Les sanctuaires frappés

Par Kamel Moulfi Face aux attaques terroristes de dimension internationale – par la nature de l’objectif visé et l’origine des criminels et de leurs commanditaires, et aussi, malheureusement, par la diversité de nationalités des victimes –, la riposte paraît dérisoire, en tout cas, jusqu’à maintenant, impuissante à y mettre fin. Des messages de condoléances sont envoyés aux dirigeants des pays touchés et des cérémonies organisées en hommage aux victimes. A peu près, les mêmes discours de condamnation sont répétés. Leur contenu stéréotypé est bien résumé dans les paroles du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, prononcées après la triple explosion qui a frappé mardi l’aéroport Atatürk d’Istanbul en Turquie : «Rien ne peut justifier ce genre d’attentats terroristes haineux contre lesquels il faut lutter au nom de l’humanité». Aux Etats-Unis, non encore remis du massacre d’Orlando, les mesures de sécurité mises en place dans les aéroports, les gares et autres lieux de transit de passagers ont été renforcées en prévision du 4 juillet, jour de fête nationale dans ce pays. Les attentats contre les aéroports de Bruxelles et d’Istanbul sont des précédents qui prouvent non seulement la vulnérabilité de tels lieux, malgré les dispositifs de protection, mais surtout les conditions qu’ils offrent aux terroristes pour l’impact médiatique. Faut-il être surpris de constater que les pays visés par ces criminels sont ceux qui ont fait preuve du plus grand laxisme à leur égard, assimilé par beaucoup d’observateurs, à une complicité, et ce n’est pas loin de la vérité quand on se rappelle les largesses qui leur ont été accordées, sous des prétextes faussement humanitaires de droits de l’Homme, alors qu’ils ne cachaient ni leur activisme ni leurs projets. Tout le monde sait que l’aéroport d’Istanbul a servi de couloir protégé pour le passage des mercenaires venus de pays occidentaux pour aller perpétrer leurs crimes en Syrie dans le cadre de l’opération de déstabilisation et de destruction de ce pays. Pourquoi les groupes terroristes s’en prennent-ils à leurs sanctuaires ? Est-ce le signe que leur fin approche ?

K. M.

Comment (2)

    Omar
    1 juillet 2016 - 11 h 30 min

    LE BOURREAU SE MARTYRISE
    Quel revirement de la part de la Turquie ! Juste après les sanglants attentats de l’aéroport d’Istanbul qui ont coûté la vie à de pauvres citoyens innocents lambda, voilà que la Turquie du Sultan Erdogan renoue d’amitié avec l’Etat Sioniste en Palestine et avec la Russie, tout cela en même pas une semaine. Leur PM a dit que la Turquie veut augmenter le nombre de pays amis et diminuer ainsi le pays de pays ennemis. La question ? pourquoi juste maintenant ? et est ce que cet attentat n’est que le déplacement suicidaire d’un pion dans cette partie de jeux d’échecs afin de profiter de futures cases avantageuses dans l’échiquier. Rien en se fait au hasard, après le 11 septembre, la stratégie de sacrifier ses propres citoyens pour des objectifs obscures et devenue monnaie courante chez plusieurs pays … Pour conclure, Allah Yarham les pauvres victimes et qu’Allah les accueille dans son vaste Paradis.




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    New kid
    1 juillet 2016 - 10 h 03 min

    slow death of Daech; by starvation!
    Le double jeu des européens et de leur vassal la Turquie, se dévoile petit à petit. Daech voulant davantage d’armes et d’explosifs pour consolider le wahhabisme et sa sœur salafiste, n’a pas d’autre choix que de mordre la main qui la nourrit.
    Le flux de refugies ne venant qu’en Europe et délaissent les monarchies dictatoriales, Malgré les 5milliards d’euros verses a la Turquie, n’indique qu’une seule chose. : Daech veut son quota de milliards en armes pour survivre.
    Voilà le réel conflit et attaques terroristes, sponsorisé par l’OTAN
    Seuls les chiites parviendront à éliminer cette vermine d’islamistes !




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