Un monde fou !

Afghanistan, Irak, Liban, Ghaza, Tunisie, Libye, Egypte, Yémen, Syrie, Ukraine et re-Ghaza ! Mais qu'arrive-t-il à notre vieux monde ? A-t-il une fois de plus perdu la raison alors que les historiens, les politologues, les diplomates et même les militaires jurent qu'il n'a jamais été aussi paisible qu'après la dévastatrice Seconde Guerre mondiale, qui a fait plus de 40 millions de morts et des dizaines de millions de blessés et de handicapés, soit le double de sa sœur aînée ? Un simple décompte des victimes des différents conflits sous-régionaux, régionaux et guerres civiles, qui ont eu lieu depuis 1990, nous permettra de constater qu'ils ont fait quand même des centaines de milliers de morts et de blessés, et causé des dégâts matériels évalués à plusieurs dizaines de milliards de dollars américains. Lorsque l'on sait que le nombre des foyers de tension qui existent à travers le monde s'élève à plusieurs dizaines, on a mille et une raisons d'être pessimiste concernant l'avenir de notre monde, dont les ressources naturelles ne font que s'amenuiser, contrairement aux besoins des populations (plus de 7 milliards d’âmes), qui croissent de manière exponentielle. Malthus* est-il en train de prendre sa revanche sur Keynes ? A l'instar de nombreux autres auteurs, l'écrivain franco-libanais Amin Maalouf, s'interroge dans un ouvrage intitulé Le dérèglement du monde, publié en 2010 aux Editions Grasset, sur les causes objectives du dérèglement que notre monde connaît actuellement, dans pratiquement tous les domaines. Il se pose la question suivante : «L'humanité a-t-elle atteint son seuil moral d'incompétence», pour ne pas pouvoir faire face convenablement aux différents problèmes qui la minent et menacent son existence même sur cette terre ? Pour Amin Maalouf, ce dérèglement structurel, qui inquiète sérieusement les intellectuels du monde entier, n'est pas dû à ce que certains penseurs occidentaux contemporains ont appelé «choc des civilisations» ou «fin de l'histoire» mais plutôt à l'usure que les civilisations occidentale et arabo-musulmane ont connue respectivement pour des raisons intrinsèques.
Rabah Toubal

*Thomas Robert Malthus
Economiste et sociologue anglais (1766-1834) connu pour son pessimisme démographique qu'il a développé dans son Essai sur le principe de la population, paru en 1803, où il développa sa célèbre «loi» selon laquelle la «race humaine croît selon une progression géométrique (1, 2, 4, 8, 16, etc.) tandis que les moyens de subsistance croissent selon une progression arithmétique (1, 2, 3, 4, 5, etc.). Ainsi, selon lui, au bout de deux siècles, il y aura un déficit de production de biens de consommation et une famine générale.
Pour résoudre ce problème, Malthus préconise, entre autres mesures, la restriction des naissances. Sa doctrine, appelée «malthusianisme», a été très critiquée à la fois par des économistes, comme J.M Keynes, qui lui reprochent de ne pas avoir tenu compte du progrès technique, qui a augmenté la production industrielle et agricole, et par l'église qui rejette toute forme de limitation des naissances du fait de l'homme.
Source : dictionnaire Larousse
 

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