Reconfigurer les partis

FIS partis politiques
Seule la démocratie peut nous prémunir contre les islamistes. PPAgency

Par Arab Kennouche – Il ne peut y avoir d’Algérie nouvelle sans reconfiguration politique générale au niveau des partis. C’est la réforme profonde du jeu des partis politiques qui garantira l’émergence d’une nouvelle mentalité politique au service de la nation et non d’intérêts privés. Entendons-nous bien sur un tel enjeu : il faut établir une saine et libre concurrence entre les partis dans un cadre légal et non plus leur enchaînement aux centres de décision, comme c’est le cas pour le FLN et le RND.

Par exemple, si le FLN veut continuer d’exister, il doit pouvoir le faire en dehors des centres de décision et se jeter dans l’arène de la confrontation politique. Le pantin FLN-RND a aussi créé d’autres multiples démembrements au niveau des institutions de l’Etat au point où chaque partie de ce corps inamovible ne se meut non pas sur la base de droits constitutionnels, mais d’intérêts claniques et sectaires.

Le Hirak est une réponse fatidique, inévitable à cette grande mascarade du parti unique qui s’est voilé de démocratisme tout en se lovant dans les centres de décision les plus puissants du pays. Quant à la question islamiste et à sa dimension violente et radicale, seule la démocratie peut nous en prémunir. C’est en obligeant les islamistes au respect de la règle démocratique que leur volonté d’en découdre finira par disparaître.

La démocratie tue les partis extrémistes et violents, en provoquant une division en leur sein entre modérés et radicaux. En reconfigurant le champ politique, par la création de partis politiques puissamment ancrés dans la société, on évite que l’islamisme se répande dans le peuple faute de représentativité. Dans aucun pays musulman les partis islamistes ne sont majoritaires, mais leur ancrage sociétal est tel qu’il provient généralement d’une atrophie du champ démocratique.

L’absence de tout champ politique structuré autour de partis forts et respectueux de la Constitution démocratique est le véritable enjeu que doit affronter Abdelmadjid Tebboune durant son quinquennat.

A. K.

Comment (8)

    Le cadre de l’Activite politique
    13 novembre 2020 - 19 h 11 min

    Le problème est moins dans la refonte que dans la Definition d’un Cadre Consensuel d’Exercice des Activités politiques en se basant sur la Constitution en Vigueur.
    Mettre en place un environnement: Ouvrir le champ médiatique et les conditions de financement des partis reconnus et légaux .
    Exclure de l’activité partisanes, les elements constitutifs de l’identité, y-compris les constantes nationales comme, la langue ou la religion.
    Dissoudre tous les partis et reconnaitre ceux qui acceptent les nouvelles règles du jeu.

    A débattre et discuter par des experts…. mais
    Cela prendra du temps de passer de la politique du pouvoir au pouvoir de la politique..
    A Discuter….par des Spécialistes:
    A partir des Assemblées légitimes élues.
    De nouveaux mécanismes pourraient être mis en place
    Sur la Constitution…selon moi un Consensus devrait être obtenu auprès des Assemblées élues au préalable avant d’engager toute reforme de la Constitution et un appel au référendum populaire.
    APN et Senat a la majorité avec accord du President pourraient proposer une reforme constitutionnelle.
    1. Par un premier Referendum populaire: le peuple Accepterait ou pas d’engager une reforme sur la base d’un “document de Cadrage” revu par le Conseil constitutionnel et accepte ou pas d’engager l’initiative Constitutionnelle a la majorité Par referendum.
    2. Les assemblées se réuniraient Alors en et désigneraient les instances de travail.
    2. Le conseil constitutionnel validerait La conformité du texte final sur le plan de la forme juridique
    3. Les assemblées élues APN et Senat Accepteraient ou pas Le Texte final avant de le soumettre Au vote a la majorité du peuple pour validation.
    4. un second referendum Populaire valide Ou pas le texte Final propose a la majorité de la population.

    Anonyme
    6 novembre 2020 - 10 h 16 min

    En football il faut un bon arbitre capable de donner de cartons jaunes et même d’expulser les joueurs qui ne respectent pas les règles. En politique c’est la même chose. Vous pouvez agréer tous les partis que vous voulez mais il faudrait un bon arbitre ayant la volonté et le pouvoir de les dissoudre en cas de non respect de la constitution. Je ne suis pas sûr que la nouvelle constitution ait bien fixé les limites à respecter en particulier concernant les islamistes (pour les indépendantistes il n’y a pas besoin d’autres textes car l’Algérie est indivisible dans les précédentes constitutions). On a donc pas avancé sur ce plan après 30 ans. Faute de pouvoir dissoudre des partis, on se contentera de verrouiller les agréments de nouveaux partis en n’acceptant que les partis infiltrés. On tourne en rond comme l’âne qui a travaillé toute sa vie dans un pressoir à huile. Le jour où il a été libéré, il a continué à tourner…

    Anonyme
    5 novembre 2020 - 14 h 53 min

    Aux USA la lutte partisane extrême rends leurs élections actuelles dignes d’une republique bananiere ….où les deux candidats se considèrent victorieux et refusent la victoire de l’autre.

      Aux USA Les institutions
      5 novembre 2020 - 21 h 01 min

      Ne sont pas inféodées a un clan ou un parti.
      Lorsqu’elles le sont la Justice indépendante et lee Medias jouent leur role.
      Le droit d’expression est respecte et la Loi s’impose a TOUS.
      Les lobbys existent, et certains les dénoncent…
      On est tres loin de tout ca….
      Bien Sur, l’Economie Forte est nécessaire.
      Oui, La Démocratie coute cher Mais c’est un investissement qui peut rapporter beaucoup si on s’y prend bien et qu’on trace une feuille de route Adaptée de façon souveraine et Tous Ensemble en rejettant le Paternalisme dépassé.

    Abou Stroff
    5 novembre 2020 - 13 h 53 min

    « il faut établir une saine et libre concurrence entre les partis dans un cadre légal et non plus leur enchaînement aux centres de décision, comme c’est le cas pour le FLN et le RND. » avance A. K..
    commençons par le commencement:
    1- qui doit établir la saine et libre concurrence entre les partis? le président tebboune qui n’a été élu que par une infime minorité des électeurs? gaïd salah qui n’est (malheureusement?) plus de ce monde? chengriha qui n’a été élu par personne? tartempion qui parle au nom du Bon Dieu et qui veut nous envoyer au paradis, à l’insu de notre plein gré? ….. ………………..?
    2- un parti « activant » au sein d’un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation peut il représenter autre chose qu’un sous-ensemble d’hurluberlus qui prennent l’Algérie et les algériens pour leurs propriété privée ou qu’un sous-ensemble d’hurluberlus qui veulent prendre l’Algérie et les algériens pour leur propriété privée (c’est à dire un sous-ensemble qui veut prendre la place du premier)?
    le commencement étant commencé, posons nous les questions qui peuvent fâcher:
    1- parler de partis politiques dans une formation sociale reposant essentiellement sur la distribution de la rente et non sur le travail ne découle t il pas d’une paresse intellectuelle qui ne fait qu’importer des notions propres aux sociétés où le capitalisme a atteint sa plénitude vers une société composée essentiellement de tubes digestifs ambulants amorphes dont la seule « activité » se réduit à ingurgiter pour ensuite déféquer?
    2- comment peut on parler de concurrence dans la sphère politique entre partis politiques alors que la concurrence dans la sphère économique, entre agents économiques est quasi-inexistante? en d’autres termes, pourquoi les couches sociales qui contrôlent la distribution de la rente accepteraient elles de jouer le jeu « démocratique » avec les tubes digestifs qu’elles alimentent (parcimonieusement, d’ailleurs) alors qu’elles ont, dans leurs mains, toutes les cartes maîtresses?
    moralité de l’histoire: un « champ politique structuré autour de partis forts et respectueux de la Constitution démocratique » est un chimère tant que le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation n’est pas dépassé par l’émergence d’un système basé que le travail qui est la seule activité et valeur qui engendre et justifie l’existence de partis politiques. autrement, les partis, les textes juridiques (dont la constitution) et les discours « langue de bois » continueront à meubler le vide sidéral dans lequel nous végétons.

    Ayweel
    4 novembre 2020 - 20 h 43 min

    Un parti politique ne peut etre agréé que sur la base de trois critères :
    1- respect de la constitution.
    2- Présentation d’un programme détaillé qui porte sur le volet a) économique à court, moyen et long termes. b) social ayant trait à ce qui touche à l’épanouissement et au bien être du citoyen algérien de sa forme de fœtus jusqu’a sa mise en retraite. C) de la préservation de tout le territoire algerien du point de vue environnement . d) volet relance du tourisme. e) volet relance de l’agriculture sur tout le territoire. f) volet valorisation des toutes les compétences algeriennes y compris les algériens résidants à l’étranger. g)volet ayant trait à la politique d’urbanisme concernant toutes les wilayas. h) volet explicant le fonctionnement de la fonction publique .
    .etc……
    3) un programme sur la politique étrangère et la sécurité du territoire algérien .
    Le ou les représentants de parti doivent presenter leur programme devant une commision d’experts et en direct sur les tv d’etat, sauf le troisieme point qui doit rester confidentiel. La presentation doit tenir compte de tous les détails et toute présentation sous forme de grandes lignes sera sanctionnée par un refus catégorique. Oualkader yatfathal. C’est le seul moyen de se débarrasser des partis de charognards , de cancres et des assistés qui cherchent que les subventions pour les détourner et qui accomplissent le travail des barrahas et danseurs de ventre pour elissaba.
    Un parti est avant tout un programme et non une personnalité ou les grandes lignes.

    .

    Anonyme
    4 novembre 2020 - 19 h 39 min

    « La démocratie tue les partis extrémistes et violents » vous rêvez?? Les porteurs de discours extrémistes et populistes sortent toujours vainqueurs quand il y a aucune culture politique. On ne joue jamais avec le feu. En 89 certains naïfs ont voulu éliminer les islamistes par les urnes…on a vu le résultat. Dans la plus part des démocraties des partis extrémistes sont interdits comme par exemple les néonazis. Même quand ils contournent la loi ils peuvent être dissous.

    article 2 : incompatible avec "démcoratie" et 'libertes"" !
    4 novembre 2020 - 19 h 12 min

    Pas de démocratie et pas de libertés dans un pays dit arabo-islamique avec l’article 2 « l’islam est religion de l’Etat  » ! Reconfigurons ou non les partis politiques, la donne reste la même ! Il ne faut pas sortir de Saint Cyr pour le comprendre ou le déduire !

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