Sawiris a menti sur le nombre d’abonnés de Djezzy

Dans la bataille livrée à ses concurrents sur le marché de la téléphonie mobile en Algérie, Djezzy a commis un nouvel impair : celui d’avoir surestimé sa base clientèle. Aujourd’hui, la maison mère, Orascom Telecom, avoue son «péché» et reconnaît que le nombre des abonnés de sa filiale algérienne a bel et bien été surévalué d’un million et demi. Selon un communiqué rendu public par le Groupe et répercuté par Jeune Afrique, Orascom Telecom a indiqué que le nombre réel d’abonnés de Djezzy était finalement de 16,6 millions et non pas de 17,93 millions. Cet aveu a été fait suite aux résultats de l’audit du système d’information lancé par un cabinet d’experts international. Djezzy tente de minimiser l’affaire en qualifiant cela de simple «erreur informatique». Une erreur qui aurait pu être corrigée à temps, au moment où elle avait été découverte. La correction faite dans le nombre réel de ses abonnés en Algérie n’a pas été communiquée immédiatement. Selon des observateurs avisés, Djezzy n’avait pas communiqué le véritable nombre de ses abonnés après correction par crainte que cela ait un impact négatif sur la transaction en cours et fasse ainsi baisser la valeur de la filiale. Mais, aujourd’hui, Orascom ne cache pas son inquiétude que cette information ternisse l’image du Groupe et se répercute négativement sur son chiffre d’affaires. D’ailleurs, le Groupe a ouvert une enquête pour évaluer la portée de cet incident. Orascom Telecom a néanmoins affirmé, comme l’a souligné Jeune Afrique, que «les résultats financiers publiés ne seront pas modifiés». Plusieurs experts ont déjà indiqué à Algeriepatriotique que Djezzy était surévaluée et que l’Etat algérien s’apprêtait à racheter une «coquille vide». Une série de révélations faites par notre journal avait, par ailleurs, suscité une réaction de la maison mère qui a vu la valeur de ses actions chuter aux Bourses de Londres et du Caire. Orascom Télécom Holding compte 85 millions d'abonnés dans le monde au 31 mars 2013. Le Groupe détient des opérations au Pakistan, au Bangladesh, au Canada à travers l’opérateur mobile Wind, au Burundi via Telecel Globe. Au Zimbabwe, le Groupe est en train de céder ses parts dans Telecel. En Algérie, Djezzy est sur le point d’être racheté par l’Etat. Une opération qui prend plus de temps que prévu en raison notamment d’un différend sur la valeur réelle de la filiale. Un différend qui risque de s’exacerber avec cette «erreur» de taille.
Sonia B.

Comment (6)

    Anonyme
    4 juillet 2013 - 11 h 35 min

    le problème est chez
    le problème est chez nous,
    qu’est ce qui pousse Rebrab à dire: « en Algérie il vaut mieux s’appeler Renault que Cevital »?????????????




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    Algérien
    4 juillet 2013 - 7 h 32 min

    Peut-on m’expliquer les
    Peut-on m’expliquer les raisons objectives, économie, stratégiques,… de cette acquisition / nationalisation
    Je ne comprends pas pourquoi l’état Algériens cherche à tout prix à acquérir / nationaliser cette entreprise ni ce qu’il compte faire une fois celle-ci acquise.
    Débourser des milliards pour la couler par la suite … c’est quoi cette folie… Si c’est juste une vengeance personnelle de Fakhamatouhou contre les Sawiris … Alors, pas avec l’argent des Algériens Mr le Président.
    Il est à savoir qu’Orascom avait acquis, en juillet 2001, une licence pour 737 millions de dollars. Il a connu une expansion fulgurante alors que l’opérateur public peinait à décoller. C’est la cession en douce de la filière ciment d’Orascom Cément de surcroît au groupe français Lafarge qui a provoqué le désamour avec Alger. On reproche au groupe égyptien d’avoir profité de facilités fiscales accordées par le gouvernement pour réaliser une forte plus-value sur la vente de deux usines de ciments.
    Cette cession au prix de 8,8 milliards d’euros a sonné le retour du nationalisme économique qui s’est matérialisé dans la LFC 2009, imposant la règle des 51/49% en matière d’investissement étranger et affirmant le droit de préemption de l’Etat. Dans le même ordre d’idée, il convient de savoir qu’un décret présidentiel sur la réglementation des marchés publics en attente de signature conforte l’obligation d’investir dans le cadre d’un partenariat selon la règle de 51/49% décidée par la LFC 2010…. Et maintenant, notre gouvernement veut nous faire perdre plus d’argent en achetant cette entreprise.




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    Anonyme
    3 juillet 2013 - 20 h 04 min

    Sawiris a menti sur le nombre
    Sawiris a menti sur le nombre d’abonnés de Djezzy…L Algerie a ouvert ses portes grandes ouvertes aux hommes d affaires égyptiens….avec tous les problèmes économiques de l Egypte il faut s attendre a une ruée vers l Algerie l Eldorado des pays du Moyen Orient…début des problèmes…




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    Anonyme
    3 juillet 2013 - 20 h 00 min

    javais envoyer un courrier en
    javais envoyer un courrier en 2008 a la presidence et le MPTIC, dénonçant cette pratique chez les deux operateur ; et javais explique que le nombre total est la moitie de ce que a ete afficher ….. malheureseument ca tombe chez ceux qui ont ramener Djezzy , ils ont decider de mettre completement a lecart le ARPT




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    Anonyme
    3 juillet 2013 - 18 h 32 min

    ah! bon, les clients de ce
    ah! bon, les clients de ce (…) egyptien Naguib Sawiris,sont le Pakistan + Bangladesh + Burundi + Zimbabwe + ? quoi encore!, ah! l’Algerie.MDR..hé! ben l’Algerie est tombée plus bas que bas, mrs mmes. bref, moi! si j’étais président, de1) Nationalisations de toutes les societés etrangeres,sur le sol Algerien, de gré ou de force, puis expulsés toutes les ONG du territoire Algerien,et le premier Ambassadeur (usa) qui ose ouvrir sa gueule l’expulsion du territoire Algerien le jour même




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    selecto
    3 juillet 2013 - 17 h 24 min

    Qui l’avait introduit en
    Qui l’avait introduit en Algérie, combien il avait eu des banques publiques algériennes ?
    La réponse à ces questions révéleront un autre scandale caché.




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