Ces ministres bluffeurs

Par Kamel Moulfi – Dans cette comédie qui s’appelle, chez nous, gestion des affaires du pays pendant les jours de l’Aïd, chaque acteur a tenu parfaitement son rôle au détriment du public qui n’a plus le cœur à rire. Les autorités ont promis que les commerçants ouvriront selon un calendrier de permanence bien huilé et, de leur côté, les commerçants ont en ont fait à leur tête et ont maintenu les rideaux baissés : ni pain, ni lait, ni autre denrée indispensable à l’alimentation. Les familles qui avaient cru aux promesses du gouvernement, et n’ont pas stocké ce qu’il leur fallait pour tenir deux ou trois jours, ont été prises au piège de ce jeu. Celles qui avaient prévu que rien, dans les mœurs des uns et des autres, ne changerait, et encore moins cette année – dans les circonstances particulières que connaît le pays –, n’ont pas eu de problèmes à condition de disposer d’un congélateur aux capacités suffisantes pour conserver le pain et les sachets de lait. Les menaces de sanctions n’ont pas suffi, tout le monde sait qu’elles ne sont appliquées nulle part, ce qui explique, d’ailleurs, les bilans des accidents de la route toujours aussi lourds, les cas d’intoxication alimentaire toujours nombreux dans les urgences, et aussi les coups et blessures volontaires enregistrés pour cause d’agressions d’automobilistes qui refusent de se soumettre au racket des gangs qui tiennent illégalement des pans entiers de la voie publique transformés en places de stationnement payant. Ceux que l’on désignait avant comme «vendeurs à la sauvette», et qui sont gratifiés du titre de «commerçants informels», n’ont pas totalement disparu ; ils reviennent dès que l’occasion se présente. Les «opérateurs» qui pratiquent illégalement le change de devises en pleine rue dans la capitale n’ont pas du tout été impressionnés par la levée de boucliers, inexpliquée et sans lendemain, contre les transferts illicites de capitaux à l'étranger, alors qu’ils en constituent le maillon principal. Ils ont poursuivi leur travail le plus normalement du monde. Il n’y a rien de nouveau dans ce tableau de la situation qui montre que le gouvernement n’arrive toujours pas à imposer la concrétisation de ce qu’il décide pour mettre fin à l’incivisme. Il est évident que le lien du gouvernement avec les «administrés» reste coupé quelque part, et les choses ont tendance à s’aggraver en se banalisant.
K. M.
 

Comment (8)

    Rachid
    10 août 2013 - 19 h 35 min

    La solution à ce problème
    La solution à ce problème c’est le développement des grandes surfaces qui sont mieux contrôlées et gerables que les épiceries car dans un supermarché le citoyen peut s’acheter tout ce dont il a besoin




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    Securitatea
    10 août 2013 - 19 h 34 min

    Merci Abdelaziz
    Merci Abdelaziz Bouteflika!!!! Et Grand bonjour à Said et Chakib!!

    Securitatea




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    Mahdi
    10 août 2013 - 17 h 56 min

    on ne reconnaît personne !
    on ne reconnaît personne ! nous sommes gérés par des règles biologiques et naturelles point barre. d’ailleurs à chaque fois qu’il y a pépin entre nous, nous préférons le régler par la force !




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    Anonyme
    10 août 2013 - 17 h 44 min

    Vous vous trompez chère
    Vous vous trompez chère Kamilia, ici on défait ceux qui font leur travail avec honnêteté et abnégation, à l’image d’un Directeur Général qui actuellement prend le bus chaque soir pour rentrer chez lui, qui a exercé pendant plus de quinze ans et qui n’a même pas de voiture. Voulez-vous que je vous dise? il a été évincé car il n’a pas voulu marcher dans certaines magouilles. Il a assigné l’état en justice il y a vingt ans ou plus mais malgré qu’il ait eu gain de cause rien n’a été appliqué, et il est arrivé au point de ne même pas avoir de quoi s’acheter des vêtements ou autre. Et de son temps c’était le plus jeune d’entre eux et aussi l’un des meilleurs.
    Ce cas donne vraiment l’image réelle de notre pays.




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    BOUCHERIT(Professeur, ENPolytechnique)
    10 août 2013 - 14 h 03 min

    Bonjour à tous, Saha
    Bonjour à tous, Saha aidkoum

    En effet, moi je suis convaincu qu’il n’y a pas d’autorité dans notre pays.

    En effet, un voisin, pistonné, nous a inondé avec les eaux usées car il a creusé des fosses (interdites par la loi) et a bâti des constructions illicites, nous mettant en danger. Après avoir saisi toutes les autorités locales (APC, Daira, Wilaya), j’ai saisi plusieurs Ministres, la DGSN, La Gendarmerie Nationale, le 1er Ministère, et la Présidence, cependant, il n’y a eu aucune suite concrète sur le terrain.

    C’est une grande arnaque car ces gens sont payés par le trésor public (nos impôts).

    Enseignant Universitaire




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    le Naïf
    10 août 2013 - 13 h 40 min

    Ce diagnostic est déjà connu.
    Ce diagnostic est déjà connu. Vous vous cogner la tête contre le mur. L’essentiel eux, il ne manque de rien. Si durant les années rouges noires dont les séquelles sont toujours là, le dicton populaire  » qui tu qui  » s’est frayé un chemin durant ces évènements, aujourd’hui c’est une autre maxime du même genre mais sous un autre fond qui se propage. Elle dit  » Qui démis qui ».
    Naïf est celui qui croit que cela va un jour changer.
    Le navire algérien sans gouvernail, ni commandant de bord, ni personnels qualifiés, tangue en haute mer truffée de flibustiers à l’affût. Et vous voulez qu’il continue sa route sans danger et arrive à bon port tout comme un bateau de plaisance ! Balivernes.
    Les canots de sauvetages et le reste de la nourriture sont tous réquisitionnés et seuls qui en ont la force et les moyens peuvent y prétendre. Celui qui n’a pas de bouée de sauvetage et son gouter est foutu. Il servira peut être de casse-croute aux requins qui grouillent dans les parages.




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    AL
    10 août 2013 - 13 h 33 min

    citations :
    – Vaut-il mieux

    citations :
    – Vaut-il mieux avancer dans le désordre ou piétiner dans l’ordre ?
    – Sauf erreur de ma part, j’ai toujours raison.

    Exemple 1 :
    A-t-il dit (SG/ONM)dans la presse: « des paris qui seront concrétisés pour l’ouverture d’horizons prometteurs devant le peuple qui aspire à une vie libre et prospère » fin de citation….fin de citation.
    – Quel âge avaient ces héros ? En 7 ans ils sont venus à bout de la 4em puissance avec toute son armada et les innombrables soutiens de payas complices ..
    – Avec quel moyens, quelles ressources et quels cadres ?
    – dans quelles conditions ?
    Et depuis 1962 qu’est-ce qu’on a fait? certes beaucoup mais comment et pour quelle finalité malgré es les immenses ressources, moyens, hommes et femmes honnêtes et compétents de l’Algérie ?
    Laissez les historiens faire leur travail car quand on ne sait ou ne dit pas ou l’on va, tous les chemins mènent nulle part !
    Exemple 2
    Permanence des commerces, notamment les boulangers
    Par ailleurs, le prix du pain ordinaire appliqué unilatéralement depuis 2 mois par les boulangers dans la w.de Bejaïa
    Est de 10 DA au lieu de 7,50 DA la baguette,
    Faisant fi royalement l’infirmation officielle des pouvoirs publics
    et ce n’est probablement une exception !
    Exemple …depuis l’indépendance à ce jour : à l’infini !
    NB : AP est maintenant cité comme source par un journal à grand tirage : mémé si l’intention subliminale ne passe pas inaperçue, cela prouve au moins que AP est lu et …intéresse en espérant que les hauts responsables s’y rende cela leur donnera l’impression de déambuler parmi les citoyens, c’est instructif et parfois dérangeant mais peut-on changer le peuple ?
    Bon vent et garder le cap AP ! sinon on y ira ,pépére, à la pèche à la ligne !




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    Kamilia
    10 août 2013 - 10 h 34 min

    Bonjour et Saha Aidkom..
    en

    Bonjour et Saha Aidkom..
    en principe les ministres qui ont faillit a leurs missions doivent être demis de leurs fonctions et non récompenser et désigner sénateurs comme Mr OULD Abbas.. mais qui est responsable????
    A moins que c est le Qatar!!!!




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