Energies renouvelables : un appel d’offres sera lancé

Le ministre de l'Energie, Noureddine Bouterfa. New Press

Un appel d’offres à investisseurs sera lancé prochainement pour la réalisation d’installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, qui sera conditionné par la réalisation d’investissements dans le domaine industriel, a annoncé lundi le ministre de l’Energie, Noureddine Bouterfa. Cet appel d’offre mettra en compétition les investisseurs «afin d’assurer un environnement favorable au développement des énergies renouvelables et de réduire le prix du Kilowattheure à partir des énergies renouvelables», a souligné le ministre dans son allocution lors de la 7ème édition du Salon des énergies renouvelables (Era 2016) tenue à Oran.

«Pour diverses considérations telles que la baisse des coûts des équipements sur le marché international et le recours grandissant, à travers le monde, aux appels d’offres pour mettre en compétition les investisseurs et réduire le kwh produit à partir des énergies renouvelables, l’Algérie va recourir à ce mécanisme afin de protéger le consommateur en lui offrant une énergie propre et durable à un prix du KWh le plus bas possible», a assuré le ministre.

Cet appel à investisseurs, a-t-il poursuivi, offrira la possibilité à ces derniers de réaliser des centrales de production d’électricité d’origine renouvelable sur des sites préalablement choisis, permettant de leur faciliter les procédures et les démarches et d’accélérer la cadence de mise en œuvre. Le ministre a également appelé les investisseurs nationaux et étrangers à s’intéresser davantage au marché des renouvelables et à répondre nombreux à cet appel à investisseurs. «Ce mode de réalisation nécessitera la recherche de partenariats forts, bénéfiques et équitables pour permettre le placement de l’Algérie dans une véritable transition énergétique vers un modèle de production et de consommation propre, profitable et durable», a-t-il avancé. Le ministre a soutenu qu’en sus du mécanisme d’appel d’offres à investisseurs nationaux et étrangers pour constituer des partenariats, une part importante sera réservée aux acteurs nationaux dans le cadre d’un dispositif spécifique de mise aux enchères et les a invités à s’y préparer à y répondre.

Ces investissements seront profitables aussi bien aux consommateurs qu’aux investisseurs, a-t-il renchéri, en précisant que des mécanismes appropriés seront mis en place pour assurer l’achat et le paiement de la production d’électricité. Dans son intervention, le ministre a rappelé que la stratégie de mise en œuvre du Programme national de développement des énergies renouvelables est duale puisque reposant sur les deux composantes énergétique et industrielle. «Cette stratégie duale vise à contribuer à la préservation de nos réserves fossiles non renouvelables et, plus globalement, à protéger l’environnement, à l’émergence d’une industrie nationale du renouvelable qui favorisera la transition énergétique et une économie durable», a explicité M. Bouterfa. Ce principe dual, a-t-il fait valoir,  permettra le développement à grande échelle des installations renouvelables, associé à une industrie nationale qui touchera tous les éléments de la chaîne des valeurs des renouvelables, notamment l’engineering, les équipements et la construction.

Le ministre a ainsi mis en avant la détermination du gouvernement à concrétiser le Programme national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, programme hissé par le Président de la République au rang de priorité nationale. Pour rappel, le Programme national de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique vise la mise en service d’une capacité de production d’origine renouvelable de 47 à 51 TWh à l’horizon 2030, dont plus de 9 TWh seront injectés dans le réseau d’ici 2020.D’ici la fin 2016, l’Algérie comptera une capacité de 343 MW réparties à travers 14 wilayas du pays. Actuellement, 16 centrales d’une capacité de 195 MW sont déjà fonctionnelles et injectent de l’énergie d’origine renouvelable dans le réseau, tandis que six (6) autres le seront dans les prochaines semaines. Ces centrales solaires sont réalisées par Sharikate Takat El Moutajadida (SKTM, filiale du Groupe Sonelgaz) et s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la première phase du Programme de développement des énergies renouvelables. 

R. E. 

Comment (10)

    TheBraiN
    25 octobre 2016 - 14 h 23 min

    A défaut de personnel
    A défaut de personnel politique et de « managers » renouvelables …




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    Ninja
    25 octobre 2016 - 11 h 29 min

    Je suis un expert Algerien du
    Je suis un expert Algerien du solaire en occident et je peux vous assurer que les investisseurs font la chasse aux opportunites d investissements, a deux conditions:
    Un investissement solaire est un investissement sur 20 ans donc la stabilite economique est requise
    Deux, une fois la production entamee, l electricite est vendue a Sonelgaz en devise, aucun investisseur n investira 3$ le watt pour etre paye en dinars sur 20 ans.




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      Assyl Sarah
      26 octobre 2016 - 6 h 58 min

      Quand vous dites que l
      Quand vous dites que l’électricité doit être vendue à Sonelgaz, j’espère que vous n’entendez pas l’obligation pour Sonelgaz d’acheter cette électricité. 1. Nous sommes dans un marché ouvert donc il pourrait avoir des traders ou des distributeurs indépendants qui achètent cette électricité pour peu qu’elle soit ‘compétitive’ (and that’s the question in the algerian market) . 1. offrir à l’investisseur la possibilité d’exporter une partie(probablement une grande partie au début ) de l’énergie produite vers l’international pourrait régler le deuxième aspect de votre intervention. Je pense que, dans le contexte économique actuel de l’Algérie, ce qui prime d’abord c’est stimuler la création de l’investissement dans ce domaine non seulement en termes de production de l’énergie mais aussi et surtout d’une industrie autour du solaire. Une fois ces deux préalables sont réunis, on pourra décider du reste. On fera de l’ordre par la suite…




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        Ninja
        26 octobre 2016 - 11 h 08 min

        Sarah,

        Sarah,
        A part la compagnie electrique personne n achete l elelectricite produite. Dans les pays ou le solaire a marche, l etat fixe un prix sur les 20 ans et subventionne la difference avec le prix du kwh paye par le client.
        Cordialement




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      ali
      2 décembre 2016 - 19 h 16 min

      du n’importe quoi ça se voit
      du n’importe quoi ça se voit que vs êtes une xpert errih comme on dit chez nous




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    Vangelis
    25 octobre 2016 - 9 h 25 min

    Ho, comme tous les ministres,
    Ho, comme tous les ministres, je dis bien tous, il a appris la langue de bois et les promesses stériles. En 2003, Bouteflika himself était allé à Berlin pour annoncer l’adhésion de l’Algérie au projet Desertec. Dans ces années là, il y a donc plus de 15 longues années, on parlai aussi du projet japonnais Sahara Solar Breeder puis vint le projet de Mel Rockfeller de 30 milliards de $ et création de 300.000 emplois. Depuis RIEN, comme d’habitude dirions nous. Alors venir encore une énième fois raconter des projets ça tout le monde peut le faire. Ce qui compte est le résultat, le concret la finalité de chaque projet qui mettra à l’abri le pays des pénuries futures d’énergie et des tensions pendant l’été où à la télévision on invite les citoyens à se serrer la ceinture.




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    Ahran
    25 octobre 2016 - 9 h 06 min

    Chers lecteurs

    Chers lecteurs
    Cette offre sera gagnée par un groupe espagnol comme d habitude et sans doute enfin Mr. Sellal détient la réponse ???????
    Je suis un ressortissant algerien en france spécialisé dans les intelligentes et développement durable , je me suis rapproché des autorités algériennes pour une chance d’investissement dans le cadre du transfert de savoir faire , à ma stipulation j’été acceuillé très très mal .
    Mais j’ai bien compris que je suis leurs frère donc je suis nul !!!!!
    Donc il faut des étrangers pour verser des pots de vin en suisse comme les espagnoles ont l habitude de faire en Algerie .
    Je crois que je dis la vérité y si sellal ??????!!!
    L histoire te rattrapera et tu verra ?




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    el wazir
    25 octobre 2016 - 6 h 20 min

    si par le passé les
    si par le passé les investisseurs ayant manifesté leurs intérêts pour les projets de développement des énergies renouvelables (notamment solaire) n’ont pu faire aboutir leurs offres , c’est parce que les garanties et les protections de ces investisseurs (des menaces de prédation qui régnait alors dans notre domaine des affaires) s’érigeaient comme des obstacles infranchissables, de meme les insuffisances flagrantes d’incitations de la part des autorités algérienne compétentes .Par ailleurs lors de la phase d’exploitation et de commercialisation notre secteur concernés l pourra allègrement se passer de ses engagement en matière de soutien des prix de ventes (sachant que dans tous les cas ceux-ci seront nettement plus élevés que ceux de SONELGAZ,) , iL y a &également a citer le fait qu’un grand nombre d’ investisseurs potentiel qui n’ont pas trouvé l’issues pour pénétrer le marché (qui es resté l’apanage de certain pontes privilégiés du système comme vous pourrez le constater). Aujourd’hui dire que M BOUTERFA est a même de gagner la confiance des investisseurs et en mesure de leur fournir les assurances et les garanties nécessaires pour sécuriser l’investissement dans ce domaine, je pense qu’il faudra d’abord que Le climats des investissement dans notre pays subisse un assainissement profond pour prétendre mener ce projet a la destination souhaitée avec succès.




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    Anonymous
    24 octobre 2016 - 19 h 51 min

    Mieux tard que jamais. C’est
    Mieux tard que jamais. C’est une initiative à encourager. L’Algérie a un potentiel énorme (surtout en énergie solaire) pour satisfaire non seulement sa propre consommation d’électricité mais d’en exporter. Le seul point qu’il faudrait faire attention est de ne pas « polluer visuellement » le paysage par les fermes éoliennes placées n’importe où. S’il faut investir dans l’énergie éolienne (dans les hauts plateaux par exemple) il y a lieu de choisir des sites convenables.




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    Anonymous
    24 octobre 2016 - 16 h 00 min

    Energies renouvelables : un
    Energies renouvelables : un appel d’offres sera lancé
    Une bonne initiative, meme si elle est venu un peu tard, après des hésitations, (technico-économiques)
    Et des pressions de lobbies d’interets (ils sont connus des algériens,…..)
    L’organisation administrative, juridique, économique, et financière ?,
    Les structures de formations, d’enseignements, et de recherches-développements Technologique-,industrielles ?
    (ateliers, et laboratoires des centres, des écoles supérieures, des instituts, et des universités
    Les structures de fabrications, et de sous-traitances industrielles
    (P.M.E algériennes ?, Sonatrach ?, Sonelgaz ?)

    Les français exercent des pressions indirectes, et secrètes sur l’Algérie, pour l’abandon des énergies nouvelles
    En Algérie En faveur de l’électro-nucléaire français, où du nucléaire civil français
    (Israel, ses agents secrets de sabotages, et le CRIF en France controlent toutes les accords, et transactions,…)
    (centrales nucléaires à problèmes nombreux, d’ordre techniques, technologiques, industriels et environnementals,……),
    ……et ses champions français E.D.F (Electricité De France,……)
    Et ses champions français en faveur du gaz de schiste (Total, Gaz de France,……)

    L’Allemagne, la Corée, la Chine, les U.S.A , la Russie, et d’autres pays peuvent aider les jeunes chercheurs, Ingénieurs, Techniciens supérieurs, techniciens, et ouvriers qualifiés algériens
    A maitriser les technologies solaires




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