pouvoir parler de ce que nous sommes. A Paris, oui. Ici, non. Tous ceux qui passent par les tribunes de Kamel Daoud pour comprendre l’Algérie et les Algériens sont simplement des personnes frappées de paresse intellectuelle. Inutile de se justifier, ils peuvent rester entre eux, bavasser sur le peuple qu’ils ne peuvent pas comprendre et qu’ils ne veulent pas un jour devoir respecter. C’est leur obsession, nullement la nôtre.

Kamel Daoud pourra attendre longtemps avant de croire qu’il pourra parler de nous, à peu de frais, avec mépris savant et majesté volée. Il n’est qu’un homme, lui aussi, et le fait d’être un homme de plume, même reconnu par un prix littéraire français ou mondialement reconnu, ne justifie en rien l’arrogance, le magistère moral et la préciosité qu’il réserve inlassablement, dans ses chroniques, à l’Algérie et au peuple algérien. Notre écrivain a adopté, par mimétisme et par confort, les lunettes du milieu qui l’emploie et il ne peut voir la réalité algérienne pour ce qu’elle est, mais tel que le filtre mental de ses lecteurs outre-Algérie veulent la percevoir. Les sciences cognitives connaissent cette insuffisance : Kamel Daoud a un biais cognitif. Il prend cela pour de la pensée libre, quand ce ne sont que ses ruminations. Cela lui permet d’alimenter ses marottes et de vendre un article en diffamant un peuple à peu de frais. Il est à craindre que cela soit incurable : il prétend sonder tous nos reins alors qu’il lui faudrait d’abord savoir s’analyser lui-même.

Troublé et outré par des présidences pitoyables (prédation, oligarchie croissante, viol de la Constitution, mise en danger de ses richesses nationales au service de pays étrangers), déçu de cet abus de confiance, voilà un peuple qui sort massivement pour objecter contre une présidence insolente, incompétente et voleuse. Ce peuple sort chaque semaine, depuis près d’un an, toutes régions confondues, toutes générations confondues, toutes obédiences confondues, femmes et hommes, hommes de culture et ouvriers, journalistes et grands-parents, avocats et enfants. Il renoue avec sa joie d’être et fait le pari de la réappropriation pacifique de sa personnalité culturelle et de sa citoyenneté. Ce peuple, malgré toutes les difficultés, est méritant, responsable, conscient et si radieux. Kamel Daoud le méprise ? Nous, nous l’admirons.

Le peuple algérien renoue avec son lui-même, il veut que son pays ne soit à la botte de personne : ni d’un autocrate narcissique qui défie le temps et la mesure, ni d’oligarques locaux aux accointances obscures et aux richesses troublantes, ni de princes pétroliers déjà exercés à détruire leurs pays voisins, ni de la France capable de (néo)colonisation et toujours aussi inapte à en saisir la criminalité, ni d’un écrivain algérien renommé mais visiblement sous influence.

Ainsi, le Hirak du peuple algérien aurait échoué ? Vraiment ? Il y a décidément des problèmes de sémantique usuelle et de perceptions qui s’accumulent – à moins que ce ne soit volontaire. Echecs et réussites n’ont pas la même signification que l’on soit du côté des demandes populaires algériennes ou du côté de l’écrivain qui écrit mais réfléchit bancalement.

Puisque l’humeur dépressive peut être parfois contagieuse, tâchons de nous sortir de l’influence de ceux qui aimeraient constamment nous critiquer quand nous cherchons à avancer, mais nous dissuader, voire nous désespérer quand nous posons des décisions majeures pour notre souveraineté. Ces dépressifs passent leur temps à commenter les actions des autres, mais eux ne font rien. Radicalement rien. Pire : ils engrangent la monnaie, probablement trébuchante, de leurs articles pour vilipender un peuple qu’ils regardent de haut. En échange, ils espèrent recevoir l’obole «esprit brillant» du XXIe siècle.

Le milieu littéraire et journalistique parisien qui se pâme devant les élucubrations de Kamel Daoud est une caste de privilégiés qui fabrique de l’opinion publique hors du sens de la réalité. Le journal de notre écrivain national s’est pourtant montré bien incapable de prendre ses responsabilités quand un criminel en série, un pédocriminel vorace dissimulé derrière le voile des mystères de la Littérature et de l’Art – le dénommé Gabriel Matzneff – se vantait publiquement, sans gêne, sans sens de l’altérité, pendant plus de 40 ans, de ses rapts sexuels d’enfants de 8 à 13 ans. Infâme est la littérature qui couve les crimes, infamants est le lecteur et l’édition qui s’extasient devant son style quand ce sont des êtres de chair qui ont dû vivre le calvaire des traumatismes de tels viols, à un âge si jeune. Il était un écrivain, dit-on, c’est-à-dire, en fait, quelqu’un qui noircit du papier au lendemain de ses crimes. Restons-en là, le sujet est immonde. La joie de vivre est importante, surtout quand elle ne se fait jamais aux dépens des malheurs d’autrui.

La mondanité est pour nous le propre des esprits suffisants et puérils. Le cadre de Bouteflika a été remis à sa place, ce n’est certainement pas pour «se laisser rouler» par le postulat que tout écrivain serait un prophète des temps post-modernes ou que sa parole serait si importante que nous devions l’écouter religieusement, avec contrition. Le jour où Kamel Daoud critiquera – par goût de la vraie pensée, libre, radicale, affranchie, sans conflit d’intérêts – ses employeurs, leurs croyances dites philosophiques, leurs convictions idéologiques, leurs actions politiques mais surtout leurs conséquences, ce jour-là, il pourra comprendre ce que réfléchir à contre-courant veut dire.

  1. B.

(Suivra)

(1) Il faut dire que Kamel Daoud a de sérieuses difficultés avec la réalité historique. Albert Camus n’a jamais été algérien. Les mots ont un sens : Camus était un pied-noir, un descendant de colons. Les colons, méchants ou gentils, sont des colons, c’est-à-dire des personnes qui disposent du droit [sic] de vivre en Algérie par décision coloniale et non par accueil des habitants originels du pays. Albert est un immense écrivain, dont l’arrière-plan idéologique est «colonialiste». Cela n’enlève rien à son immense talent, mais mentir à ce point est de l’imposture. Frantz Fanon, lui, est un Algérien, car il a choisi de l’être, a combattu pour le droit des Algériens. Les faits sont là : tout le monde parle de Camus, pas de Frantz Fanon. Camus est encensé malgré ses défaillances politiques (le droit et la justice pour les Algériens n’ont pas fait partie de ses priorités, car il ne le voulait tout simplement pas considérer les Algériens comme les égaux des colons.). Mais Frantz Fanon est oublié – à dessein, ne soyons pas naïfs – et n’est toujours pas reconnu à sa juste valeur. L’édition fait aussi de la politique ; dire le contraire, c’est travestir la réalité, c’est mentir.

(2) Le pauvre écrivain incompris de ses contemporains est une posture mondaine excellente pour être au-dessus de la mêlée. Par ailleurs, le magistère moral est un luxe convoité, car il favorise le jugement de l’action des autres. C’est une pratique fréquente chez les personnes qui n’ont jamais interrogé leur propre responsabilité dans leurs blessures personnelles et dans leurs représentations mentales. Le danger concret de cette pratique, lorsqu’elle est trop usitée, est l’aigreur.

 

Comment (55)

    Karamazov
    23 janvier 2020 - 10 h 58 min

    Dizouli pour les maître-censeurs mais nous sommes dans la jungle du web pas au couvent des Saintes-Nitouches !

    Je me comprime et me retiens suffisamment pour passer sous les chour… heueu sous les fourches caudines de la la ligne éditoriale et de la modération qu’on ne vienne pas me dire comment je dois causer.

    Même si amounage j’ai encore beaucoup de choses à apprendre je n’aime pas qu’on me donne des leçons que je n’ai pas sollicitées !

    Si vous n’aimez pas mettez un pouce en bas ….

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    KRARROUBI
    23 janvier 2020 - 10 h 20 min

    Loin de moi toute intention malveillante ; à l’endroit de l’auteure je ne peux qu’exprimer mon grand respect et ma très haute considération.
    Ceci dit :j’ai grandi à côté d’un maître ( mon frère ; paix à son âme ) qui ne cessait de me corriger, sans me faire remarquer que j’ai fait telle ou telle faute ou que je me suis mal exprimé. Vous savez, huit fois sur dix, lors d’une correction d’un exposé, plus le développement est long, plus la notation baisse. C’ est ce que je n’arrête pas de dire à mes filles.
    Grand respect à vous

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    Merouch
    22 janvier 2020 - 22 h 53 min

    Oracle e(s)t désespoir !

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      Merouch
      23 janvier 2020 - 20 h 20 min

      Je vois bien que la culture et l’humour ne sont pas appréciés sur ce site.

    Kom iladi lui
    22 janvier 2020 - 20 h 51 min

    Kamel Daoud: tu goules ou tu goules pas?
    Quand je vois certains pseudos connus de ce forum d’AP applaudir l’auteur de cette contribution et jubiler en deversant leur fiel haineux habituel sur K.D et du coup soudainement se preocuper de la santé du hirak alors que depuis 11 mois ils n’ont pas arreté de le denigrer lol
    Alors je me dis que tout cela est flou et quand c’est flou c’est qu’il y’a un loup
    ou lehdith ekyass wa efhem ya el fahem

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    Karamazov
    22 janvier 2020 - 18 h 27 min

    Quand je disais que KD était approximatif .

    Vous avez raison le Hirak n’est pas un rêve qui selon Freud est la réalisation d’un rêve, d’un désir .

    Le Hirak est un délire qui lui est un «  trouble psychique d’une personne qui a perdu le contact avec la réalité, qui perçoit et dit des choses qui ne concordent pas avec la réalité ou l’évidence, quelle que soit leur cohérence interne.» 

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    Zaatar
    22 janvier 2020 - 17 h 58 min

    Chapeau mon cher Kamel Daoud, voilà ce qui s’appelle exciter les autres. Tu ne l’as peut-être pas fait exprès, mais peu importe, tu leur as mis du hight voltage et ils se sont tous mis à gerber par tous leurs orifices. Tu peux encore enfoncer le clou en mettant des rallonges à ton article sur le point, ainsi c’est leurs isolants qui va péter, et ça sera l’extinction comme celles des dinosaures.

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      Karamazov
      22 janvier 2020 - 19 h 12 min

      Salut Khouya Zaatar ,

      Tu crois que finalement on n’aura pas besoin d’ Apophis ?

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        Zaatar
        23 janvier 2020 - 5 h 32 min

        Bonjour khouya Karamazov,
        Je me rappellerai toujours de la célèbre phrase du général américain Schwarzkopf qui disait  » il faut user d’un tue-moustique pour tuer des moustiques, et un tue-elephant pour abattre des éléphants ». Apophis est un exterminateur grand format.

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    Krimo
    22 janvier 2020 - 17 h 14 min

    Mme Nouara Bouzidi,

    Ce qu’il faut noter en premier lieu c’est que KD, malgré lui, permet à d’obscurs plumitifs de se mettre sous les feux de la rampe. En deuxième lieu au « meilleur de ces gazetiers ‘’ de pacotille, qu’est ce qu’ìl ne donnerait pas pour ravir la place de KD.

    Madame je vous cite : « Le milieu littéraire et journalistique parisien qui se pâme devant les élucubrations de Kamel Daoud est une caste de privilégiés qui fabrique de l’opinion publique hors du sens de la réalité. Le journal de notre écrivain national s’est pourtant montré bien incapable de prendre ses responsabilités quand un criminel en série, un pédocriminel vorace dissimulé derrière le voile des mystères de la Littérature et de l’Art – le dénommé Gabriel Matzneff – se vantait publiquement, sans gêne, sans sens de l’altérité, pendant plus de 40 ans, de ses rapts sexuels d’enfants de 8 à 13 ans »

    Vous réactualisez un évènement et vous dites il y a 40 ans. Mme cette émission je l’ai vue et la Denise Bombardier a ses prémices journalistiques s’est effarouchée avec raison, mais en arrière-fond elle a surfé sur la vague d’abord pour se faire un nom. Sa réaction a l’époque n’a suscité aucune VAGUE d’indignation ni chez elle ni auprès de la bien pensance occidentale. Tabou quand tu nous tiens. L’information vient d’etre remise au gout du jour au crépuscule de sa vie en un vibrant hommage, mais il s trouve que cette réaction s’accorde avec l’air du temps et le bien fondé de tout cela « Voyez chers lecteurs, par Denise nous étions a l’avant-garde, nous étions les premiers a dénoncer ces horreurs »

    De ce procédé, même si avec art et manière, se veut un hommage soumis a intérêt, la n’est pas mon problème mais si les canards sauvages ont pris leur envol, les enfants du bon dieu ont toujours les pieds sur terre.

    Je reviens a vous, vous avez ose un papier sur «Au Paradis, les serviteurs parleront la langue arabe». J’ai applaudi la pertinence de votre article. Une question madame : «  Croyez-vous, en notre société, que KD est plus néfaste qu’un Belahmar ou ce genre d’arrivistes opportunistes qui se pavanent sur les plateaux bardés de « douktourisme ’’ qui flirtent avec l’imposture et qui font du mensonge une vertu. Cas tout récent du médicament miracle Rahmat Rabbi et de son géniteur.
    Voila le misérabilisme qui se devrait d’être ciblé, une véritable gangrene pour la Societe. KD et consorts moi j’en prendrai a plein wagons, je persiste a le répéter, avec eux il me suffirait d’une œillade, bien algérienne (les soixantenaires en saisiront le sens) et la raison primera.

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 18 h 51 min

      En quoi une critique contre les barbus empêcherait celle contre Kamel Daoud ? Elle dit son avis, elle aussi. À sa place, je perdrais même pas mon temps à répondre à cet écrivain. Qu’est ce vous avez tous à déformer ses propos ? Est-ce Algérie Patriotique ne serait pas menacé depuis quelques mois par une armée de trolls qui font tous dans le contre-patriotisme ? On le remarque de plus en plus. Ce journal est quasiment le seul qui permet des débats. Si ça ne te plaît, prend des vacances. Cette journaliste lui a tiré les bretelles et il l’a bien cherché. Elle n’est pas la seule, tout le monde lui tombe dessus pour cet article. Maghreb Emergent, TSA, Kabyle.com, El Watan, ici c’est Benzatat, Ghédia, Filiu dans le Monde. Il n’y a que Sifaoui qui le défend, ils ont le meme profil. Ces deux-là passent leur temps à tirer contre l’Algérie. Elle lui a répondu, alors que c´est un encore un gamin, c’est que le Chalgoumi de l’Algérie. Elle perd son temps à lui répondre. Mais il le mérite quand : il l’a cherché, bien fait pour lui, ca lui apprendra. Il pensait que tout le monde est idiot et que personne ne pouvait le reprendre.. En tout cas vu la plume de certains journalistes sur AP, on se régale. C’est de l’escrime. C’est bien fait pour lui, le Hirak a détrôné le marocain Bouteflika et son frère toxico et rien que pour ça, qu’il soit béni.

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      Souk-Ahras
      22 janvier 2020 - 19 h 04 min

      Krimo, bonsoir,
      Je ne prends parti ni pour KD dont j’ai lu le papier en entier, ni pour YB, ni pour l’auteure du présent article. Je ne défends ni ne brime aucun d’eux sans pour autant me confiner dans une position de neutralité absolue. De cette « affaire », j’ai donné mon point de vue sur un autre fil. Je n’y reviendrais pas.
      J’avoue que ton commentaire me surprend, sans m’étonner, par son côté quelque peu tirant du réquisitoire. Tu reproches aux uns ce que tu sembles, et ceci par glissement « logisticien », permettre, ou plutôt pardonner aux autres.

      Je demande alors :
      Est-on responsable des possibles effets néfastes qui proviennent de ce que l’on est capable de créer ?

      Dans son sens le plus étendu, la liberté suppose la responsabilité.
      Or, ne peut être considéré comme responsable qu’une personne qui agit librement. Ceci suppose-t-il alors qu’on ait le droit de faire tout et n’importe quoi ? Mais si la liberté revient à pouvoir faire ce que l’on veut sans aucune contrainte, c’est-à-dire sans n’être jamais limité en et par rien, de quoi serait-on alors libre ?

      La liberté n’a de sens que si elle découle d’un système de Droits et de Valeurs qui la limite.

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        Krimo
        23 janvier 2020 - 2 h 17 min

        Souk Ahras,

        Bien le bonsoir,

        Je peux te rassurer je ne suis ni le cerbere ni le gardien du temple. C’est cette forme d’hallali qui m’insupporte. KD au Quotidien d’Oran, c’est avec une plume plus aceree qu’il s’est risque sur des sujets de cette nature. NORMAAAL.

        Il signe un article sur un canard francais, et la c’est l’indignation. Indignation ou jalousie maladive ??? Je connais mon pays et je connais tout autant mes compatriotes et ces 20 dernieres en guise de consequence, ont eleve le HAB HABISME au pinacle. Que n’importe qui s’essaye au journalisme ou ceux qui s’organisent pour la chasse a courre en des brulots a son encontre recoivent une invite pour publication, voire pigiste du Times ou du New York Times et la on verra ……. je suis pret a gager. Par le passe les exemples ne manquent pas parmi nos elites et je ne te ferai pas un dessin sur ceux qui ont echoue. Fellag en donne un subtil apercu ……

        Y en a marre de ce patriotisme mele de nationalisme le tout mal place. Qu’un etranger veuille se tailler un costard undument aux depens d’un compatriote ou de nos valeurs, cynisme en sus sur un air cocorico, la donne change indubitablement.

        Concernant KD j’ai lu ses papiers, j’ai vu ses prestations sur les plateaux tele, il n’a jamais (pour faire court) fait le harki ou fait montre d’imposture ou je ne sais quoi que l’on veulle lui faire endosser. Je prefere sa plume trempee dans l’encre que celle de ceux qui la trempent dans …… pour medire juste pour paraitre.

        Tu dis « Est-on responsable des possibles effets néfastes qui proviennent de ce que l’on est capable de créer ?  » Oui et mille fois oui la vertu exige qu’on l’assume, comme on assumerait d’ou l’on vient et qui l’on est …….. mais faire faire ou faire dire a autrui ce qu’il n’a jamais pense c’est de l’ignominie quel qu’en soit le but avere ou avoue.

        La liberte, c’est simple, elle finit la ou commence la tienne, la mienne …….

        Bien a toi

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    Krarroubi
    22 janvier 2020 - 16 h 49 min

    Culture quand tu nous manque ! il y a une chose à laquelle je dois répondre ; vous dites :  » L’ Algérie n’ a pas besoin de rêves  » c’ est quand même triste,sachez que le mouvement nationale de libération n’ aurait jamais aboutit si nous nous caressions pas l’ espoir de voir surgir, physiquement et politiquement, l’Algérie, en tant qu’ état nation.
    Votre contribution, que je n’ai eu nullement besoin de parcourir entièrement, manque de clarté syntaxique et, également, sémantique. Elle est d’une abondance excessive dans le texte produisant une redondance fâcheuse.
    Reprocher à Kamel Daoud d’avoir développé une analyse sur le mouvement ( HIRAK ) est malsain et malveillant. Moî même j’ai fait un commentaire sur ce mouvement que j’ai qualifié d’hétéroclite ; j’ai donné à comprendre sur le mouvement d’octobre 1988 pour comprendre qu’il y a toujours une exploitation – avant, pendant et après – et c’est por cela que j’ai expliqué que si l’on veut accorder une chance à ce mouvement il faut le structurer à partir des villages et des quartiers dans les villes ; c’est déjà dit dans un autre commentaire;
    De grâce, laissez Kamel Daoud tranquille ; il a le droit d’écrire, de dire et vous vous avez le droit d’apporter, dans les règles, vos contradictions, sans insulte, sans mépris.
    La médiocrité ne fait pas l’homme, elle l’anéantie.
    Apprenons à nous connaître pour nous reconnaître

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 22 h 55 min

      Merci @Krarroubi et un grand bravo, vous êtes un des rares intervenants à ne pas confondre donner un point de vue avec élégance quel que soit le contenu et argumenter avec des mots déplacés ce qui souille le commentaire et dégrade l’auteur, même si l’idée est intéressante.

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    Felfel Har
    22 janvier 2020 - 16 h 49 min

    J’aimerais faire observer à KD que le sort du Hirak ne devrait pas le faire mast… intellectuellement puisqu’il ne fait plus partie de ce peuple qu’il aime insulter pour plaire à ses maîtres, donneurs d’ordre. Il a mis sa plume et son savoir-faire pour verser dans l’Algeria-bashing, pensant se faire accepter comme tête bien pensante, au même titre que les Zemmour, BHL, Finkelcrotte, Menard, etc. qui ne vivent que de leurs balivernes vendues à une partie de la France, celle qui n’a pas encore digéré la défaite cinglante de 1962. Ces gens n’arrêtent pas d’éructer leur haine de l’Algérie et pire, de se répandre en compliments envers les néo-colonisés marocains qui leur font souvent des bébés dans le dos du genre Benalla, Dati, Khomri, Belkacem, etc. les nombreux terroristes et autres trafiquants de drogue.
    Le mépris est notre meilleure arme. Ils enrageront davantage quand nous aurons réussi à remettre le pays en marche et que nos efforts seront couronnés de succès. KD finira par payer cher sa énième trahison et son imposture.

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      Anonyme
      23 janvier 2020 - 16 h 26 min

      Nombreux sur ce site prenaient parti pour Kamel Daoud contre YB et KN quand ces derniers le visaient dans leur contributions. ..Presque tous nos commentateurs ont avec sagesse changé d opinion depuis que Daoud afficha son mepris a l encontre du harak ,a l exception de Karamazov ,et Zaatar qui lui restent aveuglement fidèles. Il y a quelques temps Zatar prévoyait de concevoir un objet volant pour quitter la terre qui n etait plus a la mesure de son immense savoir, à loccasion il invita karamazov et une troisième personne de leur acabit pour les accompagner a la recherche d un nouveau monde qui leur sierait. .
      La soucoupe ayant pris un enorme retard pour le decollage, ZORO s engage a payé un aller sans retour pour Daoud er Sansal et prie le trio savant de les embarquer avec pour leur trouver quelques part dans l espace un trou noir qui saura les absorber.Une fois leur mission accomplie sans regret ni amertume , Zaatar et son team savante seraient les bienvenus parmi nous si AP et son ambiance venaient a leur manquer.
      SigneZORO. ..Z….

    Chicago92.
    22 janvier 2020 - 16 h 35 min

    Ce monsieur n’est ni le problème ni la solution juste un simple citoyen Algérien comme beaucoup qui sont tombé amoureux de paris et de sa lumière jusqu’à ou il a vendu sa racine pour faire plaisir et être payés de ce que lès frenchis veulent lire et entendre.si il critique un jour la france il sera embarqué dans le premier ✈ vers oran.

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 20 h 44 min

      N’importe comment, Dieu merci tu n’as pas n’importe quel pouvoir sinon les amoureux de n’importe quoi se retrouveraient n’importe où.

    Mounir
    22 janvier 2020 - 16 h 10 min

    Decidemment pour se maintenir ce pouvoir illegal et sans legitimite peut payer de grosses sommes.
    Ils ont payé pour arreter El magharibia et maintenant ils payent pour desbrebis egarees.
    L’argent du peuple gaspille pour maintenir la issaba.

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    Oh, oh , ce n'est pas la fin du monde !
    22 janvier 2020 - 14 h 05 min

    Moi je crois que K.D a juste soulevé un débat, qu’il faut en rester là, et surtout qu’il faut faire attention de trop braqué le hirak contre lui, car le hirak peut prendre les choses à la lettre et çà va lui compliqué « la vie » dans son quotidien, dans le pays. En tant qu’intellectuel sociologue, historien, analyste cela devrait nous interpeller notre curiosité, pas plus que çà ! C’est ainsi que pour moi tout cela ne doit être qu’un débat, pas plus, et qu’il ne faut pas aller au delà de cette problématique, de ce questionnement soulevé par K.D.

    Peut-être que le timing n’est pas le bon, que c’est une erreur d’en parler maintenant, il est vrai, mais ce n’est pas un raison aussi grave à mon sens pour se mettre en « guerre armée » contre lui et de lui chercher des poux alors qu’on connait son extravagance et son écriture acerbe, enfin pour ceux qui ont lu ses chroniques publiées par le Quotidien d’Oran! Non et non, pour moi Kamel Daoud est toujours un patriote, il n’est pas un harki, un vendu, un sioniste à la solde de je ne sais pas qui !! Calmons-nous ! Concentrons nous sur le hirak et son devenir !

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 15 h 04 min

      La clique de KD tente maintenant de rattraper le coup. Cet article dit la vérité et la vérité crispe. Les algériens ne sont pas des demeurés. Aucun peuple n’a fait encore ce qu’il fait. Donc ton KD est du type de la « bleuite ». Un désinformateur. Rien de plus.

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        Anonyme
        22 janvier 2020 - 18 h 15 min

        Si tu n’as pas écrit sous Anonyme mais par ton vrai nom, le mot  » Bleuite » t’aurai coûté un procès en bonne et due forme pour ton accusation gratuite, extrêmement grave et sans preuves. Demandes à un certain Abdelfatah Hamadache il en connait quelque chose.

        La critique positive est la bienvenue mais la diffamation est interdite par la loi.

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          Anonyme
          22 janvier 2020 - 22 h 26 min

          Diffamation ? Prouve-le. J’attends tes arguments. Les attaques ad hominem pour ceux qui ne supportent pas qu’on leur tienne tête. Bah je suis têtu, coupe-moi la tête.

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      Le Temps
      22 janvier 2020 - 21 h 21 min

      Tu pleurniches pour el magharibia ??remarque ca doit être ta réference

    À L'attention De Nouara Bouzidi !
    22 janvier 2020 - 13 h 56 min

    @Anonyme – 13 h 02 min, non je n’ai pas dit que « cette journaliste » n’a pas le droit de répondre ! Vous ne savez pas bien lire et donc je ne ne peux rien faire pour vous. PS : je ne paye pas K.D mais j’ai acheté ses livres ….. POUR LIRE …. et essayer de comprendre !

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    Anonyme
    22 janvier 2020 - 12 h 49 min

    Une perle que j’aurai pu entendre de la bouche de ma grand-mère : « Kamel Daoud ignore que le bavardage n’est pas encore interdit, pas même le sien, qu’il est encore gratuit de dire des bêtises avec un ton intellectuel et des lacunes tout aussi intellectuelles ».
    Cette parole ne peut sortir que d’une algérienne.

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    à l'attention de Nouara Bouzidi !
    22 janvier 2020 - 12 h 16 min

    Et vous aussi vous y aller de plus belle ! Non mais, calmons nous un peu, quoi ! Je ne comprends pas pourquoi certains « intellectuels », et là ce n’est pas le pouvoir, veulent la peau de Kamel Daoud alors qu’il a parlé …« d’échec provisoire » … du mouvement populaire. Il s’est aussi posé la question de comprendre pourquoi les villes du « milieu rural » ne sont pas aussi enthousiastes qu’Alger, Constantine, la Kabylie, Oran dasn le soulèvement !

    Voilà le questionnement qui devrait peut-être intéressé tous les intellectuels, les historiens, les sociologues, au lieu de faire des …. articles lyriques ! Vous , ya Nouara Bouzidi, en tant qu’intellectuelle cela devrait vous interpellez aussi à mon humble avis, mais juste en tant qu’intellectuel. C’est ainsi que pour moi tout cela ne doit être qu’un débat , pas plus, et qu’il ne faut pas aller au delà de cette problématique , de ce questionnement soulevé par K.D. Peut-être que le timing n’est pas le bon, il est vrai, mais ce n’est pas un raison grave à mon sens pour de se mettre en « guerre armée » contre lui et de lui chercher des poux alors qu’on connait son extravagance pour ceux qui ont lu ses chroniques publiée par le Quotidien d’Oran! Non et non, pour moi kamel Daoud est toujours un patriote, il n’est pas un harki, un vendu, un sioniste à la solde de je ne sais pas qui !!

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 13 h 02 min

      En gros Kamel Daoud peut dire tout ce qu’il veut, mais cette journaliste n’a pas le droit de lui répondre. Vous êtes payé par Kamel Daoud ?

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    Anonyme
    22 janvier 2020 - 12 h 05 min

    Ce Monsieur fait de l´argent aux dépens et frais du peuple algérien, comme le clan Boutef et autres oligarches. Décidément, ce peuple ne trouve que des parasites sur son chemin et, c´est ce que notre vaillant peuple veut changer, en prenant son destin en mains propres. Yetnahaw ga3, Daoud inclus!

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 17 h 45 min

      Ce Monsieur fait de l´argent aux dépens et frais de ses efforts et imaginations (bonnes ou mauvaises). A l’inverse du clan Boutef et autres oligarchies, il n’a jamais volé personne et n’a pas jamais détourné l’argent des ressources naturelles ou autres de l’Algérie.
      Les vrais parasites du pays sont ceux qui ont gouvernés depuis 62 que tu subis, alors que KD ne s’est jamais imposé dans la vie de quiconque.
      Le destin du peuple est la démocratie où les libertés individuelles sont respectées et si on doit appliquer « Yetnahaw ga3 » dans le sens où tu le suggéres, il ne resteras pas grand monde, à commencer par ceux qui condamnent les idées des autres en imposant les siennes sous peine de marginalisation.
      Quelle la différence entre toi et ceux qui emprisonnent ou licencient des Hirakistes parcequ’ils qui ne pensent pas comme eux ? Eh pourtant !!!

      PS : « Ce n’est pas la même chose » est souvent une locution passe-partout utilisée par ceux qui veulent avoir raison par manque d’arguments.

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    Effets nocebo
    22 janvier 2020 - 11 h 31 min

    Qu’est-ce qui vous séduit tant dans ce personnage ? Son pseudo anticonformisme ?
    Lorsqu’on observe ses postures, ses déclarations, ses « analyses », etc. on ne voit aucun anticonformisme, tout est conforme à une certaine forme de pensée dominante « hexagonale »…
    Aux yeux de certains, KD est un héros car c’est un intellectuel libre, une sorte de libertaire qui n’obéit qu’à sa propre liberté de jugement…, pour d’autres, c’est une victime du système qui a une revanche à prendre sur son pays, un traitre qui s’est vendu pour un Goncourt et pour toutes les commodités qui vont avec cette reconnaissance. Pour d’autres encore, c’est un cas pathologique qui souffre probablement de troubles narcissiques majeures (phénomène qui agit sur la perception et sur la pensée).
    S’agissant du Hirak, quel que soit l’appréciation par KD de ce mouvement, l’histoire est en marche et ce n’est certainement pas ses divagations et ses affirmations à l’emporte-pièce qui vont changer quoi que ce soit. Pourquoi enfin consacrer 3 contributions d’affilée à quelqu’un dont le seul « courage » aura été de salir l’image de son pays et tenir des propos mensongers sur son histoire ?
    Je suggère que l’on cesse d’accorder quelque importance que ce soit à quelqu’un dont la « pensée » ne peut qu’engendrer des effets nocebo.
    Oublions-le, une fois pour toutes !

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      effets placebo
      22 janvier 2020 - 19 h 20 min

      Voltaire a dit ou n’a jamais dit : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire », je l’applique pour ton cas malgré l’utilisation de « un traître » que j’admets aussi car ce mot est banalisé et utilisé pour n’importe quoi et sur n’import qui, maintenant dans nos mœurs.

      Si tout le Hirak avait fait un grève de seulement 2 jours juste au début, dès le mois de mars par exemple, en respectant certaines fonctions nuisibles au peuple (médecine, boulangeries, magasins d’alimentation …)
      Je pose juste les question suivantes :
      – Est-ce la Issaba serai toujours au pouvoir ? Des Hirakistes en prison ? Une élection truquée ? Etc …
      – Ai-je le droit de faire appel subjectivement à ses défauts ou qualités pour analyser le problème qu’il pose ou dois-je analyser le problème posé sans tenir compte objectivement de ses défauts ou qualités ?

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    Anonyme
    22 janvier 2020 - 11 h 03 min

    « Le jour où Kamel Daoud critiquera – par goût de la vraie pensée, libre, radicale, affranchie, sans conflit d’intérêts – ses employeurs, leurs croyances dites philosophiques, leurs convictions idéologiques, leurs actions politiques mais surtout leurs conséquences, ce jour-là, il pourra comprendre ce que réfléchir à contre-courant veut dire. »

    A Yemma laaziza, elle l’a rhabillé pour l’hiver. Qu’est ce que ça fait du bien de voir des algériens aimer leur pays et le défendre contre des personnes qui crachent sur eux. Madame Bouzidi : vous êtes comme une chirurgienne, vous prenez la plaie et vous l’exposez.

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 20 h 34 min

      Voila encore un qui se prend pour un Professeur, Docteur en Littérature, Philosophie, Sociologie et psychiatrie réunis qui vient donner une note à KD.

      Anonyme
      22 janvier 2020 - 23 h 06 min

      Entièrement d’accord, Madame la fleur Bouzidi : est comme une chirurgienne qui prend la plaie et l’expose.
      Quand à KD, est comme une chirurgien qui prend la plaie et la guéri.

    Mounir Sari
    22 janvier 2020 - 10 h 52 min

    Kamel Daoud ne représente que lui-même, il est désavoué par tout le monde.Depuis le 22 Février le hirak a engrangé plusieurs victoires.La plus importante à mes yeux est celle d’avoir cassé le mur de Berlin de la peur que le régime a instauré depuis l’indépendance.La seconde victoire est la démission de l’empereur Bouteflika et des 3B.La troisième est l’emprisonnement d’une grande partie des corrupteurs et des corrompus.Enfin la libération d’une partie des détenus d’opinions. Certe beaucoup de choses restent à faire telles que la libération de tous les détenus d’opinions, la liberté de la presse, de la justice, l’emprisonnement de tous les corrompus et les corrupteurs,etc.Le hirak est très jeune en comparaison avec le système pourri qui lui a 58 ans d’expérience.D’autres victoires viendront mais chaque chose en son temps.

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 21 h 06 min

      Kamel Daoud ne représente que lui-même et tu oublies que toi aussi, alors cesse d’écrire il est désavoué par tout le monde, mais uniquement par toi-même ou par tes semblables. La modestie n’a jamais fait de mal. Go ahead !

    Karamazov
    22 janvier 2020 - 10 h 47 min

    KD a activé tous les réflexes conditionnés . Je croyais que Pavlov n’avait qu’un toutou , mais apparemment il a élevé un chenil.

    Iben moua je saluerai le premier intellectuel qui oserait soutenir KD, car c’est trop facile de profiter de la curée et de l’ordre de lapidation générale pour jeter une pierre à KD . Moua j’ai toujours trouvé KD comme Sartre et les intellos bobos de gauche trouvaient Camus : un écrivain pour collégiens à la philosophie indigente. Mais comparé à nos intellos de pacotille qui biberonnent encore à un nationalisme dogmatique et qui n’ont pas encore liquidé leur œdipe de colonisés KD est un révolutionnaire !

    Si, si Signore, ne vous en déplaise , KD et Sansal ont révolutionné l’écriture romanesque et nous ont sortis des psalmodies butindeguerristes ronronnantes à la gloire de papa.

    Tous les flots d’indignations et les torrents de logorrhées ne m’ont pas donné l’envie d’aller lire les cinq pages commises par KD à Le point , surtout s’il fallait l’acheter. Hier soir, en allant rendre un livre que j’avais emprunté à la médiathèque je suis tombé sur Le Point où KD avait commis son article. Alors comme j’en avais marre de ceux qui ont vu celui qui a vu l’ours, et maso que j’étais en ce moment-là , je l’ai lu sans top d’attention comme on lit un mauvais roman abandonné sur le banc d’une gare , pour passer le temps.

    Il n’y avait rien dans l’article qui puisse susciter une quelconque indignation ou qui apporte un regard exceptionnel sur la situation actuelle qui prévaut au pays. il s’agit d’une opinion d’une banalité déconcertante qui sans sa signature serait passée in inaperçue et que Le Point a commandée comme pour ne pas être en reste sur cet aspect de l’actualité et que KD à écrit aussi dans cet esprit-là.

    Or c’est la curée, ya Boundyou ! Haro sur KD ! Et ce n’est pas cette bous-culade pour qui donnera le dernier coup au dos de KD qui m’indigne, car ce n’est pas forcement pour le plaisir de le lui assener mais pour s’auto-mousser à ses dépends. Il est de bon temps maintenant de resquiller sur les articles de KD dont la notoriété est désormais inter-galactique pour se faire valoir et placer son nom ne serait-ce même que dans la partie la plus congrue réservée aux arrivants.

    Ce qui m’indigne c’est encore la confirmation que nous sommes bien une société totalitaire qui ne permet aucune tentative d’individuation. Tout le Gotha est moulé dans le même moule khramayant de la fabrique des gardiens du temple des vieilleries qui isgarg3ouna le totalitarisme uniformisant .

    Ow, ya 3adjaba , qu’il n’y ait pas un seul intellectuel pour ramer à contre courant  ne vous inquiète pas ?

    Quatre vingt dix pour cent des lecteurs de ces lapidaires n’ont pas lu KD et s’ils avait lu son article sans sa signature cela n’aurait pas plus attiré leur attention que les articles qui le descendent en flammes.

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    Je suis K.D
    22 janvier 2020 - 10 h 38 min

    Mr Daouda est Zenith de sa gloire, un Algérien, un Patriote qui fait brillé le pays a l’international pour le plus grand bien de notre pays. Un pur produit local comme quoi tout n’est pas pourri chez nous. Il succite beaucoup d’aigreur chez d’autres  » intellectuelles » qui n’ont pas son talent comme tout les Algériens qui réussissent. Ainsi vont les Algeriens qui passent son temps a dénigrer et/ou à couper les têtes dès qu’une sort du lot. Dans notre pays on aime pas les talents, la réussite, … on les trouve toujours suspects mais on aime la médiocrité afin d’avoir l’impression d’être au dessus du lot. On veut la démocratie, le débat d’idées mais si on va pas dans le sens de la meute, on vous sabote, détruit, dénigré,… Mais les chiens aboient la caravane passe. Je suis fière d’avoir un compatriote comme lui et je rêverais d’en voir des millions dans notre pays même si parfois je ne suis pas toujours d’accord avec ses positions mais respect pour son talent, sa classe et son génie littéraire.

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      Anonyme
      22 janvier 2020 - 13 h 09 min

      La clique de Daoud rapplique. Lâchez-vous qu’on se marre de vous. Votre meute est efficace.

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        Anonyme
        22 janvier 2020 - 15 h 24 min

        Se rappliquer pour défendre son point de vue, se lâcher pour maintenir ses concepts, se transformer en meute pour protéger ses idées et … crier haut et fort : Je « Suis K.D », est parfaitement compatible avec l’amour pour son pays.

        Dans un monde tolérant et civilisé, ce n’est pas marrant du tout.

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      Je ne suis PAS Charlie
      22 janvier 2020 - 23 h 16 min

      @Je suis KD
      Par extension Je ne suis PAS KD.

    Merouch
    22 janvier 2020 - 10 h 20 min

    Merci pour cet article.
    Sur Camus : on voit des derniers temps certains journalistes et écrivains français (certains nés ou ayant des parents nés en Algérie) projeter leurs désirs nostalgiques d’une Algérie où tous (pieds-noirs et petits colons …) vivraient en harmonie ensemble comme l’aurait voulu Camus. Il n’en est rien, il a toujours été du coté de la France coloniale et n’a jamais fait état (ou expression) d’un quelconque désir d’une Algérie débarrassée de la France coloniale avec ou sans pieds-noirs. A ma connaissance. Sauf à aller interpréter encore et encore … sans espoir de trouver quelque chose de clair. Et c’est Camus que convoque Daoud comme une gifle aux algériens et à l’Algérie, suivant ainsi certains nostalgiques qui auraient voulu mais qui ne peuvent point. Le malheur est que beaucoup d’algériens le suivent dans ses erreurs. juste parce qu’ils voudraient qu’un « grand écrivain » qui a eu le prix Nobel ait quelque chose à voir avec l’Algérie ! Ou d’autres d’ailleurs qui convoquent une partie de l’histoire de l’Algérie en allant puiser des références historiques à des faits n’ayant jamais eu lieu sur le territoire national.
    La suite : la malhonnêteté et les mensonges de Daoud ont payé, il est très connu ailleurs et rétribué à la mesure des mensonges et analyses historiques et sociologiques approximatives. On connait ceux qui le paient et c’est rassurant car ils sont du bord de ceux qui ont détesté la lutte d’indépendance et l’Algérie libre. Bien entendu il y a aussi sa francophilie maladive ainsi que celle de ses parents. Est-possible d’être aussi aveugle et naïf ?
    Sur le hirak : est-obligé de critiquer un mouvement sur lequel il n’a pas de prise et qui continue de progresser ?
    Sifaoui parle de « populisme », en prenant la défense de Daoud. Voyons voyons, voudrait-il un hirak des salons parisiens ou des plateaux de télévisions françaises ? Si on ne peut aider le hirak en participant il faut se taire. Sifaoui et Daoud, vous n’avez plus rien à faire avec l’Algérie ni avec les algériens depuis longtemps. C’est en algérien de service que vous êtes accepté dans les media français ! Toujours à proposer des services, un vrai domestique !

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      Merouch
      22 janvier 2020 - 21 h 56 min

      Encore quelques points concernant Daoud.
      Aucune critique des prêtres pédophiles ni de l’Eglise catholique qui a couvert ces méfaits et d’autres d’ailleurs. Aucune critique des nombreux assassinats (par leurs conjoints souvent) de femmes en France et en Europe globalement.
      Il y aurait beaucoup d’autres de choses à dire …
      Il ne s’y aventure jamais, peur de perdre « sa place » sur les plateaux de télé et dans la presse française et/ou européenne. As-t-on jamais vu un français respectivement un européen) venir parler de ce qui se passe « chez lui » (dans le domaine sociétal) sur un plateau de télévision algérienne. C’est en cela que Daoud est un calculateur froid pour ses intérêts et qu’éventuellement ce qu’il critique rentre dans la situation de toutes les sociétés (qui évoluent forcément) … et sa vison du hirak est exactement la vision qu’il a des musulmans et de l’islam en général : il est impossible et impensable qu’il évolue et qu’il aboutisse car frappé « d’une tare congénitale » celle de sa naissance dans une société musulmane !

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    lhadi
    22 janvier 2020 - 10 h 14 min

    Sommes nous tentés de voir Oedipe dans chaque fils et Antigone en chaque insoumise. Qu’une mère infanticide fasse la une des journaux, et c’est Médée qu’on convoque aussitôt

    Pourquoi ? Peut-être, comme le pensait Freud, parce qu’on incarne les pulsions les plus primitives de l’homme. Pouvoir, haine, soif de vengeance : passions dévorantes qui parlent à chacun.

    La mythologie grec nous a légué des histoires inoubliables des « dieux et des héros » qui peuvent nous aider à penser notre société sinon le monde. Parmi les héros inépuisables, Héraclès et ses douze travaux, Thésée le séducteur véritable fondateur de la démocratie ou le drame de Sisyphe, dont Albert Camus fit l’emblème de la philosophie de l’absurde.

    La société algérienne est scandée par des moments où le divin se matérialise et réclame son dû. Les dieux animent l’espace de la cité et le temps des cultes. Au coeur même du politique, le rituel fait en sorte qu’ils soient présents. Les cités ne cessent de reconnaitre les puissances, bienveillantes et dangereuses, auxquelles il faut demander un avis oracculaire, prodiguer des offrandes ou immoler des victimes bien en chair.

    Que nous le voulions ou non, nous ne cessons de raconter ces histoires qui nous aident à nous souvenir de ce qui nous a façonnés tel que nous sommes, et à comprendre ce que nous pourrions devenir. Que nous soyons prêts à affronter ou non les conséquences d’un tel savoir, c’est bien sur une tout autre question.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    ZORO
    22 janvier 2020 - 8 h 54 min

    Daoud est sur les traces de Camus.
    Entre la justice (lAlgerie) et leur mere ( la France) Camus et Daoud ont choisi leur mere .
    SigneZORO. ..Z….

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    At Dahman
    22 janvier 2020 - 8 h 40 min

    Merci Madame, pour votre excellente contribution. Il est intéressant, à ce propos, de rappeler ici le jugement porté sur l’oeuvre d’Albert Camus, par le grand intellectuel palestinien Edward Saïd, dans son étude célèbre, intitulée « Culture et Impérialisme »
    https://www.monde-diplomatique.fr/2000/11/SAID/2555

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    Sansylo
    22 janvier 2020 - 8 h 38 min

    Ce réquisitoire est une réponse cinglante à ce monsieur imbu de sa personne et dans lequel on trouve toutes les réponses pragmatiques, pertinentes et sans aucune animosité.
    Mme Nouara Bouzidi a passé en revue tous les posts de ce plumitif à la solde d’un canard protecteur de tout ce qui a trait à l’histoire de la France considérée comme le pays le plus laïc et le plus démocrate.
    Kamel Daoud est assis entre deux chaises brinquebalantes.
    Kamel Daoud qui ignore ses origines est le défenseur de la laïcité le plus acharné , à fortiori quand il parle de son pays natal.
    Merci Nouara BOUZIDI , merci 1000 fois !

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    Ma Vérité
    22 janvier 2020 - 7 h 46 min

    Monsieur Kamel Daoud, n’a rien d’un écrivain, ni d’intellectuel, il est juste un Khobbsiste, opportuniste, Girouette, et pour une carte de séjour et un millier d’euros, il est capable de changer même son nom, il est essue de la nouvelle génération Algérienne élevée en lait en poudre où l’amour de la mère patrie est secondaire, malheureusement il n’est pas le seul de nombreux Algériens, hauts gradé, ministres, hauts fonctionnaires, et autres le sont aussi, c’est l’Algérie de la génération traîtres Bouteflika et son clan d’oujda

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      - KD De Mes Soucis Ou Cadet De Mes Soucis
      22 janvier 2020 - 10 h 10 min

      @Ta Vérité – bonjour,
      1 – Avant de juger KD, par déontologie et respect aux lecteurs d’AP, d’exhiber d’abord son CV ou afficher son back ground afin de permettre à ces derniers d’identifier la compétence et la sincérité du jugeur.
      Sinon il faut se limiter à dire : j’ai lu et/ou suivi KD j’aime ou je n’aime pas, pas plus ni moins.
      2 – Un individu normalement constitué quelque soit son niveau peut intervenir pour disserter uniquement les « œuvres » de KD en donnant des ARGUMENTS plausibles ou son angle de vue.
      3 – Nul ne détient d’ampèremètre pour mesurer l’intensité d’amour pour la patrie d’un citoyen et nul ne détient de voltmètre pour mesurer l’amplitude des intentions d’une personne.
      Prétendre lire, dans ce qui se passe dans la tête de KD ou tout autre être humain, est une hérésie.

      Quant à faire appel à la pyrotechnie à défaut de RAISONNEMENTS, cela se passe de commentaires.

      Salutations.

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        Anonyme
        22 janvier 2020 - 13 h 06 min

        De la bouffonnerie pure. Les textes de KD sont clairs, ce mec l’écrit. Ce type a la grosse tête et dit de grosses c… pour se faire remarquer. Il fait ce qu’il veut. Les autres aussi. Si ça vous dérange, allez dans un journal qui suivra vos ordres.

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          - KD De Mes Soucis Ou Cadet De Mes Soucis
          22 janvier 2020 - 13 h 57 min

          Tu t’égares encore une fois, bien que ça me dérange mais la volonté d’interdire AP est réservée exclusivement à son modérateur qui, fais-moi confiance est alerte dans sa noble tache et non à ceux qui ont les réflexes de nos dictateurs en voulant écarter toute voix qui dérange.

          Il fallait juste écrire : « je pense que KD … d’après moi KD … Ils me parais que KD … », tout serait rentré dans l’ordre au lieu d’essayer d’imposer TA Vérité.

          Salutations

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          Anonyme
          22 janvier 2020 - 19 h 47 min

          De la bouffonnerie pure !!! En lisant des milliers de pages de KD et tes quelques minables lignes que tu considère comme « Génial ».
          Je me demande de quel côté se trouve le bouffonnerie ?

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          Anonyme
          22 janvier 2020 - 21 h 51 min

          @ Anonyme
          22 janvier 2020 – 13 h 06 min

          Mais la bouffonnerie se trouve dans ce que tu viens d’écrire. C’est évident. Ne cherche pas ailleurs.

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