Leur Constitution

Par Houari Achouri – Tout le boucan fait en ce moment autour du projet de révision de la Constitution n’arrive pas à occulter le fait que le passage par un Parlement non représentatif pour son adoption fait que cette loi fondamentale ne concerne que ceux qui l'ont rédigée à leur guise et ceux qui la voteront par féodalité au pouvoir exécutif. En filigrane, se profile le «génie» du pouvoir actuel qui a cette «faculté» de savoir placer les pièces du puzzle une à une, à commencer, dans ce cas, par la commission chargée de recueillir les avis, présidée par Bensalah relayé par Ouyahia qui a peiné à compléter la première phase des consultations, puis la préparation psychologique de l'opinion publique, le formatage des deux chambres du Parlement pour s'assurer un vote majoritaire, la restructuration des services… ; bref, tout est réglé comme une montre suisse, au détail près. La dernière étape, le vote du Parlement, n’est plus qu’une formalité administrative, extirpée de la sphère politique. Faute de cette touche politique, les commentaires des médias ont inventé de faux problèmes de calendrier et ont créé l’éventualité que le texte soit débattu, de quoi alimenter pendant quelques heures les microcosmes éparpillés qui vivotent en marge des arcanes du pouvoir et des méandres de la classe politique, se nourrissant principalement de miettes confidentielles qui leur sont jetées par les canaux habituels. Ce qui commande maintenant, à cette étape du «processus», c’est le «cadre réglementaire», ou plus prosaïquement le protocole. Députés et sénateurs de la «majorité» sont prêts à lever la main pour le «oui» au projet présidentiel. Les trois quarts requis par la loi pour l’adoption de la révision constitutionnelle seront «largement» dépassés, ont déjà annoncé les laudateurs du projet, qui feignent de ne pas voir que ce scénario bien monté se déroule «hors du peuple». Tous ces artifices ne servent qu'à confirmer, en réalité, la dichotomie entre le pouvoir et le citoyen : un peuple sans gouvernement, un gouvernement sans peuple…
H. A.

Comment (9)

    slam
    2 février 2016 - 21 h 04 min

    « Je ne ferai pas une
    « Je ne ferai pas une Constitution enfermé dans une salle avec la junte, J’appelle la jeunesse du pays à s’emparer d’Internet et nous dire ce qu’elle pense, car cette Constitution est faite pour le futur.» Le premier ministre du Sri Lanka, Ranil Wickremesinghe.

    Chez nous la Constitution est faite par des dinausores pour le passé. Elle tourne le dos à l’avenir et ignore la jeunesse. L’Algérie est devenue la propriété privée de vieux grabataires qui ne savent plus dans quelle direction se situe l’avenir. Forcément leur Constitution est à leur image : vieille, dépassée et inutile. Quel gâchis !




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    Anonyme
    2 février 2016 - 16 h 57 min

    BATALE MA BOUNIYA 3ALLA
    BATALE MA BOUNIYA 3ALLA BATALE
    FAUX EST TOUT CE QUI EST BATI SUR DU FAUX




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    fatigué
    2 février 2016 - 14 h 27 min

    les parlementaires qui vont
    les parlementaires qui vont plébisciter cette constitution sont illégitimes,
    donc tout ce qu’ils font est illégitime,
    tous les résultats de ce qu’ils feront sera illégitime,
    donc la nouvelle constitution sera illégitime.




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    Abou Stroff
    2 février 2016 - 13 h 29 min

    moua, je parie la tête de
    moua, je parie la tête de saadani, la danseuse du ventre et celle de ouyaya, la girouette que « leur » constitution subira le sort de celles qui l’ont précédées.
    en effet, dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, les textes juridiques n’ont qu’un objectif et un seul: cacher l’essence, c’est à dire l’infrastructure (les rapports sociaux archaïques basés sur la rente) pour mettre en exergue les apparences (qui ne reflètent aucunement l’infrastructure). cet habillage permet aux couches rentières (« les patrons ») d’accumuler des richesses sans être questionnées par la plèbe (les couches clientes) sur le mode de fonctionnement et la logique du système qui réduit la grande majorité à un immense tube digestif ambulant.
    dans ce contexte d’autonomie des textes juridiques par rapport aux rapports sociaux, les premiers peuvent être à tout moment chamboulés, bouleversés ou carrément supprimés (d’où la ponte successive de diverses constitutions depuis l’indépendance), le système continuera à fonctionner sans aucun accroc.
    moralité de l’histoire: dans le contexte algérien, la constitution est un ensemble de textes qui demeurera à l’état de textes sans aucune emprise sur la réalité qui obéit aux rapports sociaux basés sur la distribution de la rente.




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    Anonyme
    2 février 2016 - 12 h 51 min

    Un Peuple sans constitution
    Un Peuple sans constitution ,une constitution sans peuple ! nous ne sommes concernés en rien de leur loi puisqu’ils ne respectent meme pas la loi qu’ils ont écrit .




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    Anonyme
    2 février 2016 - 12 h 32 min

    Demain,un autre président
    Demain,un autre président viendra et changera la constitution comme il le voudra .
    Tant que le système perdure et que les places de députés seront octroyés selon le degré de soumission, rien n ira en Algerie……donc même la peine de philosopher….




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    fatigué
    2 février 2016 - 12 h 25 min

    avant le vote quelqu’un ( du
    avant le vote quelqu’un ( du sérail bien sur) a dit qu’il y a 505 voix de oui pour la constitution.
    inutile donc de voter puisque les jeux sont déjà fait ( lire le soir dz)




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    New kid
    2 février 2016 - 10 h 52 min

    La nouvelle constitution
    La nouvelle constitution s’exhaussera grâce à la famille autour de la mangeoire. La fragmentation d’un peuple qui a soutenu le 1er Novembre, est visible a l’œil nu avec les micros partis qui se chamaillent autour des miettes au lieu de s’unir. La division, mue par un fantôme, dramatiquement a changé la scène politique. Le patriotisme se meurt à petit feu alors que les requins se rassasient.
    L’Algérie semble mouvoir comme une marionnette dont personne ne sait qui tire les ficelles. La main de l’étranger plane comme une ombre menaçante sur la patrie.
    Les démantèlements, les éjections et les incarcérations revenus à la mode de l’unique semble à bout de souffle avec une faillite imminente. Dans La marmite, la pression redevient explosive, L’Algérie a-t-elle un pompier pour éteindre l’incendie ?
    Hélas ce dont l’Algérie a besoin c’est d’un expert en explosifs, car le peuple a perdu sa valeur de guerrier et prie Dieu au non-retour aux années 90!




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    Bekaddour Mohammed
    2 février 2016 - 10 h 35 min

    ILS ont volé un territoire,
    ILS ont volé un territoire, un peuple, une nationalité, je m’explique : Je suis de ceux dont les proches ont cher payé l’Indépendance, CHER, ceux qui ont confisqué l’Indépendance, si cher payée, nous les maudissons, et ils sont objectivement maudits.




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