La LADDH se réunit avec les citoyens à Ghardaïa

Le bureau de la wilaya de Ghardaïa de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (LADDH) a appelé aujourd’hui mercredi à une assemblée générale ouverte à tous les citoyens pour discuter des derniers développements que connaît la situation dans la ville de Ghardaïa, suite à la suspension de la grève des commerçants et à la reprise des cours. Dans son appel, le bureau de la LADDH insiste également sur l’aspect relatif aux droits des détenus et au dédommagement des commerçants dont les locaux ont subi des dégâts importants lors des violences qui ont secoué la ville de Ghardaïa durant une semaine. Dirigé par un ancien cadre du FFS, Kameleddine Fekhar, et composé essentiellement d’adhérents issus de la communauté mozabite, le bureau de Ghardaïa de la LADDH s’est distingué par une série de déclarations dans lesquelles il accusait ouvertement les autorités de «laxisme», voire même de «partialité», dans les affrontements qui opposaient les deux communautés rivales, les Chaambis et les Mozabites, et réclamaient notamment des sanctions contre les «fauteurs de troubles». Dans ses démarches pour restaurer la paix et la réconciliation dans la vallée du M’zab, le gouvernement a, suite à une réunion avec les représentants des deux communautés, pris une série de mesures sociales urgentes au profit des habitants de la région, tout en renforçant les dispositifs de sécurité dans les zones les plus sensibles pour parer à toute nouvelle tension. Le plan semble avoir porté ses premiers fruits, mais gagnerait à être consolidé par d’autres mesures en faveur notamment des détenus, mais aussi par des mesures plus durables, jugent aujourd’hui nombre d’observateurs de la scène locale.
R. Mahmoudi
   

Commentaires

    Anonyme
    8 janvier 2014 - 19 h 00 min

    Il est heureux que la
    Il est heureux que la médiation citoyenne ait enfin réussie a rétablir le lien entre les belligérants et notamment permettre aux écoles d’accueillir les enfants sur leurs bancs.

    Cependant l’Etat doit utiliser les moyens de droit pour assurer la protection de ses citoyens sans partialité. L’Etat se doit de connaitre les tenants et les aboutissants de cette grave affaire et sanctionner sévèrement les meneurs.

    Donner de l’argent et distribuer des lots de terrains n’est pas une solution adéquate.




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