Les effets du Hirak ne sont pas un affaiblissement de l’Algérie

Macron Hirak
Emmanuel Macron. D. R.

Une contribution de Ferid Racim Chikhi – «Là où l’ignorance crie avec arrogance, le silence enseigne avec élégance» (auteur inconnu). Dans mes précédentes contributions, j’ai abordé la problématique des impacts du Hirak en tant que mouvement citoyen ; j’ai mis de l’avant le fait que les impacts les plus apparents ont ciblé notamment des décideurs occupant des postes de souveraineté alors que les plus structurants ne seront appréciés qu’a posteriori. Ils concerneront aussi bien les institutions nationales, les organisations tant économiques que politiques ainsi que les attitudes attendues de la part tant des citoyens que des gouvernants.

Un bref état des lieux

Personne ne saurait occulter que depuis le 19 février 2019 des changements majeurs ont jalonné le quotidien de l’Etat, du citoyen et de ses dirigeants. Si, au départ, ce sont des manifestations contre un cinquième mandat du président Bouteflika, c’est en réalité une lame de fond qui a «modifié» non seulement les contours mais aussi les fondements d’une grande partie d’un système imposé depuis des décennies par une bourgeoisie compradore et érigé la corruption, le népotisme, le régionalisme et la gabegie comme modèle organisationnel de l’Etat. Les masses populaires étaient appauvries, fragilisées, malmenées et vulnérabilisées au point où une grande partie de la jeunesse désabusée n’a pas trouvé mieux que de se faire engloutir par la mer moyennant des sommes d’argent colossales, soustraites on ne sait à qui, alors que «les plus chanceux» s’exilaient vers les pays à forte demande d’immigration.

Le monde observait cette lame de fond qui a emporté un Président, des Premiers ministres, des officiers de haut rang, des ministres, des élus et bien d’autres décideurs cooptés par les différents clans du pouvoir. Que ce soit en Algérie ou à l’international, les analystes, les observateurs, les influenceurs… ont été, chacun, de son verbe, de ses arguments, de ses propos, les uns modérés, les autres plus ou moins incendiaires.

Qu’ils soient pour un Hirak qui les intéresse par les changements qu’il a induits contre le pouvoir en place, parce qu’il n’en faisait qu’à sa tête, ou en faveur d’une Algérie pacifique malléable et corvéable à merci, ces observateurs, ces analystes, etc. ne voyaient que leurs intérêts primaires. Pour les Algériens, où qu’ils soient, les prétextes sont multiples : patriotisme, nationalisme, opposants sincères ou subversifs, prédateurs des richesses qui servent plus les «partenaires étrangers» que le commun des mortels parmi les Algériens, ces témoins et autres laudateurs n’ont pas ménagé leurs efforts, non pas pour appeler au calme, à la concertation et au dialogue mais pour briser un élan patriotique attendu depuis fort longtemps. Cet élan qui voulait réconcilier le simple citoyen et le simple responsable.

A l’échelle internationale, l’Algérie a un grand peuple

Au niveau international, les facteurs clés des relations de l’Algérie avec ses partenaires et ses adversaires (pas les ennemis) ont été mis en pause en raison de la prudence des uns et des autres à énoncer un quelconque diagnostic et suggérer des recommandations. Des changements fondamentaux sont en cours dans le monde. De nouveaux axes de développements se mettent en place. De nouvelles zones de partenariats se construisent avec des acteurs. Qui perçoivent les espaces industriels et commerciaux autrement que selon les grands penseurs occidentaux. Ces acteurs ont accepté d’œuvrer. Avec la Chine, la Russie, l’Iran … ce sont de nouveaux paradigmes qui se mettent en place avec des zones d’activités où les populations sont prêtes à sortir du dénuement dans lequel les puissances coloniales les ont enfoncées. L’Algérie, notamment en Méditerranée et en Afrique, se positionne comme partenaire incontournable. C’est durant ce temps de pause qui a été mis à profit par des femmes et des hommes compétents pour se ressourcer et réveiller sa diplomatie révolutionnaire. Mieux encore, il a été fait appel à quelques sommités qui ont été mises à contribution pour redonner un second souffle à l’économie, l’industrie, l’agriculture et, bien entendu, initier des projets à haute teneur technologique. Certes, beaucoup reste à dire et à faire au sujet de ces projets d’envergure mais les grandes lignes tiennent la route. Malheureusement encore une fois, l’information et la communication, au sujet de tous ces dossiers, sont en mode «silence». Le vide créé par ce manque de réactivité de la part du secteur de l’information est occupé par des médiums qui croient faire de l’opposition mais se positionnent dans les créneaux de l’adversité.

Des intérêts stratégiques

Il est vrai que des intérêts souvent stratégiques sont en jeu mais restons au niveau de la perception des observateurs en ce qui concerne les changements en cours. Presque tous les vis-à-vis internationaux ont, malgré toutes les contingences, et à quelques éléments près, exprimé la même réflexion. Ici, en Amérique du Nord, j’ai entendu, chez plusieurs diplomates, ministres et autres élu-e-s, la réflexion suivante : Les Algériens ! Un grand peuple ! L’Algérie a un grand peuple ! J’ai, par la suite, au cours des trente mois qui se terminent, pris la mesure de cette prudence à ne pas en dire trop. En conséquence de quoi, malgré des élections présidentielle et parlementaires, dont bien du monde doute de l’intégrité des suffrages, il y a des puissances étrangères convaincues que le pouvoir algérien a été fragilisé, osent lancer des agressions inappropriées pour ne pas dire inacceptables. C’est le moment, par exemple, en France, qu’ont choisi les racistes incultes et les suprématistes ignares pour exprimer leur haine viscérale. Cependant, personne ne peut nier que les plus négatives de ces agressions se sont manifestées à l’Ouest et au Nord. Heureusement, que le redéploiement de la diplomatie algérienne court-circuite tous les actes belligérants. La consolidation des liens avec la Chine, la Russie, la Turquie, et bien d’autres pays, aussi bien africains, asiatiques, d’Amérique et de la Méditerranée redonne du tonus non seulement au plan international mais aussi régional et domestique.

Pendant que le Hirak, et encore de nos jours, c’est au plan intérieur que des opposants mettent de l’avant des revendications culturelles et identitaires avec des relais dans la diaspora… ils bénéficient d’un soutien évident de plusieurs officines affiliées à des Etats. C’est aussi depuis quelques semaines le turbulent voisin de l’Ouest qui, avec l’aide toxique et nocive d’un de ses partenaires du Machrek, ne réfrène pas ses tendances hégémoniques et, bien entendu, revendicatrices sur une partie de l’Algérie alors qu’il a maille à partir avec l’occupation du Sahara Occidental ainsi que ses enclaves du nord. Il va sans dire que les incursions de ce voisin sont multiples (contrebande, drogue, etc.). C’est aussi son parrain de toujours qui, à sa convenance, a arrangé son histoire ainsi que leurs histoires communes pour se faire passer pour un intervenant venu «civiliser» un peuple de gueux. Pourtant, un dénominateur commun à ces «opérateurs» prône, comme si de rien n’était, la division pour ne pas dire la disparition du peuple algérien et de ses gouvernants. On peut signifier son propre accord pour certains mais pas pour tous. Le yetnahaw gaâ doit être revisité.

Ce que dit un Président

Au moment où les préparatifs de la rencontre France/Afrique vont bon train, les propos du président français sont venus «intoxiquer» les relations bilatérales. Ils ont irrité et blessé, non pas seulement les dirigeants algériens mais aussi le simple citoyen qui se voit ainsi délesté de sa mémoire, de son histoire millénaire, de ses origines. Même si les gouvernants ne font pas souvent référence à l’Histoire millénaire, cela n’empêche pas le peuple de se l’avoir appropriée depuis toujours. Néanmoins, le pire réside dans la confirmation de ce mépris que seuls les dirigeants français affichent lorsqu’ils sont relégués par ceux qu’ils houspillent sans ménagement ou encore lorsqu’ils veulent solliciter le vote de leur droite raciste. C’est comme si 132 ans d’occupation n’ont pas suffi.

En fait, pour ma part, je n’ai jamais cru qu’un président français ou n’importe lequel des chefs d’Etat fasse des déclarations à l’emporte-pièce sans que ses conseillers, ses ministres, son cabinet … n’en sachent rien. Tout est minutieusement organisé, peaufiné à la virgule près et, surtout, savamment orchestré pour être repris par tous les médiums.

Même les réactions sont anticipées et pressenties pour que les mises au point soient une confirmation ou pour le moins une reformulation des idées émises. Dans le cas qui nous intéresse, il faut reconnaître que le président français, en s’adressant à de jeunes Français, est dans son droit ; toutefois, qu’il les instrumentalise parce qu’ils ont une ascendance algérienne et les utilise pour servir de tremplin et de propulsion à sa politique paternaliste et dominatrice à l’endroit de l’Algérie, de son peuple, de ses dirigeants et notamment de son histoire et de sa mémoire ne peut être qualifié que d’un dérapage contrôlé. Cela n’est pas pour apaiser les tensions en cours. Dans le discours présidentiel et diplomatique, nous savons tous que les mots font l’objet d’un choix minutieux pour que le message soit entendu et convenablement compris.

«La poussière est tassée sous le tapis, mais elle est toujours là !»

La mémoire est mise de l’avant sous forme d’une énième manipulation qui empêche une conciliation tournée vers l’avenir. Le paradigme qui veut que l’histoire soit toujours écrite par le vainqueur est rejeté depuis longtemps.

Ce qu’il faut, c’est prendre en main le peu qui n’a pas été éradiqué par ces vainqueurs pour planter les germes d’un futur qui doit toujours rapprocher les parties concernées. Mais Macron, nous dit : «La France ne veut pas apprendre à laisser le passé derrière elle pour profiter de ce qui est devant elle.» Des effets de plusieurs crises successives n’ont pas été résolues de manière définitive. Nous avons tous cru que ce jeune Président était au moins intègre pour se tenir face à l’Histoire et rectifier les fautes commises hier encore, mais cela n’est plus le cas. Au Québec, on dit : «La poussière est tassée sous le tapis, mais elle est toujours là !» Les divergences ont toujours existé lorsque des pays dominateurs et hégémoniques soufflent le chaud et le froid, en fonction des conjonctures. L’Histoire, l’économie, la culture, le mode de gouvernance, les pouvoirs en place sont de ces sujets qui rapprochent ou, au contraire, créent des distances entre les protagonistes.

L’avenir avec une histoire et des mémoires qui rapprochent

Dans cette relation entre l’Algérie et la France, l’histoire partagée, la vision de Macron qui a désigné un pied-noir, en l’occurrence Benjamin Stora, pour rédiger un projet de plan de travail à même de rapprocher les deux peuples. Ce projet vient de prendre un coup sérieux, et les effets montrent que la partie algérienne avait raison de ne pas trop y croire. Ce que n’a pas compris le président Macron, c’est que son historien peut écrire «son» histoire de l’Algérie mais il ne peut même pas suggérer d’écrire le projet de plan de travail de l’Algérie, n’en déplaise à ceux qui réagissent avec leurs affects et non pas avec la rationalité qui est exigée en de telles circonstances.

L’autre point qui a déjà fait l’objet de bien des appréciations réside dans le facteur aggravant qui fait dire au président Macron que la nation algérienne n’existait pas avant son occupation. Cette sentence a ruiné tous les efforts de rapprochement façonnés depuis le début de sa présidence. Pourtant, il est bien placé pour savoir qu’aucun Etat n’existait à un moment donné de l’Histoire du monde. Les appellations ont évolué avec les flux migratoires des populations en temps de paix ou en temps de guerre. Par conséquent, c’est faire preuve de provocation que d’avoir abordé cette réflexion à un moment où l’apaisement est de rigueur.

En conclusion

Un autre point irritant dans la posture du président Macron est cet échange avec des jeunes Français et cela aurait pu être n’importe lequel des groupes générationnels. C’est son droit, et personne ne le lui conteste. Ce qui pose problème, c’est l’évocation de problématiques strictement algériennes au motif que ces jeunes ont des liens directs ou indirects avec l’Algérie. Là, la perspective d’une distanciation, pour ne pas dire une rupture, est mise en place. L’Algérie est encore plus forte depuis le tremblement de terre provoqué par le Hirak. Il y a encore des répliques qui peuvent aller au-delà de la rive sud de la Méditerranée.

Le président français a élargi le fossé entre la France et l’Algérie. Au lieu de parler de rapprochement apaisé et la création de nouveaux ponts avec ces jeunes, il les pousse à ériger des murs entre eux et l’Algérie. Il s’agit ni plus ni moins que de leur instrumentalisation inopportune.

C’est finalement son ignorance des mécanismes de gouvernance de l’Algérie qui lui a fait croire, peut-être sur l’avis de ses conseillers, que le Hirak a affaibli le système algérien et ses pouvoirs. Il devra réviser ses intentions, considérant que l’Algérie est soudée à son peuple et, vice-versa, malgré les divergences de vues de bien de ses citoyens, leur lucidité et leur résistance font encore sa force malgré la nouvelle génération d’individus qui ont rompu les serments à la patrie.

F. R.-C.

Analyste seniors, Groupe d’études et de recherches Méditerranée/Amérique du Nord (German)

Comment (21)

    karamazov
    10 octobre 2021 - 10 h 31 min

    Bounichète

    Iben moua qui ne suis qu’un observateur ahuri et épaté par les miettes de sachience qui suinte du sachoir des observateurs émérites qui daignent en faire profiter les abrutis ignorants comme moua , j’avoue que je suis captivé par autant de lumière éblouissante.

    Je sais qu’une foua çela dit je n’aurais rien apporté au débat , mais ce n’était là que de quoi amorcer les quelques neurones que les illustres sachant daigneront consacrer à ma brillante contribution , quoi qu’en dirait les notoirités que j’aurais involontairement froissées.

    Du calme! J’y viens , j’y viens !

    J’avoue d’emblée que la géostratégie n »est pas du tout mon domaine de prédilection et ça eût été peut-être un sujet passionnant dans le quel mon ignorance crade m’interdit d’y entrer.

    Déjà que rien qu’en entendant parler de l’Axe Russie-Chine-Iran ça me laisse pantois et subjugué.

    L’Axe Russie-Chine-Iran ? Wouah , que je me suis dit ! En réprimant un signe de bandaison.

    Il y a quelques temps , un commentateur, a parlé ici , de spiritualité athée, de religion sans Dieu. Ou si vous préférez d’onanisme neuronal. Sujet qui dans l’absolu eût pu être intéressant.

    De même que l’intrusion de cet axe Russie-chine-Iran ne m’eût guère fâché s’il n’eut pas été introd… heueu… pardon, pas introduit. Si, si introduit ! Introduit intempestivement , dans ce débat qui concerne une fâcherie avec Fafa. Dans l’absolu je n’ai rien contre les tireurs de plans sur la comète , les think tank ou ceux qui font de la prospective. Et encore moins pour ceux qui fantasment. Ni contre ceux qui onanisent.

    C’est la concomitance de cette intrusion qui m’a interpellé.

    C’est que l’espoir qu’on veut susciter, par l’idée de cet axe , je dis  »idée » car pour l’instant il n’en est en vérité que là. L’idée donc de cet axe nous est apportée comme un nouveau messianisme. Un messianisme matérialiste.

    Mais à supposer que cet axe ne soit pas qu’un fantasme mais vraiment constitué . Un fantasme pour nous, pour ne pas préjuger de ce qui se trame. Quelle est sa pertinence analytique dans cette controverse algéro-française ? Car que ce n’est que pour cette raison que cet  »axe »est évoqué. On nous cherche un autre train à prendre sans nous prouver que nous avons les moyens d’être dans la locomotive et non dans un wagon.

    Et c’est quoi notre poids dans cet axe ? Quel rapport aurions-nous à cet axe ?

    Quelle garantie avions -nous que la Chine et la Russie seront plus charitables , car pour l’heure nous n’avions que notre misère à leur apporter. Qui nous dit que nous n’allions pas quitter Charybde pour Scylla ?

    Notre situation actuelle, nous permet-elle vraiment de rentrer dans les jeux des Grands comme joueurs et non comme carte ? Je pèse mes mots pour ne pas dire les mots qui me sont venus les premiers à l’esprit ,tellement je suis pudique.

    J’ai une autre approche, mais jipalta de vous la spliker.

    Kiadikoi
    10 octobre 2021 - 9 h 30 min

    heureux de savoir que le hirak est encore pris en considération et évoquer en haut lieu et ce n’est pas le hirak qui terrorise les algériens

    Karamazov
    9 octobre 2021 - 12 h 10 min

    Biensour que les effets du Hirak ne sont pas un affaiblissement pour l’Algérie. Et comme il aurait fait pour l’affaiblir ? Yakhi Monsieur Chikhi ne dit pas que le Hirak a renforcé l’Algérie .

    Quand il s’agit de prendre notre problème à l’envers toutes les cervelles disponibles sont mobilisées. Moua j’ai toujours dit que ce qu’il nous faut c’est une critique radicale de notre société et non seulement prendre le problème à moitié en s’attaquant au pouvoir ou pire encore à la main de l’Etranger. Au lieu de cela on assiste à une glorification de notre peuple, on l’encourage à continuer.

    Je sais qu’un Président n’aurait pas dû dire ça , mais qu’est-ce qu’il a dit ? Un système politico-militaire qui entretient la rente mémorielle ?

    Mais c’est le Hirak qui l’a trompé après avoir vociféré pendant deux ans : Dawla madania matchi 3eskariya, hna wled 3mirouche, eldjichn echa3b khawa khawa . Et de toute façon tout ça est assumé. J’ai lu mille fois qu’il ne faut dire dawla madania matchi 3eskariya. Et personnellement j’ai été contre ce slogan.. Je ne suis pas du tout contre un système politico-militaire. En l’Etat actuel des choses. Même si ce qui nous oppose est largement suffisant pour me disculper, j’avoue que sur ce point c’est honteux et confus que je rejoins Y.B . Heureusement que nous avons ce système politico- militaire, a Sidi ! Sinon je ne zoze même pas imaginé où nous aurait mené cette populace en katarvinzonz et ces deux dernières années avec ce troupeau de tubes digestifs ambulants.

    Sek jdi c’est que Macron n’est pas historien , ce n’est donc pas sur ses connaissances en histoire qu’il faut l’attraper. Sait-il que l’Algérie au temps de Massinissa et Jugurta était loin d’être une peuplade arriérée ? Peut-être que non. Il y a des milliers d’années les civilisations aztèque, incas, égyptienne, grecque brillaient dans notre monde. A quelle niveau sont-elles aujourd’hui ? Hier la Chine étaient un pays du tiers monde , aujourd’hui c’est l’un des plus puissants à tous les niveaux.

    Alors, quand Macron parle de rente mémorielle , que lui a t-on rétorqué ? Que nous nous ne vivons plus dans le passé ? Nous regardons désormais dans vers le futur où nous sommes résolument installés ? Eh non ! Toute notre armada intellectuelle a été chercher dans notre glorieuse histoire les temps où nous avons brillé.

    Iiiiiiiiiiiiih, hna kikounna fi didenna win telheg enta ya Makrou. Et d’autres ont été lui comparer d’autres puissances auxquelles ils ont identifié leur pays. La Russie, la Chine, l’Iran, ont dit certains. Parrains ou associés, va savoir ya Mes3oud !

    Si ça fera de nous une puissance ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non ! En attendant ou en sommes-nous ?

    C’est ça la vraie kistyou .

    Abou Stroff
    9 octobre 2021 - 7 h 53 min

    « Les effets du Hirak ne sont pas un affaiblissement de l’Algérie » titre F. R. C..
    je pense que:
    1- le hirak n’a eu aucun effet sur la formation sociale algérienne qui se « reconduit » (le verbe se reproduire n’est pas approprié dans le contexte algérien) grâce à la distribution de la rente et à la prédation. en effet, des tubes digestifs ambulants doublés de zombies, biberonnés à la rente et shootés sà la religion ne peuvent guère affaiblir les couches sociales qui leur assurent le gîte et le couvert car, ils se feraient hara-kiri, n’est ce pas?
    2- je pense que bouteflika a été dégagé par gaïd salah parce que ce dernier à eu vent de la décision prise en haut lieu de le « dégager ». gaïd a « dégagé » boutef et la cour qui lui servait de serpillère pour sauver sa propre peau et le système dont sa famille et lui même sont de « dignes » représentants.
    3- quant à l’hypothèse que « l’Algérie [serait] soudée à son peuple et, vice-versa, malgré les divergences de vues de bien de ses citoyens, leur lucidité et leur résistance font encore sa force malgré la nouvelle génération d’individus qui ont rompu les serments à la patrie,  » permettez moi de souligner qu’un tube digestif ambulant n’a aucun choix à part celui d’être « soudé  » à celui qui le nourrit.
    en termes crus, il aura suffi d’un peu de « répression » pour que le hirak disparaisse. et cette disparition indique clairement que le hirak n’avait aucune substance à part celle de servir de défouloir.
    en effet, chacun aura remarqué la liesse qui s’emparait des hirakistes à chaque fois qu’ils se mettaient en mouvement. ainsi, le hirak permettait à tous et à toutes de noyer la misère sociale ambiante et le vide sidéral du vécu quotidien (pas de cinéma, pas de concerts de musique, pas de théâtre, pas de drague civilisée, etc.) dans une catharsis qui ne disait pas son nom.
    cette catharsis, en retour, a joué le rôle d’une (nouvelle?) drogue qui permettait aux hirakistes d’oublier leur impuissance manifeste à déstabiliser le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, système qui, je persiste et signe, ne génère point les conditions de son propre dépassement.

    Karim Lassel
    8 octobre 2021 - 20 h 55 min

    Bonjour M. Ferid,

    Intéressante votre vision et vos observations. Je crois que vous ne dites pas tout notamment les points sensibles que sont les relations avec les pays arabes qui ont ‘’vendus’’ leurs principes de respects des peuples et la décence de se retenir de ne pas trahir le serment fait aux Palestiniens.

    L’avidité et la perfidie sont devenus des vices chez ces roitelets et ils se demandent après pourquoi les Iraniens leur dame le pion.

    Je vous pose trois questions un peu hors sujet mais vos réponses s’il y a réponses m’intéressent :

    1) L’axe Chine, Russie, Iran est il viable et est il réellement solide au point ou les USA se sentent obligés de laisser tomber la France pour se trouver vers les Australiens ?

    2) Les pays d’Asie tels que l’Indonésie, lePakistan, la Malaisie, les Philippines, le Viêt Nam, la Corée … ont ils une place dans cet axe ou en sont-ils exclus ?

    3) Dans vos analyses comment divisez-vous le monde ? En tenant compte de l’Afrique, l’Amérique Latine, l’Europe Centrale, leMoyen Orient ? Surtout que je vois que vous ciblez notamment la Méditerranée qui regroupe l’ Europe du Sud, le Moyen (ou proche) Orient et l’Afrique du Nord. Est ce que vous ciblez aussi l’Europe Méditerranéenne du Nord Ouest ou bien elle est exclue de vos analyses ?

    Enfin, j’ai cherché votre Groupe sur Internet et je n’arrive pas à le trouver : est-il affilié à une université à une fondation ou est il autonome …. ?

    Merci de votre apport et salutations sympathiques

    Karine Lassel

      Ferid R. Chikhi
      9 octobre 2021 - 18 h 47 min

      Bonjour, Si Karim,

      Avant d’aller plus loin j’ai remarqué que tu as signé du nom d’une dame – Karine – est-ce une erreur ou est-ce vraiment Karine ? Je présume que si c’est la cas c’est que tu partages ton courriel avec ta femme, par conséquent je lui réponds en t’intégrant dans la réponse.

      À présent MERCI pour tes questions. Je les trouve pleines de perspicacité.

      Alors, voici quelques éléments de réponses.

      1) Pour l’axe Chine, Russie, Iran … il existe réellement sur le plan géostratégique. La route de la soie qu’ont régénéré les Chinois et qui se remet en place petit à petit créé des liens qui ont été par le passé producteurs de bien des richesses mais aujourd’hui, ça l’est encore plus parce que les distance sont réduites à zéro grâce aux technologies de l’information et surtout l’Intelligence Artificielle mais aussi à la rapidité générée par les moyens de transports modernes.

      Les pays que tu cites sont parties prenantes à quelques éléments près à ce vaste projet mondial qui structure toutes les économies connexes et de proximité. La chine travaille depuis longtemps avec ces pays dont les produits sont ‘’asiatiques’’.

      2) Dans cette question il y a en fait deux paramètres :
      Pour le premier nous ne divisons pas le monde mais nous tenons compte de la répartition qui en est déjà par les puissances de l’heure qui maintiennent une hégémonie structurante sur bien des régions du monde. Le Moyen Orient (Irak, Syrie, Yémen … ont été détruit par la force des armes US). Ces puissances ont préféré créer le chaos plutôt que de laisser les Chinois le leur subtiliser par l’économie l’entraide, le soutien aux plus vulnérables. Au départ, l’invasion de l’Irak nous a seulement fait voir que c’est le pétrole qui les intéressait mais par la suite tout le monde a compris qu’elles n’avaient comme objectifs : a) La destruction ou la revanche sur le front de la fermeté ; b) la protection de l’Arabie Saoudite, mais ils ont oublié due l’Irak c’est 85 % de Chiites, donc proches des Iraniens, leur bête noire.

      Pour les autres régions du monde, nous considérons que là où les US et leurs alliés mettent leurs pieds ils sont pires qu’Attila. Ce sont des destructeurs. En revanche là où les, particulièrement les Chinois, arrivent ils s’imposent par leur endurance, leur intégration aux populations locales, le respect des lois et des valeurs du pays d’accueil et leur travail. Ils gèrent le temps et les échéances. Personnellement je souhaite qu’en accord avec les gouvernement d’accueil ils ajoutent le développement des compétences et du savoir-faire.

      Que ce soit en Amérique Latine, en Afrique ou même en Europe malgré le fait que leur stratégie ne soit pas la même ils bâtissent et ne détruisent pas.

      3) Pour terminer, il est vrai que nous ne sommes pas ‘’inventoriés’’ par Internet parce que nous n’avons de signature appropriée. Nous sommes un groupe constitué de 11 analystes, chercheurs et observateurs (2 Algériens, 2 Canadiennes – une anglophone et une francophone, un Égyptien, une Italienne, une Grecque, un Bulgare, un Syrien, une Turque, un Français), affiliés à une fondation de recherche et de prospective (soutenu par un professeur Algérien, citoyen Canadien de longue date) et à proximité d’une université canadienne. Je n’en dirai pas plus.

      Portes toi et à bientôt ! Sait-on jamais !?

        Elephant Man
        9 octobre 2021 - 20 h 04 min

        @Ferid R. Chiki
        Je me permets de compléter le point n°2 : OCS l’organisation de coopération de Shanghai elle est instituée en 2001 par la Chine la Russie et 4 États d’Asie centrale (ex républiques soviétiques) le Kazakhstan le Kirghizistan l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, puis élargie à l’Inde et au Pakistan et depuis peu l’Iran membre observateur vient d’y être intégrée.

          Ferid R. Chikhi
          10 octobre 2021 - 16 h 14 min

          @Elephant Man,
          Vous avez tout à fait raison. C’est par ces pays que les Chinois ont relancé la route de la soie. Pour le reste ils s’intègrent totalement dans le processus de configuration entamé non pas en 2001 mais bien, depuis la chute du bloc de l’Est.

    Karamazov
    8 octobre 2021 - 17 h 26 min

    Monsieur Chikhi n’ayant pas eu le bonheur de vous lire à lipouk dont vous parlez car j’ai eu la lâcheté d’abandonner mon piyi bien avant , aux moments les plus heureux pour lui, il y a apipiri sakata. Je n’ai donc pas pu profiter de tous les miracles accomplis par notre pays

    Et Ousk vous avez lu que j’ai écrit que l’observateur doit se fondre dans l’objet de son ânalyse, Bien au contraire mouamim j’applique la méthode lévistraussiènne:le regard éloigné, quand j’étudie un objet. Si la modestie et l’humilité ne me l’interdisaient pas je vous enverrai vers toutes mes brillantes contributions dont j’ai gratifié l’humanité.

    Il s’agit donc moins du lieu d’où vous regardez que de ce que vous regardez. Ipi apritou vous avez le droit de ne voir que ce qui vous arrange. Pas plus que je ne vous reprocherai votre nostalgie car j’ai mouamim du zbel de Guezgata aux talons de mes souliers, malgré sakata de distanciation. C’est donc tout à votre honneur d’avoir voulu laver l’affront que Macron nous a fait.

    C’est que c’est mon orgueil national qui m’a poussé à vous demandez, pendant que vous dessilliez les yeux à Macron, de ne pas lésiner en prouesses scientifiques technologiques industrielles quand vous comparez notre pays au sien. J’ai zozé penser que c’est ainsi que vous auriez convaincu Macron que nous sommes un Grand Peuple et non une populace ou un troupeau de tubes digestifs biberonné à la rente et à la religion , comme ont osé le qualifier ici même certains commentateurs malintentionnés.

    Belveder
    8 octobre 2021 - 12 h 02 min

    Tous les observateurs internationaux savent que L Algerie reste une énigme pour eux ..avec tous les Coups qu elle recoit en terme de Déstabilisation depuis la fin des Années 80 elle tient encore grace a L ANP en grande partie
    L ANP depuis OCTOBRE 88 intervient pour réparer les fautes graves commises et c est Normal qu on lui mette tous les Malheurs du Pays sur le dos
    Le HIRAK a été un levier D ailleurs je l ai toujours dit ..il est NAIF de croire que c est le HIRAK qui a chassé la BANDE DE BOUTEFLIKA
    on essaie d entretenir cette legende pour amadouer la galerie

    Elephant Man
    8 octobre 2021 - 11 h 49 min

    La « rente mémorielle » est effectivement une spécificité de la France la loi Gayssot et le négationnisme ….pour ne citer que celle-ci…

    Elephant Man
    8 octobre 2021 - 11 h 46 min

    Effectivement il n’y a pas de hasard en politique ce que l’on peut noter c’est que Macron président en exercice n’a pas démenti ses propos ubuesques et mensongers insultants et incitation à la haine raciale ..outre l’aspect campagne électorale …
    À chaque présidentielle french il est vrai que l’Algérie les Algériens sont le centre du débat politique french on se demande bien pourquoi 🤕😷..
    L’Algérie « reçoit » plus d’immigration clandestine sahélienne et subsaharienne que toute l’Europe et ce depuis l’assassinat délibéré barbare du Guide le Colonel Gueddafi Allah Yarhmou et destruction de la Libye par la France notamment pour faire court.
    Je conseille donc au gouvernement et l’État Algérien d’envoyer à juste titre ces clandestins, non pas à leur pays d’origine, mais directement en France et encore une ÉNIÈME fois qu’attend l’État Algérien pour expulser TOUS les clandestins j’insiste et TOUS j’insiste TOUS les naturalisés traîtres à la Patrie qui oeuvrent exclusivement j’insiste exclusivement j’insiste exclusivement pour leur narco-terroriste-monarchie, la France se fera un immense plaisir de dérouler le tapis prêt à « l’emploi » à ces citoyens « démocrates »…
    ALLAH YARHMEK SI EL HOUARI BOUMEDIENNE ALLAH YARHMEK KASDI MERBAH

    LA FRANCE PARLE DE L'ALGERIE ET DU HIRAK COMME SI QU' IL Y A UNE GUERRE CIVILE EN ALGERIE
    8 octobre 2021 - 11 h 19 min

    quand le traitre tunisien, khaled draereni, qui a bénéficié de la nationalité algérienne grace à son père, faisait de la désinformation sur france 24 puis tv5 qui sont profondément haineux envers l’algérie et devenue sionistes, ce drareni, qui me dégoutte car j’ai assisté en direct, sur france 24, à ses mensonges sur une manif des islamistes non programmée mais bien préparée et qui l’a fait passer pour une manif des hirakistes démocrates bastonnés par la police), est surement un agent du mossad (vu l’organisation de la manif en tunisie pour sa libération) remplie parfaitement son travail de tromperie médiatique pour faire passer l’algérie au bord d’une guerre civile.
    la france qui continue de parler du hirak en algérie comme si que le peuple algérien est mécontent de tebboune et de chengriha, mais elle cache à l’opinion internationale et pour cela elle s’appuie sur leur agent drareni, leur hirak est celui des islamistes de rachad et des makistes du MAK que la france a créé et finance pour casser l’algérie.
    quand les autorités algérienne, constatant qui est derrière ce faux hirak et les slogans pour une déclencher une guerre civile et qui n’ont rien à voir avec le hirak populaire, ont interdit ces marches dangereuses dirigées par les ennemis de l’algérie (france-maroc-israel) et porteuses de haines cherchant la confrontation, LE VRAI HIRAK A APPLAUDIT LA DÉCISION DES AUTORITÉS ALGERIENNES MONSIEUR MACRON. LE HIRAK A EU CE QU’IL VOULAIT: UNE NOUVELLE ALGERIE, LA FIN DU HIZB FRENNSSA QUI A DÉTRUIT NOTRE PAYS DEPUIS QUE VOUS AVEZ ASSASSINÉ BOUMEDIENNE.
    MONSIEUR MACRON, LE HIRAK SOUTIEN SON PRÉSIDENT ET NOTRE INSTITUTION MILITAIRE QUI PROTÈGE NOTRE PAYS ET QUI NE S’EST JAMAIS TROMPÉE SUR VOS DESSEINS QUI SONT MIS A NU. LE HIRAK NE VEUT PLUS DE FRANCE EN ALGERIE ET VOUS LE SAVEZ ET VOILA POURQUOI VOUS VOULEZ RÉDUIRE LES VISAS. VOUS PENSEZ QUE VOUS ALLEZ VOUS VENGER SUR LES ALGERIENS, MAIS VOUS CONNAISSEZ TRÈS MAL LES ALGERIENS ET LEUR DÉTERMINATION. SI VOUS NUISEZ AUX ALGERIENS VOUS NUISEZ BEAUCOUP PLUS A VOS INTÉRÊTS ET VOUS VOUS ENFONCEZ ENCORE DAVANTAGE.

    MONSIEUR SI VOUS VOUS INQUIÉTEZ SUR LE SORT DES HIRAKISTES, ALLEZ PLUTÔT LIBÉRER LES HIRAKISTES AU MAROC QUI SONT CONDAMNES A 20 ANS DE PRISON ET QUI N’ONT ABSOLUMENT RIEN GAGNÉ PAR RAPPORT A LEURS REVENDICATIONS SOCIALES ET ECONOMQIUES. CE PEUPLE REDUIT A L’ESCLAVAGE, AU SILENCE ET A L’HUMILATION GRACE A VOUS ET QUE VOUS FAITES PASSER LE MAROC COMME UNE DÉMOCRATIE CAR VOSU ESPEREZ FAIRE AVALER AU MONDE LE PLAN D’AUTONOMIE AUX SAHRAOUSI QUI NE SONT PAS MAROCAINS ET QUI N’ONT JAMAIS ÉTÉ MAROCAINS HISTORIQUEMENT ET QUI SONT TORTURÉS ET TUÉS SUR LEUR TERRE COLONISÉE PAR LE MAROC DEPUIS 1978 PUIS 1979 . INCROYABLE CETTE HAINE DE LA FRANCE ENVERS L’ALGERIE INCROYABLE.
    QUE LE MONDE SOIT TÉMOIN!!!!

    Travail et ambition!
    8 octobre 2021 - 10 h 14 min

    Oui, les compradores, bureaucrates, technocrates ont ruiné et tiré le pays vers le bas et détruit de la richesse depuis 60 ans. La paresse, le manque d’ambition, la médiocrité, la corruption, le népotisme, le régionalisme, l’incompétence ont été les qualités et les critères de sélection pour accéder aux postes de responsabilités. Bouteflika, notre canasson national, a déstructuré et dénaturé la physionomie de notre pays, notre identité et nos valeurs Algerienne intrinsèque avec l’aide de son clan en colonisant et en s’accaparent les richesses du pays. Le HIRAK a été le marqueur du ras le bol des Algeriens du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est. Mais est ce que nous avons appris de nos échecs? Pas encore! Car beaucoup de ces élites dont les cervaux ont ete gangrené et nourris de la « mal gouvernance » sont gravement atteint et dans l’incapacité de se renouveler, de s’auto réduquer et de se reinventer! Nous devons revenir à la notion de travail, création de richesses, méritocratie, ambition, esprit Entreprenarial, citoyen Republicain, bonne gouvernance,… afin de repartir du bon.pied et revenir aux fondamentaux. Le temps presse, les Algeriens sont lassés et fatigués, épuisés par les paroles et le manque des résultats. Ils ne sont plus dupes!!! Quand la préférence est à risquer de se faire manger par les poissons par désespoir, c’est que l’heure est grave. La priorité est de se focaliser sur le développement du pays et l’économie afin de créer de la richesse pour assurer la prospérité des Algeriens dans le but de retrouver de l’espérance et la foi dans notre pays. Alors Mr le Président comme le disaitvMr Hessel OSEZ! Soyez ambitieux et remettez le pays au travail et les rails. YA EN A MARRE D’ATTENDRE depuis 60 ans de sortir du tunnel qui semble interminable!

    Karamazov
    8 octobre 2021 - 10 h 09 min

    Un écrivain Algérien très célèbre , très très célèbre , que je ne dénoncerai pas ici car il y compte beaucoup d’amis et puisqu’il s’agit de K.D , a écrit, en croyant pouvoir nous racheter après les flots outranciers qui ont été déversés suite aux propos de Macron, dans un jarnane algérien, qu’il se sentait moins humilié par les propos de Macron que par les réponses de nos molosses. Le pôvre , il s’est réduit à des euphémismes parce qu’il ne vous avait pas encore lu.

    Moua j’en veux à remot à Macron, non pour ce qu’il a dit, mais pour tous les molosses qu’il a réveillés chez nous. Les cerbères à coté , c’est des caniches.

    Azuh kane, non pour équilibrer le chwari, mais khalsoum pour nuancer chwiya kane . C’est inouï, ya Boundyou ! L’outrance n’a pas de bornes de limites chinou.

    Il faut vous lire avec un décodeur de filigranes pour vous comprendre . Comme je n’en possède pas je suis monté sur un escabeau et j’ai fait le poirier pour saisir le fond de votre propos.

    Vous dites , bon Macron avait le droit de causer avec des mioches français d’origine de chez nous , de tout , mais pas de nous autres. Il y aurait du vrai,mais un Président ne devait pas dire ça. Histoire de nation, il n’a pas tout a fait tort mais il n’a pas raison. Car à l’origine de tous les Etats modernes il n’y avait pas de nation. Comme avant la genèse il n’y avait rien. Mais est-ce des choses qu’on dit aux enfants ? Et la mémoire de la colonisation ?

    La mémoire de la colonisation , un euphémisme pour parler des pathos des colonisateurs et colonisés. L’histoire qu’on raconte aux mioches des deux deux cotés. Un sacré fardeau qui pèse sur les consciences . Et qui fait des postures inconciliables qui pourrissent la relation. Un prisme à travers lequel on se regarde qui trouble nos visions et qui ne fait voir l’un d’une part comme colonisateur et l’autre d’autre part comme colonisé. Ce n’est qu’ainsi qu’est posée l’équation . Y ‘a qu’à voir tout le fiel qui a été versé autour des propos de Macron.

    Et même si Macron se contredit tout seul à propos de l’affaiblissement du pouvoir par le Hirak, vous aviez besoin de le lui rappeler avec de forts arguments , qu’après l’épisode hirakiste tout est reparti comme avant.

    Sinon ,à propos, des Américains qui voient les Algériens comme un grand peuple, quoi de plus normal ? Les plus belles choses le sont vues de loin, disait un grand philosophe Guezgato. Et notre bien aimé Fakhamatouhou n’a t-il pas dit aux Kabyles chez eux , à Les-Zoizos : de loin vous me paraissiez grands , mais là quand je vous regarde , vous êtes des nains. Comme c’est quelqu’un qui s’y connait en nainisme je ne vous dit pas le plaisir que ça nous a fait . Standing ovation y compris Abdenbi.

    La prochaine fois parlez-nous donc des performances de nos industries, de nos technologies, de notre économies. Dites nous donc comment nous sommes sortis du sous-développement en transformant une économie de la rente en économie moderne. Parlez-nous des performances de notre système de santé qui attire les dirigeants occidentaux qui viennent se soigner chez nous. Des Québecois qui viennent faire leurs études chez nous. De tous les harragas européens que notre marine sauve des naufrages aux larges de nos cotes. Parlez-nous de la transformation de notre société en société moderne et évoluée. Parlez-nous de l’envolée de notre PIB qui caracole aux sommet de tous les PIB. Parlez-nous de l’excédent colossal de notre balance commerciale. De la valeur de change de notre monnaie par rapport aux monnaie de singes que sont le dollar et l’euro. Parlez-nous de nos réserves de changes qui font crouler sous ses fondations Fort Knox. Parlez-nous de nos exportations hors hydrocarbures. Parlez-nous de tous ces étrangers qui se bousculent à nos consulats pour venir profiter du bonheur de vivre chez nous.

    Mais surtout parlez-nous de tout ça de loin, du Québec d’où nous vous paraissons si grands.

      Férid Chikhi
      8 octobre 2021 - 16 h 18 min

      M. Karamazov,

      Juste trois petits points:
      1) Merci, pour votre lecture et votre perception.

      2) Pour ce qui concerne les performances des nos industries toutes activités confondues sachez qu’actuellement je n’ai pas les indicateurs appropriés pour livrer une analyse aussi fine soit-elle.

      a) Il fut une époque (années ‘’90’’), où employé par Air Algérie, j’offrais mes réflexions à nos quotidiens : El Watan, La Tribune, Le Soir d’Algérie, La Nouvelle République et mÊme El Khabar. Mes écrits portaient sur le management des entreprises, la gestion industrielle, les activités connexes … Ces articles sont toujours disponibles dans les archives de ces quotidiens. Ils anticipaient la situation actuelle et les dérives provoquées par des décisions prises sans partage par des gestionnaires qui usaient de titres acquis par le piston … J’en ai vu quelques-uns, ici au Canada et aux USA ‘’gigoter’’ dans des emplois de premiers niveaux : Commis de bureaux, employés dans des petites entreprises … etc. Par contre d’autres, grâce à leur opiniâtreté, à leur détermination et à leur volonté se sont frayés le chemin vers des postes supérieurs dans des entreprises prestigieuses. Parmi ces derniers quelques-uns offrent leurs services au pays : avec des qualifications mises à jour, des expériences internationales, des compétences avérées …

      3) Il est vrai que je ne suis au fait des évènements les plus actuels mais les fiches de conjoncture que j’établis sont basées sur des indicateurs politiques, économiques, culturels … qui proviennent du terroir. Partagés par des proches, des amis sincères et des publications officielles.

      L’observation, l’analyse, la réflexion à distance ont l’avantage d’être détachées et sans parti pris mais exprimées pour argumenter contre des non-dits, des incompréhensions et des dérives.

      Suggestion : Si vous ne l’avez pas encore lu je vous invite à lire le livre : Le cercle des poètes disparus de Nancy Kleinbaum (Dead Poets Society) ou le film qui en a été fait par Peter Weil avec Robin Williams … vous verrez qu’en prenant de la distance on voit mieux.

      Portez vous bien !

      Elephant Man
      8 octobre 2021 - 20 h 00 min

      @Karamazov
      N’est pas Ali La Pointe, Mahmoud, Hassiba Ben Bouali et Petit Omar, Allah Yarhmoum, qui veut en ce 08/10/21.
      Ou plus près de chez vous et KD 😉n’est pas Jean Moulin qui veut..

    Rachid Tazoulti
    8 octobre 2021 - 3 h 07 min

    Bien dit,

    Encore une fois merci M. Chikhi pour votre éclairage.

    Vous le dites simplement mais avec pertinence… Il y a encore beaucoup à nettoyer mais les effets du Hirak sont loin d’avoir fini d’impacter les pouvoirs, la politique en général Et le système…

    Est-il possible d’avoir accès aux études de conjecture dans leur ensemble ? Je présume que ce3 que vous nous livrez n’est qu’un aperçu pour des synthèses mais il est évident qu’il y a des éléments que vous ne divulguez pas…

    Rachid T.

    Anonyme 3
    8 octobre 2021 - 1 h 25 min

    Ils sont minables.le seule pays au monde où lès politiciens durant la campagne électorale utilisent une seule minorité,une seule religion est un seule pays qui sont les maghrébins, l’islam et l’Algérie. Un président est censé de dire la vérité,servir et protège tout les citoyens de son pays .un président sage et un fils de bonne famille jamais il insulte l’histoire de Bouamama et massenissa ou lès autres peuples juste pour récupérer quelques voix dès haineux.ces gens me dégoûte et je suis comme la majorité du peuple Algérien impatient de ne plus parler d’eux.

    anonyme
    7 octobre 2021 - 23 h 43 min

    Il reste encore beaucoup à dépoussiérer
    la bête immonde est encore dans l’administration

    Anonyme
    7 octobre 2021 - 23 h 08 min

    Des changements « majeurs » depuis février 2019!! Oui Boutef est parti et puis, heu et puis…

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